CORONA 59

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CORONA 59

 La fête des tabernacles (Lév. 23. 33 à 44 ; Nomb. 29. 12 à 39)

 

La cinquième fête dans l’année juive se célébrait le premier jour du septième mois. Les fils d’Israël se réunissaient au « son éclatant des trompettes » (Nom. 29. 1). Le 10ème jour du même mois, « toute âme » devait être dans l’affliction. C’était le jour des propitiations, du grand pardon, appelé aujourd’hui Yom Kippour.
Le 15ème jour débutait la fête des tabernacles.
« Le quinzième jour du septième mois, quand vous aurez recueilli le rapport de la terre, vous célébrerez la fête de l’Éternel pendant sept jours : le premier jour il y aura repos, et le huitième jour il y aura repos » (Lév. 23. 39). Lorsque cette fête est ordonnée, les Israélites sont dans le désert. Elle met en évidence la joie pleine et entière qui découlera des bénédictions qu’ils recevront dans le pays promis à Abraham, Isaac et Jacob – en immense contraste avec les conditions difficiles vécues pendant la traversée du désert.
« Et le premier jour vous prendrez du fruit de beaux arbres, des branches de palmiers, et des rameaux d’arbres touffus et de saules de rivière ; et vous vous réjouirez devant l’Éternel, votre Dieu, pendant sept jours » (v. 40). Après les vents et le sable du désert, le bon pays ruisselant de lait et de miel serait une bénédiction : « un pays de ruisseaux d’eau, de sources, et d’eaux profondes, qui sourdent dans les vallées et dans les montagnes » (Deut. 8. 7).
« Et vous célébrerez la fête comme fête à l’Éternel, pendant sept jours chaque année ; c’est un statut perpétuel, en vos générations : vous la célébrerez le septième mois. Vous habiterez sept jours dans des tabernacles ; tous les indigènes en Israël habiteront dans des tabernacles, afin que vos générations sachent que j’ai fait habiter les fils d’Israël dans des tabernacles, lorsque je les fis sortir du pays d’Égypte. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu (Lév. 23. 41 à 43).
Cette fête, la dernière de l’année, montre par anticipation le temps béni du règne de Christ qui est à venir pour Israël et pour les nations (Deut. 16. 14). Ce sera une plénitude de paix et de joie qui durera mille ans (Apoc. 20. 4 ; És. 9. 3 à 7).
Les lignes suivantes sont tirées d’un écrit ancien : « La récolte était rentrée, les greniers étaient remplis, et l’Éternel voulait que son peuple exprimât sa joie par une fête. Mais, hélas ! il parait qu’ils ne surent guère comprendre la pensée divine en rapport avec cette sublime ordonnance. Ils perdirent de vue le fait qu’ils avaient été étrangers et voyageurs, et de là vint leur long oubli de cette fête. Depuis les jours de Josué, jusqu’au temps de Néhémie, la fête des tabernacles n’avait pas été célébrée une seule fois.
Il était réservé au petit résidu qui retourna de la captivité de Babylone, de faire ce qui n’avait pas été fait, même aux jours brillants de Salomon. Que ce devait être réjouissant, pour ceux qui étaient partis en exil et qui avaient suspendu leurs harpes aux saules de Babylone (Ps. 137. 1 à 4), de se retrouver sous l’ombrage des saules de Canaan ! C’était un doux avant-goût de ce temps, où la fête des tabernacles sera célébrée de nouveau dans le pays de Canaan, et les sauvés des nations y monteront pour prendre part à ces saintes et glorieuses solennités.
Alors les guerres de Jérusalem seront terminées, le bruit des batailles aura pris fin. La lance et l’épée seront transformées en paisibles instruments d’agriculture. Israël se reposera à l’ombre rafraîchissante de sa vigne et de son figuier, et toute la terre se réjouira sous le règne du « Prince de Paix ».
Le roi Salomon a bien offert les sacrifices liés à cette fête, mais le peuple n’avait pas fait les cabanes, pour connaître la joie décrite par l’Éternel qui avait dit : « tu ne seras que joyeux » (Deut 16. 15). Dans les jours de Néhémie, « toute la congrégation de ceux qui étaient revenus de la captivité fit des tabernacles (cabanes en branchages de beaux arbres), et ils habitèrent dans les tabernacles ; car les fils d’Israël n’avaient pas fait cela depuis les jours de Josué, fils de Nun, jusqu’à ce jour-là. Et il y eut une très grande joie » (Néh. 8. 17). C’était ainsi que l’Éternel l’avait ordonné à Moïse : « Tu célébreras la fête des tabernacles pendant sept jours, quand tu auras recueilli les produits de ton aire et de ta cuve. Et tu te réjouiras dans ta fête, toi, et ton fils, et ta fille, et ton serviteur, et ta servante, et le Lévite, et l’étranger, et l’orphelin, et la veuve, qui sont dans tes portes » (Deut. 16. 13 et 14). Le prophète Zacharie a prophétisé sur la vraie fête des tabernacles, celle qui est à venir, quand Christ régnera pendant mille ans : « Et il arrivera que tous ceux qui resteront de toutes les nations qui seront venues contre Jérusalem, monteront d’année en année pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles » (ch. 14. 16).
En résumé, Lév. 23 nous parle de :
– La Pâque, qui pour le chrétien, signifie sa conversion suite à la prise de conscience de son état de pécheur et de son rachat par le sang de l’Agneau.
– La fête des pains sans levain : une vie à la gloire de Dieu dans la séparation du mal.
– La fête de la gerbe des prémices de la moisson parle de la résurrection et de la glorification de notre Seigneur, d’où découle notre position céleste en Christ.
– La fête des semaines représente la descente du Saint Esprit pour unir en un seul corps à Christ les croyants issus du judaïsme et des nations païennes.
– La fête des trompettes, anticipe le réveil d’un résidu juif pour reconnaître son Messie, Jésus-Christ, aux jours de l’heure de l’épreuve et de la grande tribulation.
– Le jour des propitiations (Yom Kippour) démontre par avance la prise de conscience, pour les Juifs pieux, d’avoir mis à mort le Prince de la vie (Act. 3. 14 et 15 ; Zach. 12. 10).
– La fête des tabernacles annonce le règne glorieux de Christ. Il sera « un repos sabbatique pour le peuple de Dieu » (Héb 4. 9).
Spirituellement parlant, la fête des tabernacles, pour le chrétien, est en quelque sorte la part bénie qui est celle de jouir de son salut (Héb. 4. 10 et 11). En esprit, il est déjà assis dans les lieux célestes, son pays, sa bourgeoisie (Phil. 3. 20). Même si ses pieds sont encore dans le désert de ce monde, il se repose sur Christ et se réjouit par avance de recevoir en partage la gloire que son Seigneur a reçue comme Fils de l’homme, et de voir Sa gloire (Jean 17. 11, 22 et 24).

 

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