CORONA 41

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CORONA 41

 

 

Précédemment, nous avons considéré l’autel, préfigurant la mort du Seigneur Jésus. Là, l’Israélite prenait conscience qu’il était un pécheur, et qu’en vertu du sacrifice offert et du sang répandu, il était pardonné. C’est l’âme en paix qu’il pouvait offrir des sacrifices d’actions de grâce (de prospérité) ou des holocaustes avant de retourner à sa demeure. La cuve d’airain était utilisée par les sacrificateurs seuls. Ils s’y lavaient avant d’entrer dans le tabernacle pour le service de l’adoration à l’autel d’or. Le chrétien est un adorateur (voir : Apoc. 1. 6). Ce lavage représente, pour lui, le jugement de ses pensées et de ses actions à la lumière de la Parole de Dieu. Ainsi il entre dans la présence de Dieu avec le cœur purifié d’une mauvaise conscience (voir Hébr. 10. 20 à 22). Jésus est pour lui le chemin des lieux saints, et la Parole de Dieu, l’eau qui lave et purifie. L’autel d’airain nous parle de la conversion ; la cuve, de la confession, et l’autel d’or dans le lieu saint, de l’adoration.

Le tabernacle, composé de deux « chambres », avait un rideau d’entrée et un voile qui faisait séparation entre le lieu saint et le lieu très saint. La première partie est appelée le lieu saint, la seconde, le lieu très saint (Héb. 9. 3).

Le lieu saint était rectangulaire : vingt coudées de long et dix coudées de large (la coudée correspondait à 50 cm). Là se trouvaient : 1) la table avec les douze pains de proposition (pains exposés) ; 2) le chandelier d’or pur à sept lampes ; 3) l’autel d’or pour faire fumer l’encens. Le lieu très saint était carré : dix coudées sur dix, il faisait corps avec le lieu saint. Là se trouvaient : 1) l’arche de l’alliance du Seigneur de toute la terre (Jos. 3. 11) ; 2) le propitiatoire (couvercle) au-dessus de l’arche, et, 3) les chérubins, tirés du propitiatoire, et « couvrant de leurs ailes le propitiatoire » (Ex. 25. 20).

Les parois du tabernacle n’avaient aucune fenêtre. Seule la lumière du chandelier, figure de l’Esprit Saint, éclairait l’intérieur. Les parois étaient composées de quarante-huit planches appelées aussi les ais. De bois d’acacia, ils étaient revêtus d’or, et percés au centre pour recevoir une barre d’or qui les liait ensemble par l’intérieur. Quatre autres barres extérieures achevaient de consolider le tout. Nous pouvons en tirer diverses applications et instructions, vues sous l’aspect individuel et l’aspect collectif.

L’aspect individuel : les ais étaient de bois de sittim (acacia), un bois qui ne s’altère pas. Ce bois est une image de la parfaite humanité du Seigneur Jésus. Et, plus encore, ils étaient recouverts d’or. L’or exprime en symbole ce qui est divin ! Les ais représentent les croyants. Ils possèdent la vie de Christ (le bois de sittim, Col. 3. 4) et la justice divine (recouverts d’or). Ils sont posés sur deux bases d’argent symbolisant la rédemption : ils ont été « justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus » (Rom. 3. 24). Ils ont été rachetés par le sang précieux de Christ (1 Pier. 1. 18). Christ a racheté nos âmes, bientôt il complétera notre salut en délivrant nos corps pour les changer en la conformité de Son corps de gloire (Rom. 8. 11, 23 ; Phil. 3. 21). La traverse invisible qui liait les ais ensemble par l’intérieur, est une image du Saint Esprit habitant dans les enfants de Dieu. « Vous avez été scellés du Saint Esprit de la promesse » (Éph. 1. 13) ; « … l’Esprit… qui habite en vous… » (voir : Rom. 8. 11).

Deux précieuses vérités de l’Évangile sont ainsi démontrées : Christ vit en moi (Gal. 2. 20), c’est le bois de Sittim ; je suis en Christ, « il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus » (Rom. 8. 1), c’est le revêtement d’or. Chaque ais était posé sur les bases d’argent et non sur le sable du désert. Le chrétien doit vivre dans ce monde instable qui bientôt s’en ira avec sa convoitise (1 Jean 2. 17), mais il est posé sur le roc de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus. Il a la vie éternelle ! Voilà pour l’aspect individuel.

L’aspect collectif : Les quarante-huit ais sont tous identiques. Ils sont d’acacia, revêtus d’or, prêts pour recevoir cette barre d’or, image du Saint Esprit, qui les relie par l’intérieur. Pour que le tabernacle soit édifié, il fallait assembler les ais. Pour que l’Église soit bâtie, Christ glorifié a envoyé Son Esprit (Act. 1. 8 ; 2. 4 et 33). Dans le livre des Actes, dès le jour de la Pentecôte, l’unité des croyants est une merveilleuse réalité visible. Ils ont en commun : « un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême et un seul Dieu et Père » (Éph. 4. 5). Ils sont animés d’un seul Esprit et forment un seul corps en Christ, l’Église. Christ est le chef (la tête) de ce corps (Col. 1. 18).

Dieu habitait autrefois dans le tabernacle : « Je me rencontrerai là avec toi » (Ex. 25. 22). Dieu habite aujourd’hui dans l’Église, qui est Sa maison (1 Tim. 3. 15). Si l’Esprit Saint qui unit les croyants ne se voit pas (la barre intérieure), le fruit de l’Esprit, lui, se voit.

Quatre barres extérieures étaient nécessaires pour que l’édifice tienne debout : la première évoque le ministère des « apôtres et prophètes » qui ont posé le fondement, lequel est Jésus-Christ (1 Cor. 3. 11 ; Éph. 4. 11 à 14). Les trois suivantes symbolisent les dons de grâce donnés par le Seigneur glorifié à Son Église : « les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, en vue du perfectionnement des saints, pour… l’édification du corps de Christ ». Les ais (planches) des angles étaient parfaitement unis ensemble par le haut dans un anneau. Ils nous amènent à penser à « l’amour, qui est le lien de la perfection » (Col. 3. 14). À l’amour sont liées « la joie, la paix,…etc. » (Gal. 5. 22). Le service des évangélistes et des pasteurs et docteurs est toujours actif aujourd’hui, tandis que le ministère des apôtres et prophètes a cessé, mais demeure par les écrits du Nouveau Testament.

Jusqu’à Son retour, le Seigneur donne des pasteurs et des enseignants qui, conduits par Son Esprit, peuvent fortifier la foi des enfants de Dieu et favoriser leur croissance par la Parole. Les évangélistes, aujourd’hui comme hier, font ce merveilleux travail de guider les âmes vers le Sauveur. Si Dieu a habité aux jours de Moïse dans une maison terrestre faite de main, aujourd’hui Il demeure dans l’Assemblée (l’Église). Quelle merveille ! Gloire à son Nom !

 

 

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