LA COURSE DU CHRÉTIEN
J’ai à cœur de lire deux passages dans l’épître aux Hébreux. Nous connaissons tous Hébreux chapitre 11, les héros de la foi. J’aimerais partager avec vous quelques considérations sur l’introduction et sur le résumé de ce chapitre.
Lisons d’abord Hébreux 10. 35, puis Hébreux 12. 1.
« Ne rejetez donc pas loin votre confiance qui a une grande récompense. Car vous avez besoin de patience, afin que, ayant fait la volonté de Dieu, vous receviez les choses promises [cela veut dire la promesse]. Car encore très-peu de temps, « et celui qui vient viendra, et il ne tardera pas. Or le juste vivra de foi » (Héb. 10. 35 à 38).
« Or la foi est l’assurance [la ferme conviction] des choses qu’on espère, et la conviction [la démonstration intérieure] de celles qu’on ne voit pas. Car c’est par elle que les anciens ont reçu témoignage. Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu, de sorte que ce qui se voit n’a pas été fait de choses qui paraissent » (Héb. 11.1 à 3). « C’est pourquoi, nous aussi, ayant une si grande nuée de témoins qui nous entoure, rejetant tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si aisément, courons avec patience la course qui est devant nous, fixant les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, lequel, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu. Car considérez celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne soyez pas las, étant découragés dans vos âmes » (Héb. 12. 1 à 3).
Dans l’épître aux Hébreux nous trouvons la même expression à deux reprises : au chapitre 12 : « considérez celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même », et au chapitre 3 : « considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de notre confession, Jésus » (v. 1). Il faut considérer le Seigneur Jésus.
Les Juifs convertis, les Juifs chrétiens, à qui cette épître a été adressée, étaient en danger d’abandonner la profession chrétienne, et d’abandonner le Seigneur Jésus. Pour cette raison, ils sont encouragés à considérer l’apôtre et le souverain sacrificateur de notre confession, c’est-à-dire : la confession chrétienne. La supériorité de la confession chrétienne sur le judaïsme trouve sa clé dans la Personne du Seigneur Jésus. Parce que le Seigneur Jésus est supérieur, le christianisme – la profession chrétienne – est supérieur.
La première partie de l’épître aux Hébreux nous parle du Seigneur Jésus comme l’apôtre et le souverain sacrificateur de la profession chrétienne. La deuxième partie de cette épître, dès le chapitre 10, nous parle de la course du chrétien, la course de la foi. Et pour courir cette course, il faut que nos yeux soient fixés de nouveau sur le Seigneur Jésus: « Considérez Jésus qui a enduré la contradiction…»
La première partie de l’épître, du chapitre 1 jusqu’au chapitre 10. 18, est une partie doctrinale, qui parle de la supériorité du christianisme par rapport au judaïsme à cause de la supériorité de la Personne du Seigneur Jésus comme étant l’apôtre et le souverain sacrificateur de notre confession. Et la deuxième partie de cette épître, du chapitre 10. 19 jusqu’à la fin, c’est la partie pratique qui parle de la vie du chrétien, la vie de la foi, et cette vie est une course vers le but.
Le croyant est encore dans le désert, il court vers le but, et la motivation pour courir, c’est la foi, et c’est bien sûr le Seigneur Jésus Lui-même. Le chapitre 11 nous présente les héros de la foi, des hommes et des femmes qui ont vécu dans l’Ancien Testament dans la foi, et ils sont présentés comme des exemples pour nous, pour que nous suivions leurs traces. Mais surtout, et c’est le chapitre 12, nos yeux sont fixés sur Jésus, qui est le chef et le consommateur de la foi, de la course, de la vie chrétienne qui est une vie de foi.
Les versets que nous venons de lire au chapitre 10, versets 35 à 38, sont une introduction à ce grand chapitre d’Hébreux 11. La première chose que nous y trouvons c’est la confiance.
Il est dit : « Ne rejetez donc pas loin votre confiance qui a une grande récompense » (v. 35). La confiance, c’est la patience dans les circonstances. On a dit autrefois que notre voyage sur la terre est un pèlerinage, (ou bien « comme si nous étions » ou bien « et nous sommes ») des étrangers sur la terre. Nous sommes encore dans les circonstances de la vie, et quelquefois ces circonstances sont très pénibles. Pour les destinataires de cette épître, les circonstances étaient très pénibles. Pour cette raison nous avons besoin de la confiance, de la patience dans les circonstances.
Le Nouveau Testament, bien sûr, parle aussi de la patience envers les hommes, même avec des frères et des sœurs. C’est la longanimité. Mais ici, c’est la confiance, et cette confiance chrétienne a une grande récompense.
Deuxièmement il est dit : « Car vous avez besoin de patience, afin que, ayant fait la volonté de Dieu, vous receviez les choses promises », c’est-à-dire : vous recevrez la promesse. Il faut de la patience en étant sur la terre, en courant la course il faut que nous ayons de la patience. Le but, chers amis, est devant nous, la récompense est devant nous. On peut compter à 100 % sur toutes les promesses que Dieu nous a données, et la réponse sera donnée au moment où nous aurons atteint le but. A la fin nous recevrons la récompense.
Une troisième chose est mentionnée au v. 37 : « Car encore très-peu de temps, «et celui qui vient viendra, et il ne tardera pas ». « Celui qui vient », c’est bien sûr le Seigneur Jésus, l’espérance du chrétien. L’espérance du chrétien, ce n’est pas une chose, ce n’est pas à proprement parler le ciel, mais c’est le Seigneur Jésus Lui-même comme « Celui qui vient ». Mais ce que nous trouvons ici, c’est un titre du Seigneur Jésus : « Celui qui vient ».
Nous avons déjà remarqué un de ces titres au chapitre 3 : « l’apôtre et le souverain sacrificateur de notre confession » (v. 1). Le Seigneur Jésus porte beaucoup de titres et il vaut la peine d’étudier les titres du Seigneur Jésus. Mais ici nous avons ce titre : « Celui qui vient ». Il viendra mais Il est « Celui qui vient ». Cela veut dire qu’Il est toujours en train de venir. Maintenant, aujourd’hui, le Seigneur Jésus est en train de venir et pour cette raison, à un moment donné Il viendra, Il sera là.
Lui-même a donné la promesse : « Je viens bientôt » et pour cette raison il est ajouté : « Il ne tardera pas ». Quelquefois nous utilisons cette expression : nous ferons ceci et cela si le Seigneur Jésus tarde. Mais ici celui qui a écrit cette épître dit : « il ne tardera pas ». Non, le Seigneur Jésus ne tardera pas. Il a donné sa promesse et on peut compter dessus à 100 %. Le Seigneur Jésus viendra. C’est ce qu’Il a promis à Ses disciples (Jean 14). Il est allé pour nous préparer une place dans la maison du Père et Il reviendra. C’est l’espérance bienheureuse, vivante, la meilleure, du chrétien.
Chers amis, nous tous nous savons que le Seigneur Jésus vient. C’est une connaissance, mais cela ne suffit pas. Il est important d’avoir cette connaissance, mais la question est autre. Est-ce que nous sommes vraiment des serviteurs qui attendent leur Maître ? Est-ce que l’épouse attend vraiment l’époux ? C’est une question concernant l’attitude de nos cœurs, de vraiment attendre le Seigneur Jésus. Il a donné la promesse : « Je viens bientôt ». Quelle est la réponse ? Quel est l’écho de nos cœurs ? – « Seigneur Jésus, viens ! ». Nous attendons le moment où il viendra et jusqu’au moment où le Seigneur Jésus vient, que faisons-nous ?
C’est le quatrième point que j’aimerais souligner au v. 38 : « Or le juste vivra de foi ». Au ciel nous n’aurons plus besoin de la foi, nous n’aurons plus besoin de l’espérance. L’amour reste pour toujours. Mais maintenant, étant encore sur la terre, nous vivons par la foi. « Le juste vivra de foi ». C’est une citation de l’Ancien Testament. Le prophète Habakuk a dit : « le juste vivra par sa foi » (2. 4).
Ce verset est cité trois fois dans le Nouveau Testament. C’est l’apôtre Paul qui en parle dans l’épître aux Romains, c’est de nouveau l’apôtre Paul dans l’épître aux Galates, et il y a cette citation ici dans l’épître aux Hébreux et chaque fois l’accent est un peu différent. Dans l’épître aux Hébreux l’accent est mis sur le fait que le juste vivra par sa foi. L’épître aux Romains nous parle de la justification du pécheur sur le principe de la foi, la justification est le grand sujet dans l’épître aux Romains : « Or le juste vivra de foi » (1. 17). Dans l’épître aux Galates l’accent est mis sur la foi : « Le juste vivra de foi » (3. 11), pas par les œuvres. C’était le problème des Galates, de faire quelque chose pour obtenir quelque chose, et l’apôtre Paul dit : Non, le juste vivra de foi. Mais ici, dans l’épître aux Hébreux, il est question de la vie : « le juste vivra de foi ». Jusqu’au moment où le Seigneur Jésus viendra, la vie du chrétien, sa manière de vivre, est caractérisée par la foi.
Et qu’est-ce que c’est, la foi ? C’est le cinquième point au chapitre 11 : « Or la foi est l’assurance [cela veut dire la ferme conviction, la persuasion] des choses qu’on espère, et la conviction [la démonstration intérieure comme nous le dit la note] de celles qu’on ne voit pas ». « Nous marchons par la foi, non par la vue » (2 Cor. 5. 7). Nous verrons le Seigneur comme Il est (1 Jean 3. 2). Mais maintenant nous vivons, non pas par la vue, mais par la foi.
Nous n’avons jamais vu le Seigneur Jésus, chers amis. Mais nous L’aimons quand même, sans L’avoir vu de nos yeux. Mais nous avons « les yeux de notre cœur » (Eph. 1.1 8), et avec les yeux du cœur nous pouvons Le considérer, nous pouvons fixer nos yeux sur Lui, mais c’est par la foi. C’est une des caractéristiques d’un chrétien : il est caractérisé, non pas par la vue, mais par la foi.
Un sixième point dans cette introduction, au v. 2 : « Car c’est par elle [la foi] que les anciens ont reçu témoignage ». Les anciens, ce sont les héros de la foi qu’on retrouve au chapitre 11. Ce sont ces hommes et ces femmes pieux qui ont eu une vie à la gloire de leur Dieu, dans la communion avec leur Dieu, caractérisés par la foi, des hommes comme Abraham, comme Moïse, comme David et d’autres. Ils ont reçu témoignage. Qu’est-ce que cela signifie ? C’est qu’ils ont reçu l’approbation de Dieu. Dieu était satisfait, Dieu avait trouvé Son plaisir dans la vie de ces héros de la foi. Comment trouver l’approbation de Dieu dans notre vie ? En vivant une vie de foi. C’est par elle que les anciens, et nous aussi, pouvons recevoir ce témoignage.
Il y a un septième point que j’aimerais souligner dans cette introduction. Au v. 3 il est dit : « Par la foi, nous comprenons ». Je ne parle pas maintenant de l’évolution ou de la création. Ce n’est pas le sujet ce soir. C’est un sujet, bien sûr, très important, mais ce n’est pas le sujet ce soir. Mais c’est un principe ici, un principe général qui nous est présenté : « Par la foi, nous comprenons ». Le discernement spirituel, la connaissance spirituelle, ont leur source dans la foi. Il faut d’abord croire, il faut d’abord avoir la foi, et ensuite on peut comprendre. Dans le monde, on commence par la compréhension, et ensuite on est persuadé. Mais le chrétien commence par la foi, il met sa main sur les promesses de Dieu et il dit : c’est vrai, je n’avais pas vu cela, mais je crois. C’est la foi : croire, prendre Dieu au mot par Sa Parole et ensuite il y a le discernement spirituel, la connaissance spirituelle : « Par la foi, nous comprenons ». C’est un principe général pour chacun de nous.
Au chapitre 12, celui qui a écrit cette épître parle de nouveau des héros de la foi. Il nous dit : « C’est pourquoi, nous aussi, ayant une si grande nuée de témoins qui nous entoure ». Nous avons l’exemple des croyants, des hommes et des femmes pieux dans l’Ancien Testament, pour notre encouragement, pour notre motivation.
Et nous, chers amis, nous avons même les héros de la foi du Nouveau Testament, l’exemple de croyants, hommes et femmes, du Nouveau Testament, comme l’apôtre Paul, l’apôtre Pierre, comme Luc, comme Timothée, comme Marie, comme les femmes pieuses qui ont suivi le Seigneur Jésus. Quelle nuée de témoins autour de nous ! Il vaut la peine d’étudier leur vie, de tirer des leçons pratiques de la vie de ces hommes et de ces femmes. Nous avons une si grande nuée de témoins qui nous entoure. C’est un privilège, chers amis.
Mais qu’est-il dit ? Ayant cela, nous devons courir avec patience la course qui est devant nous. La vie du chrétien, ici, est comparée à une course. La vie du chrétien est une course vers le but. Le but à la fin, c’est le moment où le Seigneur Jésus viendra nous chercher. Mais jusqu’à ce moment, c’est une course.
Nous courons. Chacun a ses soucis. Que faire avec nos soucis ? On peut les rejeter, on peut les apporter aux pieds du Seigneur Jésus dans la prière. Nous pouvons tout dire au Seigneur Jésus afin qu’Il nous aide à rejeter tout fardeau et à courir avec patience la course qui est devant nous. Mais il y a un autre obstacle, un autre instrument que Satan utilise. C’est le péché qui nous enveloppe, qui nous obsède si aisément. Si j’accepte des péchés dans ma vie sans les confesser, je ne peux plus courir.
Ces péchés nous enveloppent. Quelqu’un qui est enveloppé ne peut plus courir. Cette illustration est claire. Que faire avec les péchés ? Il y a toujours, malheureusement, des péchés dans ma vie. Que faire ? Comment rejeter le péché ? – Par une confession. C’est de nouveau la prière, mais la prière avec une confession. Il faut confesser nos péchés pour que nous soyons capables de courir.
Quand David avait péché avec Bath-Shéba, il ne pouvait plus courir la course, il ne pouvait plus vivre dans la foi. C’était impossible. La joie de son salut était perdue. Il ne pouvait plus courir, mais au moment où il a confessé son péché, la joie de son salut a été retrouvée et il pouvait de nouveau courir avec patience sa course. Il faut faire attention à ces obstacles qui sont là.
Au v. 2 nous lisons : « fixant les yeux sur Jésus ». Nous avons trouvé d’abord les héros de la foi, cette nuée de témoins. Deuxièmement nous avons vu que la vie du chrétien est une course. Il faut courir! Et troisièmement, nous avons un but devant nous, nous fixons les yeux sur Jésus. Pour « fixant » la note nous dit : avec le sens de : détourner ses regards d’autres objets et les fixer exclusivement sur un seul. Oui il y a ces témoins, ces héros de la foi. On peut les considérer – c’est une motivation pour chacun de nous – on peut suivre les traces de ces hommes et de ces femmes, mais surtout, chers amis, il faut fixer les yeux exclusivement sur Jésus. Il enduré la croix, Il a méprisé la honte. Il a enduré tout cela à cause de la joie qui était devant Lui. Et nous aussi, chers amis, nous avons cette motivation. « Celui qui vient viendra, et il ne tardera pas » (10. 37). La joie est devant nous. Un jour, nous serons dans la présence du Seigneur Jésus et nous partagerons la joie qu’Il a déjà.
Après il est dit : « Car considérez celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même ». Il est question de la contradiction de la part des pécheurs, la résistance, l’opprobre, la honte, les souffrances de la part des hommes. Le Seigneur Jésus a enduré tout cela, beaucoup plus que nous. Nous sommes encouragés à considérer Celui qui a enduré une telle contradiction. « Considérez » signifie le contempler, l’observer en détail, pas avec un regard fugitif, juste un moment, une minute. « Considérez », contemplez et pour cela il faut du temps.
Chers amis, ce n’est pas seulement à la réunion pour la fraction du pain le dimanche matin, pas seulement une heure par semaine pour contempler le Seigneur Jésus, pour L’adorer, pour Le considérer. Bien sûr la réunion pour la fraction du pain est un moment extraordinaire, une heure particulière dans la semaine. Mais « considérez celui qui… » est quelque chose que nous faisons chaque jour. Considérer le Seigneur Jésus, fixant les yeux sur lui, mais aussi Le considérer, Le contempler en détail. Et pour cela, je le répète, il faut du temps.
Et pourquoi Le considérer ? Bien sûr, pour L’adorer, pour Lui donner l’adoration de nos cœurs. Mais ce n’est pas le point ici.
Ici c’est autre chose : « Car considérez celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne soyez pas las, étant découragés dans vos âmes ». C’est un encouragement, une motivation pour nous, de courir la course avec persévérance, avec endurance. Si souvent nous sommes las, nous sommes fatigués, nous sommes découragés par toutes ces choses qui arrivent dans la vie du chrétien : la résistance, l’opposition. Que faire ? « Fixant les yeux sur Jésus », considérez-le, contemplez le Seigneur Jésus, comment Il a vécu, Lui le chef et le consommateur de la foi.
Que dit l’apôtre Paul à la fin de sa vie ? « Le temps de mon départ est arrivé » (2 Tim. 4. 6). Paul était au bout de son voyage, presque au bout. Il dit : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi ». « J’ai gardé la foi », la foi était la caractéristique de la vie de l’apôtre Paul. Il dit : « j’ai achevé la course », pas en perfection comme le Seigneur Jésus, mais tout de même l’apôtre Paul est aussi un exemple pour nous. Ici nous avons le modèle, l’exemple parfait, le Seigneur Jésus.
La vie du chrétien est une course caractérisée par la foi, non pas par la vue. Pour le moment, nous sommes ici, nous sommes sur la terre. Courons vers le but, fixant les yeux sur Jésus le chef et le consommateur de la foi, contemplons et considérons le Seigneur Jésus qui a vécu une vie de perfection. Cela nous aide à ne pas être découragés, à ne pas être fatigués, mais à courir avec patience jusqu’à la fin.
D’après edification.bible novembre 2020
