SUR LE CHANT ET LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE DANS LES RÉUNIONS D’ASSEMBLÉE

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SUR LE CHANT ET LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE DANS LES RÉUNIONS D’ASSEMBLÉE

L’ennemi tente par tous les moyens de ruiner s’il le peut, le témoignage que les saints sont appelés à rendre collectivement à Dieu sur la terre – dans une extrême faiblesse, nous devons le reconnaître.
On demande quel mal il y aurait à accompagner le chant des cantiques spirituels dans l’assemblée par des instruments de musique. Plutôt que de se demander quel mal il y aurait à cela, demandons-nous quel bien cela apporterait à Dieu et quelle bénédiction nous en retirerions en assemblée ?
Le chant, a-t-on dit justement, est une partie précieuse du culte des saints. Mais on dira aujourd’hui que le chant accompagné d’instruments de musique en deviendrait plus beau, que le son des cantiques serait « enrichi » et que chacun se sentirait « porté » par la musique (attention à l’aspect mystique qui pourrait être ainsi introduit) et aidé à mieux chanter ; que cela nous réjouirait davantage le cœur et que nous serions ainsi plus heureux de chanter ensemble… (Remarquons que tout cela est centré sur nous-mêmes, sans penser premièrement à ce qui plaît à Dieu). D’autres arguments sont peut-être apportés en faveur d’un accompagnement musical des cantiques, mais peuvent-ils être basés sur l’enseignement de la Parole de Dieu et, si non, peuvent-ils être reçus ? Nous soulignons que le Nouveau Testament ne fait pas allusion à un accompagnement musical au chant des enfants de Dieu, sauf dans l’Apocalypse, qui concerne des événements futurs.
Nos frères devanciers, certainement plus spirituels que nous, ne nous ont jamais encouragés à utiliser de tels éléments dans nos réunions. Jusqu’à aujourd’hui nous n’avons pas une telle coutume dans les assemblées de Dieu (voir 1 Cor. 11. 16).
Mais, d’autre part, la Parole de Dieu elle-même ne nous enseigne-t-elle pas que le culte chrétien est « en esprit et en vérité » (Jean 4. 23 à 24), sans qu’il doive y être introduit quoi que ce soit qui vient de l’homme, même avec ses meilleures intentions ? Penserions-nous que des instruments de musique peuvent ajouter quelque chose à la reconnaissance et à la joie des rachetés qui s’élèvent de leur cœur vers Dieu par des hymnes et cantiques ? Non, le culte chrétien n’a pas besoin ni ne nécessite qu’on y ajoute des éléments matériels et humains.
Nous sommes encouragés à chanter avec l’esprit et avec intelligence (1 Cor. 14. 15), mais il n’est rien ajouté à cela. Notre esprit et notre intelligence sont sollicités, tout d’abord quant aux frères, pour l’indication d’un cantique, mais aussi lorsque l’assemblée chante, car il convient que nous comprenions ce que nos bouches expriment et que nous chantions d’une manière conforme au caractère des paroles que nous exprimons. Le cœur, l’esprit, l’intelligence, nos bouches comme « instruments » de notre chant ne sont-ils pas suffisants et auraient-ils besoin d’un complément ?
Nous voulons certainement que notre Dieu soit loué et glorifié par les hymnes et les cantiques que nous chantons à sa gloire et à celle du Seigneur Jésus, même si notre chant est faible parce que nous sommes peut-être peu nombreux, et même s’il peut y avoir quelques fausses notes ? Par amour pour notre Dieu, ne désirons-nous pas que notre louange monte ainsi de nos cœurs vers Lui par des hymnes et des cantiques spirituels (Col. 3. 16), dans le recueillement et la simplicité qui conviennent. Le chant d’hymnes et de cantiques est une activité spirituelle qui ne fait pas intervenir et ne s’adresse pas aux sens. Un complément matériel améliorerait peut-être la qualité extérieure de nos chants, mais pourrait-il ajouter quelque chose de spirituel à ce que nous exprimons par les paroles de nos cantiques ?
Pensons-nous que la simple expression de ce qui vient du cœur et sort de notre bouche, nécessite un bel accompagnement instrumental qui nous stimulerait à chanter et « améliorerait » la qualité de notre chant ? Si nous cherchons seulement à plaire à notre Dieu et à Le glorifier, si notre cœur est plein de reconnaissance et d’accents de louange et d’adoration, nous ne verrons pas d’utilité ni de nécessité à ajouter aux chants de nos cantiques ce qui ne pourrait que stimuler notre nature, nos sens. Ce que Dieu attend des siens dans la louange et qui Lui est agréable, n’est-ce pas la seule expression de ce qui vient de leur cœur – « chantant et apportant la louange, de votre cœur, au Seigneur » (Éph.5. 19).
La musique a son importance, mais elle n’est pas l’essentiel. Il est vrai que lorsque nous chantons nous devons tenir compte de la musique et, par égard pour Celui à qui nous adressons nos chants de louange, de reconnaissance, d’adoration, nous devons nous appliquer à bien chanter. Mais si, pour cela, nous ajoutons un accompagnement instrumental à nos cantiques, n’y aurait-il pas le danger de perdre de vue l’essentiel – les paroles que nous exprimons de nos lèvres – pour prêter trop d’attention à l’environnement musical ? Nos cœurs devraient être entièrement occupés de Lui dans ces instants, ne seraient-ils pas distraits par ces éléments ajoutés à notre louange ?
Nous savons que l’épître aux Hébreux met en contraste le culte judaïque, caractérisé par des éléments matériels avec le culte chrétien. Elle nous montre que tout ce qui avait trait à l’ancienne alliance a été remplacé par ce qui est en rapport avec la nouvelle alliance, par des choses meilleures que celle d’autrefois. Ajouter des instruments de musique à la louange des saints, ne serait-ce pas revenir à ce que Dieu Lui-même a mis de côté et qui n’a plus lieu d’être, à des éléments liés à la terre alors que nous sommes invités à entrer dans le ciel même (Cant. 48) pour offrir des sacrifices spirituels, « un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom (Héb. 13. 15) ?
Il a été écrit : « Si on ne chante pas par l’Esprit on fait de la musique, rien de plus » (Préface au recueil Choix d’hymnes chrétiennes, 1850). A fortiori, si on ajoute des éléments matériels aux cantiques spirituels, nous ferons peut-être de la belle musique, agréable à entendre, mais elle ne sortira pas de la salle de réunion pour monter au ciel vers notre Dieu et Père et vers notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ que nous désirons célébrer dans nos cantiques à cause de son grand amour. Nous sommes exhortés à chanter « de nos cœurs à Dieu » et non pas avec des instruments de musique, même s’ils mettent peut-être en valeur nos faibles voix. Notre cœur, avec notre bouche, n’est-il pas le seul instrument de musique qui plaise à Dieu de la part de ses rachetés ? « Mes lèvres, et mon âme, que tu as rachetée, exulteront quand je chanterai tes louanges » (Ps. 71. 23).
Plusieurs de nos devanciers, ou des frères qui nous sont contemporains, ont écrit sur ce sujet. Leurs pensées sont basées sur ce que la Parole de Dieu enseigne et ce qu’ils en retirent nous montre bien ce que Dieu attend des siens dans la louange qu’ils sont appelés à Lui rendre. Nous en citerons quelques uns, pensant que nous pourrons, les uns et les autres, trouver d’autres témoignages, tous concordants, nous le croyons, parmi les écrits des frères.
Que le Seigneur nous accorde d’être soumis en toute simplicité à Sa Parole et les uns aux autres dans la crainte de Christ. Que nous puissions garder ce qui nous a été confié, malgré notre grande faiblesse, mais par amour pour Christ et son Assemblée. Gardons ce que nous avons reçu et entendu de nos frères devanciers et qui est basé sur la Parole de Dieu, fidèlement, humblement, et dans le désir de plaire au Seigneur et de le glorifier à tous égards et de toute manière, individuellement et collectivement.

Ph. F.

Aux citations de nos frères qui suivent, on peut éventuellement ajouter cette remarque de notre frère Paul Finet :
Nous n’avons plus besoin aujourd’hui d’instruments de musique ni de temple somptueux, ni de tout ce qui frappe les sens… parce que nous avons reçu l’Esprit de Dieu ; et c’est l’Esprit qui nous enseigne et nous conduit à rendre ce culte en esprit et en vérité.

Le service des Lévites et des Sacrificateurs – P. Finet

Notons… que ni dans ce passage (1 Cor. 14. 15 à 19, 24) qui est une description inspirée de la manière de se réunir d’un ensemble de chrétiens, ni ailleurs dans les Actes ou les épîtres, il n’est question de jouer d’un instrument dans le déroulement du culte. La musique instrumentale n’a pas sa place dans un tel rassemblement, et elle est contraire à l’esprit et au caractère de l’assemblée ainsi réunie. En un tel moment, il ne s’agit pas de flatter nos sens, ou de plaire à l’auditeur par des sons agréables, mais il s’agit de présenter à Dieu ce qui Lui revient, ce dont Il a rempli nos cœurs par le Saint Esprit. Ce qui est acceptable et agréable à Dieu, ce sont « des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels » ; chanter et psalmodier de notre cœur au Seigneur (Éph. 5. 19), c’est chanter « de vos cœurs à Dieu dans un esprit de grâce » (Col. 3. 16)… En Israël, peuple terrestre, nous trouvons la musique instrumentale à sa place, mais l’Église est un peuple céleste et tout doit se faire par le Saint Esprit.

L’Église, l’Assemblée du Dieu vivant – R.K.Campbell – p. 140-141

 

Comme au Ps. 150 les instruments les plus variés s’unissent pour glorifier Dieu, la louange des rachetés est maintenant l’expression des expériences variées que nous pouvons traverser dans la communion avec Dieu. Cette diversité est suggérée par l’instrument à dix cordes du Ps. 92. 3. Par divers moyens Dieu ajoute d’autres cordes à notre instrument…
Il n’y a pas dans les épîtres une seule parole pour justifier l’emploi d’instruments quelconques dans les assemblées. Il n’est d’autre accompagnement qui puisse plaire à Dieu que la mélodie, qui s’élève peut-être dans le silence, d’un cœur rempli de Sa grâce. Rien ne nous encourage non plus à former des chœurs distincts qui auraient pour prétexte d’assurer un chant de bonne qualité dans les rassemblements.

Celui qui sacrifie la louange me glorifie
Messager Évangélique 1978- Ph. Laügt.

 

Il n’y a pas même une syllabe dans les écrits des apôtres en rapport avec un quelconque accompagnement du chant par des instruments de musique…
Il est indispensable qu’une voix harmonieuse soit accompagnée de la mélodie du cœur. C’est ce qui remplace les instruments de musique du culte dans le temple. Le chrétien n’est pas invité à louer le Seigneur avec le son de la trompette, du psaltérion, de la harpe ou des cymbales retentissantes ; mais son chant doit découler naturellement, et de manière touchante, du saint enthousiasme de l’homme intérieur. Allons-nous comparer un seul instant « l’airain qui résonne, les cymbales retentissantes » (1 Cor. 13. 1), ou l’orgue également retentissant, avec le rayonnement ravissant d’une âme fervente, née de Dieu, et conduite par l’Esprit dans l’appropriation et la compréhension des riches et grands privilèges qui sont la portion inaliénable du chrétien selon la révélation du Nouveau Testament ?

Cinq lettres à propos du chant chrétien – Bible Treasury (Bibliquest)

 

1 Corinthiens 14. 15 présente le chant dans l’assemblée, en parallèle avec la prière : « Je prierai avec l’esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence ; je chanterai avec l’esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence ». Le cantique ou la prière doit être une action intelligente, sous la conduite du Saint Esprit…
Dans aucun passage du Nouveau Testament, nous ne trouvons les instruments de musique associés au service divin (sauf dans l’Apocalypse, où ils sont mentionnés de façon figurative). On le comprend sans peine. Toute la splendeur terrestre qui se manifestait autrefois dans le culte rendu au Dieu d’Israël — les vêtements somptueux, les ustensiles artistement ouvragés, le temple recouvert d’or — tout cela n’a plus sa place depuis la venue de Jésus. Les choses extérieures, celles qui ont de l’apparence, celles qui ont de l’attrait pour l’homme naturel, celles qui mettent l’homme en avant, n’ont rien à faire dans le culte chrétien. Tout est spirituel, intérieur. « Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4. 24). Les sacrifices de louanges sont le fruit des lèvres qui confessent son nom (Héb. 13. 15).

Le chant et les cantiques dans les Écritures – J. A. Monard

 

Dans le Nouveau Testament la louange est spirituelle (Jean 4. 23 et 24). Les instruments ne peuvent pas émettre une adoration en esprit. L’usage d’instruments ne se trouve que dans l’Ancien Testament, où le sanctuaire était un sanctuaire terrestre, et le culte un culte de rites prescrits par la loi (on trouve aussi les instruments dans l’Apocalypse, car elle reprend comme symboles les figures de l’Ancien Testament). L’épître aux Hébreux (ch. 7 à 10) montre que tout ce culte ancien est mis de côté depuis que Christ est le nouveau Souverain Sacrificateur à perpétuité. Les sacrifices d’animaux sur un autel sont également mis de côté. Vouloir recommencer un culte avec des instruments de musique, c’est retourner au culte judaïque qui a été mis de côté avec l’ancienne alliance, comme le retour à un culte de rites, avec des bâtiments spéciaux, un clergé à part des laïcs.
Les instruments de musique ne sont, en eux-mêmes, ni bien ni mal. Tout dépend de l’usage qu’on en fait. Cependant, il vaut la peine de noter à quel moment les premiers instruments de musique ont été inventés. La Bible nous rapporte que ce sont les descendants de Caïn, éloignés de la présence de Dieu, qui ont inventé les premiers instruments à cordes et à vent (Gen. 4. 21). Dans le contexte où ce fait nous est rapporté, nous pouvons comprendre qu’il s’agissait sans doute de rendre plus agréable un monde sans Dieu. Bien souvent, encore aujourd’hui, la musique est un moyen de distraction et d’amusement pour oublier la réalité de l’éternité.
Certains instruments de musique sont utiles pour apprendre les mélodies des hymnes et cantiques spirituels, mais nulle part le Nouveau Testament ne nous donne d’exemple ou d’instructions concernant l’usage d’instruments de musique dans le culte chrétien. Ce sont les lèvres des rachetés qui doivent exprimer ce qui est dans le cœur de ceux qui ont été purifiés par le sang du Seigneur Jésus.

Rendre culte, adorer – Les instruments de musique – Bibliquest

 

Trois verbes grecs et les noms qui en dérivent sont employés en relation avec ce qui est musical : Ces mots signifient chanter, chanter une hymne, psalmodier. Aucun de ces mots ne peut justifier l’emploi d’instruments de musique dans l’Église…
Recherchons tous les passages des épîtres où il est fait mention du chant ou de la musique :
– Dans le livre des Actes, on ne trouve aucune mention des instruments de musique dans les réunions de l’Église. La seule fois où il est fait mention du chant, c’est en 16. 25 : « Or sur le minuit, Paul et Silas, en priant, chantaient les louanges de Dieu » dans une prison.
– Les épîtres gardent le même silence sur les instruments de musique dans les réunions chrétiennes. Les passages suivants nous enseignent :
Rom. 15. 9 : « …pour que les nations glorifiassent Dieu pour la miséricorde, selon qu’il est écrit : c’est pourquoi je te célébrerai parmi les nations, et je psalmodierai à ton nom » ;
1 Cor. 13. 1 « Si je parle dans les langues des hommes et des anges, mais que je n’aie pas l’amour, je suis comme un airain qui résonne ou comme une cymbale retentissante » ;
1 Cor. 14. 15 : « … Je chanterai avec l’esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence » ;
Éph. 5. 19 : « Soyez remplis de l’Esprit, vous entretenant par des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de votre cœur au Seigneur » ;
Col. 3. 16 : « Vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu dans un esprit de grâce » ;
Héb. 2. 12 : « J’annoncerai ton nom à mes frères ; au milieu de l’assemblée je chanterai tes louanges » ;
Jacq. 6. 13 : « Quelqu’un est-il joyeux, qu’il chante des cantiques ».
Aucun de ces passages ne suggère le moindre accompagnement musical, mais ils montrent que le chant est en rapport avec la louange adressée à Dieu, ou avec l’édification et l’exhortation mutuelle des chrétiens entre eux. On voit aussi que le chant exprime ce qu’il y a dans le cœur, et que chanter est le privilège de tous les chrétiens, ce qui est en accord avec le fait que tous sont sacrificateurs. Ils font monter ensemble la louange vers Dieu, et les chants font partie de cette louange…
Si Dieu avait en vue la musique instrumentale dans l’Église, ne nous l’aurait-Il pas fait connaître quelque part, dans les 28 chapitres des Actes, dans les 14 épîtres de Paul, les 3 de Jean ou les autres ? Il est frappant de constater que ce qui tient une si grande place dans les pensées et la pratique de beaucoup de chrétiens d’aujourd’hui n’est mentionné dans aucun passage des 22 livres écrits par 6 serviteurs du Seigneur dans une période de 70 ans.

Emploi de la musique instrumentale dans les réunions de l’Église
– Musique et chants dans le nouveau testament – Bibliquest

 

La manière dont nous avons à rendre culte est définie par deux mots : « en esprit et en vérité » (Jean 40. 24) :
– En esprit, non pas seulement conduits par l’Esprit, mais aussi en dehors de toute forme matérielle, de toute tradition, et de tout ce qui fait apparaître l’homme dans la chair et qui n’a aucune place dans la présence du Seigneur.

Quelques pensées sur l’adoration – M. J. Koechlin – M.E 1960

 

« Il vous est ordonné, peuples, peuplades, et langues : Aussitôt que vous entendrez le son du cor, de la flûte… et toute espèce de musique, vous vous prosternerez et vous adorerez la statue d’or que Nebucadnetsar, le roi, a dressée » (Dan. 3. 4 et 5).
La place importante donnée à l’orchestre dans ce rassemblement des peuples autour de la statue d’or de Nebucadnetsar est évidente, comme aujourd’hui dans beaucoup de rassemblements religieux. La musique excite les émotions, éveille les sentiments, et donne ainsi une impression de piété, qui n’est peut-être pas réelle.
Dans l’Ancien Testament les instruments de musique étaient utilisés pour les services du temple en Israël. Mais nous ne voyons rien d’équivalent dans le Nouveau Testament. On peut appeler adoration le fait de s’asseoir et d’écouter un chœur et un orchestre entraînés à jouer des airs mélodieux, mais la musique agit simplement sur les sens naturels, et n’a rien à voir avec l’adoration du Père et du Fils qui doit être maintenant « en esprit et en vérité » (Jean 4. 24). Ceux qui plaident pour son utilisation dans les réunions de culte à cause de sa place dans l’Ancien Testament devraient se souvenir que cette musique et ces objets concrets sont pour nous aujourd’hui, des « types » (1 Cor. 10. 6), comme d’autres éléments mentionnés au sujet de la vie du peuple d’Israël. Les instruments utilisés alors représentent la mélodie qui s’élève maintenant du cœur des rachetés du Seigneur. Aucun exemple d’utilisation d’instruments de musique pour rendre culte ne nous est donné dans le Nouveau Testament.
Un membre du clergé faisait un jour remarquer que beaucoup de personnes venaient à son église pour adorer Dieu en musique ; il devait donc avoir les meilleurs artistes et la plus belle musique possible, sinon les gens ne viendraient pas. En réalité, ceux-ci satisfaisaient simplement leur goût pour les mélodies et l’harmonie – un goût qui a été donné par Dieu et qui est convenable à sa place, mais qui ne doit pas être confondu avec l’adoration véritable. Un cœur rempli de Christ produit la musique la plus agréable qui soit jamais montée à l’oreille de Dieu.
Souvenons-nous que dans la période de l’Église, il s’agit pour le chrétien de chanter et d’apporter la louange « de son cœur » au Seigneur (Éph. 5. 19 ; Col. 3. 16). C’est là que la musique doit être, dans un cœur rempli de louange envers le Dieu de toute grâce. Que nous puissions mieux en prendre conscience !

La musique dans l’Ancien et le Nouveau Testament
d’après H. A Ironside – (Bible-notes)

 

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