CORONA 50
La robe de l’éphod
« Tu feras de saints vêtements à Aaron, ton frère, pour gloire et pour ornement » (Ex. 28. 2).
Lorsque Aaron revêtait ses vêtements, il se parait premièrement de la tunique, sur laquelle il ajoutait la robe de l’éphod, selon les instructions que Moïse avait reçues sur la montagne : « Tu feras la robe de l’éphod, entièrement de bleu ; et son ouverture pour la tête sera au milieu ; il y aura une bordure à son ouverture, tout autour, en ouvrage de tisserand ; elle l’aura comme l’ouverture d’une cotte de mailles ; elle ne se déchirera pas » (Ex. 28. 31 et 32).
La robe ne pouvait être portée sans l’éphod, c’est pourquoi elle est appelée : la robe de l’éphod. Confectionnée entièrement de bleu, image de la perfection céleste, elle ne devait pas se déchirer. Ce qui impressionne le lecteur de la Bible, c’est la similitude entre la robe du souverain sacrificateur et celle qu’a portée notre Seigneur. Plus de mille ans à l’avance, le roi David avait été conduit, par l’Esprit de Christ, à écrire : « sur ma robe ils jettent le sort » (Ps. 22. 18). Lorsque notre Seigneur fut crucifié, les soldats prirent Ses vêtements et en firent quatre parts et, certainement sans le savoir, ils prirent aussi la tunique (la robe), tissée d’une pièce, et dirent entre eux : « ne la déchirons pas, mais tirons au sort pour savoir à qui elle sera, — afin que soit accomplie l’Écriture : « Ils ont partagé entre eux mes vêtements, et sur ma robe ils ont jeté le sort » (Jean 19. 23 et 24). On retrouve la même similitude avec l’agneau destiné à la pâque : « et vous n’en casserez pas un os » (Ex. 12. 46) et, pour notre Seigneur : « venus à Jésus, quand ils virent qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes ; mais l’un des soldats lui perça le côté avec une lance ; et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau. …car tout cela arriva afin que soit accomplie l’Écriture : « Pas un de ses os ne sera cassé » (Jean 19. 33 à 36).
« Et tu feras la robe de l’éphod entièrement de bleu » ; le bleu annonçait le caractère céleste de Jésus. Lui-même dira aux foules : « Je suis descendu du ciel,… pour faire la volonté de celui qui m’a envoyé » (Jean 6. 38).
Des grenades et des clochettes
Les bords de la robe étaient garnis de grenades et de clochettes alternées. « Tu feras sur ses bords des grenades de bleu, et de pourpre, et d’écarlate, sur ses bords, tout autour… : une clochette d’or et une grenade, une clochette d’or et une grenade sur les bords de la robe, tout autour. Et Aaron en sera revêtu quand il fera le service ; et on en entendra le son quand il entrera dans le lieu saint, devant l’Éternel » (Ex. 28. 33 – 35).
Soulignons une pensée mise par écrit par un serviteur de Dieu : « À ce caractère céleste du Christ se rattachent les fruits et le témoignage du Saint Esprit ; comme ici en figure, les grenades et les clochettes arrimées à la robe bleue du souverain sacrificateur. C’est de Christ envisagé dans son caractère céleste, que les fruits descendent ; ils sont attachés aux bords de sa robe ici-bas ». Les clochettes sont une image du témoignage chrétien : « on en entendra le son ». Les paroles et les actes de ceux qui ont « été achetés à prix » (1 Cor. 6. 20), pour être « rois et sacrificateurs pour notre Dieu » (Apoc 5. 9), doivent être en harmonie comme il est écrit : « Enfants, n’aimons pas en paroles ni avec la langue, mais en action et en vérité » (1 Jean 3. 18).
Seule l’œuvre du Saint-Esprit en nous peut produire le son heureux d’un témoignage à la gloire du Seigneur. Les épîtres de Paul présentent notre Seigneur comme étant « le chef (la tête) du corps, de l’assemblée » (Col. 1. 18). Christ glorifié est la tête d’un corps, laissé sur la terre, Son corps dont les croyants sont les membres ; ces derniers font partie du « fruit du travail de son âme » (És. 53. 11). L’apôtre Pierre présente le Seigneur comme la pierre de fondement d’un édifice spirituel. Les pierres vivantes édifiées sur le fondement sont les enfants de Dieu, nés de nouveau. Tout au long de l’économie de la grâce, qui s’étend de la pentecôte à l’enlèvement, ils sont une sainte sacrificature pour offrir des sacrifices spirituels (les louanges) agréables à Dieu par Jésus-Christ. Ils sont aussi une sacrificature royale pour annoncer les vertus de Celui qui les a amenés des ténèbres à Sa merveilleuse lumière. En ceci nous voyons les grenades et les clochettes.
Comment sommes-nous vêtus ?
Les Écritures parlent souvent de la robe pour mettre en évidence la qualité morale de celui qui la porte. On peut être vêtu de vêtements sales ou d’habits de fête (Zach. 3. 3 et 4). Pendant la grande tribulation, les fidèles morts en martyrs recevront « une longue robe blanche », d’autres laveront et blanchiront leurs robes dans le sang de l’Agneau (voir : Apoc. 6. 11 ; 7. 14). Ésaïe s’est réjoui d’être revêtu des vêtements du salut, d’être couvert de la robe de la justice (voir : És. 61. 10).
Comme hommes et femmes pécheurs, nous ne pouvions entrer dans la présence de Dieu, sans être revêtus d’une robe de noces (Mat. 22. 11 et 12). Pour obtenir cette robe, il faut confesser ses péchés à Dieu, croire en Jésus comme en son Sauveur personnel, et, quand bien-même nos péchés seraient rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige (És 1. 18). C’est seulement dans cette nouvelle condition que Dieu veut que nous soyons pour être ces grenades, des fruits du travail de Sa grâce sur la terre. Si les grenades sont des fruits en elles-mêmes, elles contiennent un grand nombre de graines, image des croyants portant « beaucoup de fruit » (Jean 15. 5). Les grenades accrochées à la robe du souverain sacrificateur étaient de trois couleurs : « de bleu, de pourpre et d’écarlate ». Comme il est édifiant d’en tirer une application pour le chrétien : c’est sa condition en Christ, vue et vécue dans ce monde. Le ciel est sa patrie (le bleu), il Le représente dans ce monde avec une dignité royale (la pourpre) en servant son Maître pendant Son absence (l’écarlate).
Dieu voulait entendre le son des clochettes, comme Il désire entendre nos voix (Cant. 2. 14), dans la louange premièrement, et ensuite dans notre témoignage devant ceux qui sont encore loin de Lui. Les clochettes étaient en or, et comme l’or parle de la justice divine, le témoignage des croyants sera vrai et pur dans la mesure où ils réaliseront leur attachement à Christ. Nous marcherons « dans des sentiers de justice à cause de son nom » (Ps. 23. 3). Comme les grenades et les clochettes étaient attachées à la robe de bleu, les enfants de Dieu le sont à un Christ céleste, à Celui qui s’est présenté comme le vrai cep et de qui ils tirent leur vie nouvelle, qui est éternelle.
Avec le prophète Ésaïe, répétons cette déclaration bénie : « Je me réjouirai avec joie en l’Éternel, mon âme s’égayera en mon Dieu, car il m’a revêtu des vêtements du salut, il m’a couvert de la robe de la justice » (És. 61. 10).
Et si, pour une raison ou pour une autre, vous ne pouviez pas vous réjouir, nous vous invitons à vous jeter dans les bras du Sauveur qui vous revêtira de la plus belle robe (Luc 15. 22).

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