« CELUI-LÀ ME GLORIFIERA » (Jean 16. 14)
L’Esprit Saint glorifie le Seigneur Jésus
Quelques aspects de la glorification du Seigneur Jésus par l’Esprit Saint
Comme toujours j’aime bien commencer par la lecture de quelques strophes d’un cantique, le cantique 204 :
Vers toi, Jésus, vers ma patrie,
Je vais guidé par l’Esprit Saint ;
Sans crainte, à lui je me confie
De jour en jour, jusqu’à la fin.
Il me soutient, il m’encourage
Dans le chemin qui mène au ciel ;
Bientôt, au bout de mon voyage,
Je vais te voir, Emmanuel.
Cependant, le long de la route,
Fermant l’oreille à tout vain bruit,
En silence mon âme écoute
La douce voix de ton Esprit.
Le Saint Esprit, cette personne divine, est sur la terre avec ce but de glorifier le Seigneur Jésus. Le Seigneur Jésus dans ses discours dans l’évangile selon Jean montre les activités du Saint Esprit et il dit du Saint Esprit qu’il glorifie le Seigneur Jésus. Bien sûr le sujet est vaste. Nous n’en considèrerons que quelques aspects en rapport avec cela et notamment j’ai sur mon cœur de considérer avec vous ce soir quelques expressions en rapport avec le Saint Esprit, en relation avec le Seigneur Jésus. Parfois l’Esprit Saint est appelé l’Esprit de Dieu, mais il y a plusieurs versets où nous lisons que l’Esprit Saint est en relation avec le Seigneur Jésus. Nous désirons considérer ce soir ces passages où nous avons différentes expressions en rapport avec l’Esprit Saint et nous allons voir que c’est toujours avec le but que le Seigneur Jésus soit glorifié, c’est-à-dire que la personne du Seigneur Jésus soit révélée, et que des traits du Seigneur Jésus soient mis en évidence et cela est toujours pour la gloire du Seigneur Jésus. Dans ce sens l’Esprit Saint glorifie le Seigneur Jésus afin que lui-même devienne visible.
Nous commençons par trois versets dans la 1ère épître de Pierre : « duquel salut les prophètes qui ont prophétisé de la grâce qui vous était destinée se sont informés et enquis avec soin, recherchant quel temps ou quelle sorte de temps l’Esprit de Christ qui était en eux indiquait, rendant par avance témoignage des souffrances qui devaient être la part de Christ et des gloires qui suivraient ; et il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu’ils administraient ces choses » (1. 10 à 12). Ces versets nous parlent de l’opération de l’Esprit Saint qui est appelé l’Esprit de Christ au v. 11 en rapport avec les prophètes de l’Ancien Testament. Nous savons bien que les croyants du temps de l’Ancien Testament, inclus les prophètes, n’ont pas eu la personne de l’Esprit Saint habitant en eux comme c’est le cas pour nous, les croyants du temps de la grâce.
Nous lisons cela très clairement dans l’évangile selon Jean au chapitre 7 où le Seigneur Jésus dit : « l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié » (v. 39). Il fallait que tout d’abord le Seigneur Jésus soit glorifié avant que l’Esprit Saint puisse venir sur la terre. Il peut alors habiter dans les croyants. Mais ayant dit cela, bien sûr l’Esprit Saint a conduit les écrivains de l’Ancien Testament comme il l’a fait pour les écrivains du Nouveau Testament. Ils étaient inspirés et ainsi sous la direction de l’Esprit Saint ils ont exactement dit ce que Dieu voulait. Le grand sujet, pourrions-nous dire, de l’Ancien Testament c’est déjà le Seigneur Jésus. Dieu nous parle de son Fils aussi dans les écrits de l’Ancien Testament et de différentes manières. Dans ces versets de 1 Pierre 1 que nous avons lus, tout d’abord nous avons le salut qui est mentionné. Les prophètes qui ont prophétisé de la grâce qui nous était destinée, se sont informés du salut. Donc le salut est un grand sujet dans l’Ancien Testament déjà, effectivement dans toutes les parties de l’Ancien Testament, mais comme quelque chose qui est encore futur. Il est vrai qu’il y a des illustrations du salut et bien sûr les croyants de l’Ancien Testament ont aussi fait l’expérience de la délivrance, notamment le peuple d’Israël quand Dieu a délivré son peuple de l’esclavage de l’Égypte. C’était un salut merveilleux mais bien sûr dans un sens assez limité, pas comparable avec le salut dont nous pouvons jouir aujourd’hui, le salut de nos âmes qui est mentionné juste auparavant ici au v. 9, le salut dont nous pouvons jouir, un salut éternel, un privilège merveilleux pour les croyants du temps de la grâce. Donc il y a bien des versets qui parlent du salut mais souvent dans un sens encore futur.
J’aimerai juste mentionner un verset du Pentateuque où nous avons le salut et le mot effectivement nous le trouvons pour la première fois en Gen. 49 dans les dernières paroles de Jacob qui a dit : « J’ai attendu ton salut, ô Éternel ! » (v. 18) Je n’entre dans les détails dans les dernières paroles de Jacob, mais il exprime qu’il attend le salut de l’Eternel. Un verset dans les Psaumes, les livres poétiques. Là il y a beaucoup de versets que nous pourrions lire qui parlent du salut. Je mentionne juste un verset pour illustrer cela au psaume 14 : « Oh ! si de Sion le salut d’Israël était venu ! » (v. 7) On voit de nouveau cette attente du salut et le salut vient de Sion, le salut d’Israël et le psalmiste, ici David, attend là aussi ce salut merveilleux. Un verset dans les prophètes et là je me tourne vers le prophète Ésaïe. Le nom Ésaïe veut dire même : le Seigneur est salut. Donc on n’est pas étonné que le sujet du salut occupe une grande place dans le livre du prophète Esaïe. Dans toutes les sept parties de ce prophète le sujet du salut est évoqué. Je lis un verset au chapitre 12 : « Voici, Dieu est mon salut ; j’aurai confiance, et je ne craindrai pas ; car Jah, Jéhovah, est ma force et mon cantique, et il a été mon salut » (v. 2). C’est un verset qui nous parle des bénédictions millénaires et on voit la jouissance du salut. Donc les prophètes notamment ont évoqué ce sujet si merveilleux. J’aimerai lire encore un verset tellement beau dans le chapitre 45 : « Et hors moi, il n’y a pas de Dieu ; — de Dieu juste et sauveur, il n’y en a point si ce n’est moi. Tournez-vous vers moi, et soyez sauvés, vous, tous les bouts de la terre » (v. 21 et 22). Ces versets nous montrent que ce n’est pas seulement le peuple d’Israël, mais que les bouts de la terre vont jouir un jour du salut. C’est merveilleux.
Donc les prophètes ont parlé de cela comme quelque chose de futur et qu’ont-ils fait ? Nous lisons qu’ils « se sont informés et enquis avec soin, recherchant quel temps ou quelle sorte de temps l’Esprit de Christ qui était en eux indiquait ». On voit cet intérêt des prophètes de l’Ancien Testament, des écrivains de l’Ancien Testament, pouvons-nous dire, de comprendre mieux ce que l’image exprimait. Ils n’ont pas tout compris mais ce désir de comprendre mieux ce qui était dirigé, d’écrire. C’est quelque chose qui nous encourage aussi pour avoir ce même zèle, ce même intérêt pour mieux comprendre la Parole de Dieu et ce que Dieu nous communique dans sa Parole et aussi dans l’Ancien Testament.
Nous pouvons méditer ces passages de l’Ancien Testament sous la direction de l’Esprit Saint et dans le Nouveau Testament aussi et ainsi nous pouvons mieux comprendre ce que Dieu a communiqué déjà dans ces passages de sa Parole. Les prophètes se sont informés et enquis avec soin, ils ont recherché pour comprendre mieux, et nous avons à comprendre mieux le temps que Dieu a à indiqué. Que le Seigneur nous encourage aussi ! Donc l’Esprit qui était en eux était l’Esprit de Christ. Il est donc appelé ainsi l’Esprit de Christ parce que le grand sujet dont les prophètes ont parlé était la personne de Christ. Cela nous l’avons aussi après quand nous lisons leur témoignage des souffrances qui devaient être la part de Christ et des gloires qui suivraient, les deux grands points des souffrances de Christ et les gloires qui ont suivi. Nous trouvons les deux choses dans le Pentateuque soit dans les livres poétiques, soit dans les livres prophétiques, les souffrances de Christ. Le Ps. 22, le Ps. 69, le Ps. 90 pour parler des prophètes, És. 53 ou aussi Zach. 13 et tant d’autres passages évoquent les souffrances du Seigneur Jésus et aussi les gloires qui ont suivi. Et là nous trouvons dans l’Ancien Testament notamment la gloire du Messie et la gloire millénaire qui est évoquée, développée en détail, quelque chose qu’il est beau de lire, de méditer. Que cela soit devant nos cœurs !
Ce qui est intéressant c’est qu’entre les souffrances de Christ et les gloires qui suivent il y a toute cette période de la grâce, cette période où vivent aussi des croyants qui ont reçu cette épître. Nous lisons encore au v. 12 « il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu’ils administraient ces choses ». C’est très intéressant parce que ces croyants qui étaient les récepteurs directement de cette épître, mais avec eux aussi nous-mêmes, ils vivaient juste dans cette période entre les souffrances du Seigneur Jésus et les gloires qui suivraient. C’est quelque chose qui nous touche et j’aimerai juste encore revenir sur un point parce que j’ai insisté au début sur le fait que le v. 10 parle de la grâce qui vous était destinée. Dieu nous a destinés pour la grâce. Il a destiné la grâce pour nous. Il voulait nous donner le salut et nous donner et nous révéler toute sa grâce. C’est quelque chose merveilleux.
Et d’autre part au v. 11 en rapport avec « les souffrances qui devaient être la part de Christ ». Remarquez cela. Ce n’est pas tout simplement les souffrances de Christ, c’est vrai, comme expression les souffrances de Christ. Mais la Parole ne nous dit pas tout simplement les souffrances de Christ, mais les « souffrances qui devaient être la part de Christ ». Comme Dieu a destiné pour nous, nous pourrions dire, la grâce, pour le Seigneur c’était les souffrances qui étaient nécessaires. Mais c’était afin que Dieu nous montre toutes les richesses de sa grâce, quelque chose qui nous amène à nous prosterner devant le Seigneur toujours de nouveau pour le louer, pour l’adorer. Il a souffert pour nous afin que la grâce de Dieu et le salut puissent nous être donnés. Mais je répète c’était l’Esprit de Christ qui les a conduits et ainsi les a fait parler et écrire les souffrances de Christ mais aussi les gloires qui suivent. Nous avons l’expression « l’Esprit de Christ » au v. 11 et aussi au ch. 3 et aux v. 18 et 19 et là c’est plutôt en rapport avec ce que Noé a fait quand il a construit l’arche. Il a rendu témoignage aussi par l’Esprit de Christ.
J’aimerai me tourner vers d’autres passages maintenant dans l’épître aux Romains et là ce n’est pas en rapport avec les croyants de l’Ancien Testament ou les prophètes de l’Ancien Testament où l’activité de l’Esprit Saint est mentionnée. Là c’est clairement en rapport avec nous, les croyants du temps de la grâce. L’apôtre Paul s’adresse aux croyants à Rome et leur dit : « Or vous n’êtes pas dans la chair, mais dans l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous ; mais si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, celui-là n’est pas de lui » (8. 9). J’aimerai être relativement court maintenant, je ne peux pas développer le sujet vraiment en détail, mais j’aimerai quand même montrer quelques grandes lignes que l’apôtre Paul nous montre ici dans ces versets de Rom. 8. Il commence vraiment à parler de la position chrétienne quand il dit : « Or vous n’êtes pas dans la chair, mais dans l’Esprit ». Il indique quelque chose qui est vrai pour chaque croyant, chaque personne qui s’est repentie et qui a cru au Seigneur Jésus et à la suffisance de son œuvre et qui ainsi peut jouir du salut, qui est scellée de l’Esprit Saint parce que la foi à la suffisance de son œuvre est vraiment la base pour obtenir l’Esprit Saint comme nous le lisons clairement en Éph. 1 au v 13.
Avant notre conversion nous étions dans la chair. Le ch. 7. 5 le dit : « Car, quand nous étions dans la chair, les passions des péchés, lesquelles sont par la loi, agissaient dans nos membres pour porter du fruit pour la mort ». C’est vrai pour chaque être incrédule, c’est vrai pour nous avant notre conversion. On était donc dans la chair. Maintenant « vous n’êtes pas dans la chair, mais dans l’Esprit » (8. 9). C’est notre position. Dieu nous voit ainsi. Il faut faire attention ici parce que si nous lisons « vous n’êtes pas dans la chair » cela ne veut pas dire que la chair n’est pas en nous, c’est deux choses très différentes. Bien sûr la chair est encore en nous malheureusement, c’est une vérité et le nier est une erreur grave, parce que la chair et le péché sont encore là et peuvent agir, mais notre position nous ne sommes plus dans la chair mais dans l’Esprit si du moins l’Esprit de Dieu habite en nous. Un vrai croyant est dans l’Esprit. Pourquoi ? Parce que l’Esprit de Dieu habite dans le croyant. C’est ainsi que la position chrétienne est caractérisée. Après l’apôtre continue et dit : « Si quelqu’un n’a pas l’esprit de Christ, celui-là n’est pas de lui ». Nous constatons que, pour une raison certainement, l’apôtre Paul était dirigé par l’Esprit de pas dire maintenant. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Dieu, celui-là n’est pas de lui mais il dit : « Si quelqu’un n’a pas l’esprit de Christ, celui-là n’est pas de lui ». Pourquoi ce changement ? Et plus tard effectivement au v. 11 il dit : « Si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts, vivifiera vos corps mortels aussi à cause de son Esprit qui habite en vous ». Encore une fois une autre expression « l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts » et là le verset montre clairement en rapport avec le futur, cette sécurité, cette certitude que le croyant qui passe par la mort ressuscitera. Mais ici au v. 9 dans la deuxième partie : « si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, celui-là n’est pas de lui ». La pensée est solennelle. Ce changement indique quelque chose qui est important. Si l’Esprit Saint habite dans le croyant, il peut ainsi agir dans le croyant, et produire dans le croyant des traits qui sont devenus visibles dans le Seigneur Jésus, dans le Christ quand il était ici-bas sur la terre.
Le v. 10 est intéressant : « Si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’Esprit est vie à cause de la justice ». Christ est en vous et c’est vraiment la pensée, Christ est notre vie et ainsi comme notre vie il est en nous. D’une part notre position est en Christ, d’autre part Christ est en nous, c’est-à-dire qu’il est la vie qui est en nous et cette vie maintenant doit se manifester et cela par l’Esprit Saint. Donc la pensée est, ce qui est normal pour le croyant : il possède l’Esprit Saint et il est normal que l’Esprit de Christ peut aussi opérer pour que les traits du Seigneur deviennent visibles aussi dans le croyant. On voit les traits de cette nouvelle vie. On peut avoir cette certitude. Une personne vraiment au Seigneur est un croyant. L’apôtre Jean dans sa 1ere épître insiste beaucoup là-dessus. Il fait cette différence entre ces deux familles et il dit : Voilà ceux qui sont de la famille de Dieu, des personnes qui ont la vie de Dieu et la vie de Dieu se manifeste. D’une manière similaire l’apôtre Paul exprime cela dans le verset qui est devant nous. Il y a d’une part notre position et c’est bien de maintenir cela, nous ne sommes pas dans la chair, mais nous sommes dans l’Esprit. L’Esprit de Dieu habite en nous. C’est vrai pour le croyant.
La conséquence de cela : si l’Esprit de Christ est là en nous, cela se manifeste. Et s’il n’y a aucun signe de la vie qui se manifeste, une telle personne n’est pas de Lui. Ce n’est pas de mettre en question la sécurité du salut du croyant, pas du tout, mais juste constater que si l’Esprit Saint habite dans le croyant, l’Esprit de Christ les traits du Christ son obéissance et l’amour qu’il a manifestés et tout ce que nous voyons se manifeste ainsi dans le croyant et ainsi on peut voir que la personne en question appartient au Seigneur Jésus. Quelle est belle cette liberté chrétienne dont nous parle l’épître aux Romains, cette liberté du pouvoir du péché et l’Esprit Saint qui habite dans le croyant, qui opère (dans nos cœurs) et cela pour glorifier le Seigneur Jésus, pour ainsi opérer afin que les traits du Seigneur devienne visible dans le croyant.
Je lirai encore un verset dans l’épître aux Philippiens au chapitre 1. Le verset que j’ai à cœur est le v. 19 mais pour le contexte je commence à lire au v. 15 : « Quelques-uns, il est vrai, prêchent le Christ aussi par envie et par un esprit de dispute, mais quelques-uns aussi de bonne volonté ; ceux-ci par amour, sachant que je suis établi pour la défense de l’évangile ; ceux-là annoncent le Christ par esprit de parti, non pas purement, croyant susciter de la tribulation pour mes liens. Quoi donc ? — Toutefois, de toute manière, soit comme prétexte, soit en vérité, Christ est annoncé ; et en cela je me réjouis et aussi je me réjouirai. Car je sais que ceci me tournera à salut par vos supplications et par les secours de l’Esprit de Jésus Christ, selon ma vive attente et mon espérance que je ne serai confus en rien, mais qu’avec toute hardiesse, maintenant encore comme toujours, Christ sera magnifié dans mon corps, soit par la vie, soit par la mort » (v. 15 à 20).
L’apôtre Paul écrit cette épître aux Philippiens quand il était en prison à Rome. Et cela en soi était déjà une circonstance difficile, mais il se réjouit dans le Seigneur dans ces circonstances extrêmement difficiles pour lui. On voit dans ces versets qu’il évoque lui-même qu’il ne peut plus proclamer l’évangile comme il pouvait le faire auparavant.
Et maintenant il dit il y en a d’autres maintenant qui prêchent Christ, mais pas avec des bons motifs. Ils le font par envie et par un esprit de dispute. Comme il dit après c’est pour susciter de la tribulation pour ses liens, pour rendre la situation pour l’apôtre Paul encore plus difficile. Ce qui est tellement frappant c’est que l’apôtre Paul prend cela de la main du Seigneur et ce n’est pas quelque chose qui maintenant le trouble et en rapport avec lequel il réagit d’une manière charnelle. C’est tellement beau de voir dans cette épître l’apôtre Paul comme un croyant qui montre beaucoup de maturité, un père en Christ qui s’adresse à ces croyants à Philippes qui étaient chers pour son cœur.
A la fin de l’épître il remercie pour le don qu’ils ont fait pour lui. Et on voit comment il parle de ses circonstances. Il dit notamment quand c’était difficile qu’il appréciait les prières des croyants à Philippes pour lui-même. N’est-ce pas la pensée : « je sais que ceci me tournera à salut par vos supplications et par les secours de l’Esprit de Jésus Christ » (v. 19) ? Mais tout d’abord les supplications des Philippiens.
Et quand l’apôtre parle ici du salut, bien sûr ce n’est pas le salut de l’âme, mais il parle de la délivrance des circonstances difficiles et en effet jusqu’au salut final. Mais il parle avant tout cette délivrance des circonstances difficiles dans lesquelles il était. Il évoque ce qu’ont fait les Philippiens, leurs prières qu’il a appréciées.
Mais il ajoute et c’est une expression qui nous intéresse particulièrement : « je sais que ceci me tournera à salut par vos supplications et par les secours de l’Esprit de Jésus Christ ».
Je préfère lire avec la note où nous lisons à propos de « secours » le fournissement de l’Esprit de Jésus Christ. Qu’est-ce que l’apôtre veut dire avec cela ? Le fournissement de l’Esprit de Jésus Christ, ça veut dire, il me semble, tout simplement que à l’apôtre sera fourni, de réagir d’une manière comme le Seigneur l’aurait fait, une même attitude que le Seigneur Jésus a montrée quand il était ici-bas.
Nous savons que c’est un grand sujet dans cette épître. Au chapitre 2 il évoque une pensée bien similaire quand il dit aux Philippiens : « cette pensée qui a été aussi dans le christ Jésus » (v. 5) doit être aussi dans les Philippiens. La pensée, l’attitude du Seigneur Jésus. Quelle était son attitude ? Il s’est humilié, il a pris cette place d’humilité ici-bas sur la terre. Lui qui est Dieu est devenu homme et même a pris la forme d’esclave. Quel abaissement !
Cette attitude doit caractériser les Philippiens. Nous voyons au chapitre 1 que l’apôtre Paul désirait ce fournissement de l’Esprit de Jésus Christ, c’est-à-dire d’agir de la même manière que le Seigneur a réagi dans les circonstances difficiles. L’apôtre Pierre donne quelques détails. Nous connaissons bien cela dans 1 Pier. 2 où l’apôtre dit du Seigneur Jésus : « lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement » (v. 22 et 23).
C’était la manière dont le Seigneur Jésus a réagi et on voit effectivement la manière dont l’apôtre Paul a réagi, est très similaire. D’autres désirs causent des difficultés, l’apôtre dit : « Ça ne trouble pas ma joie dans le Seigneur Jésus. Je me réjouis même quand Christ est proclamé ». Et il dit : « voilà s’il y en a d’autres qui se tournent vers le Seigneur, ils seront sauvés ». C’est quelque chose de merveilleux.
« Ce n’est pas nécessaire que moi je sois le moyen du salut de ces personnes qui viennent à la foi au Seigneur Jésus par une prédication qui est même donnée avec de mauvais motifs, ça ne me gêne pas s’ils sont sauvés, tant mieux ». Bien sûr cela suppose que le vrai évangile est prêché. En rapport avec cela il n’y avait pas de questions, donc ce sont les motifs qui ne sont pas bons mais le message était apparemment bon et clair. Et c’est pourquoi l’apôtre n’avait aucun problème avec cela. Pour souligner encore le côté comment le Seigneur a réagi, nous voyons cela dans Luc au ch. 9 quand il y a donc une personne qui a chassé des démons qui ne suivait pas le Seigneur Jésus. Les disciples font des reproches. Le Seigneur les reprend. Ils doivent être contents du fait que quelque chose est fait seulement pour le bien. « Jésus lui dit [à Jean] : Ne le lui défendez pas, car celui qui n’est pas contre vous est pour vous » (Luc 9. 50).
Le Seigneur Jésus a réagi aussi d’une manière remarquable quand il y avait des personnes qui ne le suivaient pas lui-même, mais dont on connaissait les miracles. Le Seigneur montre à ses disciples comment ils doivent agir. Que le Seigneur nous aide aussi à réagir de la bonne manière comme les disciples quand on est contre nous. Si nous réagissons d’une manière comme nous le voyons avec l’apôtre Paul ici, le Seigneur lui-même est glorifié et ainsi l’Esprit Saint opère afin que le Seigneur soit glorifié. Ici donc en Phil. 1 nous avons l’Esprit de Jésus Christ. J’ai mis notamment l’accent sur Jésus déjà, le nom que le Seigneur Jésus a comme homme, comme il est né de la femme, comme il est venu sur la terre. Le nom qu’il a pris dans son abaissement est Jésus. Maintenant il est haut élevé parce que son chemin l’a amené dans la gloire et cet Esprit de Jésus Christ doit aussi agir dans le croyant et quand il peut agir ainsi, le Seigneur est glorifié.
Un autre passage maintenant, le quatrième, dans les Actes des apôtres au ch. 16 : « ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie, ayant été empêchés par le Saint Esprit d’annoncer la parole en Asie ; et étant venus jusqu’en Mysie, ils essayèrent de se rendre en Bithynie, mais l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas. Mais ayant passé par la Mysie, ils descendirent dans la Troade. Et Paul vit de nuit une vision : un homme macédonien se tenait là, le priant et disant : Passe en Macédoine et aide-nous. Et quand il eut vu la vision, aussitôt nous cherchâmes à partir pour la Macédoine, concluant que le Seigneur nous avait appelés à les évangéliser » (v. 6 à 10). Donc c’est le deuxième voyage missionnaire de l’apôtre Paul. Ici au ch. 16 il a revisité les mêmes lieux qu’il a visités déjà dans son premier voyage et maintenant comme il l’a annoncé aussi ce qui était convenu à Jérusalem au ch. 15 quand ils ont passé ce message dans les différentes assemblées qui étaient formées, l’apôtre était exercé : comment faut-il continuer maintenant ?
Donc on voit qu’ils ont visité la Phrygie dans une région qu’il a visitée auparavant aux ch. 13 et 14 et le pays de la Galatie, et maintenant nous lisons qu’ils étaient empêchés d’annoncer la parole en Asie. Cette partie du monde est aujourd’hui la Turquie. L’apôtre Paul venait de cette région qui est plutôt au sud-est de la Turquie d’aujourd’hui où est la Phrygie et la Galatie. C’est un petit peu plus grand qu’une région. Et on voit que l’Esprit Saint n’a pas permis à l’apôtre Paul d’aller en Asie. C’est la partie qui est plutôt au sud-ouest où l’apôtre est allé plus tard pendant son troisième voyage surtout. Là la capitale est Ephèse. Là il y est resté longtemps pendant son troisième voyage, mais pas pour le moment. Il a été empêché par l’Esprit Saint d’annoncer la Parole de Dieu en Asie pour le moment. Donc il monte vers le nord-ouest, en Mysie, et nous lisons par la suite que l’Esprit de Jésus ne leur permit pas d’aller en Bithynie. La Bithynie c’est plutôt au nord-est, c’était donc une région que l’Esprit Saint ne voulait pas qu’ils visitent. Mais c’est tellement beau : ici l’Esprit Saint est appelé l’Esprit de Jésus.
Cela nous rappelle quand le Seigneur Jésus était ici-bas. Il était toujours conduit par l’Esprit Saint. Il a été conçu par l’Esprit Saint (Luc 1), il a été oint de l’Esprit Saint (Luc 3) mais après il était toujours conduit par l’Esprit Saint, « mené par l’Esprit » lisons-nous en Luc 4. 1, mené par l’Esprit dans le désert où il a été tenté par Satan. On voit toujours le Seigneur conduit par l’Esprit Saint dans son ministère. Ici nous lisons que l’apôtre Paul, son serviteur, était aussi conduit par l’Esprit Saint et l’Esprit Saint est appelé l’Esprit de Jésus. Le Seigneur était toujours dépendant de son Dieu. Dans ces versets on a un bel exemple de l’apôtre Paul : il était dépendant de son Seigneur, dépendant de son Dieu.
Ainsi il allait en avant, pas selon ses propres pensées mais l’Esprit de Jésus lui a montré le chemin. Il était dépendant. Chers amis, quand nous sommes dépendants du Seigneur et quand l’Esprit de Jésus veut aussi nous conduire, le Seigneur est glorifié, Dieu est glorifié.
Ainsi l’Esprit Saint glorifie le Seigneur dans notre vie quotidienne pratique en agissant en nous comme il a agi dans le Seigneur Jésus et ainsi nous ne manquerons pas le chemin à suivre.
Ce que Dieu a voulu pour ce moment-là c’est que l’apôtre continue, traverse la Mysie et descende jusqu’en Troade. Après il prend le bateau pour aller en Macédoine, c’est-à-dire dans cette région qui est aujourd’hui la Grèce et ainsi l’évangile est arrivé en Europe. Dieu voulait qu’à ce moment l’évangile soit prêché là. On voit que l’apôtre Paul est un homme dépendant de son Seigneur. Il avait reçu cette vision par la suite, par laquelle le choix de Dieu était confirmé. Cet homme macédonien est là et lui dit : « Passe en Macédoine et aide-nous ». C’était une confirmation encore que Dieu donne à son serviteur, mais il était vraiment conduit par l’Esprit de Jésus.
Le cinquième passage est dans la 2ème épître aux Corinthiens où nous allons voir une autre expression. « Or le Seigneur est l’esprit ; mais là où est l’Esprit du Seigneur, il y a la liberté. Or nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur [l’Esprit ou] en Esprit » (3. 17 et 18). Le v. 17 de ce chapitre reprend la pensée du v. 6 parce que du v. 7 jusqu’au v. 16 on a clairement une parenthèse qui nous guide et qui nous aide pour bien comprendre le sujet. Le v. 6 de ce ch. 3 nous parle de l’apôtre Paul et de ses collaborateurs comme « ministres de la nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit, car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie ».
La pensée ici c’est que la nouvelle alliance comme telle sera conclue avec le peuple d’Israël. Jér. 31 nous montre cela très clairement. Et donc quand il dit que lui-même est ministre de la nouvelle alliance, il dit qu’il est ce ministre et son ministère porte un caractère bien similaire qui met en évidence l’œuvre de Dieu, pas ce que Dieu attend de l’homme – c’est l’ancienne alliance – mais ce que Dieu a fait et ce que Dieu fera. Et donc cette grâce se manifeste dans cette nouvelle alliance et l’apôtre dit : je suis ministre de la nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit Saint. Selon la lettre elle est conclue avec le peuple d’Israël pour un jour futur. Mais cet esprit de la nouvelle alliance se manifeste déjà dans le ministère comme l’apôtre Paul l’a réalisé. Il ajoute : « la lettre tue, mais l’Esprit vivifie ». En rapport avec cela il ne veut pas du tout mettre en question le sens littéral de la Parole de Dieu, mais il me semble que c’est tout simplement ce principe qu’en rapport avec la lettre de la loi que Dieu avait donnée à son peuple, par ce moyen si l’homme pratique vraiment ce que la loi demandait, l’homme vivra.
L’Ancien Testament le dit très clairement, comment l’homme a été incapable de garder cette ancienne alliance, de garder la loi. Mais Dieu voulait donner la vie et c’est l’Esprit qui vivifie et l’œuvre de l’Esprit est nécessaire pour produire la nouvelle vie et c’est seulement avec la nouvelle vie et dans la puissance de l’Esprit Saint qu’on est capable de vivre d’une manière qui plaît à Dieu, pas sur une autre base. Il y a bien des choses qui sont mises en contraste avec l’ancienne alliance et la nouvelle alliance, des choses qui ont tout à fait leur application ici.
Et aujourd’hui au temps de la grâce dans notre sujet maintenant, c’est intéressant. Mais le v. 17 nous dit : « le Seigneur est l’esprit ; mais là où est l’Esprit du Seigneur, il y a la liberté ». Donc ces expressions bien distinctes et notre traducteur nous a aidés en écrivant une fois esprit avec une lettre minuscule et une fois avec une lettre majuscule pour montrer la deuxième fois que l’Esprit Saint qui est appelé l’Esprit du Seigneur et avant le Seigneur est l’esprit, ce n’est pas la personne de l’Esprit Saint mais la pensée c’est que le Seigneur Jésus est vraiment le grand sujet de l’enseignement de l’Ancien Testament. Un petit peu similaire à ce que nous avons dit tout à l’heure dans la 1ère épître de Pierre au ch. 1. Pour donner une illustration encore en rapport avec la loi, nous avons tous les sacrifices, nous lisons dans le Lévitique tous les détails, comment il fallait présenter les sacrifices etc.
Alors on se pose la question : pourquoi tout cela ? Ici nous lisons que le Seigneur est l’esprit dans le sens que dans les sacrifices nous voyons la personne du Seigneur Jésus, les perfections de son œuvre. C’est seulement quand nous réalisons que Dieu parle de son Fils en rapport avec cela. Et tout le tabernacle, l’arche par exemple nous parle du Seigneur Jésus, tous les détails. Nous voyons quelques traits du Seigneur, de sa gloire. Si nous réalisons cela nous lisons l’Ancien Testament pas avec un voile sur nos faces mais nous pouvons tout à coup comprendre le message de l’Ancien Testament, certains détails.
Gen. 22 Abraham offre son fils Isaac. Si on ne voit pas derrière cela un acte de foi d’Abraham on pense à la souffrance d’Abraham mais aussi que c’était un type de ce que Dieu le Père a fait en nous donnant son Fils qu’il aime, en pourvoyant au sacrifice de l’agneau pour l’holocauste. Si nous réalisons cela, ça parle du Seigneur Jésus et de son œuvre et de ce que Dieu a fait, tout à coup nous voyons que l’Ancien Testament est un livre vivant et nous réalisons la grandeur du Seigneur Jésus. Il est parlé de la vie de Joseph etc. etc.
On pourrait donner beaucoup d’exemples et toujours le Seigneur Jésus, il est l’Esprit, il est le sujet, le contenu de ce que Dieu voulait communiquer déjà dans l’Ancien Testament. L’apôtre ajoute : « là où est l’Esprit du Seigneur, il y a la liberté ». Maintenant c’est l’Esprit Saint qui est appelé l’Esprit du Seigneur. L’Esprit du Seigneur comme celui qui a vraiment aussi cette place du Seigneur, qui peut exercer l’autorité aussi dans la vie du croyant. Si nous sommes vraiment soumis au Seigneur Jésus, soumis à la direction de l’Esprit Saint, s’il est vraiment Seigneur, nous pouvons jouir de la liberté, la liberté chrétienne, cette liberté que Dieu souhaite pour nous. Dieu ne désire pas que nous soyons des esclaves du péché maintenant. Non, c’était notre passé. Maintenant nous tenons comme morte la chair en nous, nous réalisons qu’elle a été jugée à la croix. Nous nous tenons comme morts et nous laissons l’Esprit Saint agir, avoir le contrôle, être le Seigneur, nous pourrons jouir de la liberté. « Là où est l’Esprit du Seigneur, il y a la liberté ».
On voit de nouveau cette parfaite harmonie entre l’Esprit Saint et le Seigneur Jésus. Il n’y a jamais de différence dans le désir de ces personnes divines, le Seigneur et son Esprit, l’Esprit du Seigneur. Mais vraiment ce qui est souligné ici la seigneurie du Seigneur et de son Esprit a comme résultat la liberté dont nous pouvons jouir. Je continue « Or nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » ou comme par le Seigneur l’Esprit (3. 18). Je préfère le traduire comme cela.
On voit ce que fait l’Esprit Saint. Ce n’est pas seulement qu’il dirige nos regards comme nous l’avons vu auparavant vers le Seigneur Jésus comme homme ici-bas sur la terre qui était toujours dépendant de son Père. Mais l’Esprit Saint dirige nos regards également vers le Seigneur dans la gloire et ainsi nous le voyons ici à face découverte, nous contemplons la gloire du Seigneur, nous regardons le Seigneur dans la gloire pour être occupés avec l’homme Christ Jésus dans la gloire et nos affections vont vers Celui qui est là, en haut.
En étant occupé du Seigneur dans la gloire, nous sommes transformés. L’Esprit Saint peut ainsi opérer en nous et opérer cette transformation, cette métamorphose et nous sommes changés et quelques traits de l’Esprit du Seigneur dans la gloire deviennent visibles en nous qui sommes encore ici-bas sur la terre.
On a un exemple remarquable avec Étienne dans Act. 7. Qu’a-t-il fait ? Il a contemplé à face découverte le Seigneur Jésus, il a vu le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. Et nous voyons par les prières qu’il a prononcées, cette similitude que l’Esprit Saint a pu opérer en lui. J’aimerai juste lire ces deux prières qu’Étienne a prononcées qui sont tellement semblables aux paroles que le Seigneur a prononcées sur la croix. D’une part « Seigneur Jésus, reçois mon esprit » (v. 59) et d’autre part « Seigneur, ne leur impute point ce péché » (v. 60), comme le Seigneur a dit : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23. 34). Et comme le Seigneur a remis son esprit entre les mains de son Père, cette similitude est absolument remarquable, une transformation que l’Esprit Saint désire opérer en nous. Ainsi le Seigneur de nouveau est glorifié. « Celui-là me glorifiera » (Jean 16. 14), l’Esprit Saint, et il le fera en nous occupant du Seigneur dans la gloire.
Et quand nous sommes occupés avec le Seigneur dans la gloire, nos affections vont vers lui qui est dans la gloire et nous reconnaissons vraiment la seigneurie du Seigneur Jésus. Quand l’Esprit peut ainsi agir il y a la liberté, la vraie jouissance de la liberté chrétienne, cette liberté de la grâce que nous pouvons connaître déjà maintenant en attendant la liberté de la gloire du futur quand le Seigneur Jésus sera venu pour nous chercher et quand nous serons vraiment semblables à lui-même, quand nous aurons des corps de gloire que Dieu va nous donner à ce moment-là quand nous entrerons au ciel.
Le dernier passage pour ce soir est dans l’épître aux Galates au ch. 4. « Quand l’accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé son Fils, né de femme, né sous la loi, afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption. Et, parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : Abba, Père » (v. 4 à 6). Ces versets tout à fait remarquables placent de nouveau devant nous notre position chrétienne, position si bénie, Dieu nous a adopté. Nous avons reçu l’adoption.
En effet c’est dit ici notamment pour les croyants d’origine juive, nous voyons cela au v. 5. On a ces deux expressions, d’une part « nous » et quand l’apôtre dit « nous », il se voit comme croyant, il était d’origine juive, et quand il dit « vous » au v. 6 il parle aux Galates qui n’étaient pas d’origine juive mais des nations. On voit que l’adoption est la part et de ceux d’origine juive et de ceux des nations, une position que Dieu nous a donnée et pour nous donner cette position qu’a-t-il fait ? Il a envoyé son Fils. Et cela il l’a fait quand l’accomplissement du temps est venu. Donc le Seigneur Jésus est né de femme, né sous la loi. Il est vraiment la semence d’Abraham comme cela est dit aussi au ch. 3. 16 : la semence d’Abraham, c’est Christ. Donc le Seigneur est venu chez les siens, dans son peuple avec le but de racheter son peuple, ceux qui étaient sous la loi, afin qu’ils obtiennent la position de fils, c’est-à-dire l’adoption. Et cela comme chacun individuellement adopté, être mis dans la position d’un fils. Qu’est-ce qui caractérise cette position ? Cela nous le trouvons au v. 6 et là nous voyons que ceux des nations aussi sont fils, nous des fils, nous étions dans le monde, dans cette position et « Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : Abba, Père ». C’est merveilleux. Donc on voit ces deux choses : Dieu a envoyé son Fils pour nous donner la position de fils. Cette position le Seigneur Jésus l’a toujours eue à cause de ce qu’il est, le Fils éternel de Dieu, inhérent à la vie à ce qu’il est. Pour nous c’est quelque chose que Dieu nous a donné par grâce. Mais on a reçu cette position, c’est le premier point. Deuxième point, c’est que Dieu désire que nous soyons conscients de cette position et que nous jouissons de cette position. Et pour cela il nous a donné l’Esprit de son Fils. Il l’a envoyé dans nos cœurs et il crie : Abba, Père. C’est quelque chose d’absolument remarquable, vraiment un sommet en rapport avec ce qu’on a lu ce soir. On a maintenant l’Esprit de son Fils. Le Seigneur Jésus était le seul qui a dit : Abba, Père. Il avait cette relation avec son Père de toute éternité, et comme homme ici-bas sur la terre le Seigneur a dit dans le jardin de Gethsémané : « Abba, Père, toutes choses te sont possibles » (Marc 14. 36). Et maintenant le croyant a le privilège de s’adresser aussi à Dieu comme à son Père, il peut même dire : Abba, Père. Rom. 8. 15 nous le dit : « nous crions : Abba, Père ! » Ici nous lisons aussi : l’Esprit de son Fils nous amène à crier : Abba, Père, de nous adresser ainsi à Dieu comme à notre Père, d’avoir cette intimité avec Dieu, la jouissance de cette relation avec Lui et vraiment dans cet esprit d’adoration, nous approcher de Dieu et de nous adresser ainsi à lui comme à notre Père et ainsi le Seigneur est glorifié, le Père est glorifié. Le Seigneur a ainsi donné son Esprit afin que lui-même soit glorifié. Et comme nous sommes là comme en présence de Dieu et nous nous réjouissons que Dieu voulant demain nous pouvons nous réunir de nouveau autour du Seigneur Jésus pour le louer, pour l’adorer et pour adorer aussi le Père, pouvant dire : Abba, Père. Nous pouvons de nouveau chanter des cantiques. Combien nous sommes reconnaissants pour cela et ainsi exalter et le Fils et le Père et être là comme des adorateurs qui jouissent vraiment de cette position bénie : être ses fils et puis jouir avec le Père de la personne de son Fils et de l’œuvre que le Seigneur Jésus a accomplie quand le Saint Esprit, l’Esprit de son Fils peut ainsi agir et nous conduire afin que nous exprimions quelques traits de la personne du Seigneur, de sa gloire, de nouveau le Seigneur est glorifié.
Que le Seigneur bénisse sa Parole !
J’aimerai lire encore une strophe dans le cantique 16 :
Nous sommes tes enfants : ton nom si doux de Père
Nous remplit de bonheur, d’assurance et de paix.
Ton Esprit, gage et sceau, nous instruit, nous éclaire,
Et près de toi toujours nous avons libre accès.
D’après edification.bible
Avril 2021

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