JE NE MANQUERAI DE RIEN
QUELQUES PENSÉES SUR LE PSAUME 23
En guise d’introduction, trois remarques, pour mettre en évidence trois points en rapport avec ce psaume.
Tout d’abord, si on regarde le psaume précédent, le Ps. 22, qui est aussi de David, on voit, un astérisque à côté du numéro du psaume, et au Ps. 25 aussi. Ceci signifie en quelque sorte que les psaumes 22, 23, 24 forment un tout.
Les astérisques marquent une division et nous avons dans ces 3 psaumes trois tableaux distincts, différents, mais qui se complètent
Dans le psaume 22, nous lisons au début les paroles du Seigneur : « Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné ? » Avec ce psaume nous regardons vers le passé, nous regardons vers le Seigneur Jésus qui a été crucifié, qui a enduré la colère de Dieu contre le péché, qui a porté nos péchés en Son corps sur le bois et qui a été fait malédiction, qui a dû endurer la colère de Dieu contre le péché. C’est le passé, c’est l’œuvre du Seigneur Jésus à la croix.
Le psaume 23 c’est le présent, ce que nous pouvons expérimenter sur cette terre, de cette confiance en notre Dieu, en notre Sauveur et Seigneur Jésus, qui est dans le ciel, qui est ce souverain pasteur, qui est ce bon Berger.
Et puis nous avons le psaume 24, qui parle d’un roi, le Roi, celui « qui montera en la montagne de l’Éternel », le Roi de gloire qui entrera ; qui nous parle aussi du Seigneur Jésus, mais qui dirige nos regards vers l’avenir, ce jour où le Seigneur Jésus viendra pour régner, lorsqu’Il sera reconnu comme Roi des rois, Seigneur des seigneurs. C’est le futur.
Le Ps. 23 a la place centrale entre ces psaumes.
La deuxième remarque est en rapport avec l’écrivain. Lorsqu’on lit ce psaume sans trop réfléchir, ou rapidement, on peut peut-être avoir le sentiment que celui qui l’a écrit n’a pas connu de difficultés spéciales, spécifiques, que tout se passe bien. Mais c’est David qui l’a écrit. Et nous savons quelle a été la vie de David. David n’a pas eu une vie facile. Il a été pourchassé, il a été persécuté, il n’a pas été reconnu, il a connu la solitude, il a été incompris, méprisé, même de sa femme. Il a aussi été trahi. Il a aussi commis des fautes, des fautes graves. Il a aussi connu le deuil, la perte de son ami le plus proche, Jonathan, et puis la perte de quatre de ses enfants. David n’a pas eu une vie facile, et pourtant c’est lui qui peut écrire, sous la conduite du Saint Esprit : « l’Éternel est mon berger », et écrire ce psaume si magnifique. Nous pouvons aussi le prendre pour nous, parce que nous connaissons aussi des circonstances semblables à celles que David a connues. Si David a pu écrire et vivre de telles circonstances, ce sont aussi des choses que nous pouvons vivre, nous, croyants, parce que nous avons un Sauveur, le Seigneur Jésus, qui est le bon Berger. Nous verrons ce que cela implique.
La troisième remarque qu’on peut faire en rapport avec ce psaume, c’est qu’il est absolument unique. Parmi tous les psaumes, ce psaume est particulier à plusieurs titres. Il est personnel. On voit qu’il y est question uniquement de l’auteur, qui parle. Il n’implique pas d’autres personnes, il ne s’adresse pas à d’autres personnes. C’est une expérience personnelle qu’il réalise avec Dieu. Il n’y a pas de louange, il n’est pas non plus fait mention de sa marche individuelle. Il n’y a pas non plus de paroles de vengeance comme dans d’autres psaumes. Dans ce psaume – c’est cela qui est particulier – c’est uniquement la grâce de Dieu qui est mise en évidence. Bien sûr, le croyant sur la terre a des responsabilités vis-à-vis de Dieu, nous avons à marcher fidèlement, nous avons à être obéissants à la Parole de Dieu. Mais ici il n’est pas question de la responsabilité de l’écrivain. C’est vraiment uniquement la grâce de Dieu qui est mise en évidence, ce que Dieu prépare, ce que Dieu met à la disposition du croyant. Et c’est peut-être pour cela que nous aimons tellement ce psaume, voyant comment Dieu agit à notre égard, comment nous avons à faire à un Dieu qui est plein d’amour, plein de miséricorde, un Dieu qui veut nous conduire, un Dieu qui veut nous protéger.
Nous pouvons maintenant prendre ces versets en suivant.
Le premier, c’est « L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien ». Cette première phrase, comme dans beaucoup de psaumes, donne en quelque sorte le ton du psaume. Elle est en même temps la clé d’où découle toute la suite du psaume – qui n’aurait aucune valeur si ces premières paroles « l’Éternel est mon berger » n’étaient pas exprimées, réalisées, vécues.
Le fait de dire : « l’Éternel est mon berger » implique tout de même quelques conditions, implique certaines choses, et tout d’abord, de connaître l’Éternel.
Qui est l’Éternel ? Il y a des versets dans la Parole qui nous parlent de l’Éternel, mais je pense à un verset dans l’Exode au chapitre 6 : « Et Dieu parla à Moïse, et lui dit : Je suis l’Éternel (Jéhovah). Je suis apparu à Abraham, à Isaac, et à Jacob, comme le Dieu Tout-puissant ; mais je n’ai pas été connu d’eux par mon nom d’Éternel (Jéhovah)… C’est pourquoi dis aux fils d’Israël : Je suis l’Éternel, et je vous ferai sortir de dessous les fardeaux des Égyptiens, et je vous délivrerai de leur servitude ; et je vous rachèterai à bras étendu, et par de grands jugements ; et je vous prendrai pour être mon peuple, et je vous serai Dieu ; et vous saurez que je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous fais sortir de dessous les fardeaux des Égyptiens » (v. 2,3,6,7).
On voit comment Dieu, ici, se révèle à Moïse comme étant l’Éternel, et dans ces versets Dieu dit plusieurs fois : « Je suis l’Éternel ». On voit que ce titre, ce nom, « l’Éternel », est lié à quelque chose de magnifique. C’est la délivrance du peuple, c’est le rachat, c’est le peuple qui va sortir du pays d’Égypte, de cet esclavage, pour être amené dans ce bon pays de la promesse. Alors pour nous, si on fait le parallèle, aujourd’hui, l’Éternel nous parle du Seigneur Jésus, Celui qui est venu sur la terre pour nous sauver, pour nous délivrer de notre condition d’esclavage, Celui qui est mort sur la croix à notre place pour nous racheter de notre état et nous amener à Dieu, nous constituer le peuple céleste de Dieu. Connaître l’Éternel, c’est la première condition.
La deuxième condition pour dire : « l’Éternel est mon berger », c’est de connaître l’Éternel comme berger. Quand on pense à un berger, on a tout de suite des images en tête. Un berger est associé à un troupeau, un berger veille sur son troupeau, un berger conduit son troupeau, un berger le protège, il va faire tout pour le bien de son troupeau. C’est bien aussi ce que fait notre Seigneur, le Seigneur Jésus. Et c’est Lui qui a dit aussi : « Je suis le bon berger » (Jean 10. 11, 14). Le Seigneur Jésus est le bon Berger.
Une troisième condition : le psalmiste ne dit pas : l’Éternel est un berger, mais « l’Éternel est mon berger ». Le fait de dire « mon berger » implique déjà une relation personnelle, de connaître l’Éternel, de connaître le Seigneur Jésus comme son berger et pas simplement comme un berger.
Et puis une autre condition : le fait de dire « l’Éternel est mon berger» implique de prendre soi-même la place d’une brebis. Dire : « mon berger », c’est dire que moi je suis une brebis. Cela met en évidence la responsabilité qui est associée à la brebis. D’un côté on a le berger qui prend soin de son troupeau, le berger qui le conduit, le berger qui veille sur son troupeau, qui veille sur ses brebis aussi, – sur chacune en particulier – mais la brebis a une responsabilité qu’on voit aussi dans Jean 10. On peut lire cette expression : « elles connaissent sa voix » et plus loin il est question des brebis qui écoutent sa voix et qui suivent le berger, (v4 et 5).
Il y a trois conditions qui sont associées aux brebis : elles connaissent la voix du berger, elles écoutent la voix du berger et elles suivent le berger. Cela nous parle aussi. Pour dire : « L’Éternel est mon berger » nous devons aussi connaître la voix du Berger, connaître le bon Berger mais aussi connaître la voix du Berger, Le suivre. Ce psalmiste a pu réaliser cela. « L’Éternel est mon berger ».
Et la suite de la phrase c’est « je ne manquerai de rien ». C’est en quelque sorte une conséquence, un fait : « l’Éternel est mon berger, je ne manquerai de rien ». Je n’ai aucune raison de manquer de quoi que ce soit, puisque l’Éternel est mon berger. Il est beau de voir dans la suite de ce psaume 23 que, effectivement, le psalmiste – et nous comme croyants – nous ne manquerons de rien en réalisant que « l’Éternel est mon berger ». On peut voir sept choses dont nous ne manquerons pas en reconnaissant l’Éternel, le Seigneur Jésus, individuellement comme notre Berger. On voit que la brebis ne manque pas de nourriture, le croyant ne manque pas de force, ne manque pas de direction. Il ne manque pas de protection, il ne manque pas de ressources pour avoir communion, il ne manque pas de grâce, il ne manque pas d’espérance.
On peut voir ces différents points à partir du verset 2 : « Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me mène à des eaux paisibles ». Le croyant ici ne manque pas de nourriture. Pourquoi ? Parce qu’il est amené par le berger, par son berger, dans un endroit où il y a la nourriture et où il y a de quoi boire.
On peut se représenter la scène dans cet environnement paisible de campagne. Il y a ces verts pâturages qui nous parlent de cette nourriture abondante. Il n’y a pas besoin de la chercher : toute la nourriture est là à notre disposition, elle est là, présente, cette nourriture qui est verte, vivante.
Et puis il y a ces eaux, ces eaux paisibles qui sont là pour désaltérer, pour abreuver. L’eau, c’est la vie. Cela nous parle aussi de la Parole de Dieu. La Parole de Dieu est à la fois cette nourriture dont nous avons besoin pour notre croissance spirituelle, et elle est aussi cette eau qui est là pour nous désaltérer, pour nous purifier par l’action du Saint Esprit.
On voit ces pâturages, ces eaux – cet environnement est lié au repos et à la paix. Dieu fait reposer dans de verts pâturages. Ces eaux sont des eaux paisibles qui procurent le repos et la paix.
Le repos, nous en avons besoin lorsque nous sommes fatigués, lassés. La paix, nous en avons besoin lorsque nous sommes troublés, lorsqu’il y a des craintes. Nous avons besoin de repos et de paix. N’est-ce pas ce que nous trouvons en lisant la Parole de Dieu, de voir toutes ces merveilles, ces encouragements que Dieu nous donne dans Sa Parole pour notre vie ? « Je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me mène à des eaux paisibles ».
Ensuite « il restaure mon âme ; il me conduit dans des sentiers de justice, à cause de son nom ». Ici le croyant ne manque ni de force ni de direction. D’un côté, Il restaure mon âme. Restaurer, c’est dans le sens de faire revivre, de ranimer, de fortifier. Obed, le fils de Ruth était annoncé comme celui qui allait être le restaurateur de l’âme de Naomi et le soutien de sa vieillesse. Dieu agit aussi à notre égard. Notre âme, la partie intérieure de notre être, le siège des sentiments, le siège de nos émotions, la partie immatérielle de notre être est souvent troublée, abattue, et nous avons besoin d’être fortifiés, encouragés. C’est Dieu qui fait cela. « Il restaure mon âme ».
Et puis « il me conduit dans des sentiers de justice, à cause de son nom ». Il me conduit dans des sentiers. Les sentiers ne sont pas des routes très balisées, ce ne sont pas des chemins larges, bien damés, sur lesquels on peut marcher sans crainte de s’embourber.
Les sentiers, ce sont des chemins qui ne sont pas plats, des chemins qui sont souvent accidentés, sinueux, où ne peut passer qu’une seule personne à la fois. La Parole nous parle souvent des sentiers. On peut lire un verset dans le Ps. 17 qui fait le lien avec ce verset du Ps. 23 : « Quand tu soutiens mes pas dans tes sentiers, mes pieds ne chancellent point » (v. 5). Est-ce que nous n’avons pas ici une illustration des voies de Dieu à notre égard ? Nos chemins, Dieu les connaît. Ses voies sont au-dessus de nos voies. Nous ne savons pas de quoi demain sera fait, mais nos vies sont entre les mains de Dieu. Il connaît notre chemin. C’est Lui qui veut nous soutenir, c’est Lui qui veut nous diriger. Parfois nous ne comprenons pas le chemin que Dieu nous donne, mais Dieu nous conduit. Il nous conduit dans des sentiers de justice. Ce sont des sentiers de justice parce que Dieu Lui-même est juste.
C’est ce qu’on lit aussi dans le Deutéronome : « Il [Dieu] est le Rocher, son œuvre est parfaite ; car toutes ses voies sont justice. C’est un Dieu fidèle, et il n’y a pas d’iniquité en lui ; il est juste et droit » (32. 4). On voit dans ce verset comment Dieu nous conduit. On voit que le croyant ne manque pas de directions parce que c’est Dieu qui le conduit, c’est Dieu qui l’amène, c’est Dieu qui lui fait prendre ces sentiers pour l’amener à destination. Il le fait à cause de Son nom, « des sentiers de justice, à cause de son nom ».
En quelque sorte Son nom est engagé dans Ses voies à notre égard. Nous n’avons pas de crainte à avoir. Quelquefois nous ne savons pas ce que le Seigneur veut pour nous. Nous ne voyons pas notre chemin. Mais ce n’est pas notre chemin, c’est celui de Dieu. Nous ne savons pas ce qu’il faut faire. Eh bien ! nous avons ici cette expérience du psalmiste qui peut dire : « il me conduit dans des sentiers de justice, à cause de son nom ».
Ensuite le verset 4 : « Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton, ce sont eux qui me consolent ».
Ici on a en quelque sorte un changement de situation. Il est question de choses qui sont sinistres, qui font peur. Il est question de « la vallée de l’ombre de la mort ». Chacun des mots qui composent cette vallée de l’ombre de la mort fait lui-même peur. La vallée : une vallée c’est quelque chose qui est entouré de montagnes. N’est-ce pas aussi une image des choses qui peuvent nous peser, des choses qui sont insurmontables ? Il y a aussi l’ombre, l’ombre qui nous fait penser à des menaces, à des craintes, à la peur de quelque chose que nous pourrons avoir. Et puis la mort, qui nous parle aussi de la séparation, du deuil, de la tristesse. Ici ces choses sont cumulées, on a la vallée de l’ombre de la mort, quelque chose qui est sinistre, menaçant.
Mais dans ce verset le psalmiste ne manque pas de protection. C’est ce qu’il dit ensuite : « je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi ». La manière dont ce verset est devant nous : Le temps employé dans ce verset : « même quand je marcherai… », est le conditionnel, ce n’est pas quelque chose qui va forcément arriver. On est ici devant une supposition, et le psalmiste peut dire avec certitude : « je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi ». On a d’autres psaumes où l’on voit aussi cette situation extrême. Il peut y avoir quelque chose qui nous paraît vraiment très difficile, impensable, quelque chose d’extrême. On voit que le psalmiste a confiance en Dieu. On peut lire deux autres versets : « Quand mon père et ma mère m’auraient abandonné, l’Éternel me recueillera » (Ps. 27. 10). On a aussi ici cette formule de conditionnel, quelque chose qui paraît impensable : « Quand mon père et ma mère m’auraient abandonné » ! Mais on voit aussi la confiance du psalmiste. Et puis on a une autre expression, dans le Ps. 46 : « Dieu est notre refuge et notre force, un secours dans les détresses, toujours facile à trouver. C’est pourquoi nous ne craindrons point, quand la terre serait transportée de sa place, et que les montagnes seraient remuées et jetées au cœur des mers ; quand ses eaux mugiraient, qu’elles écumeraient, et que les montagnes seraient ébranlées à cause de son emportement » (v. 1 à 3). Ici aussi, on voit quelque chose d’extrême, une montagne qui serait transportée ! « Nous ne craindrons point ». Ici c’est aussi ce que peut expérimenter le psalmiste : « Je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi ». Quel encouragement et quelle joie de penser que, quelles que soient les circonstances que nous traversons comme croyants, nous avons l’assurance que le Seigneur Jésus est avec nous. Il a dit : « Moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle » (Mat. 28. 30). On a aussi des expressions similaires dans És. 43 : « Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi » (v. 2). C’est un encouragement dans l’épreuve pour les croyants qui connaissent des situations difficiles, des situations extrêmes. Le Seigneur Jésus est avec nous.
Et puis il y a : « ta houlette et ton bâton, ce sont eux qui me consolent ». La houlette et le bâton sont des instruments de berger. La houlette est un bâton recourbé qui permet de prendre la patte de la brebis pour amener la brebis près de soi. Le bâton utilisé par le berger, c’est pour faire fuir les ennemis, les bêtes sauvages, pour protéger son troupeau. Le berger a ces deux instruments. Il a cette houlette qui permet que nous soyons près de Lui, qui permet que Lui soit près de nous. Avec cette houlette, Il nous tient tout près de Lui. Et en même temps Il a ce bâton qui permet de chasser les ennemis, qui Lui permet de nous protéger des mauvaises bêtes. On voit ce berger qui est à la fois avec moi, avec nous, Il est près de nous et Il est pour nous.
Ensuite on a : « Tu dresses devant moi une table, en la présence de mes ennemis ; tu as oint ma tête d’huile, ma coupe est comble ». Ici le psalmiste ne manque d’aucunes ressources pour avoir communion avec Dieu. Si nous avions des ennemis autour de nous, que ferions-nous ? Il n’y a pas de doute que notre réflexe serait d’aller nous cacher le plus rapidement possible, de nous protéger avec une certaine fébrilité, mais en tout cas pas de dresser une table.
Mais ici on voit que le psalmiste s’adresse à Dieu – et d’ailleurs dans le verset précédent, il s’adresse à Dieu, non plus en disant « il » mais « tu ».
On voit cette proximité du psalmiste avec Dieu dans l’épreuve.
Et puis dans ce verset : « Tu dresses devant moi une table, en la présence de mes ennemis ». Tout à l’heure c’était des ennemis autour de lui, et maintenant le psalmiste peut dire : « Tu dresses devant moi une table… tu as oint ma tête d’huile, ma coupe est comble ». La table dans la Parole nous parle souvent de la communion, du partage, à table, que nous échangeons avec les autres personnes. La communion c’est le partage de mêmes pensées, de mêmes affections, d’un même cœur sur les mêmes objets. C’est avoir la même pensée sur les mêmes choses. C’est cela la communion. Nous sommes aujourd’hui dans un monde où il y a des ennemis. Il y a Satan qui est contre nous, il y a le monde qui est autour de nous, et puis il y a aussi cet ennemi qui est en nous, la chair. Dans nos journées, il y a toujours de multiples choses qui sont là pour nous stresser, pour nous inquiéter, pour nous charger. Ici le psalmiste dit : « Tu dresses devant moi une table, en la présence de mes ennemis ». Dieu veut partager, le Seigneur Jésus veut ouvrir Son cœur pour que nous puissions avoir cette communion avec Lui, rechercher cette communion, ce partage avec Lui, prendre ce temps avec Lui, alors que nous sommes dans un monde où il y a des ennemis. Que le Seigneur Jésus nous aide aussi à rechercher ces moments, cette communion avec Lui, à rechercher Sa volonté, à rechercher à avoir ces moments de partage, où nous pouvons L’écouter paisiblement, où nous pouvons nous entretenir avec Lui, où nous pouvons être encouragés par ce qu’Il veut nous faire partager. Nous avons des ressources pour cela, et ces ressources sont dans la suite du verset : « Tu as oint ma tête d’huile, ma coupe est comble ». « Tu as oint ma tête d’huile… », illustration du Saint Esprit. Nous avons reçu l’onction de la part du Saint comme nous le voyons dans la 1ère épître de Jean (2. 20). Et puis nous avons aussi cette coupe qui est comble. Est-ce qu’elle ne nous parle pas de la joie, de la bénédiction que nous pouvons expérimenter en recherchant cette communion avec le Seigneur, cette communion individuelle ?
Au v. 6 : « Oui, la bonté et la gratuité me suivront tous les jours de ma vie, et mon habitation sera dans la maison de l’Éternel pour de longs jours ». Dans ce verset, le psalmiste, en quelque sorte, se retourne et voit qu’il y a la bonté et la gratuité qui le suivront tous les jours.
Au fur et à mesure qu’il avance, un pas après l’autre, il se retourne. Il voit que derrière lui il y a cette bonté, il y a la bonté et la gratuité. La gratuité est une expression que l’on trouve seulement dans les Psaumes, une expression en quelque sorte poétique qui peut nous parler de la miséricorde, de la grâce, de la bonté de Dieu, ce que Dieu nous donne d’expérimenter de Son cœur, Ses manifestations d’amour à notre égard.
N’est-ce pas ce que nous pouvons expérimenter ? Nos vies, notre marche, sont entachées par tellement de choses qui déshonorent le Seigneur !
Ce que nous pourrions voir en regardant en arrière, ce sont tous les faux pas que nous avons faits, et avoir honte de cela. Ici le psalmiste ne parle pas des faux pas qu’il a faits. Il ne parle pas de sa marche, comment il a vécu, mais il regarde à la bonté, à la grâce de Dieu.
N’est-ce pas aussi ce que nous pouvons expérimenter en regardant en arrière, voir cette miséricorde, cette grâce de Dieu, qui nous a accompagnés, qui nous a suivis, qui nous a portés, et qui va continuer de le faire durant toute notre vie sur la terre ?
Comme cela a déjà été dit, ce n’est pas un psaume où l’on voit la responsabilité du psalmiste à marcher fidèlement devant Dieu, à obéir à Ses commandements. Bien sûr, comme enfants de Dieu, ce sont des choses que nous sommes appelés à faire.
Mais ce psaume est vraiment tourné vers les soins de Dieu à notre égard, vers Sa grâce, vers tout ce que le croyant peut expérimenter comme ressources, comme promesses de Dieu durant sa vie.
Ici le psalmiste, dans cette première partie du verset, ne manquera pas de la grâce de Dieu. Et c’est ce que nous pouvons aussi expérimenter. Nous ne manquerons jamais de la grâce de Dieu.
Et puis, dans la deuxième partie du verset : « mon habitation sera dans la maison de l’Éternel pour de longs jours », le psalmiste regarde en avant. Ses yeux, son cœur, se dirigent vers ce moment où il habitera dans la maison de l’Éternel. Pour nous, nous avons aussi devant nous un but glorieux, un but magnifique. C’est la maison du Père, le retour du Seigneur Jésus qui va nous amener dans la maison du Père. Le psalmiste ne manque pas d’espérance. Nous ne manquons pas non plus d’espérance. Nous avons cette espérance qui est sûre, qui est ferme. Nous savons que le Seigneur Jésus vient bientôt pour nous chercher, pour nous amener près de Lui dans le ciel.
Dans ce psaume si connu, qui a encouragé tant de croyants, nous avons pu voir quelques éléments.
Rappelons encore ces sept points, ces sept choses, dont le croyant ne manquera pas, mais qui sont en même temps sept promesses, sept ressources de Dieu.
Il ne manque pas de nourriture ; Dieu le nourrit, lui donne la nourriture nécessaire.
Il ne manque pas de force, parce que Dieu le restaure, restaure son âme.
Il ne manque pas de direction, parce que c’est Dieu qui le conduit, c’est Dieu qui l’amène sur ces sentiers. Ce sont Ses voies qui agissent à notre égard.
Le croyant ne manquera pas de protection, parce que le Seigneur Jésus se tient avec lui, parce qu’Il est là près de lui.
Il ne manquera pas de communion, parce que Dieu lui-même dresse une table, a donné les ressources, le Saint Esprit.
Il ne manquera pas de grâce, cette grâce qui l’accompagne tous les jours de sa vie.
Et il ne manquera pas d’espérance, parce que le croyant a devant lui le prochain retour du Seigneur Jésus, et la gloire.
Que cela puisse aussi nous encourager, et que nous puissions aussi faire l’expérience – comme le psalmiste l’a faite, malgré tout ce qu’il a été dans sa vie, malgré toutes les épreuves, les circonstances, les travers qu’il a eus, faire l’expérience des soins de Dieu à notre égard et pouvoir dire aussi comme lui : « l’Éternel est mon berger ».
Que le Seigneur bénisse sa Parole pour chacun de nous et attache nos cœurs à Sa Personne !
D’après edification.bible avril 2021

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