CORONA 45
La table des pains de proposition et l’autel d’or (Ex. 25. 23 à 30)
À l’intérieur du lieu saint, il y avait trois objets. Le chandelier d’or pur, la table des pains de proposition, c’est-à-dire des pains exposés et l’autel d’or. Chacun de ces objets nous instruit sur les choses qui sont dans les cieux, et apporte une application pratique pour notre service d’adorateur. Le bois de sittim constitue le premier des matériaux utilisés pour la confection de cette table. Dieu prend des choses tangibles pour parler de la parfaite humanité de Son Fils, un bois qui ne peut pourrir. Si Jésus s’est abaissé en acceptant un corps semblable au nôtre, Il demeure « le Christ, qui est sur toutes choses Dieu béni éternellement » (Rom. 9. 5). L’or pur témoigne de Sa divinité : « car, en lui, toute la plénitude (Dieu) s’est plu à habiter » (Col. 1. 19).
La hauteur de la table était d’une coudée et demie. La grille de l’autel d’airain se trouvait être placée à la même hauteur que la table. Dans le parvis, sur la grille, on voyait le bois, le feu et le sacrifice, mais sur la table, dans le lieu saint, le fruit du sacrifice : les douze pains représentant les douze tribus d’Israël. Agréées de Dieu en vertu des sacrifices sanglants offerts sur l’autel d’airain, elles sont vues à l’abri de toutes attaques dans le sanctuaire de Dieu. La table, avec son rebord d’environ dix centimètres et ses deux couronnements d’or tout autour, est une image touchante de ce que le Seigneur Jésus a dit à l’endroit de Ses brebis : « personne ne les arrachera de ma main… personne ne peut les arracher de la main de mon Père » (Jean 10. 28 et 29). Jésus se compare au grain de blé tombé en terre pour y mourir, et portant beaucoup de fruit (voir : Jean 12. 24). Sa mort, Sa résurrection, et Sa glorification assurent aux croyants une pleine paix et une vie nouvelle. Nous savons que cette « vie est cachée avec le Christ en Dieu » (Col. 3. 3).
La table parle de communion. Chaque sabbat, les sacrificateurs pouvaient manger les pains exposés (Lév. 24. 5 à 9). La fine farine, dont ils étaient faits, parle de la vie parfaite de Christ et « Christ vit en moi » (Gal. 2. 20 ; 2 Cor. 5. 17). En image, c’est apprécier la vie de Christ en nos frères et sœurs. C’est une communion qui « est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ ». La table, à la lumière du chandelier, nous dit que : « Si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la lumière, nous avons communion les uns avec les autres » (1 Jean 1. 3 à 7).
L’autel d’or (Ex. 30. 1 à 10) :
Si l’autel d’airain se trouvait dans le parvis, avant l’entrée du tabernacle, l’autel d’or était dans le lieu saint. Il servait à faire fumer l’encens. Ces deux autels offrent des différences et des ressemblances.
Les différences : L’autel d’airain, où étaient offerts des sacrifices sanglants, était à l’extérieur du tabernacle, dans le parvis. L’ardeur du feu, consumant les victimes, annonçait les souffrances expiatoires de Jésus à Golgotha. « Car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu » (1 Pier. 3. 18). Pour que les sacrificateurs puissent entrer dans le lieu saint et offrir les parfums, il fallait qu’ils soient couverts par le sang des sacrifices pour les péchés et qu’ils se soient lavés à la cuve d’airain.
Le second autel était entièrement recouvert d’or et se trouvait dans le lieu saint. Sur lui était offert l’encens composé de différentes drogues odoriférantes (Ex. 30. 34 à 38). En application, cet encens parle des souffrances morales et de la perfection de l’Homme Christ Jésus qui a enduré « une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même » (Héb. 12. 3), jusqu’à la mort de la croix. Son œuvre achevée, « Il est entré… dans le ciel même » (Héb. 9. 24). Le couronnement d’or de l’autel parle de « Jésus… couronné de gloire et d’honneur » (Héb. 2. 9).
Les ressemblances : Les deux autels étaient faits de bois de sittim, image de la parfaite humanité de Christ. « Dieu a été manifesté en chair » (1 Tim. 3. 16) ; « personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » (Jean 1. 18). L’homme Christ Jésus a été cloué à la croix (l’autel d’airain) et, avec un corps d’homme, il est entré dans la gloire du ciel (l’autel d’or). Cet Homme, glorifié, c’est Dieu lui-même ! Étienne, à l’heure de son martyre, s’écrie : « Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu » (Act. 7. 56).
L’autel d’airain est le fondement du salut : « notre Seigneur a été livré pour nos fautes » ; l’autel d’or est la certitude de notre salut : « il a été ressuscité pour notre justification » (Rom. 4. 25). Dieu qualifie chacun des deux autels de « chose très sainte » (Ex. 29. 37 ; 30. 10). Le premier parle de la propitiation pour les péchés ; le second, de la possibilité d’offrir l’adoration « en pleine assurance de foi » (Héb. 10. 22).
Une fois l’an, au grand jour des propitiations, le sang du sacrifice pour le péché était mis sur les cornes des deux autels. « Christ… avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Héb. 9. 12). Il a réconcilié avec Dieu « soit ce qui est sur la terre et soit ce qui est dans les cieux » (Col. 1. 20), en faisant la paix par le sang de Sa croix. Sur les deux autels, le feu qui « sortit de devant l’Éternel » (Lév. 9. 24), brûlait continuellement (Lév. 6. 6). Dans le parvis, sur l’autel d’airain, se consumaient les graisses des sacrifices pour les péchés et l’holocauste ; à l’intérieur du lieu saint, sur l’autel d’or, sous l’action du feu, l’encens répandait un parfum agréable.
L’application : Jésus-Christ, ressuscité et élevé dans la gloire, a été : « salué par Dieu souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédec » (Héb. 5. 10). Autrefois, la bonne odeur de l’encens composé, brûlé sur l’autel d’or, remplissait le lieu saint ; aujourd’hui, la seule présence de l’Homme Christ Jésus dans la gloire du ciel est infiniment plus que l’encens. Lors de Son passage sur la terre, Il s’est « adonné à la prière » (Ps. 109. 4). Sa prière montait vers Dieu « comme l’encens, l’élévation de ses mains comme l’offrande du soir » (Ps. 141. 2).
Dans le ciel, Jésus paraît « maintenant pour nous devant la face de Dieu » (Héb. 9. 24). Il a fait de Ses rachetés « un saint sacerdoce pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus-Christ » (1 Pier. 2. 5). La louange des enfants de Dieu correspond à l’encens, étant sanctifiée par le Seigneur Lui-même. « Offrons donc, par lui, sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom » (Héb. 13. 15).

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