CORONA 34
L’offrande élevée et son application pour aujourd’hui
Pour la construction du tabernacle et de toutes ses composantes, il était nécessaire que les fils d’Israël mettent à disposition ce qu’ils avaient emporté de l’Égypte. Le jour de leur délivrance, selon la parole de Moïse, ils avaient demandé « aux Égyptiens des objets d’argent, et des objets d’or, et des vêtements. Et l’Éternel fit que le peuple trouva faveur aux yeux des Égyptiens, qui accordèrent leurs demandes ; et ils dépouillèrent les Égyptiens » (Ex. 12. 35).
Par la suite, « l’Éternel parla à Moïse, disant : Parle aux fils d’Israël, et qu’ils prennent pour moi une offrande élevée… de tout homme qui aura un esprit libéral… de l’or, et de l’argent et de l’airain (bronze) ; et du bleu, et de la pourpre, et de l’écarlate, et du coton blanc, et du poil de chèvre ; et des peaux de béliers teintes en rouge, et des peaux de taissons, et du bois de sittim ; de l’huile pour le luminaire, des aromates… » (Ex. 25. 2 à 6).
Cette offrande nous instruit et nous encourage à avoir un esprit libéral et un cœur large pour donner. Quelle grâce que celle de pouvoir apporter pour la maison de Dieu ! David, en son temps, réalisa en plénitude la joie d’avoir la possibilité d’offrir volontairement à l’Éternel ce qu’il avait reçu de Sa main. À sa suite, « le peuple se réjouit de ce qu’ils avaient offert volontairement, car ils offraient volontairement, d’un cœur parfait, à l’Éternel ; et aussi le roi David en eut une grande joie » (1 Chr. 29. 9). Dans les temps actuels, sur le plan matériel, les enfants de Dieu peuvent, selon leurs possibilités, donner pour la bienfaisance (Héb. 13. 16). Nous ne sommes pas sous la loi qui fixait le barème, nous sommes sous la grâce qui nous enseigne. Et selon qu’il est écrit : « Que chacun fasse selon qu’il se l’est proposé dans son cœur, non à regret, ou par contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeusement » (2 Cor. 9. 7).
Sur le plan spirituel, aujourd’hui comme autrefois, nous pouvons apporter de l’or, de l’argent, des pierres précieuses (1 Cor. 3. 12). Ce sont des images qui rendent témoignage à la justice de Dieu, à la rédemption et aux gloires de Christ. Bâtir des matériaux qui édifieront les saints, sur le seul fondement qui demeure éternellement, Jésus-Christ, quel honneur et quel défi ! La mine d’or, celle d’argent et des pierres précieuses, est la Parole de Dieu. La foi, la persévérance et la prière, avec les secours du Saint Esprit, sont les outils du mineur spirituel.
Chaque enfant de Dieu fait partie de la sainte sacrificature dont parle l’apôtre Pierre. Elle est comparée à un édifice bâti sur Christ, qui est la pierre de fondement. Les croyants, dans la dispensation de la grâce, sont des pierres vivantes ajoutées à l’édifice, chaque jour, par le Seigneur (Actes 2. 47). Ils apportent la louange qui Lui revient exclusivement. Ils sont aussi un sacerdoce royal « pour annoncer les vertus de Celui qui les a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (1 Pier. 2. 5 à 10).
Le tabernacle était l’habitation de Dieu au milieu de Son peuple – une présence qui, malgré le fait qu’elle suivait le peuple dans son pèlerinage, demeurait à distance. Seul le grand sacrificateur (prêtre) pouvait entrer dans le lieu très saint, une fois par an, avec le sang d’un sacrifice dans un nuage d’encens. En contraste, les chrétiens ont un accès direct à Dieu par le chemin nouveau et vivant que Christ leur a ouvert par Sa mort et Sa résurrection (voir : Héb. 10. 19). Vus en Lui, les croyants sont partie intégrante du corps de Christ. L’Église est l’habitation de Dieu sur la terre : « Vous êtes l’édifice de Dieu » (1 Cor. 3. 9 ; Éph. 2. 22).
Dans cette proximité unique, apportons à Dieu, Père et Fils, en assemblée, la louange et l’adoration de nos cœurs. Elle sera riche en proportion de ce que nous aurons vécu dans la communion avec le Seigneur, personnellement.
Les sept premiers, de quatorze éléments de l’offrande élevée et leur application spirituelle. Dans la Bible :
L’or est le métal le plus précieux. Il symbolise ce qui est divin, la justice de Dieu, la gloire de Dieu.
L’argent parle de rédemption : en Exode 30, versets 11 à 16, il est un symbole du rachat de l’âme. « Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi » (Gal. 3. 13) ; Celui qui nous aime, nous a achetés « pour Dieu par son sang » (Apoc. 5. 10) ; nous sommes rachetés « par le sang précieux de Christ » (1 Pier. 1. 19).
L’airain, ou bronze, est un alliage de deux métaux, qui lui donne une résistance au feu augmentée, ce qui vient témoigner de l’intensité des souffrances que Christ a rencontrées en venant sur cette terre. C’est sur l’autel d’airain qu’était offert l’holocauste, victime brûlée en entier. « Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle… qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas l’outrage…, qui lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois (1 Pier. 2. 21 à 24) ».
Le bleu témoigne du ciel, et combien plus du Fils de Dieu dans Son être et Son origine céleste. L’Évangile selon Jean nous présente Jésus comme le Fils de Dieu.
La pourpre était le vêtement royal, elle nous parle du Roi des rois et du Seigneur des seigneurs, qu’en dérision on a revêtu à l’heure de la croix.
L’écarlate, d’un rouge vif, est la couleur du sang lorsqu’il sort du corps. Il évoque le serviteur de Dieu par excellence. « Car aussi le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour plusieurs » (Marc 10. 45).
Le coton blanc magnifie la pureté du Fils de l’homme et l’absence de péché en Lui. L’Évangile selon Luc apporte ces traits particuliers de Jésus, qui se nomme Lui-même le Fils de l’Homme.
Les quatorze éléments, compris dans l’offrande élevée, offrent un majestueux tableau quand on les regarde à la lumière du Nouveau Testament. Chaque élément du tabernacle raconte la grandeur de notre Seigneur. Les sacrifices qui y étaient offerts démontrent combien nous lui sommes chers et combien nous lui devons tout. Dans la suite, Dieu voulant, nous regarderons en détail chacune des composantes de ce sanctuaire terrestre, pour que nos cœurs s’attachent à Jésus, pour L’aimer et Le suivre. Gloire à Son nom à jamais !
