CORONA 47
L’arche dans le lieu saint (Ex. 25. 10 à 16)
Dans l’Ancien Testament, l’arche occupe une place centrale. La Parole de Dieu en fait mention environ 190 fois ! Ses différentes appellations expriment sa valeur incomparable.
« L’arche de l’alliance du Seigneur de toute la terre » (Jos. 3. 11).
« L’arche du témoignage » (Ex. 25. 22).
« L’arche sainte » (2 Chr. 35. 3).
« L’arche de la force de l’Éternel » (Ps. 132. 8).
Le Dieu d’éternité qui s’est présenté à Moïse comme : « JE SUIS CELUI QUI SUIS » (Ex. 3. 14), a associé Son saint Nom à cette arche. Elle représentait le trône de Dieu sur la terre.
Ses dimensions : sa longueur était de deux coudées et demie (environ 125 cm.) ; sa largeur d’une coudée et demie (environ 75 cm.) et sa hauteur : une coudée et demie (environ 75 cm.). Cette petite arche pour témoigner de la grandeur de Dieu ! Ce n’était pas les dimensions qui importaient, mais bien la valeur des matériaux qui la composaient, ce qu’elle contenait, et par-dessus tout la Personne qu’elle représentait : Dieu au milieu de Son peuple !
L’arche était faite de bois de sittim ou d’acacia, un arbre qui pousse dans les régions arides. Ce bois incorruptible symbolisait la parfaite humanité du Seigneur Jésus. Christ est vu par le prophète Ésaïe comme « sortant d’une terre aride » (És. 53. 2), telle fut la venue du Fils de Dieu au milieu d’un peuple qui ne portait plus de fruit pour Lui. Seules quelques fleurs subsistaient dans ce désert, des fidèles qui attendaient la délivrance (Luc 2. 38 ; 23. 51).
L’or pur recouvrait l’arche au dedans comme au dehors. Il parlait de la divinité de Christ. Dès son début, l’évangile selon Jean présente le Seigneur Jésus comme le Dieu éternel. Il est la Parole (le Verbe) : « La Parole était Dieu » (Jean 1. 2). Ensuite, « la Parole devint chair, et habita au milieu de nous et nous vîmes sa gloire » (Jean 1. 14).
Pour discerner en Jésus le Fils de Dieu, il faut avoir la foi, être né de nouveau et être éclairé par le Saint-Esprit. Quand Jésus dit à Ses disciples : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? », Simon Pierre répondit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Alors Jésus lui dit : « la chair et le sang ne t’ont pas révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux » (Mat. 16.15 à 17). Les Fils d’Israël ne pouvaient pas voir l’arche, elle était cachée dans le lieu très-saint. Quand on la déplaçait, on ne la voyait pas davantage, car elle était recouverte du voile (Nomb. 4. 5). Ceci indiquait que « le chemin des lieux saints n’avait pas encore été manifesté » (Héb. 9. 8). Mais, Christ étant venu, les yeux de ses disciples L’on vu, leurs mains L’ont touché (1 Jean 1. 1). Ce Dieu que personne ne pouvait voir, a été vu dans un Homme, « l’homme Christ Jésus » (1 Tim. 2. 5).
L’arche possédait un couronnement d’or, l’autel d’or et la table des pains de propositions aussi. Le couronnement d’or de ces trois objets du culte juif donnent un triple témoignage de la gloire que Dieu réservait à Celui qui s’est humilié jusqu’à la mort de la croix : « … Dieu l’a haut élevé » (Phil. 2. 9), l’a « couronné de gloire et d’honneur » (Héb. 2. 7) et a mis « sur sa tête une couronne d’or fin » (Ps. 21. 3). Lorsqu’Il apparaîtra en gloire pour régner, Jésus est présenté comme le « fidèle et véritable » avec sur Sa tête « plusieurs diadèmes » (Apoc. 19. 12).
Les anneaux faisaient corps avec l’arche et servaient à recevoir les deux barres. Ces dernières permettaient le déplacement de l’arche qui devait être portée. C’est l’amour qui a motivé le Seigneur Jésus à venir dans ce monde. Il a passé de lieu en lieu faisant du bien, « guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance » (Act. 10. 38). Ensuite, comme l’arche a précédé le peuple pour entrer dans les eaux du Jourdain, Jésus a « été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification » (Rom. 4. 25). Il a connu la mort de la croix pour nous sauver. Oui, l’amour de Dieu L’a conduit à Golgotha. Il est Dieu et « Dieu est amour » (1 Jean 4. 8). De même que les anneaux font un avec l’arche, Jésus a déployé cet amour. Il était « Dieu… manifesté en chair » (1 Tim. 3. 16). Avec un corps d’homme, Il reste « sur toutes choses, Dieu béni éternellement » (Rom. 9. 5). « En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous, c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui » (1 Jean 4. 9).
À l’intérieur de l’arche, au commandement de l’Éternel, Moïse avait déposé « une cruche d’or qui renfermait la manne, et la verge qui avait bourgeonné, et les tables de l’alliance » (Héb. 9. 4). La manne était « le pain des cieux » (Ps. 105. 40), image de Jésus qui a dit : « Moi je suis le pain de vie », ce « véritable pain qui vient du ciel … et qui donne la vie au monde » (Jean 6. 32 à 35). Aux fidèles à Pergame, Jésus Christ offre en récompense de fidélité, « la manne cachée » ; une communion intime avec Celui « qui a été mort » et qui est vivant (Apoc. 2. 17 ; 1. 17). Aussi, notre vie éternelle « est cachée avec le Christ en Dieu » (Col. 3. 3), à l’abri dans l’arche !
Le bâton d’Aaron, un bâton de bois d’amandier, a passé une nuit avec les bâtons des onze autres princes d’Israël dans le lieu très saint. Des princes du peuple avaient contesté la place d’Aaron comme souverain sacrificateur, mais Dieu, par un miracle, leur montra qui remplirait cette fonction. Seul le bâton d’Aaron « avait bourgeonné, et avait poussé des boutons, et avait produit des fleurs et mûri des amandes » (Nom. 17. 8). Des feuilles, des fleurs, des fruits, sortant d’un bois mort, en une nuit ! Image saisissante de la résurrection de notre Seigneur, de la vie nouvelle et éternelle qu’Il donne à quiconque croit ! En retour, portons du fruit pour Lui.
Les tables de la loi, dans l’arche, dirigent nos regards sur le Fils de Dieu qui seul pouvait et peut dire : « C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au-dedans de mes entrailles » (Ps. 40. 8) ; « je suis descendu du ciel,… pour faire… la volonté de celui qui m’a envoyé » (Jean 6. 38). À notre tour, d’un cœur sincère, proclamons avec le psalmiste : « J’ai ardemment désiré ton salut, ô Éternel ! et ta loi est mes délices » (Ps. 119. 174).

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