CORONA 36
Un sanctuaire terrestre appelé le tabernacle
Le parvis du sanctuaire
Nombreux sont les fidèles qui, à partir de Moïse jusqu’à Malachie, ont apprécié et estimé très haut la possibilité de se trouver dans les parvis de la maison de Dieu. A la suite de Malachie, bien des âmes pieuses, selon les historiens, ont aimé et même donné leur vie pour le temple à Jérusalem. Cent-soixante ans av. J.-C., Antiochus Épiphane et roi de Syrie profana le temple, en sacrifiant des bêtes impures sur son autel. Lorsque les Maccabées eurent chassé ce roi venu du nord et restauré le temple, ils en firent la dédicace. Cette fête se célébrait encore au temps où notre Seigneur fut crucifié (voir : Jean 10. 22).
Animés de la foi d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, les croyants, tout au long du temps de la loi, ont réalisé ce qui est exprimé dans le Ps. 84. 2 : « Mon âme désire, et même elle languit après les parvis de l’Éternel ; mon cœur et ma chair crient après le Dieu vivant ». De Moïse à David, le rendez-vous avec l’Éternel fut le tabernacle construit dans le désert et transporté de lieu en lieu. Sous le roi Salomon on a bâti le temple à Jérusalem en utilisant les matériaux que le roi David avait rassemblés.
Le croyant y trouvait :
– la félicité et le rassasiement des biens de la maison de Dieu (Ps. 65. 4).
– la réalisation du désir de son âme et la présence du Dieu vivant (Ps. 84. 2).
– les plus beaux jours de sa vie (Ps. 84. 10).
– le renouvellement de sa foi (Ps. 92. 13 à 15).
– la possibilité d’apporter l’offrande et l’adoration (Ps. 96. 8).
Le lieu où les Israélites se rencontraient avec l’Éternel était composé du parvis et du tabernacle qui avait deux chambres, le lieu saint et le lieu très saint, séparées par le voile. Contrairement aux lieux saints, qui leurs étaient défendus, le parvis était accessible à tous les enfants d’Israël à la condition de ne pas s’être rendu impur par un écoulement de sang, une infection ou en ayant touché un mort ou un lépreux. Une souillure contractée obligeait à un processus de purification. À l’entrée du parvis, des portiers veillaient à cela et laissaient entrer seulement les personnes purifiées et apportant au sacrificateur des bêtes pures (voir : Lév. 12 à 15).
Le parvis, comme une ceinture, entourait le tabernacle, cette demeure de Dieu au milieu de Son peuple. Il offrait l’espace nécessaire à l’emplacement de l’autel et de la cuve d’airain. Il y avait aussi assez de place pour que les sacrificateurs et leurs aides, les lévites (Nomb. 18. 2 à 6), puissent dépecer les animaux offerts en sacrifice.
Le parvis faisait séparation entre le camp des fils d’Israël et le tabernacle où apparaissait la gloire de Dieu. Dans le camp, beaucoup de choses contraires à la sainteté de Dieu s’étaient manifestées. Il en fut ainsi lorsque Moïse se trouvait sur la montagne pour recevoir la loi. Constatant l’absence prolongée de leur conducteur, le peuple poussa Aaron à faire un veau d’or pour l’adorer, en lui attribuant la délivrance de l’Égypte. Infâme insulte à l’Éternel !
Sans l’intercession de Moïse, le peuple aurait été détruit. En face du péché des fils d’Israël et de la colère de Dieu, Moïse plaide et supplie l’Éternel (lire : Ex. 32 et Deut. 9). Comme un berger, il se place entre la colère de Dieu et Son troupeau. Il avait brisé les tables sur lesquelles était écrite la loi sainte et s’était tourné vers Dieu pour implorer sa grâce. Ensuite Moïse dut se séparer du peuple, en tendant une tente en dehors du camp, car il avait compris, sur la montagne en feu, que la sainteté et la gloire de Dieu ne peuvent cohabiter avec le péché.
Dès cet évènement, c’est à la tente d’assignation (de rencontre) que le Dieu d’Israël rencontra Son peuple par un médiateur, un intermédiaire, et en vertu du sang des sacrifices. Moïse et Aaron ne sont que des types de Christ, le vrai Berger d’Israël et le miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur (Héb. 2. 17). Jésus a quitté la gloire du ciel pour mourir sur une croix et abolir la condamnation qui était par la loi. Il a introduit la grâce qui pardonne en vertu de la sainteté de son sacrifice ; « car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10. 14). La mort de notre Seigneur et Sauveur a satisfait la justice de Dieu qui, dans le temps présent, est juste « en justifiant celui qui est de la foi de Jésus » (voir : Rom. 3. 21 à 26). C’est Jésus-Christ aussi, qui est retourné dans la gloire pour officier comme médiateur et intercesseur. « Car un tel souverain sacrificateur nous convenait, saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et élevé plus haut que les cieux » (Héb. 7. 26). Il reviendra bientôt, en gloire pour conduire Son peuple dans le repos de Dieu.
Est-ce que nous nous sommes représentés la sainteté et la gloire de Dieu ? Elle a été vue de loin par Son peuple, sur le Sinaï en feu ! « Et Moïse, si terrible était ce qui paraissait, dit : Je suis épouvanté et tout tremblant » (Héb. 12. 21). La loi donnée là, a manifesté la sainteté de Dieu et condamné l’homme pécheur. En contraste, avons-nous tous contemplé le mont Golgotha où, dans les ténèbres, Jésus a expié nos fautes ? Dès ce moment unique dans le temps et l’éternité, « il n’y a aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus » (Rom. 8. 1).
Vu de l’extérieur, le parvis offre de grands murs blancs entrecoupés par les soixante piliers qui portent les tentures blanches « de fin coton retors » (Ex. 27. 9). Nous y viendrons dans la suite, si le Seigneur le veut. Chaque composante de cette demeure de Dieu au milieu de Son peuple porte en elle une signification. L’épître aux Hébreux nous dit qu’elles sont « l’image des choses qui sont dans les cieux » (Héb. 9. 23). Quant à la loi, elle est « l’ombre des biens à venir » (Héb. 10. 1). C’est pourquoi Dieu dit à Moïse : « Prends garde »,… à faire toutes choses selon le modèle qui t’a été montré sur la montagne » (Héb. 8. 5).
