L’AGNEAU SUR LE TRÔNE

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L’AGNEAU SUR LE TRÔNE

Aujourd’hui, j’ai le désir de vous parler du Seigneur Jésus comme Agneau de Dieu, non seulement comme l’Agneau de Dieu qui a été immolé, mais comme l’Agneau de Dieu qui a été glorifié.
A travers toute l’Écriture nous apprenons que, par suite du péché de l’homme, il faudrait un sacrifice. Il fallait que quelqu’un meure pour les hommes, pour porter leurs péchés.
Mais parmi les hommes, ce n’était pas possible. Il ne pouvait pas y en avoir pour cela. Nous n’avions ni le pouvoir ni la capacité de payer à Dieu la rançon de nos propres péchés et encore moins de donner notre vie pour un de nos frères, pour le racheter de la dette que l’homme avait contractée vis-à-vis de Dieu. Il y a un psaume qui dit qu’il faut que nous y renoncions à jamais (49. 8).
C’est Dieu Lui-même qui a donné l’Agneau pour le sacrifice, et cet Agneau ne pouvait être que Son Fils, qui avait à la fois la puissance mais aussi la capacité de venir sur cette terre pour refaire l’histoire de l’homme à la gloire de Dieu, car le sacrifice devait être un sacrifice sans défaut et sans tache.
Quand Jean le baptiseur voit Jésus arriver vers Lui pour Se faire baptiser, il peut s’exclamer : « Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! » (Jean 1. 29) C’est extraordinaire, n’est-ce pas ? Il ne Le connaissait pas, il ne L’avait jamais vu, mais il savait par l’esprit prophétique que c’était Lui.
Jean avait déjà tressailli dans le ventre de sa mère au contact de Marie, la mère de Jésus, enceinte aussi à l’époque (Luc 1. 44). Maintenant, alors que Jean exerçait son ministère pour annoncer la venue du Seigneur Jésus, le Seigneur Jésus arrive, et Jean le baptiseur Le reconnaît tout de suite et il peut dire : « Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! », cet agneau qui était annoncé à travers toutes les Écritures, et d’une manière particulière dans le livre d’Ésaïe au chapitre 53 « Qui a cru à ce que nous avons fait entendre, et à qui le bras de l’Éternel a-t-il été révélé ? Il montera devant lui comme un rejeton, et comme une racine sortant d’une terre aride. Il n’a ni forme, ni éclat ; quand nous le voyons, il n’y a point d’apparence en lui pour nous le faire désirer. Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c’est que la langueur, et comme quelqu’un de qui on cache sa face ; il est méprisé, et nous n’avons eu pour lui aucune estime. Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous. Il a été opprimé et affligé, et il n’a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche… il plut à l’Éternel de le meurtrir ; il l’a soumis à la souffrance. S’il livre son âme en sacrifice pour le péché, il verra une semence ; il prolongera ses jours, et le plaisir de l’Éternel prospérera en sa main. Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait. Par sa connaissance mon serviteur juste enseignera la justice à plusieurs, et lui, il portera leurs iniquités. C’est pourquoi je lui assignerai une part avec les grands, et il partagera le butin avec les forts, parce qu’il aura livré son âme à la mort, et qu’il aura été compté parmi les transgresseurs, et qu’il a porté le péché de plusieurs, et qu’il a intercédé pour les transgresseurs » (v. 1 à 7, 10 à 12).
Chers amis, quand nous pensons à l’amour de Dieu, du Seigneur Jésus, à son sacrifice sur la croix, nous pensons souvent, bien sûr, au fait qu’Il a porté nos péchés sur le bois en Son corps, nous pensons à toutes les bénédictions que nous avons reçues par son sacrifice, nous pensons au Seigneur Jésus qui a marché sur la terre, allant de lieu en lieu, faisant du bien, méprisé par les hommes, rejeté, rencontrant la contradiction des pécheurs contre Lui-même, rencontrant des gens qui voulaient Le tuer, des gens qui Le traînaient plus bas que terre.
En même temps nous voyons quelques manifestations de sa gloire à travers les miracles qu’Il faisait, miracles de grâce, miracles de puissance. Mais s’Il est venu pour ôter nos péchés, pour les porter, Il est venu aussi pour satisfaire le cœur de Dieu. Il est venu pour répondre aux exigences du cœur de Dieu pour l’humanité, pour montrer comment Dieu voulait qu’un homme marche devant Lui. Il est venu et Il a marché d’une manière parfaite sur la terre en honorant Son Père jour après jour. Il a été crucifié dans la faiblesse, Il a été crucifié en infirmité (2 Cor. 13. 4).
Mais alors, chers amis, Dieu ne pouvait pas Se contenter d’accepter l’œuvre du Seigneur Jésus sans Lui donner une récompense, sans Lui exprimer Sa satisfaction. Je pense que vous avez remarqué que dans les quatre évangiles nous avons le récit de la crucifixion du Seigneur Jésus pour nos péchés. De même, dans les quatre évangiles, nous avons le récit de l’entrée en gloire du Seigneur Jésus dans la ville de Jérusalem, lorsqu’Il entre, monté sur un ânon, le petit d’une ânesse et qu’Il est acclamé par les foules : « Hosanna, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
Pourquoi Dieu a-t-Il consigné cet épisode dans les quatre évangiles ? C’est que Dieu avait le désir de Se réjouir en Son Fils. La gloire de Dieu, c’est que le Seigneur Jésus soit glorifié. Le désir de Dieu, c’est que le Seigneur Jésus règne. Et alors plus rien ne Le retient. Le Seigneur Jésus a pu demander à Son Père : « glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi-même, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût » (Jean 17. 5), après qu’Il aurait achevé l’œuvre de la croix. Mais non seulement Dieu l’a glorifié de cette gloire-là, mais il Lui a donné des gloires supplémentaires, Il l’a établi Seigneur des seigneurs et Roi des rois (Apoc. 17. 14). Il l’a établi juge de la terre (Ps. 94. 2). Il a remis toutes choses entre ses mains (Jean 3. 35), tout le jugement. Le gouvernement de la terre est entre les mains du Seigneur Jésus.
Par l’esprit prophétique Dieu avait pu dire : « Demande-moi, et je te donnerai les nations pour héritage » (Ps. 2. 8). L’épître aux Hébreux nous dit : « Dieu ayant autrefois, à plusieurs reprises et en plusieurs manières, parlé aux pères par les prophètes, à la fin de ces jours-là, nous a parlé dans le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses » (1. 1 et 2). Chers amis, aujourd’hui nous ne voyons pas encore que toutes choses Lui soient assujetties mais par la foi nous Le voyons déjà « couronné de gloire et d’honneur » (Héb. 2, 5-9).
Mais cela c’est la contemplation de la foi. Ce sont des choses que nous pouvons recevoir par la foi, mais pour ce monde, celui qui domine encore ce monde, c’est le chef de l’autorité de l’air (Éph. 2. 2), c’est Satan et Satan n’a de cesse de faire disparaître l’image même du Seigneur Jésus, la pensée même du Seigneur Jésus du cœur des hommes.
Mais la Parole de Dieu nous conduit à voir la fin de toutes choses. La Parole de Dieu est un livre extraordinaire. C’est un livre qui répond à nos questions, c’est un livre qui nous dit d’où nous venons et où nous allons et qui nous propose d’entrer dans les pensées de Dieu. Dieu n’est pas un Dieu qui cache les choses. Il veut révéler les choses cachées aux siens et à leurs enfants, à ceux qui l’aiment (Deut. 9. 22 ; Psaume 25. 14 ; Apoc. 1. 1).
Chers amis, est-ce que nous aimons nous intéresser aux choses que Dieu veut nous révéler ? Est-ce que la prophétie nous intéresse ? Est-ce que nous voulons discerner le temps ? Est-ce que nous voulons voir la gloire du Seigneur Jésus par anticipation ? Est-ce que nous voulons nous laisser imprégner, pour notre marche actuelle, par cette gloire future ?
L’apôtre Pierre nous parle sérieusement en nous disant : « quelles gens devriez-vous être en sainte conduite et en piété » (2 Pier. 3. 11), puisque toutes choses vont être dissoutes, puisque nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre. Mais chers amis, quand on contemple la gloire divine, quand on contemple les projets de Dieu, les conseils de Dieu, on se sent bien petit, on se sent bien indigne de la grâce que Dieu veut nous faire, de nous associer au Seigneur Jésus dans sa gloire, de nous rendre semblables à Lui, de nous traiter comme ses enfants à Lui.
Il y a ce passage dans l’épître aux Hébreux, qui est une citation d’un psaume et qui nous dit au sujet du Seigneur Jésus : « Tu es mon Fils, moi je t’ai aujourd’hui engendré » (1. 5). Mais vous savez, Il dit la même chose pour nous.
Dieu nous a engendrés selon le bon plaisir de Sa volonté. Quelle grâce de participer à cette famille de Dieu, ce Dieu qui nous a voulus pour Lui ! C’est Lui qui nous a voulus, ce n’est pas nous qui l’avons voulu. Nous, nous étions haïssables, nous étions morts, nous étions absolument incapables d’avoir une pensée pour Dieu, de Le trouver, si Lui ne nous avait pas ouvert le chemin. Alors chers amis, si Dieu nous donne les origines de toutes choses dans sa Parole, s’Il nous permet même d’entrevoir ce qui était avant les choses visibles, « les cieux et la terre de maintenant » comme il est dit (2 Pier. 3. 7), Il nous ouvre aussi le chemin vers l’avenir, Il nous ouvre les yeux sur ce qui va advenir de cette terre et Il nous dit qu’un jour cette terre sera pliée comme un vêtement (Héb. 1. 12). Encore une fois, Dieu ébranlera les cieux et la terre (Héb. 12. 26). Chers amis, toutes ces choses vont disparaître et laisser la place à de nouveaux cieux et à une nouvelle terre.
Nous allons faire maintenant un saut dans le temps avec l’apôtre Jean qui, dans l’Apocalypse et par révélation, nous entraîne dans cette période de la fin des temps. Nous les chrétiens, nous attendons un événement extraordinaire. Cet événement c’est le retour du Seigneur Jésus pour Son église, le moment où Il viendra nous chercher pour nous introduire dans Sa maison. Mais avant cela, le Seigneur Jésus ressuscitera tous ceux qui sont morts, tous ceux qui se sont endormis par Lui. Il les réveillera et Il les appellera à venir à Sa rencontre pour être pour toujours avec Lui. C’est l’espérance chrétienne.
Les choses que nous allons considérer maintenant en rapport avec la gloire de l’Agneau, sont des choses qui auront lieu après cet enlèvement de l’Église. L’Église sera dans le ciel devant le trône de la majesté, le trône de Celui qui est à la fois le Créateur et le Rédempteur (Apoc. 4 et 5).
Nous allons lire quelques versets dans le chapitre 5 de l’Apocalypse en rapport avec l’Agneau de Dieu.
« Et je vis dans la droite de celui qui était assis sur le trône, un livre, écrit au dedans et sur le revers, scellé de sept sceaux. Et je vis un ange puissant, proclamant à haute voix : Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux ? Et personne, ni dans le ciel, ni sur la terre, ni au-dessous de la terre, ne pouvait ouvrir le livre ni le regarder. Et moi, je pleurais fort, parce que nul n’était trouvé digne d’ouvrir le livre ni de le regarder. Et l’un des anciens me dit : Ne pleure pas ; voici, le lion qui est de la tribu de Juda, la racine de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux » (v. 1 à 5).
Il ne nous est pas donné beaucoup de détails sur ce livre aux sept sceaux. En rapport avec la prophétie on trouve des écrits scellés dans Jérémie 32. 10 (c’est un titre de propriété), dans Ezéchiel (un rouleau non scellé qui annonce des jugements) et dans Daniel 12.14 (en rapport avec les temps de la fin, temps de détresse).
Dans ce livre scellé remis au Seigneur Jésus on peut à la fois voir le titre de propriété (la possession acquise mentionnée dans Éphésiens 1) et aussi le livre des jugements nécessaires pour entrer dans cette possession et établir le règne. Ce livre va nous faire découvrir les conseils de Dieu, non seulement jusqu’à la fin de la création actuelle, mais jusqu’aux nouveaux cieux et à la nouvelle terre.
Qui est digne d’ouvrir ce livre ? Qui a la capacité de répondre aux exigences de Dieu et d’exercer ces jugements sur la terre pour pouvoir enfin établir le règne de justice et de paix absolument nécessaire ?
Chers amis, quand Dieu a créé l’homme, Il lui avait donné cette mission de cultiver le jardin, bien sûr, mais aussi de dominer sur les œuvres de Ses mains. Dieu avait confié la gestion de la terre à l’homme. Et malheureusement, l’homme a écouté la voix du tentateur et, au lieu de rendre gloire en gérant la terre d’une manière qui convenait à Dieu, avec le respect qui Lui était dû, qui était dû à ce que Dieu avait créé et qu’Il avait trouvé très bon, eh bien ! l’homme a assujetti la terre à sa vanité.
Et aujourd’hui, nous voyons tous ces dégâts et nous arrivons à la fin d’une économie où la terre attend la délivrance, elle gémit, elle attend la délivrance et la gloire des enfants de Dieu comme cela est dit dans l’épître aux Romains : « la création elle-même aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour jouir de la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Car nous savons que toute la création ensemble soupire et est en travail jusqu’à maintenant ; et non seulement elle, mais nous-mêmes aussi qui avons les prémices de l’Esprit » (8. 21 à 23).
Tout cela sera possible, chers amis, parce que le Seigneur Jésus a, sur la croix, vaincu tout ce qui asservissait cette terre. Il a, sur la croix, vaincu les principautés et les autorités, Il les a livrées en spectacle, de sorte que Satan qui aujourd’hui domine sur la terre et qui, en utilisant des convoitises, des désirs des hommes, l’a assujettie à cette vanité, à cette souffrance – Satan a été vaincu.
L’Apocalypse nous montre comment il va être mis fin à ses agissements à travers les jugements que le Seigneur Jésus va exercer pour purifier la terre et pour qu’ensuite il puisse y avoir cette joie, cette liberté de la terre.
Dans l’un des derniers psaumes, il est dit que les montagnes et les collines sautent de joie (Ps. 114. 4). Aujourd’hui, le péché a imprégné toute la création dans son ensemble et il y a une souffrance qui est là et qui ne sera ôtée qu’au moment où le Seigneur Jésus entrera dans Son règne après avoir exercé les jugements dont nous allons voir quelque chose maintenant.
Le chapitre 5 de l’Apocalypse nous montre donc ce livre dans la main droite de Celui qui est assis sur le trône. Et alors, dans le ciel, il y a comme un défi dans ce cri : « Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux ? » – Personne parmi les créatures. Si le Seigneur Jésus n’était pas venu, s’Il n’avait pas vaincu, personne n’aurait été digne d’ouvrir ce livre Jean pleure. Qu’est-ce qui va se passer si personne ne peut ouvrir ce livre ? Aucun être humain n’est digne de le faire. Dans le ciel non plus, aucun ange ne peut le faire.
Alors l’un des anciens répond : « Ne pleure pas » ; tu sais, l’Agneau a vaincu. Celui qui a été immolé est digne d’ouvrir le livre. Il est dit à Jean « le lion qui est de la tribu de Juda… a vaincu », Jean se retourne et il voit un agneau ! C’est un petit agneau, mais qui a sept cornes (symboles de puissance).
Chers amis, cet agneau, Celui qu’on a méprisé, à qui on a cru pouvoir faire ce qu’on voulait, Celui qu’on a battu, qu’on a couronné d’épines, au visage duquel on a craché, on L’a ensuite crucifié et les hommes ont cru avoir fait cela par leurs propres forces, mais Il va se révéler tel qu’Il est, ce lion de la tribu de Juda. Oui, alors qu’on L’avait crucifié en infirmité, Il a remporté la victoire, une victoire définitive à la gloire de Dieu. Et en même temps Il s’est acquis pour Lui-même des droits extraordinaires. Il a été établi par Dieu héritier de toutes choses, et Il va pouvoir maintenant entrer dans cet héritage. Si aujourd’hui nous ne Le voyons pas encore, comme nous le dit l’épître aux Hébreux, il y a un moment où tout le monde le verra.
Ici dans ce chapitre 5 de l’Apocalypse, les croyants sont invités à voir ces choses depuis le ciel. Ils vont voir comment les choses vont se dérouler sur la terre jusqu’à l’établissement du royaume, mais depuis le ciel et à l’abri, et dans l’adoration.
Ce chapitre 5 de l’Apocalypse établit donc la dignité et la gloire du Seigneur Jésus. Ce n’est pas comme dans le 1er chapitre où c’est l’Église qui dit : « A celui qui nous aime ». Ici c’est Celui qui est digne. Il est question de l’entrée dans le royaume du Seigneur Jésus, de l’établissement du Roi sur la terre. Il est donc question essentiellement de Sa dignité. Et nous voyons que cette dignité est proclamée, tout d’abord par ceux qui sont tout près du trône, les quatre animaux et les anciens qui sont là et qui ont cette louange extraordinaire à l’égard du Seigneur Jésus, qui savent que, s’Il est mort pour les péchés du monde, Il a aussi acheté pour Dieu des sacrificateurs, et Il a acquis ce droit d’ouvrir le livre.
Puis, nous voyons les anges qui louent l’Agneau en disant : « Digne est l’Agneau qui a été immolé, de recevoir la puissance, et richesse, et sagesse, et force, et honneur, et gloire, et bénédiction ». Et ensuite la gloire de l’Agneau est proclamée par toutes les créatures, comme il est dit dans l’épître aux Philippiens au chapitre 2. Si le Seigneur Jésus s’est anéanti et s’est abaissé, Dieu Lui a donné un nom au-dessus de tout nom « afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux » (v. 9 et 10). Ici ce n’est plus « un » agneau mais « l’Agneau », le Seul, l’Unique. Si nous voyons beaucoup de titres du Seigneur Jésus dans la Parole de Dieu, dans l’Apocalypse nous trouvons, à partir de ce chapitre 5, que le Seigneur Jésus est essentiellement désigné sous ce titre de l’Agneau de Dieu – parce que tout ce qui va Lui arriver, tout ce qu’Il va faire, va être en rapport avec ce qu’Il a accompli quand Il était sur la terre – l’Agneau de Dieu, cet Agneau qui a été immolé.
Il nous est dit d’abord que Jean voit un agneau comme immolé et ensuite la louange et l’adoration s’expriment, disant : « tu as été immolé » (5 v. 9). Mais maintenant, comme le Seigneur Jésus le dit au début de l’Apocalypse, en mettant sa main droite sur Jean : « j’ai été mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles » (1. 18).
Notons que nous trouvons d’autres appellations ou titres du Seigneur Jésus dans l’apocalypse : Fils de l’homme, le Fils de Dieu, le Témoin fidèle, le Saint, le Véritable, l’Amen, le Lion de la tribu de Juda, un autre ange, Celui qui était qui est et qui vient, Jésus, Seigneur des Seigneurs, Roi des rois, La Parole de Dieu, Christ (Messie) l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin, la racine et la postérité de David, l’étoile brillante du matin, le seigneur Jésus Christ.
Ce Chapitre 5 se termine par l’adoration des quatre animaux et des anciens.
A partir du chapitre 6 nous voyons le Seigneur Jésus qui ouvre les sceaux du livre. L’ouverture des sceaux entraîne sur la terre des événements successifs qui vont amener progressivement une grande souffrance sur la terre et qui suivent la chronologie annoncée par le Seigneur Jésus en Matthieu 24. L’ouverture du sceau marque un point de départ d’évènements qui se poursuivent à l’ouverture du sceau suivant. On ne peut pas dire que l’ouverture du sceau suivant met une fin à ce qui précède.
D’abord le premier sceau nous parle de quelqu’un qui va établir un royaume plutôt par la séduction. C’est quelqu’un qui a un arc, mais on ne voit pas les flèches, on ne voit pas l’épée. Il est sur un cheval blanc. Il combat mais on n’a pas beaucoup de notions de l’heure de ses actes. On a l’impression que les choses s’établissent plutôt par autre chose que par des batailles sanglantes. C’est quelqu’un qui, par la séduction, va arriver à établir un semblant de paix sur la terre pendant un temps qui sera très court probablement, puisque dès le deuxième sceau, il arrive des guerres.
Au troisième sceau, nous avons la famine. Il est question d’un cheval noir, d’une balance et de prix exorbitants pour l’alimentation de base. Et puis ensuite, au quatrième sceau nous avons les maladies, les pestes. Cela nous montre que les choses qui sont écrites dans la Parole sont des choses possibles, qu’on ne peut pas contredire. Ce que la Parole annonce arrivera.
Il me semble que ce que nous vivons aujourd’hui est comme un dernier avertissement de Dieu qui dans sa grâce donne à ce monde un signe certain que les choses écrites vont arriver, un dernier appel à la repentance avant l’enlèvement de l’Église et cette période d’au moins sept ans qui précède l’instauration du règne du Seigneur Jésus
Dans ces quatre premiers sceaux, on a donc un début de douleurs, et au cinquième sceau on voit la persécution des croyants. Il y a ces personnes sous l’autel, qui crient à l’Éternel. Ce sont les âmes de ceux qui pendant cette période auront été égorgés pour la parole de Dieu depuis l’enlèvement de l’Église. Cela veut dire que, même après l’enlèvement de l’Église où l’évangile ne sera plus prêché de la même manière qu’aujourd’hui, Dieu reprendra les relations avec Son peuple Israël, le voile sera ôté et les Israélites commenceront, en se penchant sur les Écritures, à comprendre ce qui s’est passé, qui est le Seigneur Jésus.
Un évangile sera prêché qui est appelé l’évangile du royaume. Il y aura des croyants, non pas faisant partie de l’Église, mais des croyants du peuple terrestre de Dieu, le résidu d’Israël, et il y aura des croyants issus des nations, parce que Dieu est toujours un Dieu de grâce, même s’Il exerce des jugements, et que toute âme qui se repent peut trouver le salut en Jésus Christ. S’ils ne font pas partie de l’Église, ils seront quand même des sacrificateurs et règneront avec Christ mille ans (Apoc. 20. 6). Il y a cette autre compagnie de personnes qui, a la fin d’une période qui est appelée la grande tribulation, va pouvoir aussi connaître cette proximité avec le Seigneur Jésus. Et d’ailleurs nous voyons que le Seigneur Jésus les accompagne tout au long de cette période.
Le sixième sceau annonce un changement massif sur la terre, un retournement complet de l’ordre établi. Il y a là quelque chose qui va se passer sur la terre, quelque chose de terrible, un désordre complet, qui va permettre l’émergence d’une autorité nouvelle. En même temps, au sixième sceau, il y a une prise de conscience, semble-t-il, par les habitant de la terre, que ce qui se passe sur la terre, cette succession d’événements dramatiques a une origine surnaturelle, Divine, puisque l’apôtre Jean, depuis le ciel, entend les gens dire : « Tombez sur nous et tenez-nous cachés de devant la face de celui qui est assis sur le trône et de devant la colère de l’Agneau » (6. 16).
Chers amis, avez-vous déjà vu un agneau en colère ? Cela ne nous fait pas peur, n’est-ce pas. Là c’est l’Agneau de Dieu, l’Agneau de Dieu dans Sa majesté, c’est le lion qui va se lever et qui va se manifester même si, ici dans les faits, il ne s’agit pas encore vraiment de la colère de l’Agneau. Nous verrons que le Seigneur Jésus lui-même entrera en scène plus tard. Il sortira du ciel, assis sur un cheval blanc en vainqueur et pour vaincre, foulant la cuve de la colère de Dieu et pour établir Son règne.
Nous avons vu qu’il y aura donc des persécutions, et nous voyons qu’après les six premiers sceaux, il y a une parenthèse dans le chapitre 7, qui n’est pas dans l’ordre chronologique, mais qui nous donne comme un aperçu global concernant deux groupes de croyants et leur histoire. Vous savez, c’est comme quand on lit un livre ou quand on fait un film, on fait des « flash-back » (bref retour sur un évènement passé) ou des « flash-forward » (bref aperçu d’un évènement à venir) pour permettre de comprendre les choses, pour mettre en évidence les à-côtés de l’histoire principale. Ici il y a effectivement une parenthèse au chapitre 7, où l’on voit, avant que le septième sceau ne soit ouvert, que Dieu va mettre à part dans l’humanité des personnes qui vont être marquées, non pas du sceau du diable, mais du sceau de Dieu, pour être accompagnées à travers la grande tribulation.
La grande tribulation est une période qui va venir sur la terre, une période terrible, sous la domination de Satan, où les gens vont être éprouvés, où beaucoup de personnes vont mourir. A la fin de l’Apocalypse, quand le Seigneur entrera pour établir Son règne, la population mondiale aura diminué d’une façon très importante. On a estimé qu’il restera à peu près cinq cent millions à un milliard d’habitants sur la terre, alors qu’aujourd’hui il y en a huit. Nous voyons que ce qui va se passer sur la terre va être terrible. Mais même à travers cette période-là, Dieu va avoir des témoins, plusieurs sortes de témoins.
Ici au chapitre 7 nous avons les cent quarante-quatre mille d’Israël. Il faut, bien sûr, prendre ces chiffres sur le plan symbolique. Et puis il y aussi une grande foule de gens qui ne pouvait se compter. Et tout cela nous parle de ceux qui, à travers ces épreuves, vont tenir ferme pour Dieu et, est-il dit, pour l’Agneau. Et l’Agneau va être avec eux. Ce qui est remarquable, c’est que dans tous ces épisodes de l’Apocalypse où les croyants sont présentés en face de la persécution de la tribulation, il y a toujours avec eux l’Agneau qui a versé Son sang pour eux, mais aussi l’Agneau qui est à côté d’eux pour les protéger, pour les accompagner, même à travers le martyre.
Ces chapitres nous montrent comment Dieu, à la fois, accompagne les Siens, et s’Il ne leur épargne pas la souffrance ou l’épreuve, Il les accompagne et Il leur présente une espérance glorieuse. C’est ce qu’on trouve dans ce chapitre 7, c’est pour ces personnes-là qu’il y a une espérance, qu’il y a quelque chose de glorieux. Ils ont la certitude que le salut est à leur Dieu : « Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau » (v. 10). Nous avons donc là, de nouveau, l’Agneau de Dieu qui est présent. La louange monte une fois de plus de la part des anges qui sont autour du trône, des anciens et des quatre animaux.
On a dit tout à l’heure que les croyants sont dans le ciel. Ils voient les choses d’en haut et ils réagissent à ce qu’ils voient, à ce qui se passe sur la terre, et ils réagissent en rendant hommage à Dieu. On voit plusieurs fois à travers l’Apocalypse des anciens tomber sur leurs faces, les anciens qui représentent les croyants qui ont été enlevés au ciel et ceux qui sont ressuscités à la venue du Seigneur. Ils tombent sur leurs faces et rendent hommage à Dieu. Ces choses-là ne sont pas ici dans un ordre chronologique. Elles nous présentent un tableau global concernant une période qui précède l’ouverture du septième sceau et qui va jusqu’au moment de la victoire.
Au chapitre 8 les choses changent. Le septième sceau est rompu et à partir de ce moment-là nous voyons, d’une manière particulière, le Seigneur Jésus entrer en action. Le septième sceau rompu, veut dire que le livre est ouvert et qu’il peut se dérouler. Il y a un moment solennel, au moment de l’ouverture du dernier sceau. On est dans l’attente de ce qui va se passer. Peut être que ce silence initial correspond symboliquement à ce grand calme du début du chapitre 7. Puis apparaissent sept anges à qui sont données sept trompettes et aussi un autre ange.
Déjà au début du chapitre 7 (v. 2), cet « autre ange » avait été présenté. C’est le Seigneur Jésus, non plus comme l’Agneau de Dieu, mais comme cet ange qui va exécuter les jugements. Le Seigneur entre en scène dans le déroulement du livre. Alors, les sept trompettes sont une succession de malheurs qui continuent à s’abattre sur la terre, et en même temps il y a cet autre ange, cet ange puissant, qui a tous les caractères du Seigneur Jésus. Le Seigneur Jésus entre en action, non plus pour rompre les sceaux, mais Il a dans la main un encensoir d’or, et l’encensoir d’or est à la fois pour donner efficace (force supplémentaire) aux prières des croyants persécutés, des croyants dans la souffrance, et en même temps pour recevoir du feu de l’autel d’airain, Il va verser sur la terre.
C’est donc un acte de jugement que le Seigneur Jésus va exécuter et qui sonne en quelque sorte le commencement de ces jugements qui vont être exercés sur la terre d’une façon terrible, sous la forme de sept anges qui sonnent des trompettes, et puis ensuite, à la septième trompette il y a encore les sept coupes, les coupes de la colère de Dieu. C’est à ce moment-là qu’il est question vraiment de la colère de Dieu qui se manifeste contre toute impiété et qui va juger l’impiété sur la terre. A ce moment-là le Seigneur Jésus va entrer en action et on Le voit entrer dans Son règne d’une façon glorieuse.
Nous avons vu l’Agneau de Dieu qui ouvre les sceaux, l’Agneau de Dieu qui se tient à côté des croyants qui ont lavé leur robe dans le sang de l’Agneau, qui ont commis des actes justes, qui ne se sont pas souillés. Toutes ces personnes seront accompagnées par l’Agneau de Dieu, Celui qui a été immolé, qui a souffert, qui donc est capable d’entrer en sympathie avec eux à travers tout ce qu’ils connaissent.
Et puis nous avons l’Agneau qui se présente en face du dragon. L’antichrist va paraître sur la terre et va se présenter comme le faux Christ. Il va être reçu par le peuple incrédule. Il y a un moment où il nous est présenté dans une parenthèse avec toute l’apparence d’un agneau, mais un agneau qui avait une voix de dragon. Il y a là quelque chose qui nous frappe. Et tout de suite dans le chapitre 13 il est écrit : « je vis une autre bête montant de la terre ; et elle avait deux cornes semblables à un agneau ; et elle parlait comme un dragon » (v. 11). Voilà donc cette bête qui s’élève et qui se présente à la place de Christ.
Et tout de suite, au chapitre 14 nous lisons : « et voici l’Agneau se tenant sur la montagne de Sion, et avec Lui cent quarante-quatre milliers, ayant son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts » (v. 1). Il y a donc d’un côté l’antichrist qui va entraîner après lui une foule de gens, à la fois des Juifs et de ceux qui auront une religion chrétienne ou une religion musulmane puisque tout cela va se fondre dans ce que la Bible appelle la fausse église, ou Babylone. Tous ceux-là vont suivre ce faux agneau.
De l’autre côté, en face de ce faux agneau, il y a l’Agneau de Dieu. Remarquez qu’il n’est pas dit l’Agneau de Dieu. Dans l’Apocalypse il est toujours appelé l’Agneau. Il n’y en a qu’un. Il n’est comparable à rien. Alors le qualificatif « Agneau » suffit. C’est toujours ce qualificatif, ce mot qui n’est utilisé nulle part ailleurs dans la Parole, qui désigne un petit agneau. En dehors de l’Apocalypse, il est utilisé une seule fois dans la Parole en Jean 21 pour désigner les agneaux que doit paître Pierre et qui sont ainsi associés au Seigneur Jésus.
Il y a donc le Seigneur qui est là présenté avec les cent quarante-quatre mille. Là encore, ce sont des choses qui se déroulent dans un certain temps, qui sont superposées, qui ne sont pas chronologiques. Mais en face du faux Christ, du faux agneau, il y a l’Agneau, le vrai, qui se tient sur la montagne de Sion. Il est là sur la montagne de Sion, présent sur la terre et avec Lui les cent quarante-quatre milliers. Ils chantent un cantique nouveau devant le trône de Dieu. Tout cela, ce sont des choses qui nous projettent dans l’avenir et qui donnent du courage à ces croyants qui traversent ces épreuves.

A partir du chapitre 15, un autre signe apparaît, les sept dernières plaies. Le courroux de Dieu va s’exprimer maintenant. On voit une succession de plaies qui vont venir sur la terre, l’ulcère malin, le sang, les ténèbres et les grenouilles qui ne sont pas sans rappeler les jugements qui ont précédé la sortie d’Israël du pays d’Égypte et qui se sont abattus sur l’Égypte. Là encore il y a sept coupes. Mais on voit que, malgré ces jugements terribles, les hommes ne se soumettent pas à la parole de Dieu. Ils blasphèment contre Dieu et ne se repentissent pas.
On a lu au chapitre 6 qu’ils ont demandé aux montagnes de tomber sur eux, de les cacher de devant la face de l’Agneau. Et ici ils blasphèment contre le nom de Dieu qui a pouvoir sur ces plaies. A la cinquième coupe « ils blasphémèrent le Dieu du ciel, à cause de leurs douleurs et de leurs ulcères » (v. 11). De même à la septième coupe (16. 19-21). Alors se prépare ce dernier grand combat contre l’Agneau, contre le Seigneur Jésus, qui va sortir du ciel au chapitre 19.
Mais avant cela, il y a le jugement de la fausse église. Puis les noces de l’Agneau sont célébrées. Ces noces sont encore une réponse de l’amour de Dieu à l’œuvre du Seigneur Jésus. Dieu a acheté pour le Seigneur Jésus son épouse par le sang de son Fils. Il est dit que Dieu a acheté l’assemblée pour le Seigneur Jésus par le sang de l’Agneau, le sang de Son Fils (Act. 20. 28b). Et l’Agneau la reçoit comme récompense, comme réponse à son œuvre à la croix. Il reçoit cette épouse dont les noces sont célébrées dans le ciel avec éclat. Tout le ciel se réjouit des noces de l’Agneau.
C’est au chapitre 19. 4 que l’on a, pour la dernière fois, indistinctement les croyants de l’économie actuelle et ceux d’avant le temps de la grâce sous la forme des 24 anciens. A partir du verset 6, L’Église est distinguée selon ce que l’on trouve dans la bouche de Jean le baptiseur : « Celui qui a l’épouse est l’époux mais l’ami de l’époux, qui assiste et l’entend est tout réjoui à cause de la voix de l’époux… » (Jean 3. 29). Ainsi dans ce chapitre 19 il y a l’époux, l’épouse et ceux qui sont conviés ainsi que toute la compagnie céleste. Remarquons que le lieu et le moment de la célébration ne sont pas donnés. Il est dit que le tout puissant est entré dans son règne. L’établissement du règne lui-même n’est décrit qu’à la fin du chapitre et des versets 1-6 du chapitre 20. Mais moralement il n’y a plus d’obstacle aux noces dans la mesure où la fausse église est jugée.
Le Seigneur Jésus sort du ciel assis sur un cheval blanc et Il va fouler la cuve de la colère de Dieu, Il va presser le raisin de la colère de Dieu et Il va établir Son règne sur la terre.
Bien sûr, dans toutes ces pensées que j’ai placées devant nous, on n’a pas abordé tous les faits de la prophétie, le cheminement d’Israël, la purification du peuple, le Seigneur qui descend sur la montagne de Sion, la montagne qui se fendra en deux. Nous n’avons pas le temps de voir tout cela, mais nous allons contempler à travers ces choses la gloire du Seigneur Jésus, cette gloire qui a été annoncée. On va Le voir entrer dans son règne, son épouse parée à son côté, et les peuples soumis, la terre purifiée progressivement.
Bien sûr qu’après, il y aura des dégâts sur cette terre, il y aura des choses à nettoyer. Un quatrième temple sera construit. Tout cela est encore à venir. Ce sont des choses qu’il faut sonder. La parole de la prophétie est quelque chose de très important pour nous. Il ne faut pas croire que c’est inaccessible, il ne faut pas croire que c’est réservé à certains. Au début de l’Apocalypse il est écrit : « Bienheureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie » (1. 3) et à la fin de l’Apocalypse il est écrit : « Bienheureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre » (22. 7). Donc c’est quelque chose d’important pour nous. C’est comme si Dieu voulait nous intéresser à ce qu’Il fait, à Ses projets.
Chers amis, quand quelqu’un vous invite, quand quelqu’un veut vous donner envie d’aller quelque part, il vous le décrit en long et en large, et vous vous réjouissez à l’avance de ce que vous allez voir. Dieu, Lui aussi, veut vous réjouir à l’avance quant aux choses qui sont devant nous et veut que ces choses produisent en nous une sanctification.
Le Seigneur Jésus va établir Son règne sur la terre, un règne de mille ans, pendant lequel Satan va être lié. Il y aura la nouvelle Jérusalem qui sera là pour régner sur cette terre. C’est l’assemblée qui sera là avec le Seigneur Jésus au milieu d’elle. L’Agneau sera la lumière de cette cité (chap. 20). Il y a donc cette cité qui est extraordinaire. Il est difficile de se la représenter aujourd’hui, tellement les pierres précieuses qui sont citées là ont des dimensions qu’on ne connaît pas sur la terre (21. 19-20). Et puis on voit qu’il y a dans cette cité, qui est appelée l’épouse, la femme de l’Agneau, il y a encore la mention à plusieurs reprises de l’Agneau, l’Agneau qui est à la fois le fondement (les douze apôtres de l’Agneau) et le temple de cette ville. « Et je ne vis pas de temple en elle ; car le Seigneur, Dieu, le Tout-puissant, et l’Agneau, en sont le temple. Et la cité n’a pas besoin du soleil ni de la lune, pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau est sa lampe. Et les nations marcheront par sa lumière ; et les rois de la terre lui apporteront leur gloire » (21. 22-23). Il y a donc cette ville qui sera là, éclairant la terre pendant le règne millénaire.
Entre-temps, au chapitre 21, l’Esprit de Dieu nous a donné un aperçu encore postérieur à cette scène du règne millénaire. Ce sont les nouveaux cieux et la nouvelle terre, ce que Dieu va faire. Peu de choses sont dites de cette période-là, de ce nouvel état dans lequel nous allons entrer. Il est simplement dit qu’il il y aura « un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés, et la mer n’est plus. Et je vis la sainte cité, nouvelle Jérusalem, descendant du ciel d’auprès de Dieu, préparée comme une épouse ornée pour son mari » (21. 1-2).
La sainte Jérusalem, la ville de Jérusalem qui va être le siège du gouvernement mondial pendant le règne millénaire, c’est aussi la même chose que cette cité qui va rester pendant l’éternité parce que l’Église est en dehors du monde et en dehors du temps. Elle a une position particulière qui est éternelle.
Mais pour les cieux et la terre de maintenant il y aura bien sûr une fin. La terre va être pliée, comme un vêtement qu’on range, elle va être brûlée. Ici il est dit « le premier ciel et la première terre s’en étaient allés ». Dans un autre verset il est dit qu’ ils vont être dissous (2 Pier. 3. 12). Tout cela va disparaître pour faire place à quelque chose de nouveau dans lequel seul Dieu est avec les siens et les créatures célestes non déchues. Tout cela va être fondu en un, peut-on dire, puisque le propos de Dieu, c’est de réunir toutes choses en un dans le Christ Jésus. L’Agneau sera toujours le centre de ces choses.
L’apôtre Jean, qui a vu toutes ces choses, est émerveillé. Il est bouleversé, il tombe par terre et rend hommage à un être qui l’a accompagné depuis le début de sa vision et qui lui a fait découvrir ces choses. C’était un ange, et l’apôtre veut lui rendre hommage. L’ange le reprend.
Chers amis, c’est un avertissement pour nous. Parfois certaines personnes nous font tellement voir la gloire de Dieu, qu’on met les personnes entre Dieu et nous et qu’on en serait à les exalter ou à leur donner une place particulière dans nos cœurs, une place qui n’est que pour le Seigneur seul. L’ange le reprend, le remet à sa place : Je suis un serviteur comme toi. Rends hommage au Seigneur seul (22. 9). Jean reprend ses esprits.
On lui demande d’écrire ces paroles qui sont certaines et véritables. Ces choses vont arriver. Toutes les paroles de la prophétie de ce livre sont certaines et véritables. A nous de les sonder, à nous de les recevoir afin que nous soyons des bienheureux, en attendant ces jours heureux où Dieu effacera toute larme de nos yeux et nous consolera, à la fois nous et les croyants qui auront traversé la grande tribulation.
Les choses vont suivre leur cours. L’homme qui est vil va encore pratiquer ce qui est vil, l’homme qui est juste pratiquera encore la justice, « que celui qui est saint soit sanctifié encore » (22. 11). Les choses ne vont donc pas changer, sauf qu’elles vont s’aggraver. La vilenie, l’injustice vont augmenter, et ceux qui sont saints ne peuvent pas se contenter de leur état de sanctification pratique actuel. Ils ont toujours le désir de se sanctifier plus. Comme il est dit, ils ont lavé leur robe dans le sang de l’Agneau. Dans cette expression, il y a non seulement le fait d’être sauvé, mais aussi le fait que notre vie, notre apparence extérieure doit être conforme à ce que Dieu a fait en nous.
Pendant ce temps-là le Seigneur Jésus adresse encore un appel : « Que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie ». Il y a cet appel de la grâce jusqu’au bout. « Bienheureux ceux qui lavent leurs robes, afin qu’ils aient droit à l’arbre de vie et qu’ils entrent par les portes dans la cité » (22. 17 ; 14). Alors nous voyons maintenant dans ce dernier chapitre – qui est une conclusion – nous voyons l’Église et l’Esprit ensemble, et le retour du Seigneur Jésus comme attente suprême.
Le Seigneur Jésus, dans Sa grâce, leur répond. Il leur dit : « Je viens bientôt ». Et encore une fois il y a cet appel : « que celui qui a soif vienne ». C’est vrai pour le croyant comme pour l’incrédule. L’incrédule vient boire pour son salut, mais le croyant continue à boire jour après jour pour recevoir les ressources de la grâce, pour être fortifié dans la foi à travers les épreuves que nous connaissons. « Celui qui rend témoignage de ces choses dit : Oui, je viens bientôt » et nous, nous répondons : « Amen ; viens, seigneur Jésus ! »

D’après Message donné sur : https://edification.bible/
Juillet 2020