CORONA 11

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CORONA 11

 

Nous trouvons dans le Nouveau Testament six occasions, dont deux sont rapportées deux fois, où le Seigneur Jésus emploie cette expression : « aie bon courage ». Expression que l’on peut traduire par « prends courage ». Chaque occasion décrit une circonstance vécue par chacun d’entre nous, ou que l’on pourrait devoir vivre. Nous ne sommes pas paralysés, ni aveugles, ni confrontés à la tempête en mer ! Mais, intérieurement, dans nos circonstances, qu’en est-il ? Est-ce que l’épreuve nous paralyse, la richesse ou la connaissance nous aveugle-t-elle, etc. ?

1) Incapacité : « On lui apporta un paralytique couché sur un lit. Et Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : Aie bon courage, mon enfant, tes péchés sont pardonnés » (Mat. 9. 2). Ce paralytique nous fait penser à celui ou à celle qui ne peut marcher dans le chemin du Seigneur, ou peut-être même, ne le veut pas. Ses amis, remplis de foi, l’apportent à Jésus. Nous pouvons, dans la prière, apporter ceux qui doivent faire le pas décisif de leur vie, celui de dire à Jésus : « je crois Seigneur » (Jean 9. 38). Jésus est présentement dans le ciel, mais aujourd’hui comme hier, combien il est merveilleux d’entendre la voix du Seigneur dire : « tes péchés sont pardonnés ».

2) Dernier recours : « Jésus, s’étant retourné et la voyant, dit : Aie bon courage, ma fille ; ta foi t’a guérie. Et la femme fut guérie dès cette heure » (Mat. 9. 22). « Et il lui dit : Aie bon courage, ma fille ; ta foi t’a guérie ; va-t’en en paix » (Luc 8. 48). La foule était nombreuse, tous voulaient savoir si Jésus guérirait la fille du chef de synagogue, quand une femme atteinte dans sa santé depuis douze ans, dans un dernier espoir, touche le bord du vêtement du Seigneur.  Tremblante, elle doit confesser : « c’est moi » à la question : « qui m’a touché ? ». Elle s’attendait peut-être à être réprimandée, mais elle reçoit, avec la guérison, une réponse de paix et d’encouragement pour la suite.

3) Perplexité : « Mais Jésus leur parla aussitôt, disant : Ayez bon courage ; c’est moi, n’ayez point de peur » (Mat. 14. 27). « … ils le virent tous, et ils furent troublés. Et aussitôt il parla avec eux, et leur dit : Ayez bon courage ; c’est moi ; n’ayez point de peur » (Marc 6. 50). Une grande foule avait été nourrie miraculeusement. Le soir étant venu, Jésus renvoya Ses disciples en les contraignant de se rendre sur l’autre rive. Plutôt que de les accompagner, Il se rendit sur une montagne pour prier. « Et le soir étant venu, la nacelle (barque) était au milieu de la mer, et Lui, seul à terre. Et les voyant se tourmenter à ramer, car le vent leur était contraire, vers la quatrième veille de la nuit, Il vient vers eux, marchant sur la mer ; et Il voulait passer à côté d’eux. Mais eux, Le voyant marcher sur la mer, crurent que c’était un fantôme, et ils poussèrent des cris ; car ils Le virent tous, et ils furent troublés. Et aussitôt Il parla avec eux, et leur dit : Ayez bon courage ». Ils devaient traverser la mer de Galilée, et le Seigneur les met à l’épreuve face à des vents contraires. Reconnaîtront-ils leur Maître marchant sur les eaux ? Prendront-ils conscience que Jésus est véritablement Dieu manifesté dans un corps d’homme ?

4) Conviction de la puissance de Jésus : « Et Jésus, s’arrêtant, dit qu’on l’appelât ; et ils appellent l’aveugle, lui disant : Aie bon courage, lève-toi, il t’appelle… Et Jésus,… lui dit : Que veux-tu que je te fasse ? Et l’aveugle lui dit : Rabboni (maître), que je recouvre la vue. Et Jésus lui dit : Va, ta foi t’a guéri ; et aussitôt il recouvra la vue, et il le suivit dans le chemin » (Marc 10. 49 à 52). L’aveugle Bartimée a entendu parler de Jésus « Fils de David » ; dans son cœur, il reconnaît que Celui qui a été annoncé par les prophètes passe près de lui, et sa foi se manifeste par ses paroles : « Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! ». Il reçoit, avec la guérison, une réponse de paix : « ta foi t’a guéri ». Suivrons-nous comme lui, dans le chemin, le Seigneur Jésus ?

5) Sympathie du Seigneur pour les siens avant de quitter ce monde : « Je vous ai dit ces choses, afin qu’en moi vous ayez la paix. Vous avez de la tribulation dans le monde ; mais ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde » (Jean 16. 33). Les chapitres treize à dix-sept de l’évangile selon Jean sont comme le testament du Seigneur pour Ses disciples, qu’Il va devoir quitter après sa mort à Golgotha. Par Sa mort sur la croix, Jésus a payé la dette de nos péchés et, par Sa résurrection, tous ceux qui croient en Lui reçoivent la vie éternelle. Jésus leur promet un autre Consolateur : « l’Esprit de vérité… pour être avec vous éternellement » (Jean 14. 26 ; 15. 26). Le Seigneur ne les abandonnerait pas.

6) Sympathie du Seigneur glorifié pour les Siens sur la terre : « Et la nuit suivante, le Seigneur se tint près de lui et dit : Aie bon courage ; car comme tu as rendu témoignage des choses qui me regardent, à Jérusalem, ainsi il faut que tu rendes témoignage aussi à Rome » (Act. 23. 11). L’apôtre Paul, persécuté, se retrouve en prison. Alors que le doute aurait pu envahir son âme, le Seigneur se manifeste à lui par des paroles de consolation. Il ressent Sa présence bienfaisante. Fort de cette expérience, à deux reprises, Paul pourra encourager ses compagnons de route affrontant une mer en furie : « Et maintenant je vous exhorte à avoir bon courage ; car on ne fera la perte de la vie d’aucun de vous, mais seulement du navire » (Act. 27. 22 et 25). Dans l’incapacité, en dernier recours, dans la perplexité, il est bon d’être conscient de la puissance du Seigneur ! Goûter Sa sympathie, pour être en mesure de faire face aux épreuves, ou pour encourager nos compagnons de voyage. Paul, prisonnier, en route vers Rome, voyant les frères venus à sa rencontre, « rendit grâces à Dieu et prit courage » (Act. 28. 15).