ROIS D’ISRAËL

LES ROIS D’ISRAËL ET JUDA

Moïse nous a commandé une loi, héritage de la congrégation de Jacob ; et il a été roi en Jeshurun, quand les chefs du peuple se réunirent ensemble avec les tribus d’Israël. Deut. 33. 4 et 5.

MOÏSE

Appeler Moïse un roi peut sembler inhabituel, et pourtant la Parole inspirée de Dieu le nomme ici roi en Jeshurun et, plus haut, homme de Dieu. Le nom de Jeshurun, qui signifie « (le peuple) qui se tient debout », est un terme que Dieu emploie pour désigner Israël, son peuple. Nous trouvons à de nombreuses reprises que le peuple et ses chefs viennent à Moïse pour s’assurer de la volonté de Dieu. Le roi selon le plaisir de Dieu devait gouverner le peuple de Dieu selon la pensée de Dieu.
En Deut. 17. 14 à 20, Dieu donne des instructions concernant le roi qu’il donnerait finalement à Israël. Les pensées de Dieu à l’égard d’un roi étaient bien différentes des pensées humaines. Pour autant que cela soit possible à un homme, Moïse était à la hauteur des exigences de Dieu. Mais lorsque Dieu envisage un roi pour son peuple, il porte en fait ses regards sur le Seigneur Jésus, son idéal absolu. Ici, le roi devait être celui que Dieu choisirait d’entre ses frères, non pas un étranger. C’était le cas pour Moïse, comme pour Christ. Le roi ne devait pas se procurer beaucoup de chevaux, ni conduire le peuple en Égypte dans ce but. Il ne devait pas avoir un grand nombre de femmes, de peur que son cœur ne se détourne, et il ne devait pas accumuler beaucoup d’or et d’argent pour lui-même. En cela aussi, Moïse, comme Christ, répondent à ces critères.
Le roi devait écrire pour lui-même une copie de la loi de Dieu, l’avoir avec lui, et la lire tout au long de sa vie. Alors que Moïse a été employé pour écrire la loi, le Seigneur Jésus pouvait dire prophétiquement : « Ta loi est au-dedans de mes entrailles » (Ps. 40. 8). Moïse s’est détourné de la loi de Dieu en une seule occasion, et son cœur s’éleva au-dessus de ses frères (Nomb. 20. 7 et 12). A cause de cela, il n’a pas pu prolonger ses jours, ni entrer dans le pays promis. En contraste absolu avec Moïse, Christ, débonnaire et humble de cœur, a même lavé les pieds de ses disciples. Et comme l’a annoncé l’ange : « Il n’y aura pas de fin à son royaume » (Luc 1. 33).

Et tous les arbres dirent à l’épine : Viens, toi, règne sur nous. Et l’épine dit aux arbres : Si vraiment vous voulez m’oindre roi sur vous, venez, mettez votre confiance en mon ombre ; sinon, un feu sortira de l’épine, et dévorera les cèdres du Liban… Et Abimélec fut prince sur Israël trois ans. Jug. 9. 14,15 et 22.
Il est un temps où des hommes dominent sur des hommes pour leur mal. Éccl. 8. 9.

ABIMÉLEC

L’histoire tragique d’Abimélec est un exemple de ce que Dieu ne veut pas voir dans un roi. Quel contraste cette fière « épine » fait avec Celui dont Dieu dit « J’ai oint mon roi sur Sion, la montagne de ma sainteté » (Ps. 2. 6) ! En vérité, il ressemble beaucoup plutôt à celui que nous entendons affirmer sa volonté cinq fois dans Ésaïe 14. 12, 20 : « je monterai … j’élèverai … je m’assiérai … je monterai … je serai semblable au Très-Haut » – Lucifer, le rebelle par excellence que nous reconnaissons comme le diable.
Le Seigneur Jésus nous dit que le diable est un menteur depuis le commencement (Jean 8. 44). Abimélec, le fils que Gédéon avait eu d’une concubine à Sichem, est venu au pouvoir en persuadant les hommes de sa ville natale qu’il serait plus avantageux pour eux de l’avoir, lui, pour gouverner sur eux, que les 70 autres fils de Gédéon, dont aucun d’ailleurs ne recherchait le pouvoir. Ayant gagné ses concitoyens par sa politique persuasive, il loua les services d’assassins, tua ses frères, et fut fait roi par les hommes de Sichem. Il est bien compréhensible que la volonté de Dieu n’ait pas été recherchée dans toute cette affaire. Jotham, le plus jeune fils de Gédéon, avait seul échappé à la tuerie. Il présenta ensuite aux hommes de Sichem l’allégorie des arbres choisissant un roi, et leur prédit le désastre et le jugement qui viendraient sur eux et sur leur roi méchant et usurpateur.
Le règne d’Abimélec ne dura que trois ans. C’était vraiment l’homme dominant sur l’homme pour son mal. Dieu ne pouvait pas bénir une royauté érigée de cette façon. Abimélec, comme les hommes de Sichem, n’avaient pas tenu compte de Dieu dans leurs calculs. Ils eurent tous une fin tragique. Les hommes font de même de nos jours. Eux aussi apprendront qu’ « on ne se moque pas de Dieu ». (Gal. 6. 9)

N’est-ce pas, quand tu étais petit à tes propres yeux… (que) l’Éternel t’a oint pour roi sur Israël ?… pourquoi n’as-tu pas écouté la voix de l’Éternel ?… Voici, écouter est meilleur que sacrifice. 1 Sam. 15. 17, 19 et 22.

SAÜL

Saül, jeune homme grand, racé, imposant, avait toute l’apparence extérieure convenant à un roi. Lorsque Samuel, suivant la direction de Dieu, l’eut oint comme roi, Saül fit un bon départ.
Samuel lui fit part de plusieurs signes qui allaient lui arriver. L’un d’entre eux, c’est qu’il allait rencontrer une compagnie de prophètes et, lui dit Samuel, « l’Esprit de l’Éternel te saisira, et tu prophétiseras avec eux, et tu seras changé en un autre homme » (1 Sam. 10. 5 et 6). C’est ce qui arriva, et qui surprit tous ceux qui avaient connu Saül, car apparemment, il n’avait pas été connu pour sa spiritualité auparavant. Lorsqu’il fut publiquement désigné comme le roi que Dieu donnait à son peuple, il se comporta tout d’abord avec modestie.
Bien que l’Esprit de Dieu soit venu sur lui, nous ne constatons pas que son cœur ait changé. L’Esprit lui donne de la puissance et il défait des armées ennemies. Mais le fait d’être « changé en un autre homme » se révèle être une chose purement extérieure chez Saül. Il était capable d’agir avec décision contre l’ennemi. Il était religieux, également, mais d’une manière publique, tout comme le sont aujourd’hui de nombreux chefs politiques. Mais la véritable obéissance à Dieu et à sa Parole était une chose entièrement étrangère à son caractère – et ce fut sa ruine.
Au ch. 13 (de 1 Samuel), nous voyons qu’il n’attend pas une semaine entière, avant que Samuel arrive pour offrir l’holocauste, mais qu’il l’offre lui-même quand il voit que le peuple se disperse d’auprès de lui. Au ch. 14, il commence à consulter Dieu mais s’interrompt quand il voit s’accroître l’activité dans le camp des Philistins. Au ch. 15, en opposition au commandement de l’Éternel, il épargne le roi d’Amalek, et le meilleur des brebis et des bœufs, reportant sur le peuple le blâme de sa désobéissance.
Aujourd’hui encore, Dieu recherche, chez tous ceux auxquels il confie des responsabilités, l’humble obéissance qui caractérisait son Fils, notre Seigneur.

Et Saül mourut dans son péché qu’il avait commis contre l’Éternel, à propos de la parole de l’Éternel, qu’il n’avait pas gardée, et aussi pour avoir interrogé une femme qui évoquait les esprits pour les consulter ; et il ne consulta point l’Éternel. Et il le fit mourir, et transféra le royaume à David, fils d’Isaï. 1 Chron. 10. 13 et 14.

Dans les livres des Chroniques, où nous avons la narration que Dieu fait de l’histoire de son peuple terrestre, nous trouvons la généalogie de Saül (1 Chron. 8. 33) mais un seul chapitre lui est personnellement consacré. Ce chapitre nous dit d’abord comment Saül est mort, et ensuite pourquoi il mourut (1 Chron.10). La première raison qui nous est donnée est la désobéissance de Saül à la parole de Dieu. A plusieurs reprises il avait enfreint des commandements explicites de Dieu. Au Ps. 119. 4, il nous est dit : « Tu as commandé tes préceptes pour qu’on les garde soigneusement ». Dieu ne supportera pas qu’on désobéisse à sa Parole.
Lorsque Saül ne se conforma pas à la parole de Dieu, Dieu le mit de côté. Saül refusa d’accepter cette sanction. Quoiqu’il ait su que David était l’homme choisi par Dieu, et qui prévaudrait à la fin, il lutta pour se maintenir sur le trône royal. Ensuite, Samuel mourut. Dieu n’eut plus de communications avec Saül par des prophètes, des Urim (instruments des sacrificateurs), ou des songes.
Saül se trouva ensuite devant une situation désespérée. Les armées des Philistins avaient de nouveau envahi le pays et se préparaient à la bataille. Saül, dans sa détresse, chercha une diseuse de bonne aventure, et lui demanda de faire revenir des morts Samuel, pour que celui-ci lui donne conseil. Il avait autrefois expulsé du pays les médiums et les spirites. Mais maintenant, en désobéissance flagrante au commandement de Dieu en Deut. 18. 9 à 14 et Lév. 19. 31, il recherchait de l’aide auprès de sources sataniques. Dieu – et non pas Satan – lui répondit d’une manière telle que ce fut un choc pour la femme et que Saül se prosterna, rempli de frayeur.
A l’inverse de beaucoup de personnes, la Bible parle avec beaucoup de sérieux du pouvoir de Satan, le trompeur par excellence. Il n’y a pas de communion entre Dieu et Satan, entre la lumière et les ténèbres. S’intéresser à l’occultisme n’est pas un passe-temps innocent, mais une véritable abomination devant Dieu, et un grand danger pour ceux qui s’y engagent. Chrétiens, tenez-vous loin de l’occultisme.

Et il choisit David, son serviteur, et le prit des parcs des brebis ; Il le fit venir d’auprès des brebis qui allaitent, pour paître Jacob, son peuple, et Israël, son héritage. Ps. 78. 70 et 71.

DAVID

Tout comme Dieu prépara de nombreux autres conducteurs fidèles parmi son peuple terrestre, Israël, de la même manière, dans sa sagesse et son amour infinis, il forma David dans l’obscurité paisible de son travail de berger. David, le plus jeune des huit fils d’Isaï, n’était pas considéré comme étant assez important pour être appelé au sacrifice quand le prophète Samuel vint à Bethléhem. La première fois que David est mentionné, son père dit de lui : « Voici, il paît le menu bétail » (1 Sam. 16. 11). Plus tard, lorsqu’Isai l’envoya porter de la nourriture à ses frères aînés à l’armée, « David se leva de bonne heure le matin, et laissa le menu bétail à un gardien, et prit sa charge et s’en alla, comme Isaï le lui avait commandé » (1 Sam. 17. 20). Et de quelle manière touchante il décrit les soins du berger au Ps. 23.
David a eu le cœur d’un berger pendant toute sa vie. Lorsqu’il vit l’ange frapper au milieu du peuple, après qu’il avait ordonné leur dénombrement, il dit : « Voici, moi, j’ai péché… mais ces brebis, qu’ont-elles fait ? » (2 Sam. 24. 17). Notre Seigneur bien-aimé dit, à ceux qui venaient l’arrêter : « Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci » (ses disciples) (Jean 18. 8). Il était en vérité, comme il le dit en Jean 10. 11, le Bon Berger qui met sa vie pour les brebis.
Après la chute de Saül et de sa maison, tout Israël vint d’un seul cœur vers David, le reconnaissant pour leur berger, lui disant : « Autrefois, quand Saül était roi, c’était toi qui faisais sortir et qui faisais entrer Israël ; et l’Éternel, ton Dieu, t’a dit : Tu paîtras mon peuple Israël, et tu seras prince sur mon peuple Israël » (1 Chron. 11. 2). Tel était l’homme selon le cœur de Dieu.

Car David dit : Salomon, mon fils, est jeune et délicat, et la maison à bâtir pour l’Éternel doit être très grande en renom et en beauté dans tous les pays ; ainsi je préparerai pour elle ce qu’il faut ; et David le prépara en abondance avant sa mort. 1 Chron. 22. 5.

Au Ps. 132, nous apprenons que David, lorsqu’il était encore un jeune berger à Éphrata (Bethléhem de Juda), avait désiré préparer « un lieu pour l’Éternel, des demeures pour le Puissant de Jacob » (v. 5). Le souhait de toute sa vie était de construire un temple magnifique, digne de Dieu, qui soit une demeure pour l’arche de l’alliance, le symbole de la présence de Dieu avec son peuple. Avant les jours de David, l’arche avait été prise par les Philistins, et par la suite, avait été gardée dans des maisons particulières plutôt que dans le tabernacle.
Lorsque David fut prêt à construire, Dieu ne lui permit pas de mettre à exécution le projet qui lui tenait à cœur, parce qu’il avait été un homme de guerre et avait versé beaucoup de sang. Dieu appréciait cependant qu’il ait eu cette chose à cœur. Dieu promit à David que Lui-même lui bâtirait une maison (ayant en cela Christ en vue) – et que d’autre part il lui donnerait un fils, Salomon, un homme de paix, qui construirait le temple. Dieu loua l’amour de David, cet homme selon son cœur, pour son désir de L’adorer.
Au lieu de donner libre cours à sa déception de ce que son projet ne pouvait pas se réaliser, David fit tout ce qu’il pouvait comme préparatifs pour la construction du temple. L’Esprit de Dieu donna à David, cet homme de Dieu, le modèle du temple, et des instructions détaillées concernant les personnes attachées au temple et le service de l’adoration. David accumula d’immenses réserves d’or, d’argent, et d’autres matériaux qui entreraient dans la construction. Et dès l’enfance de Salomon, David prit le temps d’éduquer son fils, de lui enseigner l’importance d’acquérir la sagesse, et de lui faire connaître le dessein de Dieu pour sa vie.
Combien il est essentiel que les parents chrétiens, aujourd’hui, enseignent leurs enfants, en insistant sur la volonté de Dieu et ses buts pour leur vie !

Et David dit à Abiathar : … Demeure avec moi, ne crains point ; car celui qui cherche ma vie, cherche ta vie, et près de moi tu seras bien gardé. 1 Sam. 22. 22 et 23.
Et l’Esprit revêtit Amasçaï, chef des principaux capitaines : Nous sommes à toi, David, et avec toi, fils d’Isaï ! Paix, paix à toi, et paix à ceux qui t’aident, car ton Dieu t’aide ! Et David les reçut, et les établit chefs de bandes. 1 Chron. 12. 18.

Pendant des années, David fut la cible d’une chasse à l’homme sans merci. Il avait tué Goliath, le géant Philistin, sa victoire avait été chantée par les femmes israélites, il s’était comporté avec sagesse, et Dieu l’avait fait prospérer. Il avait gagné l’amitié du prince Jonathan, le fils de Saül, mais au travers de tout cela il avait aussi enduré la jalousie insensée et mortelle du roi Saül, qui avait plusieurs fois essayé de le tuer. Jésus, notre Seigneur, a aussi été « haï sans cause ».
Non seulement Abiathar, le sacrificateur, dont toute la famille et l’entourage avaient été tués sur l’ordre de Saül, mais beaucoup d’hommes en Israël qui souffraient à ce moment-là – dans la détresse, dans les dettes, ayant de l’amertume dans l’âme – trouvèrent refuge auprès de David.
Ils s’assemblèrent autour de lui, et il fut leur chef (1 Sam. 22. 2). Les hommes de cette troupe hétéroclite, ayant David comme chef, devinrent ses hommes forts. Leur nombre s’éleva à 400, puis à 600, et finalement en une armée de plusieurs milliers d’hommes. Leur fidélité à David était le ciment de leur union.
Amasçaï exprime cette loyauté en termes d’une grande beauté. Ses paroles s’appliquent aussi à nous comme chrétiens. Nous devons d’abord venir à Christ. Lorsque nous sommes à lui, nous devons aussi être avec lui. Amasçaï et ses compagnons étaient sortis, s’étaient séparés des autres pour David. Celui-ci leur avait demandé s’ils venaient à lui dans un esprit pacifique, pour l’aider. Souhaiter la paix à David, c’était également souhaiter la paix à ceux qui l’aidaient.
De même, lorsque nous prenons place aux côtés du Seigneur dans sa réjection, nous devons aussi être disposés à œuvrer avec d’autres croyants qui le suivent et le servent déjà.

Absalom haïssait Amnon, parce qu’il avait humilié Tamar, sa sœur… Absalom dérobait les cœurs des hommes d’Israël… Absalom envoya des émissaires dans toutes les tribus d’Israël, disant : Quand vous entendrez le son de la trompette, dites : Absalom règne à Hébron… Et le peuple allait croissant auprès d’Absalom. 2 Sam. 13. 22 ; 15. 6, 10 et 12.

ABSALOM

Absalom était le troisième fils du roi David. Il était bel homme et vaniteux, spécialement à cause de sa longue et épaisse chevelure – qu’il coupait et pesait tous les ans – mais qui fut sa ruine pour finir. Parce qu’Amnon, son demi-frère, n’avait pas été châtié pour ce qu’il avait fait à la sœur d’Absalom, celui-ci le haïssait et complota pour le tuer. Il y réussit, et échappa à la peine qu’il aurait dû subir comme meurtrier. S’étant débarrassé du meurtre, il tourna ses ambitions vers un but plus élevé – devenir roi sur Israël. Il fit son plan, méthodiquement, pour y arriver. Pour impressionner les gens, il avait des chars et des chevaux, et cinquante hommes qui couraient devant lui. Il se levait de bonne heure, rencontrait ceux qui venaient au roi David, les saluant avec bonhomie, et insinuant qu’ils n’obtiendraient pas du roi la justice qu’ils méritaient. Il volait les cœurs des Israëlites avec de douces paroles, et réussit à gagner à son bord Akhitophel, le conseiller estimé du roi. Il camoufla tout cela sous des paroles pieuses concernant des sacrifices à offrir et le service de l’Éternel – un chef-d’œuvre de politicien ! « Et la conjuration devint puissante, et le peuple allait croissant auprès d’Absalom » (2 Sam. 15. 12).
Tout se déroula selon le plan prévu. David et ceux qui lui étaient fidèles fuirent en hâte de Jérusalem. Absalom et ses forces avancèrent. Ses succès préfigurent l’ascension rapide de l’Antichrist pendant la Grande Tribulation, qui est proche. Il y avait danger imminent pour la vie de David. Mais Absalom avait compté sans Dieu. « Qui maudit son père et sa mère, – sa lampe s’éteindra au sein des ténèbres » (Prov. 20. 20). L’armée d’Absalom fut mise en déroute, et ses ambitions orgueilleuses trouvèrent leur fin dans un grand térébinthe.

Et Adonija, fils de Hagguith, s’éleva, disant : Moi, je serai roi. Et il se procura des chars et des cavaliers, et cinquante hommes qui couraient devant lui. Et son père ne l’avait jamais chagriné, en disant : Pourquoi fais-tu ainsi ? Et il était aussi un très bel homme ; et sa mère l’avait enfanté après Absalom. 1 Rois 1. 5 et 6.
Quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé. Luc 14. 11.

ADONIJA

Il est triste de voir qu’Adonija, le quatrième fils de David, a suivi le mauvais exemple donné par son frère aîné, Absalom. Sa vanité et son orgueil, et un manque de fermeté dans la discipline, de la part de son père, l’amenèrent à s’exalter lui-même. Se dressant contre la volonté expresse de Dieu, précisant que Salomon devait être roi, et contre l’ordre que David avait donné aux princes, d’aider Salomon, il essaya alors de s’assurer le trône, en attirant même dans ses plans et ses préparatifs de vieux serviteurs fidèles de David.
Que c’est tragique, quand des parents laissent leurs enfants faire ce qui leur plaît, sans jamais leur en demander des comptes. Quelle terrible moisson cette semence produit-elle !
« Je serai roi ! » Cela ne nous rappelle-t-il pas les « Je monterai… J’élèverai mon trône … Je m’assiérai » attribués à Lucifer en És. 14. Son but, c’était d’avoir la première place en toutes choses, d’avoir l’honneur que Dieu destinait à son Fils, notre Seigneur Jésus Christ (Col. 1. 18). Pour atteindre son but, il détourna beaucoup d’autres anges vers une ignoble rébellion contre Dieu. Mais sa puissance a été annulée au Calvaire, par Celui qui est glorieux mais s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. (Phil. 2), tandis que Satan sera bientôt abaissé jusqu’en enfer.
Le coup d’état projeté par Adonija fut déjoué à l’apogée des réjouissances du conspirateur. Ses invités se dispersèrent. Pour assurer sa sécurité, Adonija saisit les cornes de l’autel. Ce faisant, il gagna un temps de répit. Mais il montra bientôt que ni son cœur ni ses voies n’avaient changé, et il fut donc exécuté.

Cette même nuit Dieu apparut à Salomon, et lui dit : Demande ce que tu veux que je te donne. Et Salomon dit à Dieu : … maintenant, donne-moi de la sagesse et de la connaissance, et je sortirai et j’entrerai devant ce peuple ; car qui jugera ton peuple qui est si grand ? 2 Chron. 1. 7, 8 et 10.

SALOMON

David, à mesure que son fils Salomon grandissait, lui enseigna l’importance de la sagesse, et insista pour qu’il acquière la sagesse (Prov. 4. 4 à 9). Avant sa mort, David a reconnu la sagesse de son fils et l’a pressé d’agir selon cette sagesse, dans des questions où lui-même avouait avoir manqué (1 Rois 2. 6 et 9). Les parents, aujourd’hui, devraient aussi encourager leurs enfants à acquérir la vraie sagesse et leur témoigner notre joie lorsqu’ils font preuve d’une sagesse divine. La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse, nous est-il dit à maintes reprises.
Salomon montra bien qu’il avait pris à cœur les paroles de son père. Cette sagesse nous apparaît lors des premières décisions qu’il prit dès son accession au trône. Nous voyons cela spécialement lorsque Dieu lui demande de choisir ce qu’il voudrait recevoir de lui. Un homme réellement pieux se rendra compte qu’il manque de sagesse, et ira la chercher à la source de la sagesse – Dieu lui-même.
Salomon n’a pas demandé la sagesse par vanité ou pour un avantage personnel. Il avait conscience de la grande responsabilité que l’Éternel lui avait confiée, jeune et inexpérimenté comme il l’était. Il souhaitait la sagesse pour être capable de bien gouverner le grand peuple de Dieu. Sachons aussi demander la sagesse d’en-Haut pour bien nous comporter dans nos tâches journalières, dans les besoins familiaux, et dans les responsabilités que Dieu nous confie au milieu de son peuple ! Dieu trouvera sa joie à exaucer de telles requêtes. Jacques nous assure que Dieu donne la sagesse libéralement à tous ceux qui la lui demandent « avec foi, ne doutant nullement » (Jac. 1.5 et 6).
Dieu fit don à Salomon de la sagesse et de la connaissance, d’une très grande intelligence et d’un cœur très large, et lui donna en plus les richesses, la santé, et les honneurs. La sagesse de Dieu lui donnait la capacité de rendre la justice avec équité. Des rois vinrent pour écouter sa sagesse, car sa renommée se répandait au loin.

Salomon avait fait une estrade d’airain… au milieu de la cour ; et il s’y tint, et fléchit les genoux en face de toute la congrégation d’Israël, et étendit ses mains vers les cieux, et dit : Éternel, Dieu d’Israël ! Il n’y a point de Dieu comme toi, dans les cieux et sur la terre. 2 Chron. 6. 13 et 14.

Quel magnifique exemple Salomon nous donne ici ! Ce roi grand et glorieux, dont tous les rois de la terre recherchaient la présence pour entendre sa sagesse, s’agenouille en public devant l’Éternel et reconnaît sa grandeur et sa fidélité. De Salomon il nous est dit : « Et Salomon aimait l’Éternel » (1 Rois 3. 3). Dieu veuille nous accorder plus de tels conducteurs qui aiment réellement le Seigneur et qui l’honorent et lui rendent témoignage publiquement !
C’est cela, la vraie sagesse !
Salomon présente ensuite à l’Éternel plusieurs requêtes précises en relation avec le temple qu’il avait mis sept ans à construire. Ce temple était probablement l’un des édifices les plus splendides et coûteux que l’homme ait jamais édifiés. Dieu en avait donné le modèle à David. Construit avec des matériaux de première qualité, par des ouvriers qualifiés, il était entièrement recouvert d’or, à l’intérieur et à l’extérieur.
Lorsque Salomon eut terminé sa prière, le feu descendit du ciel et consuma les sacrifices. La nuée de la gloire de l’Éternel remplit la maison de Dieu, de sorte que les sacrificateurs ne pouvaient s’y tenir pour accomplir leur service. Lorsque le peuple vit tout cela, eux aussi « s’inclinèrent le visage en terre sur le pavement, et se prosternèrent, et célébrèrent l’Éternel : Car il est bon, car sa bonté demeure à toujours ! » (2 Chron. 7. 3).
Les conditions sont bien différentes aujourd’hui. Les changements technologiques n’amènent pas toujours de la bénédiction. Dans bien des pays, les autorités cherchent plutôt à évincer la pensée de Dieu et du Seigneur Jésus dans les affaires publiques. On peut en constater le triste résultat.

Et (Salomon) proféra trois mille proverbes, et ses cantiques furent au nombre de mille et cinq. Et il parla sur les arbres, depuis le cèdre qui est sur le Liban, jusqu’à l’hysope qui sort du mur ; et il parla sur les bêtes, et sur les oiseaux, et sur les reptiles, et sur les poissons. 1 Rois 4. 32 et 33.

Salomon avait demandé à Dieu de la sagesse et de la connaissance pour juger le peuple de Dieu, et pour savoir discerner le bien et le mal. La sagesse que Dieu lui donna « était plus grande que la sagesse de tous les fils de l’orient et toute la sagesse de l’Égypte ; Et il était plus sage qu’aucun homme » (1 Rois 4. 30 et 31). Nous voyons dans les détails mentionnés ci-dessus l’ampleur de cette sagesse. Les connaissances de Salomon en biologie rappellent celles d’Adam, à qui il avait été donné de dominer sur la terre, et dont la première tâche fut de donner un nom aux animaux. Dans l’Écriture, le fait de nommer quelqu’un ou quelque chose est en général associé à l’idée de connaissance et d’une position de supériorité par rapport à la chose nommée. Qu’il serait intéressant d’avoir un manuel de biologie écrit par Salomon ! Il aurait certainement donné gloire au grand Dieu Créateur plutôt que d’émettre des absurdités évolutionnistes.
Dieu nous a conservé beaucoup des trois mille proverbes de Salomon dans le livre des Proverbes – un livre d’une grande perspicacité, qu’il écrivit à l’intention de son fils – qui garde encore toute sa valeur pour les jeunes d’aujourd’hui, et également pour nous tous. D’autres sages déclarations de Salomon nous sont données dans l’Écclésiaste, un livre où il porte son regard sur les expériences de sa vie. Là, il considère la vie de l’homme « sous le soleil », en contraste avec ce que nous donne le Nouveau Testament qui présente le chrétien comme béni de « toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » (Éph. 1. 3). Le vide ressenti lorsqu’on vit uniquement pour le monde se voit clairement dans l’Ecclésiaste.
Des 1005 cantiques que Salomon a écrits, il ne nous en reste qu’un, mais celui-là, c’est « Le cantique des cantiques, qui est de Salomon » (Ch. 1. 1) – un cantique qui rend hommage à Christ, le véritable époux, les délices du cœur de ses rachetés.

Mais le roi Salomon aima beaucoup de femmes étrangères… Au temps de la vieillesse de Salomon… ses femmes détournèrent son cœur après d’autres dieux… Et l’Éternel eut de la colère contre Salomon, parce que son cœur s’était détourné de l’Éternel, le Dieu d’Israël, qui s’était révélé à lui deux fois, et lui avait commandé, à ce sujet, de ne pas aller après d’autres dieux, et il ne garda pas ce que l’Éternel lui avait commandé. 1 Rois 11. 1, 4, 9 et 10

Nous disons : C’est incroyable ! – Mais non, c’est absolument vrai. Dieu nous donne ce triste commentaire dans sa Sainte Parole, et il est là pour nous avertir et nous corriger. Comment Salomon, avec toute la sagesse que Dieu lui avait donnée, a-t-il pu faire une chose pareille ? Que pouvons-nous apprendre de son expérience pour nous aider à éviter de faire des fautes désastreuses comme les siennes ?
Un indice utile se trouve justement dans l’un de ses proverbes, où il nous dit que celui « qui se confie en son propre cœur est un sot » (Prov. 26. 28). Dieu avait enseigné explicitement à son peuple terrestre que leurs rois ne devaient pas avoir un grand nombre de femmes (Deut. 17.17). Salomon, qui dans sa jeunesse aimait l’Éternel et lui bâtit un temple magnifique, prit 700 femmes princesses, et en plus, 300 concubines ! Peut-être se justifiait-il en se disant qu’il y avait des raisons d’état à certaines de ces alliances, mais Dieu nous dit clairement qu’il « s’attacha à elles par amour ». Le problème de Salomon était une question de cœur ! Il a désobéi et son cœur s’est détourné.
Non seulement Dieu avait donné des avertissements et des instructions sans équivoque dans la Loi, mais il était apparu personnellement à Salomon à deux reprises, et lui avait commandé de ne pas aller après d’autres dieux. Il semble que ses femmes, l’une après l’autre, l’aient persuadé de construire un haut lieu pour leur idole. Elles ont pu lui dire : Tu as bâti un si beau temple pour ton Dieu. Ne peux-tu pas me construire un petit haut lieu pour le mien ? Il ne fallut pas beaucoup de temps pour que la colline qui est près de Jérusalem, le Mont des Oliviers, soit défigurée par ces hauts lieux, et cela pendant 350 ans, jusqu’au règne de Josias.

Et l’Éternel dit à Salomon : Parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas gardé mon alliance et mes statuts, que je t’ai commandés, je t’arracherai certainement le royaume, et je le donnerai à ton serviteur. Seulement, je ne le ferai pas dans tes jours, à cause de David, ton père ; mais je l’arracherai de la main de ton fils. Toutefois je ne lui arracherai pas tout le royaume ; je donnerai une tribu à ton fils, à cause de David, mon serviteur, et à cause de Jérusalem, que j’ai choisie. 1 Rois 11. 11 à 13.

Dans la dernière partie de sa vie, Salomon n’a pas suivi pleinement l’Éternel. Ses femmes ont détourné son cœur après d’autres dieux, et il a bâti des hauts lieux pour elles, où elles brûlaient de l’encens et sacrifiaient à leurs dieux. Les mariages entre croyants et incroyants, aujourd’hui encore, auront de même des conséquences désastreuses. Il est bien rare que le croyant attire l’incroyant vers les choses d’en-haut. C’est habituellement l’incroyant qui entraîne le croyant vers le bas, avec des résultats lamentables, au point de vue personnel, pour la famille, et même au-delà. A nouveau Dieu parla à Salomon, mais cette fois-ci, en jugement. Il l’avait averti du désastre qui adviendrait, s’il cessait de le suivre et de garder ses commandements, pour servir et adorer des idoles. Dieu se devait maintenant d’agir conformément à sa parole. En Gal. 6. 7, nous lisons : « Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera ». Ni la sagesse de Salomon, ni sa richesse, ni sa puissance, ne pouvaient détourner le juste jugement de Dieu. Son royaume lui serait arraché et serait donné à son serviteur.
Dieu agit toujours d’une manière fidèle à sa parole et en accord avec son caractère. C’est pourquoi, ici, conformément à sa parole à David, qu’il appelle « mon serviteur », et à cause de Jérusalem qu’il avait choisie, Dieu diffère d’exécuter son jugement pendant la vie de Salomon.
Dieu adoucit aussi sa sévérité. Il n’enlèverait pas le royaume tout entier, mais donnerait une tribu au fils de Salomon, et ainsi maintiendrait toujours une lampe pour David à Jérusalem.

ROIS D’ISRAËL

Jéroboam était un fort et vaillant homme ; et Salomon vit que le jeune homme faisait de l’ouvrage, et le préposa sur tout le travail de la maison de Joseph… Ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël… Je te prendrai et tu régneras sur tout ce que ton âme désire, et tu seras roi sur Israël. 1 Rois 11. 28, 31 et 37.

JÉROBOAM 1

Jéroboam, le premier roi d’Israël sur le royaume des dix tribus, était le fils d’une veuve, et un jeune homme plein de promesses. Du point de vue humain, il avait tout pour lui. Lorsque Salomon était en train de fortifier Jérusalem, il remarqua que Jéroboam était adroit, et il le promut à la direction du travail des équipes d’Éphraïm et de Manassé. Mais nous voyons que le roi n’était pas le seul à remarquer ce jeune homme. Dieu, également, avait pris note de ses capacités et de son ambition. Le regard de Dieu considère les voies de l’homme et, plus que cela, il connaît les pensées et les désirs du cœur de chaque homme.
Dieu envoya le prophète Akhija annoncer à Jéroboam que, à cause de l’infidélité du peuple sous le règne de Salomon, il déchirerait le royaume, le retirant de la main de Roboam, le fils de Salomon, et l’établirait lui, Jéroboam, comme roi sur dix tribus, mais que, à cause de ses promesses à David, il ne retirerait pas complètement le royaume à la famille de David, et n’accomplirait pas ces choses pendant la vie de Salomon. Tout en étant toujours fidèle à sa Parole, Dieu ne se hâte pas d’exécuter ses justes jugements.
L’habileté de Jéroboam était une chose louable, mais Dieu recherche plus que simplement des capacités humaines valables. Il regarde au cœur et veut des cœurs qui lui soient entièrement consacrés. C’est pourquoi il dit à Jéroboam : « Si tu écoutes tout ce que je te commanderai, et si tu marches dans mes voies et que tu fasses ce qui est droit à mes yeux, en gardant mes statuts et mes commandements, comme a fait David, mon serviteur, alors je serai avec toi, et je te bâtirai une maison stable, comme je l’ai bâtie pour David, et je te donnerai Israël » (v. 38).

Et Jéroboam dit en son cœur : Maintenant le royaume retournera à la maison de David. Si ce peuple monte pour offrir des sacrifices dans la maison de l’Éternel à Jérusalem, le cœur de ce peuple retournera à son seigneur… et ils me tueront, et ils retourneront à Roboam, roi de Juda. 1 Rois 12. 26 et 28.

Dieu, qui sonde les cœurs et qui les connaît à fond, révèle ici les raisonnements intimes du cœur de Jéroboam. Jéroboam ne se confiait pas de tout son cœur en Dieu, dans sa bonté, et dans la parole que Dieu lui avait fait connaître. Au lieu de cela, il fit l’erreur de s’appuyer sur sa propre intelligence. L’Écriture nous dit que celui « qui se confie en son propre cœur est un sot » (Prov. 28. 26).

Satan, dans le cœur de nos premiers parents, a insinué le doute quant à la bonté de Dieu, et les a rapidement convaincus que ce qu’il suggérait, lui, était bien meilleur pour eux. Depuis lors, l’homme a toujours cherché son avantage propre. Sans voir plus loin, il se confie en son propre cœur et s’appuie sur sa propre intelligence. Il prend conseil auprès d’autres hommes qui pensent exactement comme lui. Soit il feint d’ignorer Dieu, soit il se trompe lui-même en croyant qu’il peut s’en sortir en désobéissant à Dieu. Parce que Dieu est « miséricordieux et faisant grâce, lent à la colère, et grand en bonté et en vérité, gardant la bonté envers des milliers de générations, pardonnant l’iniquité, la transgression et le péché », l’homme – parce que cela lui convient – oublie que Dieu est aussi un Dieu « qui ne tient nullement celui qui… est coupable (de péché) pour innocent, qui visite l’iniquité des pères sur les fils, et sur les fils des fils, sur la troisième et sur la quatrième génération » ! (Ex. 34. 6 et 7).
Jéroboam a institué sa propre religion. Cela a amené la ruine de tous les rois qui lui ont succédé en Israël. Il a fait deux veaux d’or, a construit des hauts lieux, a consacré des sacrificateurs qui n’étaient pas des Lévites, et a établi une fête, « comme la fête qui avait lieu en Juda » (v. 32). Faisons attention de ne pas changer, de ne pas même modifier, les instructions que Dieu nous a données dans sa Parole !

C’est l’homme de Dieu qui a été rebelle à la parole de l’Éternel, et l’Éternel l’a livré au lion qui l’a déchiré et l’a tué, selon la parole de l’Éternel. 1 Rois 13. 26.
Le temps est venu de commencer le jugement par la maison de Dieu ; mais s’il commence premièrement par nous, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de Dieu ? 1 Pier. 4. 17.

Jéroboam, comme Caïn, avait institué sa propre religion, une religion qu’il « avait inventée dans son propre cœur » (cf. Néh. 6. 8). Alors qu’il faisait brûler de l’encens sur l’autel qu’il avait fait à Béthel – la « maison de Dieu » – un homme de Dieu venant de Juda cria contre cet autel, par la parole de l’Éternel, prédisant la ruine finale du système créé par Jéroboam pour adorer Dieu. Lorsque Jéroboam essaya d’arrêter l’homme de Dieu, il se trouva subitement sans force pour l’atteindre. Sa folie fut publiquement mise au jour.
Cependant, Dieu avait donné à son serviteur des instructions explicites concernant la manière dont il devait se comporter pendant qu’il était dans le pays gouverné par Jéroboam. L’homme de Dieu, en conséquence, a décliné l’offre du roi, de se rafraîchir chez lui et de prendre un présent de sa main. Mais, sur le chemin du retour chez lui, il s’est assis pour se reposer, et un vieux prophète l’a persuadé de venir chez lui et d’y manger du pain. Il lui a dit, en mentant, qu’un ange lui avait ordonné cela. Aucun ange de Dieu ne possède l’autorité pour changer ce que Dieu a dit. Contredire, ou vouloir moderniser ce que Dieu a dit est une grave offense envers notre Dieu, lui qui ne change pas et ne peut mentir. Peu après, un lion a tué l’homme de Dieu de la manière la plus extraordinaire.
Dieu s’attend à ce que ses serviteurs soient des exemples en ce qui concerne l’obéissance à sa Parole. Avant de faire tomber le jugement sur l’infidélité de Jéroboam, il a agi en jugement quant à la désobéissance du serviteur même dont il s’était servi pour prononcer ce jugement sur le roi. Puissions-nous ne jamais oublier quelle responsabilité solennelle c’est, que de représenter Dieu dans ce monde !

Dans ce temps-là, Abija, fils de Jéroboam, fut malade. Et Jéroboam dit à sa femme : Lève-toi… et déguise-toi, et qu’on ne sache pas que tu es la femme de Jéroboam, et va-t-en à Silo ; voici, là est Akhija, le prophète, qui a dit de moi que je serais roi sur ce peuple… il te dira ce qui arrivera à l’enfant. 1 Rois 14. 1 et 3.

Bien que Jéroboam ait institué pour son peuple une religion de sa propre invention, il est évident que lui-même n’avait pas réellement confiance en elle. Lorsque sa main étendue avait séché, il avait demandé à l’homme de Dieu de Juda de prier « l’Éternel ton Dieu », afin que l’usage de sa main puisse lui être rendu. Ici aussi, quand son fils Abija tomba malade, il envoya sa femme vers le prophète Akhija, maintenant âgé et aveugle, pour savoir ce qui adviendrait de l’enfant. Sa propre religion pouvait peut-être lui être utile pour ses buts politiques, mais non pas lorsque les fonctions de son corps ou de la vie de son fils étaient en jeu ! Ce même principe est vrai de toutes les religions inventées par les hommes.
Il n’y avait toutefois aucune repentance chez Jéroboam. Il était décidé à sauver la face. Sa femme devait se déguiser et prendre avec elle un présent pour aller interroger le vieux prophète Akhija. Ni le prophète aveugle, ni le peuple, ne devaient être au courant de sa démarche. Mais Dieu connaissait toutes choses, et donna à Akhija des instructions précises quant à ce qui arriverait et à ce qu’il aurait à faire.
L’Éternel avait trouvé en cet enfant quelque chose qui lui était agréable. Il le prit auprès de lui avant que le jour du jugement n’éclate sur le reste de la maison de Jéroboam. Ce petit garçon fut le seul membre de la famille de Jéroboam qui reçut un enterrement convenable et pour lequel Israël mena deuil. Malgré sa colère contre le royaume des dix tribus, Dieu se souvint en grâce de cet enfant. « Le juste est recueilli de devant le mal » (És. 57. 1). Cependant, combien l’épreuve a-t-elle dû peser sur le cœur de sa mère ! Car, dès que ses pieds eurent franchi l’entrée de la ville, son fils mourut. Dieu garde toujours sa parole.

Nadab, fils de Jéroboam… régna sur Israël deux ans. Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, et marcha dans la voie de son père et dans son péché par lequel il avait fait pécher Israël. 1 Rois 15. 25 et 26.

NADAB

Nadab est le premier des dix-huit successeurs de Jéroboam comme rois sur la partie nord du royaume d’Israël. Ces rois ont tous fait ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel et ont marché dans la voie de Jéroboam et « dans son péché par lequel il avait fait pécher Israël ». Quelle bien triste énumération !
Quel modèle proposons-nous à nos enfants ? – à nos collègues sur notre lieu de travail ? – pour la génération suivante dans l’assemblée ? – pour ceux qui nous succéderont, où que ce soit ? De la même manière que l’eau, selon la nature, descend la pente, de même il est plus facile, et plus selon la nature, de donner un mauvais exemple qu’un bon exemple. Nous pouvons faire remonter le mauvais état qui nous est si naturel, à travers toutes les générations, jusqu’à notre premier père. Rom. 5. 12 nous dit que « comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé à tous les hommes, en ce que tous ont péché… »
Toutefois, nous ne pouvons pas excuser notre péché en en reportant le blâme sur le modèle qui a été placé devant nous. Nous avons tous véritablement marché dans les convoitises de la chair, « accomplissant les volontés de la chair et des pensées » (Éph. 2. 3). Mais lorsque nous avons accepté Jésus Christ comme Sauveur et Seigneur, nous avons été faits participants « de la nature divine, ayant échappé à la corruption qui est dans le monde par la convoitise » (2 Pier. 1. 4). Le Seigneur Jésus lui-même est maintenant le parfait modèle pour notre vie. Il désire que nous regardions à lui et que nous apprenions de lui.
Nadab a régné sur Israël deux ans. Dieu lui a accordé assez de temps pour qu’il montre clairement s’il voulait suivre les voies de son père Jéroboam ou s’il voulait suivre l’Éternel. Le jugement que Dieu avait prononcé sur Jéroboam et sa famille est tombé sur Nadab alors que, avec le peuple, il assiégeait Guibbethon, une ville des Philistins.

Et la parole d l’Éternel vint à Jéhu, fils de Hanani, contre Baësha, disant : Parce que je t’ai élevé de la poussière et que je t’ai établi prince sur mon peuple Israël, et que tu as marché dans la voie de Jéroboam, et que tu as fait pécher mon peuple Israël, pour qu’ils me provoquent par leurs péchés : voici, j’ôterai Baësha et sa maison ; et je ferai de ta maison comme j’ai fait de la maison de Jéroboam, fils de Nebath. 1 Rois 16. 1 et 3.

BAËSHA

Bien que Dieu ait agi par les jugements les plus sévères avec la maison de Jéroboam, cela ne changea pas le cœur des fils d’Israël. Baësha, de la tribu d’Issacar, avait été l’instrument de Dieu pour qu’il frappe « toute la maison de Jéroboam ; il ne laissa de Jéroboam personne qui respirât, jusqu’à ce qu’il eût détruit sa maison, selon la parole de l’Éternel… à cause des péchés de Jéroboam, qu’il avait commis et par lesquels il avait fait pécher Israël » (1 Rois 15. 29 et 30).
Israël s’était détourné de l’Éternel. Mais l’Éternel ne les effaça pas complètement. Quoique rebelles et volontaires, ils étaient encore son peuple. Bien des années plus tard, et de façon touchante, il se sert du prophète Osée pour exprimer ses sentiments et relater en détail ses voies à leur égard. Il se lamente : « Que ferai-je de toi, Éphraïm ? Comment te livrerais-je, Israël ? » (Osée 11. 8). Il remonte jusqu’au début de l’histoire d’Israël, au moment où Jacob tenait le talon d’Esaü dans le sein de leur mère, et au combat de Jacob avec Dieu à Péniel (Osée 12. 3 et 4). De multiples fois, l’Éternel avait été provoqué à colère par les péchés de son peuple. Et pourtant ils étaient toujours son peuple. Il les aimait encore.
Baësha, l’instrument de Dieu en jugement pour exterminer la maison de Jéroboam, avait maintenant devant lui le même jugement qu’il avait assigné à d’autres. Il nous est bien facile de condamner les autres et d’agir avec dureté envers eux quant à leurs péchés. Mais quelle chose solennelle, si ensuite nous commettons nous-mêmes les mêmes péchés. Cela n’est pas de peu d’importance devant Dieu.

Éla, fils de Baësha, commença de régner sur Israël à Thirtsa, et il régna deux ans. Et son serviteur Zimri, chef de la moitié de ses chars, conspira contre lui. Et il était à Thirtsa, buvant et s’enivrant dans la maison d’Artsa, qui était préposé sur sa maison à Thirtsa. Et Zimri y alla et le frappa, et le mit à mort. 1 Rois 16. 8 et 10.

ÉLA

Combien cela est tragique : le roi Éla se laissant aller à ses désirs charnels, buvant jusqu’à être ivre ! son serviteur Artsa l’encourageant à se dévoyer ! Et tout cela pendant que le peuple était campé contre Guibbethon, une ville des Philistins ! Il n’y a rien d’étonnant à ce que l’un de ses officiers supérieurs profite de l’occasion pour l’assassiner ! Même si pareille action était, et est toujours mauvaise, nous aurions tendance à avoir plus de sympathie pour Zimri que pour Ela, le roi ivre. Nous ne pouvons pas non plus oublier que « la colère de l’homme louera (l’Éternel) », et qu’Il se « ceindra du reste de la colère » (Ps. 76. 10). C’est ainsi que le jugement de Dieu s’est abattu sur la maison de Baësha.
La tendance à ne rien se refuser est un défaut très commun chez l’humain. Lorsque nous regardons la longue liste des œuvres de la chair en Gal. 5, ou l’état dépravé qui caractérise les hommes dans les temps fâcheux des derniers jours, en 2 Tim. 3 – ces temps dans lesquels nous vivons – la satisfaction du moi est absolument évidente et s’accompagne de maints péchés similaires.
Quel contraste nous voyons dans le Seigneur Jésus. « Le Christ n’a pas cherché à plaire à lui-même », lisons-nous en Rom. 15. 3. Lui seul pouvait dire : « Moi, je fais toujours ce qui lui est agréable » (au Père, qui l’avait envoyé – Jean 8. 29). Personne n’aurait pu le contredire en cela, mais plutôt « Comme il disait cela, beaucoup crurent en lui » (v. 30). La maîtrise de soi est aussi l’un des fruits de l’Esprit qui sont tellement précieux, en Gal. 5. « Contre de telles choses, il n’y a pas de loi ».
David (en 2 Sam. 11), Belshatsar (en Dan. 5), et Éla, ici, ont tous satisfait leurs penchants charnels pendant que leur peuple était à la guerre. Pour chacun d’eux, et pour combien d’autres comme eux, les résultats en ont été tragiques.

Et il arriva que, quand Zimri vit que la ville était prise, il entra dans le palais de la maison du roi, et brûla par le feu la maison du roi sur lui ; et il mourut à cause de ses péchés qu’il avait commis en faisant ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, en marchant dans la voie de Jéroboam et dans son péché qu’il fit pour faire pécher Israël. 1 Rois 16. 18 et 19.

ZIMRI

Zimri, qui avait conspiré contre Éla, le fils de Baësha, et l’avait tué, fit disparaître, rapidement et complètement, la maison de Baësha, allant jusqu’à tuer tous ses amis. Mais son énergie s’arrêta là. Il ne fit absolument aucun effort pour se repentir, pour se tourner vers l’Éternel, ou pour marcher dans ses voies. Sa brutalité était entièrement orientée vers son avantage propre et le conduisit rapidement au désastre, pour Israël comme pour lui-même.
Zimri avait fomenté une conspiration, mais il n’avait pas le peuple de son côté. Cela conduisit à une guerre civile étendue. Les premières opérations furent dirigées contre Zimri lui-même. Assiégé dans sa capitale, Thirtsa, lorsque la ville tomba, il se suicida, en brûlant la citadelle du palais sur sa propre tête. S’il ne pouvait pas l’avoir, personne d’autre ne l’aurait ! Quelle fin terrible pour la vie de cet homme téméraire et impulsif ! Mais les flammes qu’il alluma, dans lesquelles sa vie trouva une fin horrible, n’étaient rien comparées à celles qu’il endurera pendant l’éternité dans les tourments de l’enfer.
Dieu, qui sonde les cœurs, connaissait bien le cœur de Zimri. Il n’a pas à nous rendre des comptes. Zimri « mourut à cause de ses péchés qu’il avait commis en faisant ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel ». Dieu les avait tous observés. Le Juge de toute la terre fera toujours ce qui est juste. Que Dieu permette à l’homme de poursuivre dans ses péchés pendant de longues années ou pendant seulement une semaine, comme dans le cas de Zimri, importe peu. Toutes les voies de Dieu sont justes et ne peuvent être remises en question. Par sa grâce, son offre de salut est encore offerte. Acceptez-la pendant que vous le pouvez. Il se pourrait bien que demain, ce soit trop tard.

Et le peuple qui suivit Omri prévalut sur le peuple qui suivit Thibni, fils de Guinath ; et Thibni mourut, et Omri régna… Et il acheta de Shémer la montagne de Samarie pour deux talents d’argent ; et il bâtit sur la montagne et appela le nom de la ville qu’il bâtit Samarie, selon le nom de Shémer, propriétaire de la montagne. 1 Rois 16. 22 à 24.

OMRI

Omri était le chef de l’armée d’Éla. Après l’assassinat d’Éla par Zimri, Omri arrêta de combattre contre les Philistins à Guibbethon, et assiégea Thirtsa, la capitale. A-t-elle été détruite en même temps que le palais ? Zimri a été rapidement vaincu, mais alors le peuple a été divisé, les uns suivant Omri, les autres, son rival, Tibni. La guerre civile qui s’ensuivit semble avoir duré au moins quatre ans, jusqu’à ce que Tibni meure, et qu’Omri soit affermi sur le trône d’Israël.
Omri, qui était un homme puissant et ambitieux, acheta une colline et y bâtit une nouvelle capitale, Samarie. Cette ville se retrouve ensuite fréquemment dans l’histoire du royaume des dix tribus, au nord d’Israël, et les prophètes nomment souvent ce royaume du nord, Samarie.
Omri a dû fortement impressionner les nations voisines, car dans les chroniques subséquentes de l’Assyrien ennemi, Israël est appelé la maison d’Omri après même que sa dynastie n’eut plus été au pouvoir.
Qu’il est tragique de voir les Israélites se battre entre eux ! La guerre contre les Philistins, les vrais ennemis du peuple de Dieu, était interrompue pendant que le peuple d’Israël suivait des conducteurs qu’ils s’étaient eux-mêmes choisis. Il n’est pas fait mention d’un effort quelconque en vue de s’assurer de la volonté de Dieu dans l’affaire. Cela est triste à dire, mais ne voyons-nous pas aujourd’hui la même chose au milieu du peuple de Dieu ? Les Corinthiens, si richement doués, prenaient parti pour l’un ou l’autre de ceux que Dieu employait à son service à cette époque. « Moi, je suis de Paul ; et moi, d’Apollos ; et moi, de Céphas : et moi, de Christ » (1 Cor. 1. 12), c’était là leur cri de bataille. Nous abandonnons notre véritable combat pendant que nous nous disputons !

Et Achab, fils d’Omri, fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, plus que tous ceux qui avaient été avant lui… il prit pour femme Jézabel, fille d’Ethbaal, roi des Sidoniens, et alla et servit Baal, et se prosterna devant lui, et dressa un autel à Baal dans la maison de Baal qu’il bâtit à Samarie. Et Achab fit une ashère ; et Achab fit plus que tous les rois d’Israël qui avaient été avant lui, pour provoquer à colère l’Éternel, le Dieu d’Israël. 1 Rois 16. 30 et 33.

ACHAB

Les rois d’Israël allèrent rapidement de mal en pis. Omri « fit pire que tous ceux qui avaient été avant lui » (v. 25). Et maintenant, Achab fait encore pire. A mesure que Dieu met son histoire devant nos yeux, il revient toujours à cette triste constatation : « Tu t’es vendu pour faire ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel »… «  (Certainement il n’y eut point de roi comme Achab, qui se vendit pour faire ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, sa femme Jézabel le poussant. Et il agit très abominablement, en allant après les idoles, selon tout ce que faisaient les Amoréens que l’Éternel avaient dépossédés devant les fils d’Israël) » (1 Rois 21. 20, 25 et 26). Incité par sa femme Jézabel, une princesse païenne de la contrée voisine de Sidon, Achab défie l’Éternel de manières répétitives. Il adopte la religion de sa femme. Israël avait souvent, dans le passé, été infidèle à Dieu, en suivant ces abominables idoles de la fertilité. Des conséquences amères en étaient résultées. Maintenant, Achab adopte officiellement ces dieux païens. Il construit un temple et érige un autel pour Baal dans sa nouvelle capitale, Samarie. Jézabel, comme nous le voyons par la suite, fit mourir de nombreux prophètes de l’Éternel, et elle protégeait et entretenait au moins 850 prophètes idolâtres. La lumière et les ténèbres ne peuvent jamais cohabiter harmonieusement, ils sont totalement incompatibles !
L’esprit de rébellion d’Achab envers l’Éternel poussa l’un de ses sujets à reconstruire Jéricho, mettant ainsi au défi la parole de Dieu transmise par Josué. En conséquence, l’aîné et le plus jeune de ses fils moururent. Il est toujours imprudent de défier Dieu.

Quand Achab vit Élie, Achab lui dit : Est-ce bien toi – celui qui trouble Israël ? Et il dit : Je ne trouble pas Israël, mais c’est toi et la maison de ton père… Et maintenant, envoie, rassemble vers moi tout Israël, à la montagne du Carmel, et les… prophètes de Baal… Et Achab envoya… et rassembla les prophètes à la montagne du Carmel. 1 Rois 18. 17 et 20.

En instituant en Israël le culte de Baal et de l’ashère, Achab avait défié Dieu et troublé Israël. Élie, un prophète venant de l’est du Jourdain, avait prié avec instance pour que Dieu retienne la pluie et la rosée de venir sur le pays jusqu’à ce que le peuple reconnaisse l’Éternel comme étant Dieu. Il s’était ensuite hardiment opposé à Achab en lui faisant la déclaration du passage ci-dessus. A la suite de cela, suivant le commandement de Dieu, il était allé se cacher. Dieu l’avait conservé miraculeusement pendant les trois ans et demi de sécheresse, et l’envoyait maintenant à nouveau affronter ce roi impie.
« Les justes sont pleins d’assurance comme un jeune lion », nous dit Prov. 28. 1. Ce verset est bien illustré par la manière dont Élie aborde de front le roi Achab. Ce prophète, qui avait affirmé hardiment « L’Éternel… devant qui je me tiens, est vivant » (1 Rois 17. 1), se tient une nouvelle fois sans peur devant le roi. Lorsqu’Élie lui en intime l’ordre, le roi va à sa rencontre. Élie refuse le reproche que lui fait Achab, de troubler Israël, et renvoie hardiment ce reproche à la face du roi impie, en lui donnant des preuves irréfutables de ce fait. Puis il dit au roi d’assembler tout Israël autour de lui, et en particulier les 850 prophètes idolâtres de Baal et des ashères, patronnés par la reine Jézabel. Élie, le prophète de l’Éternel, prend en main toute la situation, et par la foi, l’obéissance et la prière, remporte une victoire éclatante.
Cela ne nous fait-il pas penser au Seigneur Jésus ? Lorsqu’il était accusé et calomnié faussement et méchamment, c’était Lui, et non pas ses ennemis ou son juge sans caractère, qui dominait la situation. Cependant, quel miracle ! dans son immense amour, il a, de son plein gré, donné sa vie pour nous et remporté la victoire !

Et voici, un prophète s’approcha d’Achab, roi d’Israël, et dit : Ainsi dit l’Éternel : vois-tu toute cette grande multitude ? Voici, je l’ai livrée aujourd’hui en ta main, et tu sauras que moi, je suis l’Éternel. 1 Rois 20. 13.

Combien grande est la patience de Dieu en support ! Malgré la méchanceté consommée d’Achab, Dieu lui promet la victoire sur l’armée de Ben-Hadad, roi de Syrie, qui avait envahi le pays. Ben-Hadad, qui cherchait une occasion pour déclarer la guerre, exigea d’abord l’argent, l’or, les femmes et les enfants d’Achab. Achab aurait consenti à cela, mais alors le roi ennemi exigea encore plus. Il réclamait le droit d’envoyer ses serviteurs fouiller la maison d’Achab et celles de ses serviteurs, et d’emporter toutes les choses auxquelles ils tenaient le plus. Les anciens d’Israël ont conseillé à Achab de ne pas céder à cette demande extravagante, et le roi au caractère faible a envoyé dire à Ben Hadad qu’il ne pouvait consentir à ses exigences.
Auparavant, sur le mont Carmel, Dieu avait envoyé le feu du ciel qui consuma le sacrifice d’Élie, et le peuple s’était écrié à deux reprises : « L’Éternel, c’est lui qui est Dieu ». L’Éternel promettait maintenant à Achab – qui avait été témoin de cette scène, et avait vu mettre à mort les 850 prophètes idolâtres – la victoire sur l’ennemi syrien. Ce n’était pas parce qu’Israël méritait cette délivrance. Non, car Dieu dit à Achab : « tu sauras que moi, je suis l’Éternel ». L’Éternel donnerait ainsi la preuve de ce qu’il est, Lui. Est-ce qu’Israël, et Achab, allaient se repentir et revenir à l’Éternel ou ignorer, ainsi que le dit Rom. 2. 4, « que la bonté de Dieu te pousse à la repentance « » ?
Bien que Dieu ait tenu sa parole et permis à Achab d’infliger « aux Syriens une grande défaite », ceux-ci ne renoncèrent pas à leurs ambitions. En invoquant l’idée que les dieux d’Israël sont des dieux de montagne et non pas de plaine, ils reprirent le combat contre Israël. Dieu connaissait bien leurs raisonnements. Il accorda de nouveau à Achab une victoire éclatante sur eux, en déclarant encore une fois à Israël : « Vous saurez que je suis l’Éternel ».

Ainsi dit l’Éternel : Parce que tu as laissé aller d’entre tes mains l’homme que j’avais voué à la destruction, ta vie sera pour sa vie, et ton peuple pour son peuple. Et le roi d’Israël alla en sa maison, triste et irrité, et il vint à Samarie. 1 Rois 20. 42 et 43.

L’Éternel avait donné par deux fois à Achab des victoires éclatantes sur les Syriens. Ben Hadad, le roi des Syriens, qui avait qualifié l’Éternel de roi des montagnes et non de la plaine, avait dû s’enfuir dans la honte et la défaite. Mais Achab lui avait épargné la vie et l’avait même nommé son frère. Il avait fait alliance avec lui, l’avait fait monter dans son char, et l’avait renvoyé en paix.
Il pourrait sembler de bonne politique de traiter son ennemi avec autant de magnanimité, mais l’Éternel envoya un prophète à Achab pour le mettre en face de son manquement. Il lui fit connaître le déplaisir de Dieu quant à la manière dont il avait agi, et lui fit savoir les conséquences de sa conduite. Le roi syrien avait fait un affront à l’Éternel, et à cause de cela l’Éternel l’avait destiné à la destruction. Achab, comme le roi Saül avec les Amalékites (1 Sam. 15) avait failli quant à son devoir de mettre à exécution le propos de Dieu contre le roi impie. Tout comme il en avait été pour Saül, Achab devrait payer pour sa faute : il mourrait un jour par la main des Syriens. « Maudit celui qui fera l’œuvre de l’Éternel frauduleusement (lâchement) ! Maudit celui qui retiendra son épée loin du sang ! » (Jér. 48. 10), ainsi que Dieu le déclarerait plus tard par le prophète Jérémie.
Qu’en est-il de nous ? Manquons-nous de faire bon usage des occasions que Dieu nous donne ? Obéissons-nous sans discussion aux directions que Dieu nous donne, ou bien justifions-nous une désobéissance par des excuses de toutes sortes ? Et quelles attitudes affichons-nous ? Dans la société actuelle, beaucoup considèrent la tolérance comme la plus grande des vertus – sauf en ce qui concerne les chrétiens qui s’en tiennent fermement aux convictions bibliques, qu’on ne devrait pas tolérer davantage que leur Maître l’a été quand il était sur la terre ! Puissions-nous être zélés dans l’obéissance !

Achab parla à Naboth, disant : Donne-moi ta vigne afin que j’en fasse un jardin potager… et je te donnerai à sa place une meilleure vigne que celle-là, ou, si cela est bon à tes yeux, je te donnerai l’argent que vaut celle-ci. Et Naboth dit à Achab : Que l’Éternel me garde de te donner l’héritage de mes pères. 1 Rois 21. 2.

A première vue, l’offre d’Achab, qui voulait acheter la vigne de Naboth, semble à la fois raisonnable et loyale. Omri, le père d’Achab, avait de même acheté une colline, et y avait bâti une ville, Samarie. Achab voulait avoir le terrain de Naboth pour en faire un jardin potager, commode pour l’usage de la cuisine du château. Mais le pays appartenait à Dieu, et il avait défendu à son peuple de le vendre de façon durable. De plus, la terre devait rester dans la tribu à laquelle Dieu l’avait attribuée. Ainsi, le refus de Naboth, de renoncer à son héritage, était simplement un acte d’obéissance à Dieu. Sa fidélité lui coûta la vie, par la complicité de Jézabel.
Dieu nous a donné, comme chrétiens, plus même que l’héritage « incorruptible, sans souillure, inaltérable, conservé dans les cieux » pour nous, mentionné en 1 Pier. 1. 5. Déjà dans la vie présente, nous pouvons jouir d’un précieux « héritage avec tous les sanctifiés » (Act. 20. 32). Nous en trouvons les éléments dans la Parole de Dieu. Paul exhortait les Thessaloniciens : « Demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues de notre part, soit oralement, soit par lettre » (2 Thess. 2. 15). En écrivant aux Corinthiens, il leur dit : « Soyez mes imitateurs… Je vous loue de ce qu’en toutes choses, vous vous souvenez de moi et de ce que vous gardez les instructions comme je vous les ai données » (1 Cor. 11. 1 et 2). L’Ancien Testament nous met en garde à maintes reprises contre le fait de déplacer les bornes anciennes que les pères ont posées (Deutéronome, Job, Proverbes).
Satan se réjouit quand il peut nous dérober notre héritage spirituel. Quand il ne peut pas le faire complètement, il nous offre quelque chose en échange – l’influence, l’argent, la popularité, même de plus grandes occasions de service ! Soyons fidèles et obéissants pour rester dans le sentier dont Dieu nous a confié la connaissance.

Et il arriva que, quand Achab vit Élie, Achab lui dit : Est-ce bien toi – celui qui trouble Israël ?… Et Achab dit à Élie : M’as-tu trouvé, mon ennemi ?… Et le roi d’Israël dit à Josaphat : Il y a encore un homme pour consulter l’Éternel par lui ; mais je le hais, car il ne prophétise pas du bien à mon égard, mais du mal ; c’est Michée, fils de Jimla. 1 Rois 18. 17 ; 21. 20 ; 22. 8.

Comme nous pouvions bien nous y attendre, le méchant roi Achab n’aimait pas Élie ni aucun des fidèles prophètes de l’Éternel. Il nomme Élie «celui qui trouble Israël, mon ennemi ». De Michée, le fils de Jimla, il dit sans ambages : Je le hais. En réponse aux prières d’Élie, il n’y avait eu ni pluie ni rosée sur Israël pendant trois ans et demi. Et Élie n’hésite pas à réprimander Achab et à prononcer sur lui le jugement de Dieu. Michée, le fils de Jimla, était de la même trempe. Bien qu’on lui ait dit que les prophètes, « d’une seule bouche, annoncent du bien au roi », et qu’on lui ait conseillé de parler dans le même sens, il refusa tout net, disant résolument : « L’Éternel est vivant, que ce que l’Éternel me dira, je l’annoncerai ».
De nombreux prophètes de Dieu ont scellé leur ministère de leur vie. Ils ont été haïs, calomniés, et persécutés, parce qu’ils dénonçaient le mal sans crainte et sans compromis, leur vie de piété justifiant leurs paroles. Voyez Jean le baptiseur, l’Élie du Nouveau Testament. Et notre Seigneur Jésus lui-même pouvait dire par la parole prophétique : « Ceux qui me haïssent sans cause sont plus nombreux que les cheveux de ma tête ; ceux qui voudraient me perdre, qui sont à tort mes ennemis, sont puissants » (Ps. 69. 4). Quand les Juifs prirent des pierres pour le lapider, il leur dit : « Je vous ai fait voir plusieurs bonnes œuvres de la part de mon Père : pour laquelle de ces œuvres me lapidez-vous ? » (Jean 10. 31 et 32).
A mesure que le mal s’accroît dans le monde, nous pouvons nous attendre à ce que les hommes méchants montrent leur haine contre Dieu et contre ses serviteurs fidèles de manière toujours plus criante.

Et il arriva, quand Achab entendit ces paroles, qu’il déchira ses vêtements, et mit un sac sur sa chair, et jeûna ; et il couchait avec le sac et marchait doucement. Et la parole de l’Éternel vint à Élie, disant : Vois-tu comment Achab s’est humilié devant moi ? Parce qu’il s’est humilié devant moi, je ne ferai pas venir le mal de ses jours ; mais dans les jours de son fils, je ferai venir le mal sur sa maison. 1 Rois 21. 27 et 29.

Combien notre Dieu est plein de grâce ! La carrière d’Achab avait été continuellement mauvaise. Jézabel, sa femme, l’avait toujours incité à mal faire. Elle avait programmé le meurtre judiciaire de Naboth, et Achab était allé prendre possession de la vigne qu’il avait convoitée. Élie, le serviteur de l’Éternel, était maintenant envoyé là pour prononcer le jugement imminent de Dieu sur eux deux.
Nous sommes peut-être étonnés de voir maintenant Achab s’humilier devant Dieu. Ce qui nous étonne encore davantage, c’est que Dieu accepte l’humiliation d’Achab, attire sur elle l’attention d’Élie, et repousse l’exécution de son jugement jusqu’à la génération suivante.
Le jugement est, pour l’Éternel, une « œuvre étrange », un « travail inaccoutumé », comme nous le lisons en És. 28. 21. Et en Éz. 33. 11, Dieu nous dit : « Je suis vivant, dit le Seigneur, l’Éternel, si je prends plaisir en la mort du méchant… Mais plutôt à ce que le méchant se détourne de sa voie et qu’il vive !… Détournez-vous de vos mauvaises voies ; et pourquoi mourriez-vous ? » Dieu tend encore la main, même au plus grand des pécheurs. Personne n’est trop mauvais pour que Dieu lui pardonne. « Le sang de Jésus Christ son Fils, nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7) ! Sur cette base de justice, Dieu peut pardonner.
Nous voyons ensuite que l’humiliation d’Achab n’était pas cette « tristesse qui est selon Dieu », qui « produit une repentance salutaire dont on n’a pas de regret » (2 Cor. 7. 10), celle qui plaît tellement à Dieu. Il ne se montra pas pur dans l’affaire. Néanmoins, nous pouvons quand même être reconnaissants de cette humiliation, car elle nous permet d’apprécier la grandeur du cœur de Dieu, de notre Dieu qui pardonne.

Et le roi d’Israël se déguisa et fut à la bataille… Et un homme tira de l’arc à l’aventure et frappa le roi d’Israël entre les pièces d’attache et la cuirasse. Et Achab dit au conducteur de son char : Tourne ta main, et mène-moi hors de l’armée, car je suis blessé… Et le roi mourut, et on l’amena à Samarie. 1 Rois 22. 30, 34 et 37.

Dieu avait décidé qu’Achab mourrait à Ramoth de Galaad, la ville qu’il essayait de reprendre aux Syriens. Achab avait persuadé Josaphat, le roi de Juda, d’aller avec lui dans cette campagne. Michée, le fils de Jimla, avait prophétisé la mort d’Achab. Bien qu’Achab ait haï Michée, en même temps il craignait pour sa vie et prit des mesures lâches pour essayer d’empêcher que la prophétie de Michée ne s’accomplisse. Le roi syrien, dont Achab avait épargné la vie peu de temps auparavant, ordonna à ses capitaines de ne combattre que contre Achab, le roi d’Israël. Aussi celui-ci demanda à Josaphat d’aller au combat avec ses vêtements royaux, comme s’il commandait l’armée, tandis que lui porterait un déguisement.
Mais l’homme ne trompe que lui-même s’il croit pouvoir détourner Dieu de ses desseins par des stratagèmes aussi mesquins. Lorsque Josaphat a crié à l’Éternel, Dieu a éloigné de lui ceux qui l’attaquaient. Mais une flèche, tirée à l’aventure, peut-être même en désobéissance aux ordres reçus, frappa Achab à un endroit vital, entre les joints de son armure. Blessé et perdant son sang, il fut transporté dans son char, à la vue des Syriens, mais mourut le même soir, et son corps fut emmené à Samarie. Le caractère d’Achab n’est certainement admirable à aucun point de vue. Dieu avait déjà noté à deux reprises qu’il était rentré chez lui, triste et irrité, et, en l’une de ces occasions, se couchant sur son lit et refusant de manger. Devant Dieu, les actions sont pesées. Tandis que les hommes pourraient faire grand cas du « reste des actes d’Achab, et tout ce qu’il fit, et la maison d’ivoire qu’il bâtit, et toutes les villes qu’il bâtit » (1 Rois 22. 39), Dieu nous présente cet homme méchant tel qu’il le voit Lui-même.

Et Achazia tomba par le treillis de sa chambre haute qui était à Samarie, et en fut malade. Et il envoya des messagers, et leur dit : Allez, consultez Baal-Zébub, dieu d’Ekron, pour savoir si je relèverai de cette maladie. Et l’ange de l’Éternel dit à Élie : Lève-toi, monte à la rencontre des messagers du roi de Samarie, et dis-leur : Est-ce parce qu’il n’y a point de Dieu en Israël que vous allez consulter Baal-Zébub, dieu d’Ekron ? Et c’est pourquoi, ainsi dit l’Éternel : Tu ne descendras pas du lit sur lequel tu es monté, car tu mourras certainement. 2 Rois 1. 2 et 4.

ACHAZIA

Achazia, le fils et successeur d’Achab, montra bien vite qu’il ne tenait pas compte de l’Éternel. Nous lisons à son sujet : « il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, et il marcha dans la voie de son père et dans la voie de sa mère, et dans la voie de Jéroboam, fils de Nebath, qui fit pécher Israël ». (1 Rois 22. 53) Ce sur quoi Dieu insiste principalement dans la vie de ce roi, c’est la manière dont il agit à propos des mauvaises suites d’un accident, qui s’avéreraient d’ailleurs fatales. Dieu nous met souvent à l’épreuve par des choses, apparemment de peu d’importance, mais qui révèlent la condition véritable de nos cœurs. Sans tenir aucun compte des leçons douloureuses qu’Achab, son père, avait dû apprendre, Achazia excluait complètement Dieu de ses pensées – chose aussi insensée que dangereuse. Il envoya des messagers s’enquérir auprès du seigneur des mouches, Baal-Zébub, le dieu de la ville philistine d’Ékron, associé à des guérisons. L’Éternel chargea Élie d’arrêter les messagers et, par leur moyen, d’annoncer au roi son destin fatal imminent.
Où plaçons-nous notre confiance, lorsque nous sommes malades ou accidentés ? Nous pouvons certainement être reconnaissants d’avoir des médecins et d’autres praticiens de la santé, des médicaments, des équipements médicaux et des tests de toute sorte. Nous avons la liberté, devant Dieu, d’en faire librement usage. Mais notre confiance ne doit pas être dans les personnes ou dans les choses, mais dans le Seigneur seul !

(Achazia) dit : C’est Élie, le Thishbite. Et il envoya vers lui un chef de cinquantaine et sa cinquantaine ; et il monta vers lui. Et voici, il était assis au sommet d’une montagne. Et il lui dit : Homme de Dieu, le roi dit : Descends ! Et Élie répondit et dit au chef de cinquantaine : Si je suis un homme de Dieu, que le feu descende des cieux et te dévore, toi et ta cinquantaine ! Et le feu descendit des cieux, et le dévora, lui et sa cinquantaine. 2 Rois 1. 8 et 10.

Le roi Achazia reconnut, d’après la description de ses messagers, que c’était Élie qui leur avait dit qu’il ne se guérirait pas de sa blessure, mais qu’il allait mourir. Lui, comme tout Israël, savait qui était Élie, un homme de Dieu. Le roi envoya alors un détachement de soldats pour l’arrêter. Le capitaine lui ordonna sèchement : « Le roi dit : Descends ! ». Tout au long des années, de nombreux hommes de Dieu (et aussi des femmes croyantes) ont été interpellés ainsi par les autorités. Encore aujourd’hui, dans nombre de pays, la police ou les militaires harcèlent les chrétiens et leur infligent des amendes, des tortures, et l’emprisonnement.
Même quand l’inimitié des autorités impies ne se manifeste pas aussi grossièrement, leur opposition se fait tout de même sentir. L’État veut avoir le gouvernement absolu. Pilate a dit au Seigneur Jésus : « Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher et que j’ai le pouvoir de te crucifier ? » (Jean 19. 10). Mais Dieu a l’autorité suprême. Élie demanda que le feu du ciel descende sur ce capitaine insolent et sa cinquantaine, et un peu plus tard, sur un second capitaine encore plus effronté. Ce qu’il fit-là était juste – le méchant roi Achazia lançait vraiment un défi à Dieu.
Dieu a encore aujourd’hui la même puissance pour agir afin de protéger les siens. Mais nous vivons dans le temps de la grâce, et nous devons montrer le même esprit que notre Seigneur, qui a enduré les peines, les insultes et les injures en souffrant à tort, lui « qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas l’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement ». (1 Pier. 2. 23).

Et le roi d’Israël, et le roi de Juda, et le roi d’Édom, partirent ; et ils firent un circuit de sept jours de chemin. Et il n’y avait pas d’eau pour l’armée. Et le roi d’Israël dit : Hélas ! L’Éternel a appelé ces trois rois pour les livrer en la main de Moab. 2 Rois 3. 9 et 10.

JORAM

Joram, un autre fils d’Achab, succéda, sur le trône d’Israël, à son frère Achazia, qui n’avait pas de fils. Dieu précise qu’il fit le mal aux yeux de l’Éternel, mais non pas comme son père et sa mère. Même s’il supprima le culte de Baal, il ne se détourna pas de l’idolâtrie introduite par Jéroboam, mais persista en cela.
A la mort d’Achab, Moab, qui avait été soumis par David, presque un siècle et demi plus tôt, se rebella contre Israël. Rien n’avait été entrepris pendant le règne bref d’Achazia pour rétablir l’ancien état de choses, mais maintenant Joram demanda à Josaphat, le roi de Juda, et au roi d’Édom, qui était soumis à Juda, de l’aider à combattre Moab.
En prenant un chemin détourné par le désert d’Édom, ces rois se trouvèrent devant un grave problème : il n’y avait pas d’eau. La réponse de Joram correspond bien à son caractère, comme nous le verrons encore dans d’autres occasions : c’était de blâmer l’Éternel. C’est lui qui avait demandé l’aide de Josaphat, mais maintenant il reproche à l’Éternel d’avoir rassemblé ces trois rois, comme il le dit, pour les livrer dans la main de Moab !
N’est-ce pas là la réaction typique des hommes et des femmes incroyants quand ils rencontrent des difficultés ? Ils se mettent eux-mêmes dans l’embarras, et ensuite ils blâment Dieu quant à leurs problèmes. Même si ceux-ci ne les concernent pas personnellement, ils les reprochent à Dieu, souvent en récriminant : Si Dieu est amour, pourquoi fait-il ceci, ou permet-il cela ?
Dieu, qui est saint et juste, est aussi un Dieu d’amour, comme nous le lisons dans cet épisode : le lendemain matin, il procura miraculeusement de l’eau pour les trois armées, et leur accorda de plus une grande victoire sur les Moabites.

Lorsqu’Élisée… eut entendu que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il envoya dire au roi : Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Qu’il (Naaman) vienne, je te prie, vers moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. 2 Rois 5. 8.

Le roi de Syrie avait envoyé Naaman, le commandant de son armée, au roi d’Israël, avec une lettre lui intimant : « Voici, je t’ai envoyé Naaman, mon serviteur, afin que tu le délivres de sa lèpre ». La servante de la femme de Naaman, une petite fille Israélite, avait parlé du prophète qui était à Samarie, en disant qu’il guérirait son maître de la terrible maladie. Joram, naturellement, ne savait rien de tout cela, mais se trouvait dans un cruel embarras par la demande impossible à satisfaire qui lui était faite.
En proie à une profonde agitation, il déchira ses vêtements, en interprétant cette demande comme un prétexte que l’ennemi syrien emploierait pour recommencer la guerre qui faisait rage par intermittences depuis des décennies entre les deux pays. « Suis-je Dieu, pour faire mourir et pour faire vivre, que celui-ci envoie vers moi pour délivrer un homme de sa lèpre ? » (v. 7). Joram connaissait Dieu, il connaissait la puissance de Dieu, mais il n’avait absolument pas de relation avec lui, et n’avait certainement pas la pensée de se tourner vers lui dans cette situation difficile.
Le roi Joram a, de nos jours, beaucoup d’imitateurs. Ils se font beaucoup de souci au sujet d’un problème qui est vraiment grave, et reconnaissent qu’ils sont absolument incapables de le résoudre. Ils font alors mention de Dieu, et mélangent même son nom à leurs récriminations. Mais en fait Dieu ne représente rien pour eux, car ils ne le connaissent pas et n’ont aucune relation avec lui. Comme Joram, ils n’imagineraient pas de se tourner vers lui pour implorer son aide dans leurs difficultés, encore moins pour obtenir le salut !
Cependant, dans sa grâce, Dieu est intervenu. Naaman est allé où demeurait Élisée, le prophète de l’Éternel, et il lui a été indiqué comment il pouvait être guéri de sa lèpre. Bien qu’il se soit tout d’abord mis en colère et rebellé, il s’est tout de même rendu au Jourdain, où il s’est trempé sept fois et a été complètement purifié. Alors, à l’inverse du roi Joram, il a vécu une relation véritable avec le Dieu d’Israël.

Et le roi d’Israël envoya au lieu au sujet duquel l’homme de Dieu lui avait parlé et l’avait averti, et il y fut gardé… Et le roi d’Israël dit à Élisée, quand il les vit : Frapperai-je, frapperai-je, mon père ? Et il dit : Tu ne frapperas point… Et le roi dit : Ainsi Dieu me fasse, et ainsi il y ajoute, si la tête d’Élisée, fils de Shaphath, demeure sur lui aujourd’hui ! 2 Rois 6. 10, 20, 21 et 31.

L’histoire du prophète Élisée et celle du roi Joram sont intimement liées. En 2 Rois 6, nous voyons trois occasions très différentes où ils sont en contact, et toutes les trois ont une application actuelle.
Dans le premier épisode, Élisée a averti Joram à plusieurs reprises des embûches que le roi de Syrie, son ennemi, lui tendait. Joram a pris au sérieux ces avertissements, et cela lui a épargné bien des ennuis. Quels efforts Dieu faisait pour lui tendre la main ! Aujourd’hui encore, il arrive que Dieu place ses serviteurs en des endroits où ils peuvent offrir un conseil utile à des dirigeants politiques. Oh, puissent de tels avis être suivis avec reconnaissance !
Dans la deuxième occasion, Dieu a protégé Élisée quand l’armée syrienne essayait, dans sa folie, de le capturer. Au lieu de cela, le prophète de Dieu fit captive toute l’armée de ses ennemis après que Dieu, à sa demande, les ait rendus aveugles. Élisée les conduisit à Samarie et pria Dieu qu’il leur redonne la vue. Joram aurait profité de la situation, mais demanda d’abord l’avis d’Élisée. Oh, que les dirigeants, aujourd’hui, recherchent la direction de Dieu auprès de ses serviteurs, spécialement quand les décisions sont d’un caractère moral !
Cependant, dans le troisième cas, Joram, dans une situation de détresse extrême, est prompt à blâmer le prophète de l’Éternel au sujet de ses problèmes, et donc à blâmer Dieu lui-même. Combien le cœur humain est inconstant ! Les dirigeants du monde sont rarement semblables à Job lorsqu’il disait : « Nous avons reçu le bien aussi de la part de Dieu, et nous ne recevrions pas le mal ? » (Job 2. 10). Au lieu de cela, l’homme tempête contre Dieu !

Le roi parlait à Guéhazi, serviteur de l’homme de Dieu, disant : Raconte-moi, je te prie, toutes les grandes choses qu’Élisée a faites. Et il arriva que, tandis qu’il racontait au roi comment il avait rendu la vie à un mort, voici, la femme au fils de laquelle il avait rendu la vie vint crier au roi. 2 Rois 8. 4 et 5.

Il est à la fois triste et intéressant, mais c’est cependant un sérieux avertissement pour nous, de voir à quel point une personne peut s’intéresser aux choses spirituelles sans jamais faire le pas pour s’y engager. Ceci est bien illustré par l’histoire de Joram. À de nombreuses reprises il avait été en contact avec Élisée et avait vu les résultats du ministère du prophète. Maintenant il demande à Guéhazi – qui avait été autrefois le serviteur d’Élisée, mais avait été frappé de la lèpre pour avoir essayé d’obtenir un gain personnel de la guérison de Naaman – de lui raconter toutes les grandes choses faites par Élisée.
Au moment même où Guéhazi raconte l’histoire de la femme dont Élisée avait ramené à la vie le fils mort  cette femme et son fils apparaissent pour demander au roi la restitution de leur bien. Elle confirme exactement le récit de Guéhazi. Le roi ordonne que soient rendus à cette femme sa propriété ainsi que tout le rapport de celle-ci pendant les années où elle avait quitté le pays. Nous apprécions la justice de sa réaction, mais combien nous voudrions voir plus que cela ! Est-ce là tout l’effet que les actes d’Élisée ont eu sur lui ?
Beaucoup de gens aujourd’hui ont entendu parler des grandes choses que Jésus a faites. Ils connaissent certaines choses concernant sa naissance, sa vie de sainteté, ses paraboles et ses enseignements ; ils savent qu’il a été crucifié, qu’il est mort et qu’il est ressuscité. Il se peut même qu’ils aient des contacts personnels avec des croyants, c’est-à-dire des personnes qui ont reçu de Jésus la vie, la vie éternelle, et qu’ils soient impressionnés par le changement dans leur vie ; puisqu’en effet, devenir un chrétien implique, avec la nouvelle naissance, une vie tout à fait nouvelle. Mais leur intérêt ne va pas au-delà de cela. Ils connaissent quelque chose au sujet de Christ, mais ils ne connaissent pas Christ ! Et cela ne suffit pas. Et il ne suffit pas non plus d’être juste, ou aimable, ou charitable. Quelle est votre position à l’égard de Christ ?

Et il dit : Il m’a parlé de telle et telle manière, disant : Ainsi dit l’Éternel : Je t’ai oint roi sur Israël. Et ils se hâtèrent, et prirent chacun son vêtement, et les mirent sous lui sur les degrés mêmes ; et ils sonnèrent de la trompette, et dirent : Jéhu est roi ! Et Jéhu, fils de Josaphat, fils de Nimshi, conspira contre Joram. 2 Rois 9. 12 et 14.

JÉHU

Bien des années auparavant, Dieu avait dit à Élie d’oindre Jéhu comme roi sur Israël. Mais Dieu, dans sa patiente grâce, avait décidé de repousser l’exécution de son jugement contre Achab lorsque celui-ci s’était humilié devant lui. Mais le temps était maintenant venu pour le jugement. Élisée envoya un jeune prophète qui devait oindre Jéhu, le charger de détruire complètement la maison d’Achab, et s’enfuir. Le jugement n’est pas chose plaisante et heureuse !
Jéhu était l’homme de la situation. Il ne tergiversait pas. Il était bien connu comme un conducteur furieux, un homme d’action, au caractère entier, et un chef parmi ses camarades, les capitaines de l’armée. Dès que ceux-ci apprirent qu’il avait été oint, ils étendirent leurs vêtements sous ses pieds et sonnèrent de la trompette, proclamant qu’il était roi. Ils se mirent immédiatement en route vers Jizréel, où le roi Joram se remettait d’une blessure reçue à la bataille. Personne ne devait les devancer pour donner l’alarme. Ils obligèrent ceux qui les rencontrèrent à se joindre à eux.
Le roi lui-même, accompagné de son neveu Achazia, le jeune roi de Juda, alla à la rencontre de Jéhu. Jéhu abattit Joram, son royal maître, par une flèche, le tuant instantanément. Achazia s’enfuit, mais fut également tué. Avec l’aide de quelques eunuques, Jézabel fut tuée. Ce fut ensuite le tour des 70 fils d’Achab, qui étaient élevés par les citoyens dirigeants de Jizréel, mais furent maintenant tués par eux. Et ainsi de suite.
Le jugement sur le mal est une triste nécessité. Cependant Dieu nomme cela « son œuvre étrange » (És. 28. 21). Jéhu s’est montré expert pour exécuter à fond le jugement sur la maison d’Achab. Il y a ceux, aujourd’hui, qui marchent volontiers sur ses traces. Prenez garde de ne pas être un Jéhu !

(Jéhu) trouva Jonadab… et il le salua, et lui dit : Ton cœur est-il droit comme mon cœur l’est ? Et Jonadab dit : Il l’est… et Jéhu le fit monter auprès de lui dans le char et dit : Viens avec moi, et vois mon zèle pour l’Éternel… Mais Jéhu ne prit pas garde à marcher de tout son cœur dans la loi de l’Éternel ; il ne se détourna pas des péchés de Jéroboam, par lesquels il avait fait pécher Israël. 2 Rois 10. 15,16 et 31.

Jéhu, avec zèle, avait complètement exterminé la maison d’Achab. Dieu le loua de cela, et lui promit que ses fils, jusqu’à la quatrième génération, seraient assis sur le trône d’Israël. Jéhu montra un zèle également entier pour extirper le culte de Baal. Jéhu s’estimait très haut, lui-même et son zèle pour l’Éternel, et s’en vante à Jonadab. Mais le Nouveau Testament nous dit : « Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur ; car ce n’est pas celui qui se recommande lui-même qui est approuvé, mais celui que le Seigneur recommande » (2 Cor. 10. 17 et 18). Le verdict de Dieu quant à la droiture de cœur de Jéhu et à son zèle pour l’Éternel est bien différent de l’éloge que Jéhu fait de lui-même. Des siècles plus tôt, Dieu avait dit à Samuel que l’homme regarde à l’apparence extérieure, mais que l’Éternel regarde au cœur.
Jonadab, devant lequel Jéhu vante ses propres mérites, et qu’il invite à l’accompagner pour voir son zèle pour l’Éternel, est également mentionné en 1 Chron. 2. 55 (non pas lui nommément, mais la famille des Kéniens) et en Jér. 35. Ce n’était pas un Israélite, mais il était d’origine kénienne, et vivant au milieu d’Israël. C’était véritablement un étranger dans le pays. Des centaines d’années plus tard, ses descendants obéissaient encore à ce qu’il leur avait commandé – de ne pas boire de vin, de ne pas se construire de maisons, de ne pas faire de semailles, de ne pas planter ou posséder des vignes, mais de vivre dans des tentes comme des nomades. Cette obéissance aux commandements de leur ancêtre leur valait l’approbation de Dieu et ses promesses de bénédiction. Oh, que nous aussi puissions apprendre à être pèlerins et étrangers sur cette terre, obéissant de cœur à la Parole de Dieu !

Et la colère de l’Éternel s’embrasa contre Israël, et il les livra en la main de Hazaël, roi de Syrie, et en la main de Ben-Hadad, fils de Hazaël, tous ces jours-là. Et Joakhaz implora l’Éternel, et l’Éternel l’écouta, car il vit l’oppression d’Israël… Et l’Éternel donna à Israël un sauveur, et ils sortirent de dessous la main de la Syrie. 2 Rois 13. 3 et 5.

JOAKHAZ

Avec le règne de Joakhaz, le fils de Jéhu, l’histoire d’Israël commence à se dégrader. Déjà dans les jours de Jéhu, « l’Éternel commença à entamer Israël », de sorte qu’ils perdirent le territoire à l’est du Jourdain au profit des Syriens sous Hazaël (2 Rois 10. 32 et 33). Les choses empirèrent encore jusqu’à ce que l’armée de Joakhaz fut réduite à des chiffres lamentables : 50 cavaliers, 10 chariots, 10 000 hommes de pied. La Parole de Dieu explique cette situation fâcheuse par la colère de l’Éternel enflammée contre Israël. Cela était bien justifié, car ils persévéraient dans les péchés de Jéroboam.
Que pouvait-on faire ? Les archéologues ont exhumé des inscriptions assyriennes prouvant que Jéhu apportait un tribut à l’Assyrie, pour obtenir de l’aide contre ses ennemis syriens. L’Écriture ne mentionne rien à ce propos. Nous savons seulement que l’Assyrie, plus tard, envahirait Israël et emmènerait le peuple en captivité. Quoi qu’il en soit, Dieu nous met en garde dans sa Parole : « Maudit l’homme qui se confie en l’homme, et qui fait de la chair son bras, et dont le cœur se retire de l’Éternel ! » (Jér. 17. 5). Nous retrouvons ces avertissements mainte et mainte fois.
Joakhaz nous présente un meilleur exemple. Il « implora l’Éternel » et nous lisons que « l’Éternel l’écouta ». Dieu, par le psalmiste Asaph, avait invité ainsi le fidèle : « Invoque-moi au jour de la détresse : je te délivrerai, et tu me glorifieras » (Ps. 50. 15). Nous ne savons pas si Joakhaz a vraiment ensuite glorifié Dieu, mais nous savons avec certitude que Dieu est fidèle. Il entendit la supplication de Joakhaz, mais plus encore, il eut pitié de son peuple et leur donna un sauveur qui les délivra de l’oppression de la Syrie. Qui il était, nous ne le savons pas, mais, Dieu en soit béni, nous, nous avons un Sauveur que nous connaissons !

Et Élisée était malade de la maladie dont il mourut ; et Joas, roi d’Israël, descendit vers lui et pleura sur son visage, et dit : Mon père ! mon père ! Char d’Israël et sa cavalerie ! Et Élisée lui dit : Prends un arc et des flèches. 2 Rois 13. 14 et 15.

JOAS

Élisée était sur son lit de mort. C’était un homme de Dieu très respecté, qui avait fidèlement servi l’Éternel pendant près de soixante ans, au milieu d’un peuple qui, même dans les périodes les moins sombres, n’honorait l’Éternel que des lèvres. Le roi Joas vint lui-même présenter ses respects au prophète âgé. Il pleurait. Élisée leur manquerait beaucoup dans les jours à venir. Sa présence en Israël avait été un témoignage permanent de la présence de l’Éternel au milieu d’eux et de sa protection.
Mais que se passait-il ? L’homme de Dieu donnait une série d’ordres au roi. « Prends un arc et des flèches… Mets ta main sur l’arc… ouvre la fenêtre vers l’orient… Tire ». Le roi fit, l’une après l’autre, les choses qui lui étaient commandées. Le prophète expliqua : « Une flèche de salut de par l’Éternel, une flèche de salut contre les Syriens ; et tu battras les Syriens… jusqu’à les détruire ». Puis Élisée continua : « Prends les flèches… Frappe contre terre ». Le roi fit ainsi, mais seulement trois fois. Au lieu de faire preuve de foi, il n’agissait que pour plaire à Élisée.
L’homme de Dieu se mit en colère contre le roi Joas et lui dit : « Il fallait frapper cinq ou six fois, alors tu eusses battu les Syriens jusqu’à les détruire ; mais maintenant, tu ne battras les Syriens que trois fois » (v. 19). Quelle qu’ait pu être la pensée de Joas, il n’avait démontré que son manque de foi et son manque d’obéissance de cœur. Il avait agi machinalement comme le prophète le lui avait dit, mais n’avait pas pris au sérieux les ordres qui lui avaient été donnés.
Lorsque Dieu nous parle par sa Parole, il ne dit pas les choses à la légère. Nous devons les recevoir sérieusement et, avec foi, lui obéir et agir !

Et Joas, roi d’Israël, prit Amatsia, roi de Juda… et il vint à Jérusalem, et abattit la muraille de Jérusalem depuis la porte d’Éphraïm jusqu’à la porte du coin, quatre cents coudées, et prit tout l’or et l’argent et tous les ustensiles qui furent trouvés dans la maison de l’Éternel et tous les trésors de la maison du roi, et des otages ; et il s’en retourna à Samarie. 2 Rois 14. 13 et 14.

Quel tableau désolant nous avons devant nous ici ! Nous avons vu des luttes entre Israël et Juda à d’autres époques, mais ce conflit dépasse tout ce qui avait eu lieu auparavant. Joas, le petit-fils de Jéhu, inflige une défaite à Amatsia, roi de Juda, prend sa capitale, Jérusalem, démolit une longue portion de la muraille de la ville, et emporte ses trésors. Il est vrai qu’Amatsia, qui était enflé d’orgueil d’avoir battu Édom, avait défié Joas de lui livrer bataille. Joas avait répondu, en avertissant Amatsia des conséquences de ce défi téméraire, mais Amatsia ne voulut pas écouter. Dieu avait alors permis qu’il soit mis en déroute devant Israël. Maintenant encore, « l’orgueil va devant la ruine, et l’esprit hautain devant la chute » (Prov. 16. 18).
Nous en avons de nombreux exemples dans la Parole de Dieu, qui font tous contraste avec Celui qui « s’est anéanti lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 6)
Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Aujourd’hui, et cela est triste à dire, des croyants aussi s’excitent l’un contre l’autre et se disputent, oubliant que « notre lutte n’est pas contre le sang et la chair mais… contre les puissances de méchanceté qui sont dans les lieux célestes » (Éph. 6. 12).
Au lieu de prier pour la paix de Jérusalem, ils démolissent ses murailles, rendant difficile le maintien de la séparation voulue par Dieu et la protection contre le mal. Les ustensiles précieux de la maison de Dieu sont emportés, tout comme ils le seraient plus tard par Nébucadnetsar, le roi de Babylone. Et des otages sont pris – nous essayons de nous opposer à la bonne conduite de nos frères en faisant pression sur eux .Quelle perte pour Dieu lorsque nous qui sommes croyants, nous nous traitons ainsi les uns les autres !

Jéroboam, fils de Joas, roi d’Israël, commença de régner à Samarie ; il régna quarante et un ans. Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel… Il rétablit la frontière d’Israël… selon la parole de l’Éternel, le Dieu d’Israël, qu’il avait dite par son serviteur Jonas, fils d’Amitthaï, qui était de Gath-Hépher. Car l’Éternel vit que l’affliction d’Israël était très amère. 2 Rois 14. 23 et 26.

JÉROBOAM 2

Le règne de ce second Jéroboam fut plus long que celui d’aucun autre roi d’Israël. Ce fut un temps de prospérité extérieure, mais il y avait de graves problèmes de fond. Ce Jéroboam marcha dans les péchés de son prédécesseur Jéroboam 1er, et comme lui, fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel. Le prophète Amos, qui vivait à cette période, dénonçait, sans ambages, le luxe qui régnait chez les gens aisés d’Israël. A cause de cela un prophète de Béthel ordonna à Amos de fuir le pays et de se rendre dans le royaume de Juda. Le sanctuaire de Béthel, lui dit-on, était le sanctuaire du roi, et il ne devait pas prophétiser là. (Amos 7. 12). Aujourd’hui aussi, dans nombre de pays, les chrétiens sont persécutés, et on leur dit ce qu’ils doivent prêcher et enseigner, et quels sujets ils doivent éviter. A certains endroits, on essaie même de classer la Bible dans la littérature déconseillée  parce qu’elle présente sans compromis les normes de sainteté de Dieu et qu’elle dénonce sévèrement des péchés comme les déviations homosexuelles. L’homme pécheur est tout à fait d’accord d’avoir une religion qu’il peut imaginer et organiser, mais il refuse de se soumettre aux critères divins.
La prophétie de Jonas mentionnée ici était sans aucun doute beaucoup plus de son goût que le message de jugement imminent que Dieu lui avait fait apporter aux habitants de Ninive dans le livre qui porte son nom. Ces deux messages, l’un comme l’autre, venaient de Dieu et manifestent l’amour de son cœur. Qu’il emploie un roi méchant pour délivrer son peuple qui le méritait bien peu, ou qu’il amène une nation corrompue à la repentance, il est Dieu, le Dieu souverain.

Zacharie, fils de Jéroboam, commença de régner sur Israël à Samarie ; il régna six mois. Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, selon ce que ses pères avaient fait… Shallum, fils de Jabesh, conspira contre lui, et le frappa devant le peuple… C’est là la parole de l’Éternel, qu’il avait adressée à Jéhu, disant : Tes fils seront assis sur le trône d’Israël, jusqu’à la quatrième génération. Et il en fut ainsi. 2 Rois 15. 8 et 12.

ZACHARIE

Si l’on compare les récits concernant les règnes des rois d’Israël et de Juda, relatifs à cette période de l’histoire, il semble qu’il y ait un intervalle d’environ 11 ans entre la fin du règne de Jéroboam 2 et le début du règne de son fils Zacharie. C’était une période de troubles en Israël. La Parole ne nous donne pas de détails sur tout ce qui s’est passé alors. Mais elle nous montre que, malgré tout ce qui peut toucher les dirigeants du monde dans les affaires politiques, c’est Dieu qui, en dernier ressort, garde le contrôle, et qu’il tient ses promesses. Zacharie, l’arrière-arrière-petit fils de Jéhu, accède au trône, et règne six mois.
Quel genre de roi était-ce ? – La Parole nous en rapporte trois caractères : 1) il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, 2) selon ce que ses pères avaient fait, 3) il ne se détourna pas des péchés de Jéroboam, fils de Nebath, par lesquels il avait fait pécher Israël.
1) Les yeux de Dieu sont sur nous. Il évalue ce que nous faisons, bien ou mal, juste ou faux.
2) Il se peut que d’autres, avant nous, aient agi comme nous le faisons maintenant. Mais ce n’est pas une excuse pour que nous fassions de même. Nous ne sommes pas obligés de suivre leur mauvais exemple.
3) On peut souvent retrouver ces types de comportement loin dans le passé. La Parole de Dieu fait remonter l’origine de notre péché jusqu’à Adam. Et le péché ne s’améliore pas, ou n’est pas plus acceptable pour Dieu à mesure que le temps passe. Il reste tout aussi répugnant pour Dieu qu’à son début.
Le roi Zacharie n’a pas employé le temps qui lui a été donné pour se repentir ! Ce temps a été vite écoulé. Après six mois il a été assassiné au grand jour, « devant le peuple », par Shallum, qui avait conspiré contre lui.

Shallum, fils de Jabesh, commença de régner la trente-neuvième année d’Osias, roi de Juda ; et il régna un mois entier à Samarie. Et Menahem… frappa Shallum… et régna à sa place. Et le reste des actes de Shallum, et la conspiration qu’il fit, voici, cela est écrit au livre des chroniques des rois d’Israël. 2 Rois 15. 13 et 15.

SHALLUM

Après le règne de Jéroboam 2, l’histoire des rois d’Israël dégénère rapidement en une série de conspirations, en même temps que de guerre civile et de violence. Shallum conspira contre Zacharie et l’abattit. A son tour il ne régna qu’un mois seulement avant que Menahem ne le renverse. Il semble que Shallum ait été tellement occupé à atteindre le trône, et ensuite à essayer de se défendre contre son cruel successeur, que Dieu ne mentionne même pas qu’il ait marché dans les péchés de Jéroboam, le fils de Nebath. Peut-être n’avait-il pas de temps pour les questions religieuses. En tout cas, Dieu, qui prend note même d’une coupe d’eau fraîche donnée au nom du Seigneur, n’a rien de bon à consigner à son sujet !
Le Seigneur Jésus a énoncé le principe que « quiconque s’élève sera abaissé » (Luc 14. 11). Ce principe est bien illustré par la vie de ces rois. Tandis que son contraire, « celui qui s’abaisse sera élevé », est vu de manière merveilleuse dans la vie de notre Seigneur Jésus. Phil. 2. 5 à 11 nous montre jusqu’à quelle profondeur il s’est abaissé, et combien il a été haut élevé par Dieu.
Un autre principe que le Seigneur a posé, c’est que « tous ceux qui auront pris l’épée périront par l’épée » (Mat. 26. 52). Nous voyons aussi son application par rapport à ces rois. Qu’il est triste de voir un Shallum mentionné dans les registres divins uniquement pour la conspiration qu’il fit et le fait qu’il assassina son prédécesseur, régna à sa place puis, un mois plus tard, mourut de la même mort violente ! Prenons garde à nous détourner de l’exemple de ce roi !

Alors Menahem frappa Thiphsakh, et tout ce qui y était, et son territoire, depuis Thirtsa, parce qu’on ne lui avait pas ouvert ; et il la frappa, et y fendit le ventre à toutes les femmes enceintes… Pul, roi d’Assyrie, vint contre le pays ; et Menahem donna à Pul mille talents d’argent, pour que sa main fût avec lui pour affermir le royaume dans sa main. Et Menahem leva l’argent sur Israël, sur tous ceux qui avaient de la fortune… de chacun cinquante sicles d’argent. 2 Rois 15. 16, 19 et 20.

MENAHEM

L’histoire du cruel Menahem nous emmène encore un palier plus bas dans l’histoire d’Israël. Dieu insiste sur le caractère de la recherche de soi de ce méchant roi. Parce que Thiphsakh ne lui avait pas ouvert ses portes, il l’a attaquée, avec tous les habitants de la ville et de son territoire. Il fit le sac de la ville, et alla, dans sa cruauté, jusqu’à fendre le ventre à toutes les femmes enceintes. Quel contraste avec Celui qui « viendra avec puissance, et son bras dominera pour lui… il paîtra son troupeau ; par son bras il rassemblera les agneaux et les portera dans son sein ; il conduira doucement celles qui allaitent » (És. 40. 10 et 11). Quel jour glorieux dont nous nous réjouissons dès maintenant !
Quand il fut menacé par la puissance encore plus grande du roi d’Assyrie, Menahem acheta la paix avec lui en lui donnant une énorme quantité d’argent, dans l’intention d’affermir aussi par là son propre pouvoir sur le pays. Cependant, tout comme avec les politiciens d’aujourd’hui, l’argent ne provenait pas de sa propre bourse. L’Écriture précise qu’il « leva » l’argent sur Israël, obligeant tous les hommes fortunés en Israël à apporter leur contribution. Quel contraste avec Celui dont parle prophétiquement le psalmiste : « Je bénirai abondamment ses vivres, je rassasierai de pain ses pauvres » (Ps. 132. 15).
En apprenant comment Menahem traitait ses sujets d’une manière aussi cruelle et sans cœur, nous ne sommes pas étonnés de lire qu’il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, et qu’il ne se détourna pas des péchés de Jéroboam tous ses jours.

La cinquantième année d’Azaria, roi de Juda, Pekakhia, fils de Menahem, commença de régner sur Israël à Samarie ; il régna deux ans. Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel ; il ne se détourna pas des péchés de Jéroboam, fils de Nebath, par lesquels il avait fait pécher Israël. 2 Rois 15. 23 et 24.

PEKAKHIA

Bien que nous en arrivions maintenant au dix-septième roi d’Israël, tous mauvais à des degrés divers, nous voyons que Dieu n’a pas changé ses critères. En tant qu’êtres humains, nous avons l’idée que le temps et un usage prolongé peuvent rendre bon et acceptable ce que Dieu appelle mauvais et inacceptable à ses yeux. Les normes de la société se modifient, et avec elles les décisions mêmes de nos tribunaux. Mais Dieu ne change pas. Jamais non plus il ne modifiera ses critères pour les accommoder à nos idées versatiles. Il est absolument saint et juste.
Pekakhia fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel. Il ne se détourna pas des péchés de Jéroboam. En affirmant par ces mots ses principes divins, Dieu nous montre qu’il désirait que les rois d’Israël se détournent positivement des péchés de leur prédécesseur, Jéroboam. « Cessez de mal faire, apprenez à bien faire » (És. 1. 16 et 17), c’est là le principe divin selon lequel il s’attend à ce que nous agissions. De même aussi dans le Nouveau Testament, nous sommes appelés, chacun en particulier, à nous retirer de l’iniquité, à nous purifier nous-mêmes, en nous séparant des vases qui déshonorent le Seigneur (cf. 2 Tim. 2. 19 et 21), si nous voulons être des vases à honneur, utiles au Maître, préparés pour toute bonne œuvre. Ne pas participer au mal n’est pas suffisant. Dieu exige une séparation franche d’avec le mal. Pekakhia, comme tant d’autres avant lui, est assassiné par l’un de ses capitaines. Pekakh, le fils de Remalia, avec cinquante Galaadites, conspire contre Pekakhia, et le tue dans la citadelle même du palais royal à Samarie. En 1 Chron. 5. 26, nous voyons que les tribus qui avaient choisi d’avoir leur possession en Galaad sont les premières à être emmenées en captivité en Assyrie, bien que leurs hommes aient été vaillants.

Pekakh, fils de Remalia, commença de régner sur Israël à Samarie ; il régna vingt ans… Aux jours de Pekakh… Tiglath-Piléser, roi d’Assyrie, vint, et prit (cinq villes) et Galaad, et la Galilée, tout le pays de Nephthali, et en transporta les habitants en Assyrie… Alors Retsin, roi de Syrie, et Pekakh, fils de Remalia, roi d’Israël, montèrent à Jérusalem pour lui faire la guerre ; et ils assiégèrent Achaz ; mais ils ne purent pas le vaincre. 2 Rois 15. 27 et 29 ; 16. 5.

PEKAKH

Pendant les trente années du règne de Pekakh, des changements importants intervinrent dans la situation d’Israël. Les puissants rois guerriers d’Assyrie conquirent les régions du nord et de l’est du pays, et déportèrent leurs habitants en Assyrie. Menacés par l’Assyrie, Israël et la Syrie s’allièrent et essayèrent de renverser la maison de David en Juda, parce qu’Achaz, le méchant roi de Juda, était devenu tributaire de l’Assyrie, et s’appuyait sur le roi assyrien pour avoir de l’aide contre ses ennemis.
En 2 Chron. 28, nous apprenons que l’Éternel avait permis à Pekakh de gagner une grande victoire sur Juda. Plusieurs des hauts dignitaires de Juda, et 120 000 hommes vaillants avaient été tués en un jour, 200 000 femmes et enfants avaient été emmenés captifs, et un butin important avait été pris. L’Éternel envoya le prophète Oded réprimander les hommes d’Israël et leur dire de renvoyer les captifs. Nous ne voyons aucune réaction à cette injonction de la part de Pekakh, Par contre, quatre des chefs des fils d’Éphraïm reconnurent publiquement la culpabilité de leur pays devant l’Éternel. Ensuite, ils donnèrent à manger aux captifs, les vêtirent et les chaussèrent avec les objets du butin, les oignirent d’huile puis, mettant les plus faibles sur des ânes, ils les renvoyèrent vers leurs frères. Il est bienfaisant de voir, même au milieu de cette période désolante de l’histoire d’Israël, un petit nombre se conformant encore à la parole de l’Éternel.
La Syrie tomba aux mains du roi d’Assyrie. Pekakh, comme un si grand nombre de ses prédécesseurs, trouva sa fin à la suite d’une conspiration contre lui. Il fut attaqué et tué, et son assassin lui succéda sur le trône.

La douzième année d’Achaz, roi de Juda, Osée, fils d’Éla, commença de régner à Samarie sur Israël ; il régna neuf ans. Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, non pas toutefois comme les rois d’Israël qui avaient été avant lui. Shalmanéser, roi d’Assyrie, monta contre lui, et Osée devint son serviteur, et lui envoya des présents. Et le roi d’Assyrie découvrit qu’Osée conspirait. 2 Rois 17. 1 et 4.

OSÉE

Osée, le dix-neuvième et dernier roi d’Israël, le royaume du nord, avait conspiré contre le roi précédent, Pekakh, et l’avait mis à mort. L’Écriture nous dit qu’Osée régna à sa place, mais nous donne deux dates différentes pour le début de son règne. Il semble qu’il ait eu du mal à consolider son autorité sur le royaume qui était près de s’effondrer – à moins qu’il ait dû faire approuver par les puissants Assyriens ses droits à la couronne. Dans tous les cas, son autorité n’était que celle d’un vassal du roi d’Assyrie.
Il est intéressant de voir que l’Éternel précise qu’Osée, tout en faisant ce qui était mauvais à ses yeux, n’agissait pas comme les rois qui avaient été avant lui. Le Juge de toute la terre agit toujours avec justice. Il sonde le cœur et pèse toutes choses avec la balance du sanctuaire.
Ensuite, le suzerain assyrien d’Osée l’emprisonna et envahit le pays avec ses armées, mettant le siège devant Samarie pendant trois ans, jusqu’à ce que la ville tombe. Le roi d’Assyrie avait en effet découvert la trahison d’Osée, car celui-ci, au lieu de lui payer normalement le tribut, avait envoyé des émissaires au roi d’Égypte, pour obtenir son aide. Notre Seigneur Jésus déclare en toutes lettres que nul ne peut servir deux maîtres – une leçon importante que nous devons apprendre, nous aussi. Osée (qui signifie délivrance) ne montra rien de cela envers son peuple. Un seul apportera la délivrance aux dix tribus. Israël fut emmené captif en Assyrie et installé à différents endroits. Les dix tribus ne sont jamais revenues de leur captivité, et n’en reviendront jamais jusqu’à ce que l’Éternel lui-même les ramène, dans un jour encore à venir.

Et le roi d’Assyrie transporta Israël en Assyrie, et les établit à Khalakh, et sur le Khabor, fleuve de Gozan, et dans les villes des Mèdes, parce qu’ils n’écoutèrent point la voix de l’Éternel, leur Dieu, et transgressèrent son alliance, tout ce que Moïse, serviteur de l’Éternel, avait commandé ; et ils n’écoutèrent pas, et ne le firent pas. 2 Rois 18. 11 et 12.

Conclusion

Bien que Dieu ne soit pas du tout obligé de nous expliquer pourquoi il agit comme il le fait, il nous le dit pourtant souvent dans sa Parole. Lorsqu’il termine l’histoire du royaume des dix tribus, Dieu nous donne, en 2 Rois 17. 7 et 23, une liste détaillée des faits à cause desquels il mit fin à ce royaume. Dieu a inclus cela dans sa Parole pour notre avertissement et notre instruction. Il est sage pour nous d’en prendre connaissance. Rom. 11. 20 et 21 nous dit :
« Ne t’enorgueillis pas, mais crains : si de fait Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, peut-être ne t’épargnera-t-il pas non plus ».
Dieu avait retiré les fils d’Israël de leur esclavage en Égypte. Mais ensuite ils s’étaient tournés vers les idoles, aussi bien celles des nations que Dieu avait dépossédées devant eux, que celles que leurs propres rois avaient introduites. Jéroboam est signalé comme ayant particulièrement « détourné violemment Israël de suivre l’Éternel, et les avait fait commettre un grand péché ». Dieu est un Dieu jaloux qui ne peut supporter un rival quelconque pour les affections de son peuple.
Dieu avait averti son peuple à maintes reprises, par des prophètes et des voyants, afin que les fils d’Israël se détournent de leurs mauvaises voies et qu’ils gardent ses commandements et ses statuts. Mais ils avaient refusé d’entendre. Ils avaient rejeté les statuts de l’Éternel, son alliance et ses témoignages. Ils avaient suivi les voies des nations qui les entouraient, et s’étaient vendus pour faire le mal en la présence de l’Éternel, pour le provoquer à colère.
A la fin, Dieu retira de devant ses yeux Israël comme nation. Cependant, dans sa connaissance sans limite et son amour, il sait exactement où en est chacun individuellement. Et il ne sera pas frustré non plus dans ses desseins, qui sont assurés en Christ.

D’après The Lord is near

Rois de Juda et d’Israël  E.P. Vedder

Un avis sur « ROIS D’ISRAËL »

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