AU JOUR DU MALHEUR
1. INVOQUE-MOI
Ne me cache pas ta face ; au jour de ma détresse… Ps. 102. 2.
Invoque-moi au jour de la détresse : je te délivrerai, et tu me glorifieras. Ps. 50. 15.
Que faire quand le malheur arrive ? Dieu dit : « Invoque-moi ». C’est un immense soulagement, de pouvoir parler de nos difficultés avec quelqu’un, surtout quand ce quelqu’un est Dieu. « Invoquer », ce n’est pas seulement parler avec Lui, c’est un appel, une supplication, une demande urgente d’aide. Un enfant en danger ou effrayé appelle son père et le fait avec détermination et confiance, convaincu de la nécessité de son intervention. Ainsi, bien que Dieu connaisse toutes choses et puisse lire dans nos pensées, Il nous enjoint : « Invoque-moi » !
Il ne nous dit pas combien de fois nous devons L’« appeler ». Si nous l’avons déjà invoqué plusieurs fois et que nous n’avons pas encore reçu de réponse, continuons à prier. La réponse viendra certainement, d’une manière ou d’une autre, mais entre-temps il y en aura une immense bénédiction pour notre âme, car nous apprendrons à nous jeter dans les bras du Seigneur et à mieux Le connaître.
Pour celui qui ne connaît pas Dieu, « le jour du malheur » ne peut être qu’un jour de désespoir sans issue. Si c’est votre situation présente, tournez-vous vers le Dieu de toute consolation, confessez-Lui vos péchés, recherchez Son pardon par la foi en Jésus. Il a promis de sauver et Il accomplira Sa promesse.
2. JE TE DÉLIVRERAI
J’ai cherché l’Éternel ; et il m’a répondu, et m’a délivré de toutes mes frayeurs. Ps. 34. 4.
Que fera Dieu en réponse à notre cri ? Il nous délivrera. Il ne dit pas : « Je pourrais… », ou « Peut-être… », mais « Je te délivrerai ». Toutefois, Il ne nous dit pas quand Il le fera. Nous Lui fixons souvent un délai qui, le plus souvent est « tout de suite » ! Et nous sommes alors souvent déçus. Nous aimerions qu’Il résolve tout à notre manière, et il nous semble qu’Il n’agit pas comme Il le devrait ; nous pourrions alors être tentés de nous rebeller.
Peut-être avons-nous déjà en tête ce que nous voudrions obtenir, mais Dieu peut avoir en vue quelque chose d’autre, qui sera certainement meilleur pour nous. Laissons-Lui le « quand » et le « comment », en nous reposant sur la certitude du fait qu’Il nous sauvera. Il a certainement des raisons pour différer notre délivrance.
Dieu a Ses propos pour notre vie, qui vont au-delà de la délivrance immédiate que nous recherchons. Il sait de quelle façon utiliser le temps de l’attente afin d’atteindre Ses buts. Peut-être avons-nous attendu pendant des jours ou des semaines, des mois ou des années, et nous attendons encore. Nous pouvons être parfois tentés de penser que Dieu nous a oubliés. Rappelons-nous que Dieu n’agit jamais précipitamment. Il a les yeux sur l’ensemble de notre vie jusqu’en l’éternité.
Apprenons à avoir une vision plus vaste. La réponse de Dieu peut prendre la forme d’une libération, mais elle peut aussi venir sous la forme d’une telle abondance de grâce que, comme l’apôtre Paul, nous soyons rendus capables de « prendre plaisir dans les faiblesses, dans les outrages, dans les nécessités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ » (2 Cor. 12. 10).
3. TU ME GLORIFIERAS
J’ai crié à lui de ma bouche, et il a été exalté par ma langue. Ps. 66. 17.
Quel est le but de Dieu dans notre « jour de malheur » ? Il a en vue bien plus qu’une simple délivrance : nous Le glorifierons ! Notre délivrance s’effectuera d’une telle manière qu’Il sera glorifié au moment où nous serons secourus, et même ensuite. Pourrions-nous désirer quelque chose de plus ? N’y a-t-il pas une raison d’être en sécurité et en paix dans le fait que Dieu œuvre dans notre vie et à travers elle ? L’adversité serait-elle une erreur si elle conduit à la gloire de Dieu ? Quand nous voyons « la fin accordée par le Seigneur » (Jac. 5. 11), pouvons-nous refuser ce qui a conduit à une telle issue ? Non seulement ce n’était pas une erreur, mais c’était une nécessité !
Plusieurs des hommes de Dieu les plus éminents ont connu d’une manière très profonde la signification du « jour du malheur ». Pensons à Joseph, le fils de Jacob, haï par ses frères, vendu comme esclave et emprisonné injustement. Pensons à Moïse quand les Israélites, dans le désert, se sont rebellés et ont menacé de le tuer ; ou à David, qui a souffert pendant tant d’années, pourchassé par le roi Saül. Nous pourrions aussi penser au prophète Élie, au prophète Daniel, à l’apôtre Paul, et à beaucoup d’autres qui ont souffert de la même manière… Tous ont été libérés et Dieu a été glorifié.
La chose la plus extraordinaire de toutes, c’est de penser que le Seigneur Jésus Lui-même n’a pas été épargné du « jour du malheur ». Lui qui était « un homme de douleurs » (És. 53. 3), a traversé le jour le plus douloureux – incompréhensible pour nous – dans une confiance inébranlable en Dieu. Jamais Dieu n’a été glorifié comme au jour du jugement et de la mort de Son Fils bien-aimé.
Peut-il y avoir quelque chose de plus beau, pour le cœur qui connaît Dieu, que cette conclusion : « … tu me glorifieras » (Ps. 50. 15) ! Qui aurait jamais pensé que le « jour du malheur » puisse porter un fruit aussi riche ?
D’après « Il buon seme » janvier 2016
