CORONA 32
La deuxième vague de la pandémie atteint, non seulement physiquement de nombreuses personnes dans plusieurs pays, mais aussi le moral d’un grand nombre ! C’est un temps sombre mais pas comparable à ceux qu’a connu le peuple juif et qu’il connaîtra encore. Ainsi nous lisons : « Et il n’y a personne avec nous qui sache jusques à quand » (Ps. 74. 9). Au-delà des sombres nuages, en haut, plus haut, dans la gloire céleste est notre Sauveur bien-aimé.
Il est possible que vous connaissiez un peu l’histoire du peuple juif, mais récapitulons ce que nous trouvons dans la Parole de Dieu. Abraham, appelé à quitter la Mésopotamie pour se rendre en Canaan, fit « comme l’Éternel lui avait dit » (Gen. 12. 1 à 8). De son fils Isaac sont nés deux enfants : Ésaü et Jacob. Malgré son caractère calculateur et possessif, traduisant bien son nom (qui veut dire usurpateur), « celui qui prend à l’autre », l’Éternel a aimé Jacob (Mal. 1. 3). Il est devenu un prince de Dieu en recevant le nom d’Israël (Gen. 32. 28). De lui sont issues les douze tribus. Selon la révélation que Dieu avait donnée à Abraham, Jacob et ses fils descendirent en Égypte où ils vécurent quatre cents ans, asservis et opprimés (Gen. 15. 13).
Sous la conduite de Moïse, l’Éternel fit sortir d’Égypte les enfants d’Israël « à main forte, et à bras étendu, et avec une grande terreur, et avec des signes et des prodiges » (Deut. 26. 8). Josué les a introduits dans le pays promis à Abraham, à Isaac et à Jacob. Ensuite, ce peuple devenu nombreux, se lassant de l’Éternel, se mit à adorer des idoles et fut à nouveau opprimé par les nations qu’ils n’avaient pas dépossédées. Alors l’Éternel leur suscita des sauveurs, des juges, jusqu’à Samuel, dernier juge et premier prophète. Samuel dût oindre Saül comme roi sur ce peuple qui fut ensuite dirigé par David, le roi selon le cœur de Dieu. Salomon, qui succède à David, est un type précieux de Christ comme roi de justice et de paix. Le temple est construit, le peuple est dans l’allégresse et la prospérité. Malheureusement ce ne sera que pour un temps, car Salomon finit sa vie, corrompu par les innombrables femmes auxquelles il s’était attaché. « Ses femmes détournèrent son cœur après d’autres dieux, et son cœur ne fut pas parfait avec l’Éternel, son Dieu, comme le cœur de David, son père » (1 Rois 11. 4).
Les rois qui suivirent furent tantôt attachés aux idoles, tantôt revenant à l’Éternel, jusqu’au jour où Dieu est intervenu pour châtier les dix tribus séparées de la tribu royale, par le roi d’Assyrie qui « transporta Israël en Assyrie » (2 Rois 18. 11 – 720 ans av. J.C.). Les deux tribus restantes, Juda et Benjamin, furent transportées à Babylone 120 ans plus tard (2 Rois 25). Les armées des Chaldéens, à la solde de Nébucadnetsar, roi de Babylone, « brûlèrent la maison de Dieu, et abattirent la muraille de Jérusalem, et brûlèrent par le feu tous ses palais ; et tous ses objets désirables furent livrés à la destruction. Et il transporta à Babylone le reste échappé à l’épée ; et ils furent ses serviteurs, à lui et à ses fils, jusqu’au règne du royaume des Perses » (1 Chron. 36. 19). Soixante-dix ans s’écoulèrent, puis un résidu remonta avec Zorobabel sur l’ordre de Cyrus, roi de Perse, pour reconstruire le temple et restaurer le culte à l’Éternel (Esd. 2. 2).
Ce peuple continua tant bien que mal jusqu’au jour de la naissance du Messie promis, Jésus, qui est devenu notre Sauveur. C’est Lui que le monde n’a pas connu et que Son peuple a rejeté. « Il vint chez lui ; et les siens ne l’ont pas reçu » (Jean 1. 9 à 11). Le peuple rebelle rejeta son Messie (voir : Daniel 9. 26 ; És. 53. 8 ; Luc 19. 14 ; Act. 3. 14 et 15). Jésus fut crucifié et mourut pour nos péchés, mais il « a été ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père » (Rom. 6. 4) pour être élevé dans le ciel et s’asseoir « à la droite de Dieu » (Col. 3. 1).
Moins de quarante années après l’ascension de notre Seigneur, Jérusalem fut détruite et les Juifs qui n’avaient pas cru en Lui furent dispersés parmi les nations où ils connurent d’innombrables épreuves. Celles-ci atteignirent leur paroxysme, lors de la Shoah « l’holocauste » entre 1939 et 1945. Ceux qui étaient revenus sur la terre de leurs ancêtres furent reconnus par les Nations unies, le 14 mai 1948, en tant « qu’État juif dans le pays d’Israël ». Jusqu’à l’apparition glorieuse du Messie, ce peuple connaîtra encore nombre d’épreuves, comme le démontrent plusieurs psaumes et textes prophétiques. Mais la Parole de Dieu demeure éternellement, et ce que Dieu a promis, Il est fidèle pour l’accomplir car « Dieu n’est pas un homme, pour mentir, ni un fils d’homme, pour se repentir : aura-t-il dit, et ne fera-t-il pas ? Aura-t-il parlé, et ne l’accomplira-t-il pas ? » (Nomb. 23. 19).
Selon Sa promesse, les chrétiens savent que l’Église du Seigneur (l’Assemblée de Dieu, l’ensemble des croyants chrétiens) sera enlevée au ciel et qu’ensuite un temps très dur surviendra, appelé l’heure de l’épreuve (Apoc. 3. 10), suivi de la grande tribulation limitée à 1260 jours (Mat. 24. 21 ; Apoc. 12. 6 ; Dan. 12. 1). C’est alors que le Seigneur apparaîtra pour délivrer les fidèles de ce temps-là. Les quelques passages qui suivent démontrent la beauté de notre Bien-aimé qui sera aussi leur Bien-aimé.
« Combien sont beaux sur les montagnes les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui annonce la paix, qui apporte des nouvelles de bonheur, qui annonce le salut, qui dit à Sion : Ton Dieu règne ! » (És. 52. 7). « Voici sur les montagnes les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, de celui qui annonce la paix ! Juda, célèbre tes fêtes, acquitte tes vœux ; car le méchant ne passera plus par toi, il est entièrement retranché » (Nahum 1. 15). Le méchant qui est l’Antichrist (qui prend la place de Christ) sera jeté dans l’étang de feu (Apoc. 19. 20) et Satan lié pour mille ans. Le peuple juif, renouvelé et délivré, dira avec extase : « Voici, tu es beau, mon bien-aimé ; oui, tu es agréable ! » (Cant. 1. 16). « Tu es plus beau que les fils des hommes » (Ps. 45. 2). Leur Seigneur, qui est aussi le nôtre, répondra à Son épouse terrestre comme à Son épouse céleste : « voici, tu es belle, mon amie ; voici, tu es belle ! » (Cant. 4. 1).
Quand de la grâce immense on verra les richesses,
Trésor illimité dont rien ne passera,
La gloire, sceau divin de toutes les promesses,
En toi, Jésus, resplendira.
(Hymnes et cantique 216)
