JEAN 17
Nous lirons quelques extraits et nous commencerons au v. 6 :
« J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés du monde ; ils étaient à toi, et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole ».
v. 10 : « et je suis glorifié en eux. Et je ne suis plus dans le monde, et ceux-ci sont dans le monde, et moi, je viens à toi. Père saint, garde-les en ton nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous » (v. 10 et 11).
« Et maintenant je viens à toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu’ils aient ma joie accomplie en eux-mêmes. Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne fais pas la demande que tu les ôtes du monde, mais que tu les gardes du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par la vérité ; ta parole est la vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde. Et moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité. Or je ne fais pas seulement des demandes pour ceux-ci, mais aussi pour ceux qui croient en moi par leur parole ; afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi ; afin qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que toi tu m’as envoyé » (v. 13 à 21).
Ces paroles sont exprimées par le Seigneur Jésus Lui-même dans une prière qu’Il adresse à Son Père à propos de nous. Il y a de nombreux aspects que nous pourrions en retirer, qui sont touchants et encourageants pour notre cœur. En effet il y a tellement de grâce et tellement d’amour, il y a un amour débordant du Seigneur à l’égard de Ses disciples et de tous ceux qui croient encore aujourd’hui par les paroles qui ont été transmises par les disciples. Il y a plusieurs aspects. Nous allons en voir seulement quelques-uns.
Il y a cette prière qui est faite au Père de la part du Seigneur Jésus, qui nous concerne. C’est un aspect très touchant. Nous voyons un autre aspect touchant, c’est que l’apôtre Jean – si nous pensons qu’il est le dernier apôtre à avoir survécu, et aussi qu’il est le dernier apôtre à avoir écrit son enseignement à propos du Seigneur Jésus – cela nous enseigne à revenir aux choses qui sont dès le commencement, quelles que soient les circonstances.
Lorsque l’apôtre Jean écrit, l’enseignement de l’apôtre Paul a déjà été donné concernant l’assemblée, concernant toutes sortes de choses, tout le Nouveau Testament pourrait-on dire. Nous savons que, très vite, la ruine et beaucoup de choses se sont installées qui n’étaient pas selon la pensée du Seigneur. Les enseignements n’ont pas été suivis par tout le monde, notamment dans les assemblées de l’époque.
L’apôtre Jean, qui écrit alors qu’il doit connaître tout ce déclin et tous ces problèmes, cette ruine qui s’installe déjà dans la chrétienté, nous enseigne principalement sur le Seigneur Jésus. Il parle de l’amour pour le Seigneur Jésus, Celui qui ne change pas, le Roc séculaire, le fondement qui est établi. Il dit de revenir à ces choses-là, et qu’il faut donc construire et vivre sur la base de notre amour pour le Seigneur Jésus. En Christ il n’y a pas de faille, en Christ tout est sûr, en Christ tout est ferme, quelles que soient les circonstances. Eh bien ! retournons aux choses qui sont dès le commencement, avec amour et ardeur pour le Seigneur, afin de faire ce qui Lui plaît, afin de Le glorifier, afin de garder Sa Parole, comme nous l’avons lu ici, et afin d’être de vrais ambassadeurs pour le Seigneur dans ce monde.
Revenons à cette intercession du Seigneur pour Ses disciples et pour nous aujourd’hui. Le Seigneur parle d’une sanctification. Il dit que nous sommes dans le monde mais que nous ne sommes pas du monde. Il s’agit d’une sanctification morale.
Une sanctification, cela veut dire une mise à part. Nous sommes différents. C’est une mise à part pour que nous restions propres et purs dans un monde corrompu, afin que nous soyons utiles. La sanctification a pour but d’être utiles à Dieu, parce que Dieu ne peut utiliser dans ce monde, pour la gloire de Son nom, que ce qui est saint, que ce qui maintient la sainteté du Seigneur Jésus.
Le moyen de maintenir cette sainteté, cette pureté, c’est bien la Parole de Dieu : « Sanctifie-les par la vérité ; ta parole est la vérité » (v. 17). La Parole de Dieu est pure, nous l’appelons la Sainte Bible, elle est sainte, elle est pure. Et elle a pour effet, lorsque nous la lisons, de purifier, de nettoyer nos pensées, de les débarrasser comme cette eau qui pourrait débarrasser les saletés qui se trouvent sur quelque chose, dans notre cœur par exemple.
La Parole de Dieu va nous imprégner et va nous rendre purs, va nous faire voir les choses avec clarté comme Dieu les voit – évidemment par le Saint Esprit qui nous est donné, car en dehors du Saint Esprit il n’est pas possible de comprendre les Écritures. Le Saint Esprit a été donné afin que nous voyions les gloires de Christ au travers des Écritures, Christ qui est la clé de la connaissance.
L’Esprit de Dieu est appelé le Saint Esprit. De nouveau nous trouvons cette pureté, cette sainteté, cette mise à part par rapport au monde, qui nous sont données comme ressources.
Le Seigneur demande au Père que nous soyons séparés, sanctifiés. Et pour cela, nous avons reçu la Parole de Dieu qui est sainte, et le Saint Esprit pour nous la faire comprendre et nous aider à la mettre en pratique. Il y a des vertus à être séparés du monde.
Quand on est jeune on n’a pas tellement cette pensée d’être séparés. Le mot séparation a des connotations négatives, mais en ce qui concerne Dieu et la séparation et la sanctification, c’est totalement positif. Il s’agit de se maintenir purs du monde, de ne pas être corrompus par le péché et par la pollution des pensées du monde. La 2eme épître aux Corinthiens nous dit par exemple que nous sommes ambassadeurs pour Christ (ch.5. 20). Un ambassadeur est en mission à l’étranger, il n’est pas chez lui, il ne partage pas les valeurs et les intérêts de l’endroit où il se trouve, mais de celui qu’il représente. Nous sommes également appelés citoyens du ciel en Phil. 3. 20 : notre bourgeoisie est dans les cieux d’où nous attendons le Seigneur Jésus.
Nous sommes donc citoyens du ciel. Quelle dignité, n’est-ce pas ! C’est une dignité inouïe que le Seigneur nous présente, que Dieu nous présente dans ce monde comme des ambassadeurs, des citoyens. Cela devrait parler à notre cœur. Soyons très concrets dans notre mission d’ambassadeur et de citoyen du ciel dans ce monde où nous ne faisons que passer. Cela veut dire que nous ne sommes pas du monde. Nous sommes étrangers et forains sur la terre. De manière très concrète il y a beaucoup d’aspects qui s’y rattachent, mais j’aimerais que nous parlions ici de la façon de penser.
Nous ne nourrissons pas nos pensées comme les gens du monde le font. Nous nous nourrissons de la Parole de Dieu.
Col. 3. 16 nous dit : « Que la parole du Christ habite en vous richement » – richement, pas juste un peu. Nous avons le privilège de l’avoir, de la posséder entre nos mains. Il faut qu’elle soit dans notre cœur également. Phil. 4. 8 nous dit : « Au reste, frères, toutes les choses qui sont vraies, toutes les choses qui sont vénérables, toutes les choses qui sont justes, toutes les choses qui sont pures, toutes les choses qui sont aimables, toutes les choses qui sont de bonne renommée, — s’il y a quelque vertu et quelque louange, — que ces choses occupent vos pensées : ce que vous avez et appris, et reçu, et entendu, et vu en moi, — faites ces choses, et le Dieu de paix sera avec vous ».
C’est magnifique, n’est-ce pas. Toutes ces choses, il est évident qu’elles sont en contraste avec ce qui se passe dans ce monde et ce que le monde veut nous donner comme nourriture spirituelle. Toutes ces choses nous parlent de Christ, Celui que le monde a rejeté. Il y a de la vertu, il y a de la louange à être occupés de ces choses, et aussi il faut les faire.
Si nous occupons nos pensées de ces choses et que nous les fassions, alors quelle belle promesse : « le Dieu de paix sera avec vous ». Ce qui nous préoccupe donc, en tant qu’enfants de Dieu dans ce monde, ce ne sont pas les résultats d’une certaine équipe de foot ou d’une autre, ce ne sont pas les projets de vacances – qui sont devenus incertains de toute façon, ou tout autre chose que nous prévoyons de faire dans le monde pour notre propre intérêt. Ces préoccupations-là ne sont pas les premières. Nous devons, non pas être préoccupés de ces choses-là, mais occupés du Seigneur Jésus lui-même, occupés de ce qu’Il est et de ce qu’Il désire nous communiquer, parce que nous avons affaire à un Sauveur et un Seigneur qui désire nous enrichir, nous donner la vie, et la vie en abondance, cela veut dire tous les aspects de la relation avec Lui, de cette vie que nous avons avec Lui.
Il veut nous enrichir de Lui-même afin que nous soyons richement bénis, que nous soyons joyeux, heureux, paisibles et spirituels, que nous soyons de véritables représentants de Lui dans ce monde. Alors notre priorité, en tant qu’enfants de Dieu, en tant que représentants du Seigneur dans le monde comme le Seigneur en parle dans Jean 17, ce ne sont pas les intérêts personnels dans le monde, mais c’est ce que le Seigneur veut nous donner en abondance.
Phil. 3. 7 et 8 nous dit – c’est l’expérience même de l’apôtre Paul – « les choses qui pour moi étaient un gain, je les ai regardées, à cause du Christ, comme une perte. Et je regarde même aussi toutes choses comme étant une perte, à cause de l’excellence de la connaissance du christ Jésus, mon Seigneur, à cause duquel j’ai fait la perte de toutes et je les estime comme des ordures, afin que je gagne Christ, et que je sois trouvé en lui ».
Les choses du monde ne font que passer. Avec le temps qui passe, on s’en rend compte de plus en plus. Ce devrait être une réalité, non pas seulement pour l’apôtre Paul, mais c’est ce que le Seigneur désire pour chacun d’entre nous : que les choses du monde s’effacent et que nous ne voyions plus que le Seigneur seul dans nos cœurs, qu’Il ait la prééminence, qu’Il ait la priorité. La première valeur, c’est notre Seigneur. Nous chantons cela parfois dans le cantique 71. Je vais le lire :
Seigneur ! ta grâce illimitée,
Si pure et si douce pour moi,
Fait que mon âme est transportée,
Chaque fois que je pense à toi.
Oui, ton amour, toujours le même,
Sollicite mon faible cœur
A jouir de l’éclat suprême
De ses doux rayons de bonheur.
…
Mon âme alors, pleine de zèle,
Saurait t’aimer plus ardemment,
Et, connaissant mieux son modèle,
Prendrait tout son accroissement.
Est-ce que ce que nous chantons dans ce cantique est une réalité pour nous ? Est-ce que nous pensons véritablement tout ce que nous chantons, par exemple lorsque nous sommes à la réunion ? C’est sérieux. Il ne faudrait pas exprimer des choses pour avoir l’air spirituel, alors que ce n’est pas une réalité dans notre cœur. Imaginez que cela ne soit pas une réalité. Est-ce que j’oserai me taire au moment où tout le monde chante autour de moi et tout le monde verrait que je m’arrête de chanter cela parce que je suis en train de mentir ? Demandons au Seigneur que notre cœur soit toujours ardent et brûlant pour lui.
Revenons aux aspects qui nous différencient du monde ou des gens du monde quant à nos pensées. Les gens du monde se nourrissent de toutes sortes d’informations, de nouvelles, d’un amas d’informations discordantes et alarmantes. Quelle détresse, mes amis ! Quelle détresse ! Mais quelle perspective peuvent-ils avoir ? Aucune espérance, rien de positif ne se profile à l’horizon pour eux.
Mais pour nous, quelle différence, quel contraste ! Nous lisons la Parole de Dieu, et elle est stable, elle est sûre. Elle nous vient du Dieu qui est le même, hier et aujourd’hui et éternellement, le Dieu qui nous communique Ses pensées, le Dieu qui nous révèle ce qu’il y a dans Son cœur, le Dieu qui aime parler aux hommes qui Lui sont fidèles comme à des amis. Et cette Parole de Dieu nous parle d’amour, de grâce, de consolation, de gloire à venir. Elle nous parle du Seigneur Jésus, de Celui qui a aimé notre âme au point de Se donner en sacrifice sur la croix pour nous sauver. Quelle beauté, quelle espérance nous avons en Celui qui vient bientôt nous chercher ! La Parole nous dit cela. Elle nous dit que le Seigneur vient bientôt. Elle ne nous donne qu’une espérance vivante de quelque chose qui va arriver à coup sûr, aujourd’hui même peut-être.
Le deuxième aspect qui nous différencie quant à nos pensées vis-à-vis des gens du monde, c’est que les gens du monde sans Dieu, sont dans l’angoisse à la perspective de mourir. La mort, l’au-delà, ne les laissent pas tranquilles. Ils s’agitent, ils s’irritent, cela les empêche de dormir.
Mais pour nous qui ne sommes pas du monde, nous restons calmes, nous obtenons du réconfort à la pensée de notre avenir éternel dans le ciel. L’au-delà pour nous ne signifie que gloire autour du Seigneur, autour de Celui qui nous aime et que nous aimons par-dessus tout. En fin de compte pour nous, la mort est une servante qui nous amène là où tout est bien, dans la présence du Seigneur. Et la Parole nous dit que nous ne mourons pas, mais que nous nous endormons dans le Seigneur. Quelle beauté, quel réconfort ! Nous devons penser à ces choses-là, nous devons nourrir notre âme de toutes ces vérités que la Parole de Dieu nous donne en Jésus Christ et par l’Esprit Saint.
Un troisième aspect concernant la différence entre les gens du monde sans Dieu et nous, c’est que les gens du monde vivent dans la crainte constamment. Ils craignent pour leur avenir, ils craignent pour leur situation financière, ils craignent pour toutes sortes de choses qui constituent les seules choses qu’ils ont dans la vie, en sachant qu’elles vont arriver à un terme. Mais pour nous, nous vivons avec confiance, nous sommes des enfants de Dieu et nous avons confiance en notre Père céleste, nous pouvons Lui faire confiance à tous égards, à tous niveaux, concernant toutes les questions de notre vie.
Et nous sommes heureux de dépendre de Dieu, nous sommes heureux de dépendre d’un Père céleste. C’est une joie d’être dépendants, c’est une joie immense d’être dépendants d’un Dieu si bon, d’un Dieu de grâce, d’un Dieu tout-puissant, d’un Dieu généreux qui veut bénir autant que possible. Pensons à l’exemple de l’apôtre Paul qui chantait des cantiques au milieu de la nuit, du fond de sa cellule en prison. Pensons à Pierre qui dort du sommeil du juste alors qu’il est en prison, alors qu’il doit passer le lendemain au tribunal. Quelle confiance, quel bonheur dans leur cœur, quelle joie, quelle paix ils ont obtenues de la part du Seigneur !
En effet dans Philippiens 4. 4 à 7 il nous est dit : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; encore une fois, je vous le dirai : réjouissez-vous. Que votre douceur soit connue de tous les hommes ; le Seigneur est proche ; ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le christ Jésus ».
La 1ère épître de Pierre nous dit : « Rejetant sur lui tout votre souci, car il a soin de vous » (5. 7). Lorsque nous rejetons notre souci, ce n’est plus à nous de le porter, et le Seigneur a soin de nous. Si nous lisons dans l’évangile selon Matthieu au chapitre 6. 31 à 34, il nous est dit aussi de ne pas nous mettre en souci pour nos besoins et nos difficultés temporelles sur la terre, mais de rechercher premièrement le royaume de Dieu et Sa justice, et que toutes choses nous seront données par-dessus.
Aucune circonstance n’est imprévue devant Dieu. Tout ce qui arrive, les difficultés, les épreuves, les incertitudes que nous pouvons avoir dans ce monde, tout est prévu pour Dieu. Tout ce qui arrive dans ce monde ne prend pas Dieu au dépourvu. Il ne perd pas le contrôle. Et avec ces circonstances, Dieu a prévu les ressources qui vont avec, pour tous ceux qui s’attendent à Lui et qui se nourrissent de Lui et du Seigneur Jésus. Ne nous inquiétons pas outre mesure des besoins et des difficultés que nous pouvons traverser durant ce temps sur la terre qui nous reste.
L’apôtre Paul nous donne un exemple très fort dans la 2eme épître aux Corinthiens au chapitre 11. 23 à 28, où il décrit toutes les circonstances pénibles par lesquelles il est passé personnellement. Il a connu la lapidation, il a été fouetté, il a été en péril plusieurs fois, il a connu des naufrages, sa vie a été en danger de nombreuses fois. Mais ce qu’il nous dit à la fin de ce paragraphe, c’est que ce qui le tient assiégé principalement, c’est la sollicitude pour toutes les assemblées. Il ne regarde pas tellement à lui-même. Mais ce à quoi il regarde, c’est au témoignage du nom du Seigneur dans ce monde. C’est cela qui doit être maintenu. Il ne parle pas de maintenir son honneur personnel, de maintenir son confort personnel, de maintenir une retraite confortable, des vacances bien méritées. Non, ce n’est pas cela qui occupe les pensées de l’apôtre Paul, serviteur du Seigneur dans ce monde. C’est le témoignage collectif à la gloire du Seigneur.
Et c’est quelque chose qui peut s’écrouler, et l’apôtre Paul dit au jeune Timothée, dans la 2eme épître à Timothée, alors que tout s’écroule autour de lui, que c’est le déclin, que beaucoup de choses s’écroulent, même dans la chrétienté : « Garde le bon dépôt par l’Esprit Saint qui habite en nous » (1. 14) – pas par lui-même. Il ne faut pas essayer de garder ce que Dieu nous a confié par nous-mêmes, mais par l’Esprit Saint. Il faut toujours se laisser guider par notre premier amour, parce que l’Esprit Saint va toujours générer cet amour pour le Seigneur, pour Lui obéir en toutes choses.
Qu’est-ce qu’un dépôt ? Un dépôt, c’est quelque chose qui est confié par quelqu’un à quelqu’un d’autre, c’est-à-dire qu’il dépose un bien à la responsabilité de quelqu’un d’autre. Nous sommes dépositaires de la Parole de Dieu qui est la vérité, c’est-à-dire qu’elle nous est confiée et elle ne nous appartient pas. Avec le dépôt il n’y a pas de transfert de propriété. Elle appartient toujours à Dieu, elle est la Parole de Dieu. Ce n’est pas à nous de décider qu’elle va changer ou être modifiée ou adaptée ou ajustée. Elle est comme elle est. Elle représente Dieu Lui-même et le Seigneur. C’est cela, le dépôt que nous avons reçu, la Parole de Dieu. Que veut dire garder ? Cela ne veut pas dire garder dans un tiroir ou dans sa mémoire. Cela veut dire : mettre en pratique, appliquer de manière inconditionnelle, obéir à ce que le Seigneur nous demande dans Sa Parole.
En conclusion j’aimerais lire un passage dans l’Apocalypse qui est touchant également, lorsque le Seigneur, au ch. 3. 7, s’adresse à l’ange de l’assemblée qui est à Philadelphie : « Je connais tes œuvres. Voici, j’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer, car tu as peu de force, et tu as gardé ma parole, et tu n’as pas renié mon nom ». « Je viens bientôt ; tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne » (v. 11).
D’après edification.bible novembre 2020
