CORONA 33

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CORONA 33

Lorsque la pandémie fit son apparition, notre Seigneur m’a mis à cœur d’écrire un message hebdomadaire. J’étais loin de penser qu’une première vague serait suivie d’une seconde, et qu’en novembre je serais au clavier pour écrire le numéro 33. Huit mois de contraintes sanitaires, de questionnements sur le jusques à quand ?.
En comparaison, les fils d’Israël, délivrés de la tyrannie du Pharaon, sauvés de la mort que représentaient pour eux les armées égyptiennes et la Mer Rouge, doivent passer par le désert avant d’entrer en Canaan. Ils ne s’attendaient pas à tourner en rond quarante ans dans cet endroit inculte. Et pourtant Dieu, dans sa Sagesse et Sa souveraineté, en face de l’incrédulité de Son peuple, permit cela.

Onze journées de marche les séparaient du pays promis (Deut. 1. 2) et quarante jours avaient suffi à douze hommes pour le reconnaître. Les fils d’Israël devaient certainement attendre avec impatience le retour des douze valeureux hommes, envoyés par Moïse. Lorsque ces hommes furent de retour et présentèrent une grappe de raisin hors normes, des grenades, des figues, et la description de la richesse d’un pays ruisselant de lait et de miel, tous durent se réjouir (Nom. 13. 24). Mais dix des douze hommes semèrent le doute quant à leur capacité à vaincre les géants entrevus lors de leur voyage. Seuls Josué et Caleb glorifièrent l’Éternel en invitant le peuple à surmonter leur peur et à placer leur confiance en Dieu (Nomb. 14. 9).

Aux murmures déjà répétés, s’ajoutait l’incrédulité. Aussi le verdict tomba sur la génération contestatrice : « Mais vos petits-enfants, dont vous avez dit qu’ils seraient une proie, je les ferai entrer, et ils connaîtront le pays que vous avez méprisé. Et quant à vous, vos cadavres tomberont dans ce désert. Et vos fils seront paissant dans le désert quarante ans » (Nomb. 14. 31 à 34).
Ce qui est frappant, c’est qu’au cours de la première année, Moïse avait reçu la loi et les ordonnances pour établir un sanctuaire, appelé le tabernacle, pour que Dieu puisse habiter au milieu de Son peuple. En une année, tout fut préparé et exécuté ! (Ex. 40. 17).
Revenons à la pandémie : comme les semaines s’ajoutent aux semaines, cherchant quels sujets cette petite parution pourrait présenter, je me suis souvenu d’un travail que le Seigneur m’avait donné à faire pour une brochure appelée « l’Étoile du Matin ». En retrouvant les textes, j’ai jugé bon de les faire paraître à nouveau, espérant que le virus s’éteigne avant la fin de la présentation de cet admirable sujet qui décrit « les images des choses qui sont dans les cieux » (Héb. 9. 23), à savoir : le tabernacle de Dieu dans le désert. Mais, n’oublions pas que nous, croyants, attendons « la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ » (Tite 2.13) !

Le message de l’Éternel, donné par Moïse aux fils d’Israël

« Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Égypte, et comment je vous ai portés sur des ailes d’aigle, et vous ai amenés à moi »… « Vous me serez un royaume de sacrificateurs, et une nation sainte » (Ex. 19. 4 et 5).

La montagne de Sinaï

En route pour la terre promise, le peuple choisi par Dieu campait dans le désert de Sinaï, devant la montagne. Moïse, âgé de quatre-vingts ans, allait l’escalader pour recevoir les dix commandements, les plans du tabernacle (la maison d’or) avec les ordonnances pour les sacrifices et les offrandes à l’Éternel. C’était une montagne enveloppée de la gloire de Dieu, une montagne terrible, en ce que personne ne pouvait l’approcher « si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée » (Héb. 12. 20).

La prétention du peuple

Délivrés de l’esclavage de l’Égypte, mis à part pour Dieu, les fils d’Israël acclamèrent la loi (Ex. 19. 8 ; 24. 7). Ils comptaient sur leurs capacités pour accomplir la volonté de Dieu. Mais cette loi mit en évidence l’incapacité de l’homme pour parvenir par lui-même à la sainteté et à la gloire de Dieu. Paul, l’apôtre pour les nations, quinze siècles plus tard, en parle comme d’une « obligation qui était contre nous, [laquelle consistait] en ordonnances [et] qui nous était contraire », et que Dieu « a ôtée en la clouant à la croix » (Col. 2. 14). Toutefois, « la loi a été notre conducteur jusqu’à Christ » (Gal. 3. 24). Lui seul l’a accomplie entièrement, la rendant grande et honorable (És. 42. 21) ; n’était-elle pas au-dedans de Lui ? (Ps. 40. 8).

La révélation de la gloire et de la grâce de Dieu

Si la montagne où Dieu se révéla à Moïse ne pouvait être touchée par le peuple, les instructions concernant la façon de s’approcher de Dieu par les sacrifices manifestent Sa grâce. C’est ainsi que le tabernacle, dans tous ses détails, nous renseigne sur la Personne merveilleuse de Christ. Sa gloire est démontrée par la maison d’or, et Son humiliation par les sacrifices et même par des détails comme les peaux de taissons (blaireaux) qui recouvrent le sanctuaire terrestre. Le Seigneur Jésus Lui-même a dû dire aux Juifs qui Le persécutaient : « Moïse… a écrit de moi » (Jean 5. 46) et, lorsqu’Il apparut avec son corps ressuscité, c’est par Moïse qu’Il commença d’expliquer, dans toutes les Écritures, les choses qui Le regardent (Luc 24. 27 et 44).

Le Sinaï est en contraste total avec la montagne de Sion

Sur le Sinaï, l’Éternel a parlé du milieu du feu. Là, il a donné la loi amenant la condamnation, et la mort si la loi est violée. En contraste, « la montagne de Sion parle du sang d’aspersion », de « Jésus, médiateur d’une nouvelle alliance » (Héb. 12. 18 à 23). C’est la grâce salvatrice qui vient de la croix ! Avons-nous tous goûté combien le Seigneur est bon ? (1 Pier. 2. 3).