CORONA 57

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CORONA 57

La fête des trompettes (Lév. 23. 23 à 25)

Avec Corona 56, nous avons vu que la fête de la Pentecôte était une anticipation de la présence de l’Église sur la terre. L’enseignement donné du ciel par notre Seigneur aux apôtres nous apprend que l’Église a une destinée céleste. Elle est présentement le Corps de Christ sur la terre (1 Cor. 12. 12) ; elle sera enlevée au ciel (1 Thess. 4. 14 à 17) pour régner avec Christ. L’Esprit de Dieu nous présente l’Église, tirée hors du monde (Act. 15. 14), bénie de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ (Éph. 1. 3 ; 3. 2 à 6). Dans un jour futur, elle sera la femme ou l’épouse de l’Agneau et en même temps, la nouvelle Jérusalem (Apoc. 19. 7 et 8 ; 21. 9 et 10). Si aujourd’hui elle est le Corps de Christ sur la terre, demain elle sera la femme de l’Agneau dans le ciel et, par la seule grâce de Dieu, nous en faisons partie.
À la fête de la Pentecôte était ajoutée l’injonction suivante : « Et quand vous ferez la moisson de votre terre, tu n’achèveras pas de moissonner les coins de ton champ, et tu ne glaneras pas la glanure de ta moisson ; tu les laisseras pour le pauvre et pour l’étranger » (Lév. 23. 22).
Si les fils d’Israël, une fois introduits dans le pays, devaient respecter cette injonction, elle a aussi une portée prophétique. Alors, de quelle moisson et de quelle glanure est-il parlé ? Cela ne parle certainement pas de l’Église, mais bien plutôt de ce qui se passera après son enlèvement. Nous savons par plusieurs écrits prophétiques et par les paroles du Seigneur Jésus, que ce monde connaîtra des temps très durs, appelés : l’heure de l’épreuve (Apoc. 3. 10) et la grande tribulation (Mat. 24. 21). Pendant ce temps, qui est à venir, l’évangile du royaume sera prêché par les fidèles juifs et les nations en bénéficieront ; ceux qui auront accepté de se courber volontairement devant le Seigneur, qui n’auront pas été persécutés et mis à mort, entreront dans le règne, sur une terre purifiée pour jouir de la bénédiction millénaire (Apoc. 7. 9 à 17). L’Éternel l’avait dit à Abraham « en ta descendance seront bénies toutes les familles de la terre » (Act. 3. 25). Lorsque le Seigneur Jésus a multiplié les pains, il resta douze paniers pleins (Jean 6. 13), une provision de bénédictions pour Israël. « La glanure de ta moisson » destinée au pauvre et à l’étranger fait référence à la part revenant aux nations pendant le millénium.
« Et l’Éternel parla à Moïse, disant : Parle aux fils d’Israël, en disant : Au septième mois, le premier jour du mois, il y aura un repos pour vous, un mémorial de jubilation, une sainte convocation ; vous ne ferez aucune œuvre de service, et vous présenterez à l’Éternel un sacrifice fait par feu » (Lév. 23. 23). C’est la fête des trompettes, vue aussi en Nomb. 29. 1 à 6.
« Et l’Éternel parla à Moïse, disant : De même, le dixième jour de ce septième mois, c’est le jour des propitiations : ce sera pour vous une sainte convocation, et vous affligerez vos âmes, et vous présenterez à l’Éternel un sacrifice fait par feu » (v. 26) ; c’est le « jour des propitiations » appelé aujourd’hui Yom Kippour (le jour du Grand Pardon). Cette fête est décrite en détail dans le ch. 16 du Lévitique.
La fête des trompettes nous projette, prophétiquement parlant, aux jours pendant lesquels, par Son Esprit, le Seigneur réveillera un certain nombre de Juifs, appelés par les prophètes Michée, Ésaïe et Sophonie : « un reste » ou « un résidu » (Mich. 4. 7 ; 5. 7 et 8) ; (És. 4. 3 ; 10. 20 ; 11. 11) et (Soph. 2. 7). « Le résidu reviendra, le résidu de Jacob, au Dieu fort » (És. 10. 21).
Dans le chapitre 37 d’Ézéchiel, le prophète décrit une grande vision concernant le réveil des fils d’Israël. La main de l’Éternel fut sur lui et lui montra une vallée remplie d’ossements secs. La question lui est posée : « Fils d’homme, ces os revivront-ils ? Et je dis : Seigneur Éternel ! tu le sais. Et il me dit : Prophétise sur ces os, et dis-leur : Os secs, écoutez la parole de l’Éternel» (v. 3) « Et je prophétisai selon qu’il m’avait été commandé ; et comme je prophétisais, il y eut un bruit, et voici, il se fit un mouvement, et les os se rapprochèrent, un os de son os. Et je vis, et voici, il vint sur eux des nerfs et de la chair, et de la peau les recouvrit par-dessus ; mais il n’y avait pas de souffle en eux (v. 7 et 8).
En explorant un peu l’histoire récente de ce peuple, nous constatons qu’à partir de 1860, des Juifs commencèrent à s’implanter dans la région de Tel-Aviv, et que de 1880 à 1900 ils ont fait renaître l’hébreu, langue qui ne se trouvait plus que dans les textes écrits. Le sionisme était né, c’est un « mouvement national du peuple juif visant à la création d’un foyer national juif – le rétablissement de l’autodétermination juive en Terre d’Israël » (Wikipédia). Par la suite, progressivement, et en rencontrant beaucoup d’adversité, nombre de Juifs s’installèrent dans le pays de leurs ancêtres, d’où ils avaient été chassés. C’est seulement après la Shoah (l’Holocauste de 1933 à 1945 sous Hitler), le 14 mai 1948, que l’État d’Israël fut reconnu. En ceci la prophétie d’Éz. 37 se trouve en partie réalisée. Il reste à ce peuple de reconnaître « Celui qu’ils ont percé » (Zach. 12. 10 ; Jean 19. 37). Le souffle de vie n’est pas encore en eux. Avant cela, nombre de prophéties montrent les souffrances qu’ils devront endurer, mais un jour Dieu mettra Son Esprit en eux, ils vivront et sauront que l’Éternel l’a fait (Éz. 37. 14). En Lév. 23, nous voyons que la fête des trompettes précède celle des propitiations, fête en laquelle tous devaient se lamenter et suivre un processus de sacrifices élaboré en Lév. 16.
Étant témoins du cheminement des Juifs vers un rétablissement national, nous nous posons la question suivante : Que devra-t-il se passer pour que ce peuple reconnaisse Jésus comme son Messie ? Si l’on est conséquent avec les Écritures, il faut que l’Église soit enlevée au ciel. Ensuite l’heure de l’épreuve atteindra ce monde, et au cours de ce temps terrible, l’Esprit de Dieu réveillera un certain nombre de Juifs qui se tourneront vers le Seigneur. Spirituellement ils se tiendront debout et connaîtront que l’Éternel les a fait « monter hors de leurs sépulcres » (Éz. 37. 13) ; un certain nombre d’entre eux mourront, tués par la bête (Apoc. 13. 15), et ceux qui auront survécu entreront dans le règne millénaire «… je vous sauverai, et vous serez une bénédiction » (Zach. 8. 13). Dans ce processus, ils devront reconnaître Celui qu’ils ont percé, Jésus notre Seigneur, ce que la fête des propitiations annonce et que nous considérerons dans un prochain message.

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