CORONA 37

5060

 

CORONA 37

La clôture extérieure du parvis du tabernacle

 

 

Le parvis, d’une longueur approximative de cinquante mètres sur vingt-cinq, délimitait l’espace destiné au tabernacle, à la cuve et à l’autel d’airain. Il donnait assez de place pour qu’on puisse s’occuper des animaux offerts en sacrifice à l’Éternel (Ex. 27. 9 à 19). Tout était conçu en fonction des déplacements.

Les piliers étaient posés sur des bases d’airain. À leur sommet, ils avaient un chapiteau d’argent et possédaient chacun deux crochets d’argent pour recevoir les cordages. Les cordes étaient reliées aux pieux d’airain ancrés dans le sol pour assurer la stabilité à cette enceinte entourant le tabernacle. À l’extérieur comme à l’intérieur, les cordes étaient tendues de façon que les tentures de fin lin, d’une blancheur immaculée, ne soient pas renversées par le vent du désert. La hauteur des tentures était de deux mètres cinquante. Les piliers tenaient en place sur leurs bases d’airain et étaient reliés l’un à l’autre, sur le haut, par une traverse en argent. On pense qu’ils devaient être de bois de sittim, un bois qui ne pourrit pas, un bois employé pour les ais (planches) du tabernacle et pour l’arche du témoignage. Les piliers sont une image des croyants « tenant ferme la fidèle parole selon la doctrine » (Tite 1. 9). Les apôtres sont présentés « comme étant des colonnes » (Gal. 2. 9). Si les vérités qui concernent Christ dans Son humanité et Sa divinité, si les résultats découlant de Sa mort sur la croix de Golgotha sont connus, compris et vécus, les tentures représentant le témoignage rendu par les croyants, ne s’écraseront pas. Les soixante piliers debout, sont une belle image de l’Assemblée (l’Église) du Dieu vivant montrée comme « la colonne et le soutien de la vérité » (1 Tim. 3. 15). Si c’était le cas aux plus beaux jours de son histoire, alors que les disciples étaient « tous d’un commun accord » (Act. 2. 46 ; 5. 12), qu’en est-il aujourd’hui ? Toutefois les vérités fondamentales qui touchent à Christ et au salut ont, jusqu’à Son retour, à être défendues et proclamées pour le salut de quiconque vient à croire en Jésus Christ.

Les bases d’airain nous disent que les enfants de Dieu reposent, quant à leur salut éternel, sur l’œuvre de la croix. L’airain (ou le bronze) est un alliage de deux métaux supportant des températures très élevées (hélas, ce n’est pas vrai pour l’étain 232°, ni même pour le cuivre 1083° par rapport à la fonte 1820°). Le jugement de Dieu qui est tombé sur notre Sauveur a été d’une intensité sans mesure. Pécheurs, nous étions condamnés à la mort éternelle, mais Jésus a porté nos iniquités en Son corps, sur le bois, et a connu l’abandon de Dieu à notre place. Il a été jugé comme le péché, parce qu’Il a été « fait péché pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui » (2 Cor. 5. 21). « Il plut à l’Éternel de le meurtrir; il l’a soumis à la souffrance » (És. 53. 10). Le Christ Jésus « étant trouvé en figure comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 8).

Les pieux d’airain, solidement enfoncés dans le sol, servaient à la stabilité de la clôture du parvis. Christ a souffert sur cette terre ; Il est « aussi descendu dans les parties inférieures de la terre… Celui qui est descendu est le même que celui qui est aussi monté au-dessus de tous les cieux » (Éph. 4. 9 et 10). « Or si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui » (Rom. 6. 8). L’apôtre Paul a écrit en parlant de lui-même : « qu’il ne m’arrive pas à moi de me glorifier, sinon en la croix de notre seigneur Jésus Christ » (Gal. 6. 14). Les cordages, partant des pieux à même le sol, et attachés en haut par les crochets, de l’extérieur comme de l’intérieur, assuraient la stabilité de toute l’enceinte appelée : le parvis. Réaliser notre mort avec Christ et notre résurrection avec Lui sur le plan spirituel nous gardera stables en traversant le désert de ce monde. Ainsi nous lisons : « Tenez-vous vous-mêmes pour morts au péché, mais pour vivants à Dieu dans le christ Jésus » (Rom. 6. 11).

Les chapiteaux d’argent nous font penser à la rédemption : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi » (Gal. 3. 13) ; Il a été immolé, et nous a achetés par son sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation pour faire de nous, croyants en Son œuvre, des rois et des sacrificateurs pour notre Dieu, afin que nous puissions régner avec Lui (voir : Apoc. 5. 9 et 10). C’est avec de l’argent que l’on achetait (Gen. 17. 12 à 27), ou rachetait (Lév. 25. 48). Comme les chapiteaux couronnaient les piliers et empêchaient l’eau d’entrer dans le bois, ainsi aussi est le casque du salut pour le croyant (Éph. 6. 17). Si Satan veut troubler l’âme par le doute, la certitude du salut reposant sur Christ sera ce casque, ce chapiteau d’argent ; et si les épreuves assaillent l’enfant de Dieu, là encore il aura « pour casque, l’espérance du salut » (1 Thess. 5. 8). Un « salut qui est prêt à être révélé » (1 Pier. 1. 5), c’est-à-dire la délivrance des circonstances par l’apparition du Seigneur en gloire.

Les crochets et les barres d’argent, nécessaires pour maintenir en place les piliers et les tentures, étaient en haut. Et si nous réalisons que nous sommes morts avec Christ quant aux choses du monde, que « notre bourgeoisie est dans les cieux » et « notre vie est cachée avec le Christ en Dieu » (Phil. 3. 20 ; Col. 3. 3), nous serons à même de refléter les gloires morales de Christ. Exhortés à marcher « comme lui a marché » (1 Jean 2. 6), nous chantons : « Tout dans ta personne adorable, est amour, grandeur et beauté » ; « O Bien-aimé ! Fais que ta vie brille ici-bas dans tous les tiens : Que chacun d’eux te glorifie… » (Hymnes et cantiques 164 et 24).
Les Israélites et les étrangers pouvaient voir de l’extérieur ce qui entourait la maison de Dieu, comme ils ont pu voir, en Son temps, le Fils de l’homme marcher sur la terre : Un homme parfait, n’ayant point de péché en Lui-même, ne l’ayant pas connu, ni commis. La blancheur immaculée des tentures fait penser à la vie parfaite du Seigneur Jésus. Jusqu’à Son retour, le monde devrait être attiré par le témoignage de Ses disciples, appelés à être « le sel de la terre… la lumière du monde » (Mat. 5. 13 à 14). Et le Seigneur ajoute : « À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour entre vous » (Jean 13. 35).