PÈLERINS EN ROUTE VERS LA GLOIRE
Nous sommes pèlerins, étrangers sur la terre,
Et notre âme soupire après le saint séjour.
C’est dans ton ciel, Seigneur, notre Dieu, notre Père,
Que nous allons entrer, conduits par ton amour.
Garde-nous dans ta paix durant notre voyage,
Jusqu’au jour bienheureux où, loin de tous les maux,
Nous goûterons ensemble un bonheur sans nuage,
Introduits par Jésus dans l’éternel repos.
Hymnes et Cantiques n°131
La portion de la Parole que j’aimerais considérer avec vous, c’est le psaume 84.
Bien sûr en rapport avec ce sujet, on pourrait penser à bien des portions de la Parole, mais c’est le psaume 84 que nous désirons lire maintenant ensemble.
PSAUME 84
Des fils de Coré. Psaume.
« Combien sont aimables tes demeures, ô Éternel des armées !
Mon âme désire, et même elle languit après les parvis de l’Éternel ; mon cœur et ma chair crient après le Dieu vivant.
Le passereau même a trouvé une maison, et l’hirondelle un nid pour elle, où elle a mis ses petits :… tes autels, ô Éternel des armées ! mon roi et mon Dieu !
Bienheureux ceux qui habitent dans ta maison ; ils te loueront sans cesse ! Sélah.
Bienheureux l’homme dont la force est en toi, et ceux dans le cœur desquels sont les chemins frayés !
Passant par la vallée de Baca, ils en font une fontaine ; la pluie aussi la couvre de bénédictions.
Ils marchent de force en force, ils paraissent devant Dieu en Sion.
Éternel, Dieu des armées ! écoute ma prière ; Dieu de Jacob ! prête l’oreille. Sélah.
Toi, notre bouclier ! — vois, ô Dieu ! et regarde la face de ton oint.
Car un jour dans tes parvis vaut mieux que mille. J’aimerais mieux me tenir sur le seuil dans la maison de mon Dieu, que de demeurer dans les tentes de la méchanceté.
Car l’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier ; l’Éternel donnera la grâce et la gloire ; il ne refusera aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité.
Éternel des armées ! bienheureux l’homme qui se confie en toi ! »
Quand nous lisons les psaumes, on peut les lire de différents points de vue. On peut choisir différentes approches pour s’en occuper.
Il y a bien des psaumes dont le titre donne un lien avec un fait historique, notamment quelques psaumes de David. On peut donc regarder l’aspect historique, comment les situations décrites dans les livres historiques se lient avec le message du psaume.
Pour le psaume 84, nous pouvons regarder brièvement le support historique.
D’autre part nous pouvons choisir cette approche où nous désirons trouver quelque chose pour notre vie quotidienne, pour la marche pratique avec le Seigneur, l’application pratique que nous pouvons faire des Psaumes.
Cela nous désirons le faire ce soir en lisant et en méditant ensemble ce psaume.
Et troisièmement on peut y voir l’aspect prophétique qui est également dans les Psaumes.
En effet nous voyons quelque chose de remarquable en rapport avec les circonstances que traverse notamment le résidu juif, en rapport avec leur restauration, et comment ils vont entrer un jour dans les bénédictions millénaires.
A travers des souffrances il y a de la joie.
En rapport avec cela il y a aussi plusieurs psaumes qui nous parlent prophétiquement du Seigneur Jésus, de Ses souffrances, comme les psaumes 22, 88, et bien d’autres, et aussi des psaumes qui nous parlent de Sa gloire, de Son règne, comme le psaume 72 par exemple.
Ces différentes approches en rapport avec le psaume 84, nous désirons les considérer vraiment sous cet aspect pratique, avec ce qu’il veut nous dire aussi personnellement.
Là, bien sûr, il faut faire attention, parce que les Psaumes nous décrivent les expériences des croyants du peuple de Dieu dans le temps de l’Ancien Testament. Ils ne jouissaient pas encore d’un salut éternel comme c’est le cas pour nous. Et aussi en rapport avec leur espérance, leur avenir était bien sûr terrestre.
C’est en rapport avec le règne du Messie, c’est bien sûr aussi en rapport avec le temple, la maison de Dieu sur la terre.
Quand nous considérons le psaume 84, nous voyons le psalmiste qui parle avant tout de cela, du temple, de la maison de Dieu où le psalmiste ou les fils de Coré aimeraient être.
Et si nous en faisons l’application pour nous personnellement, en effet nous ne pensons pas à un avenir sur la terre, mais à un avenir avec le Seigneur dans la maison du Père. C’est tout à fait légitime de faire une telle application pour nous.
Nous allons voir qu’il y a bien des indications dans ce psaume qui nous montrent que cela est justifié.
Historiquement, très brièvement, les fils de Coré ont composé une douzaine de psaumes. On en trouve déjà huit dans le deuxième livre et encore quatre ici dans le troisième livre des Psaumes.
Les fils de Coré sont donc des descendants de Coré. Nous nous rappelons que, dans le livre des Nombres au chapitre 16, Coré est mort. C’était un descendant de Lévi, même de la famille de Kehath et nous voyons que c’était un Israélite qui n’était pas content d’être seulement un lévite, mais qui désirait aussi la sacrificature.
Nous lisons cela dans les Nombres. Je mentionne juste un verset en Nombres 16, qui nous montre cette révolte de Coré. Il nous est dit au v. 10 : « vous recherchiez aussi la sacrificature ? » Donc c’est ce que désiraient Coré et ceux qui lui étaient associés.
A cause de cela, Dieu est intervenu. Il a montré que la famille qu’il avait choisie pour la sacrificature, c’était la famille d’Aaron – Aaron et ses fils.
Nous voyons aussi que les fils de Coré se sont séparés de leur père et qu’ils n’ont pas été jugés avec leur père. Il y a un verset au chapitre 26 des Nombres qui nous le dit clairement. Le verset 10 nous parle du jugement sur Coré : « la terre ouvrit sa bouche et les engloutit, ainsi que Coré, lorsque l’assemblée mourut, quand le feu dévora les deux cent cinquante hommes ; et ils furent pour signe. Mais les fils de Coré ne moururent pas ». Ils ont été épargnés. Ils ont été les objets de la grâce, pouvons-nous dire.
Ces fils de Coré, plus tard, ont un service en rapport avec le temple. Nous les trouvons de nouveau dans le premier livre des Chroniques.
J’aimerais lire là un ou deux versets pour nous montrer que leur place était là, plus tard, en rapport avec la maison de l’Éternel.
« Et Shallum, fils de Koré, fils d’Ébiasaph, fils de Coré, et ses frères, les Corites, de la maison de son père, étaient préposés sur l’œuvre du service, gardant les seuils de la tente ; et leurs pères avaient été préposés sur le camp de l’Éternel, gardant l’entrée » (1 Chron. 9. 19).
Donc cela était leur service : garder le seuil, garder l’entrée de la tente.
C’est intéressant de le souligner, parce que dans notre psaume – et c’est la seule référence historique que j’aimerais faire, au v. 10 nous lisons :
« Car un jour dans tes parvis vaut mieux que mille. J’aimerais mieux me tenir sur le seuil dans la maison de mon Dieu, que de demeurer dans les tentes de la méchanceté ».
Là on retrouve le seuil de la maison de mon Dieu en contraste avec les tentes de la méchanceté que – je le mentionne encore – nous trouvons aussi dans le livre des Nombres au chapitre 16. 26 : « Éloignez-vous, je vous prie, d’auprès des tentes de ces méchants hommes ».
On voit que le psaume 84 fait un lien avec ces faits historiques et la situation des fils de Coré. Ce qu’ils expriment dans ce psaume, c’est leurs sentiments, leur désir d’être là où est la maison de l’Éternel, la demeure de Dieu sur la terre. C’est très beau de voir ce désir.
Ainsi ils expriment aussi prophétiquement ce qui sera le sentiment du résidu (partie pieuse d’Israël) qu’on voit en restauration, prophétiquement, dans ce livre, et qui a le désir d’être là où est la maison de Dieu.
Ce résidu aimerait être à Sion, pleinement restauré sous le règne du Messie. Dans ce sens-là ce psaume 84 est bien caractéristique pour tout ce troisième livre des Psaumes en exprimant prophétiquement ce sentiment du résidu.
Mais comme je l’ai dit, nous pouvons bien nous l’appliquer aussi, et cela dans un double sens. Pour le peuple de Dieu autrefois, la maison de Dieu, bien sûr, c’était dans le désert déjà, avant tout le tabernacle où Dieu habitait au milieu de Son peuple et plus tard aussi le temple dans le pays.
Dans ce double sens nous trouvons la maison de Dieu déjà dans l’Exode au chapitre 15, dans ce merveilleux cantique de Moïse où nous lisons au v. 13 :
« Tu as conduit par ta bonté ce peuple que tu as racheté ; tu l’as guidé par ta force jusqu’à la demeure de ta sainteté ».
Et cela parle bien du tabernacle où Dieu habite au milieu de Son peuple. Mais après v. 17 :
« Tu les introduiras et tu les planteras sur la montagne de ton héritage, le lieu que tu as préparé pour ton habitation ».
Et cela se réfère vraiment au temple qui sera plus tard sur Sion où Dieu a habité au milieu de Son peuple – l’avenir que Dieu avait en vue pour Son peuple.
Pour nous, présentement nous pouvons jouir de la présence de Dieu quand nous sommes réunis. Là où deux ou trois sont réunis au nom du Seigneur Jésus, Il a promis sa présence.
Et nos cœurs languissent après ce lieu où nous pouvons goûter la présence du Seigneur, n’est-ce pas ! Ce psaume exprime quelque chose aussi de nos sentiments !
Il y a d’autres côtés, et peut-être que l’accent dans ce psaume est davantage là-dessus. Aussi comme on peut en faire l’application, c’est vraiment de voir que nous sommes des pèlerins en route vers la gloire, vers la maison du Père.
Dans le Nouveau Testament, dans l’évangile selon Jean nous trouvons deux fois l’expression : maison de mon Père.
Tout d’abord dans Jean 2. 16 où le Seigneur Jésus doit dire à ces sacrificateurs, ces chefs du peuple : « ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic ». C’est cela que le peuple avait fait du temple, une maison de trafic. Mais le Seigneur l’appelle « la maison de mon Père ». C’était le temple.
Au chapitre 14 nous connaissons bien ce verset, le Seigneur parle de nouveau de la maison de son Père. Il dit au v. 2 : « Dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures » et là, Il parle du ciel, de la maison du Père. Là, le Seigneur Jésus allait nous préparer des places.
Ainsi chers frères et sœurs, nous sommes des pèlerins en route vers la gloire, vers la maison du Père.
Est-ce que ce psaume exprime aussi quelque chose des sentiments de mon cœur, notamment quand nous lisons ici les premiers versets ?
« Combien sont aimables tes demeures, ô Éternel des armées ! Mon âme désire, et même elle languit après les parvis de l’Éternel ; mon cœur et ma chair crient après le Dieu vivant ».
Ce sont des expressions très fortes. On voit que tout l’être de ces fils de Coré, leur cœur, leur âme, leur chair, crient après le Dieu vivant, parce que bien sûr la demeure de l’Éternel est vraiment l’endroit où l’on va rencontrer Dieu lui-même.
Dans le psaume 26 nous lisons au verset 8 : « Éternel ! j’ai aimé l’habitation de ta maison, et le lieu de la demeure de ta gloire ». C’est cela que David a dit. Il aime l’habitation de la maison de Dieu.
On voit que c’est vraiment le lieu des affections pour l’homme pieux. Il désire ce lieu parce qu’il désire la communion avec son Dieu. Et ainsi c’était le cas avec David, et aussi avec les fils de Coré.
Et la question se pose pour nous : est-ce que c’est aussi notre désir ?
Est-ce que nous languissons également après la demeure de l’Éternel, de notre Dieu ?
Est-ce que nous languissons aussi vraiment d’être là, au ciel, avec le Seigneur Jésus ?
Est-ce que nous sommes vraiment détachés de la terre, toujours plus attachés vraiment de nos cœurs au ciel et au Seigneur qui est là, qui a préparé des places pour nous dans la gloire ?
Cela nous parle, à chacun de nous, à moi, à nous tous.
Leur cœur, leur chair même, crient après le Dieu vivant. Notre Dieu est le Dieu vivant, le Dieu vivant et vrai, en contraste avec les idoles.
Un tel Dieu nous convient, le Dieu vivant, avec qui nous pouvons avoir une relation vivante.
Plusieurs fois dans les Psaumes, nous trouvons ce nom de Dieu : le Dieu vivant. Les fils de Coré le disent aussi dans le psaume 42. Ce sont des psaumes qui sont très similaires. « Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant. Quand viendrai-je et paraîtrai-je devant Dieu ? » (v. 2).
Nous le trouvons également avec David dans le psaume 63 : « Ô Dieu ! tu es mon Dieu ; je te cherche au point du jour ; mon âme a soif de toi, ma chair languit après toi, dans une terre aride et altérée, sans eau » (v. 1). Donc ce désir est : être là, dans la maison de Dieu et goûter la communion avec Dieu Lui-même.
Le début du v. 3 est comme une parenthèse. On pourrait continuer à la fin du v. 2, la pensée de crier après le Dieu vivant tout de suite avec ces mots : « tes autels, ô Éternel des armées ! mon roi et mon Dieu ! » Parce que, là où se trouve la maison de Dieu, là bien sûr sont aussi les autels, l’autel d’airain et aussi l’autel d’or.
Avant cela, on a ces deux oiseaux qui sont mentionnés : le passereau et aussi l’hirondelle. C’est intéressant que ces deux oiseaux soient mentionnés, et cela en rapport avec la maison de Dieu. Nous pouvons avoir cette pensée simple mais tout à fait juste que si les fils de Coré étaient loin de la maison de Dieu, en revanche ces oiseaux avaient leur nid même dans le temple. Ils pouvaient, pour ainsi dire, s’installer là.
Ainsi le psalmiste envie ces oiseaux qui pouvaient être là alors que lui était encore loin de la maison de Dieu. « Le passereau même a trouvé une maison ». La Parole de Dieu parle en différents endroits des passereaux, une famille plus générale d’oiseaux.
Peut-être que nous pouvons penser aussi à des moineaux en rapport avec les passereaux. Nous lisons d’eux dans l’évangile selon Luc au chapitre 12 :
« Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux sous ? et pas un seul d’entre eux n’est oublié devant Dieu. Mais les cheveux même de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc pas : vous valez mieux que beaucoup de passereaux » (v. 6 et 7).
Donc évidemment, le passereau ou le moineau, est un oiseau qui a très peu de valeur, mais notre valeur aux yeux de Dieu est tellement plus grande. Si Dieu s’occupe des passereaux, combien plus s’occupe-t-Il de nous !
On trouve encore une fois l’hirondelle dans le livre du prophète Jérémie au chapitre 8 :
« Même la cigogne dans les cieux connaît sa saison ; et la tourterelle, et l’hirondelle, et la grue, prennent garde au temps où elles doivent venir, mais mon peuple ne connaît pas le jugement de l’Éternel » (v. 7).
C’est donc évidemment un oiseau migrateur, selon ce verset dans le livre du prophète Jérémie. Donc ces oiseaux migrateurs ont là un lieu vers la maison de Dieu.
Nous sommes aussi encore en voyage et bientôt nous arriverons à la fin de notre voyage, vraiment là où il y a le repos final qui sera atteint aussi pour nous.
Quand on voyage beaucoup, on se réjouit du repos, et quel moment quand nous serons arrivés vraiment dans la gloire !
L’hirondelle est aussi un oiseau très sociable. Elle aime la compagnie. Nous aimons également cela, et nous nous réjouissons d’être avec tous les rachetés du Seigneur, là dans la gloire.
Ensuite sont mentionnés les autels : « tes autels ». J’aimerais faire le lien entre les autels et la pensée du repos auquel la Parole fait allusion. N’est-ce pas en rapport avec l’autel d’airain où les sacrifices étaient offerts ?
Nous pensons au Seigneur Jésus, nous pensons à Son œuvre accomplie sur la croix, à Son sacrifice, et cela est à la base de notre paix avec Dieu en rapport avec le repos que nous connaissons maintenant pour nos consciences, pour nos âmes, parce que nous savons que nos péchés sont pardonnés.
Ainsi nous avançons avec joie parce que nous savons que notre relation avec Dieu est réglée, en ordre, à cause de l’œuvre du Seigneur Jésus.
Mais en rapport avec l’autel d’or, nous pouvons penser au fait que le Seigneur Jésus est toujours vu en rapport avec l’autel. Il est maintenant déjà dans la gloire et là Il est celui qui intercède pour nous.
La Parole fait bien le lien avec l’intercession et aussi l’adoration. Quand nous pensons à l’autel d’or, c’est là où le Seigneur exerce maintenant Son service.
Nous pouvons goûter déjà ici-bas le repos, mais nous sommes en route vers les demeures finales où nous serons avec Lui, le Seigneur Jésus.
Le psalmiste continue : « Bienheureux ceux qui habitent dans ta maison ; ils te loueront sans cesse ! » Et en effet, quand nous serons là, nous allons louer sans cesse Celui qui nous a tant aimés, qui a donné sa vie pour nous. La louange s’élève de nos cœurs déjà maintenant.
Encore en rapport avec les fils de Coré dans le 1er livre des Chroniques au chapitre 9 il y a ce verset remarquable :
« Et ce sont là les chantres, chefs des pères des Lévites, qui étaient dans les chambres, étant exempts d’autres fonctions, parce que, jour et nuit, ils étaient à l’œuvre » (v. 33).
Ces chantres sont jour et nuit à l’œuvre. Pour ainsi dire, ils chantent sans cesse.
Dans le Nouveau Testament j’aimerais lire en Hébreux 13 le verset connu qui exprime quelque chose de très similaire :
« Offrons donc, par lui, sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom » (v. 15).
Nous pouvons le faire déjà maintenant, et nous le ferons en perfection quand nous serons arrivés dans la Maison auprès du Seigneur Jésus. « Bienheureux ceux qui habitent dans ta maison », qui goûtent cette communion et qui sont vraiment des pèlerins en chemin vers la gloire.
J’aimerais juste mentionner cela, que quand notre Seigneur Jésus était ici-bas, Il était vraiment, par excellence, le pèlerin.
Le Seigneur Jésus était aussi notre chemin, un chemin de retour ici, vers la gloire, vers la maison de son Père.
Quand Il était ici-bas, le Seigneur Jésus a dit – et son langage ressemble à celui du v. 3 que nous avons vu :
« Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des demeures ; mais le fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête ».
Oui, le Seigneur était en chemin, et en Luc 9. 58 Il s’exprimait de cette manière-là. Mais en même temps, quand le Seigneur Jésus était rejeté, on voit que Sa louange s’élève à son Père : « Je te loue, ô Père ».
Combien c’est beau de Le considérer comme Celui qui était dans ces circonstances ici-bas, mais vraiment Il nous a laissé cet exemple qui nous parle !
Ce verset 4 termine la première partie de ce psaume. Je n’ai rien dit au début mais j’aimerais le faire maintenant : ces psaumes étaient des cantiques en trois strophes, et chaque strophe est séparée de la suivante par ce mot Sélah, qui veut dire « pause ».
Chaque strophe a quatre versets. Donc on trouve le mot Sélah à la fin du v. 4 et à la fin du v. 8. On trouve cette structure dans bien des psaumes. Parfois c’est le petit mot Sélah qui fait la séparation des strophes, parfois c’est un astérisque qui sépare les strophes, comme c’est le cas des psaumes 42 et 43. Là, on a quatre versets.
Le v. 5 du psaume 42 est :
« Pourquoi es-tu abattue, mon âme, et es-tu agitée au dedans de moi ? Attends-toi à Dieu ; car je le célébrerai encore : sa face est le salut ».
Ce verset se retrouve de nouveau au v. 11 et de nouveau au v. 5 du psaume 43. Donc ces deux psaumes vont ensemble et on a chaque fois à la fin ce refrain : « Pourquoi es-tu abattue, mon âme ».
Ici, dans le psaume 84, on a donc dans la première partie cette aspiration du pèlerin vers la demeure de l’Éternel. A partir du v. 5 nous trouvons les expériences que le psalmiste fait pendant le voyage, les expériences qu’il fait avec son Dieu, dans les difficultés qu’il rencontre. Et il nous parle de cela.
Les exercices sont là, mais aussi les ressources qui sont à sa disposition. C’est le grand sujet de la deuxième strophe, pour ainsi dire jusqu’au verset 8, et le dernier verset introduit déjà le sujet de la troisième strophe, c’est-à-dire la prière du pèlerin. L’aspiration du pèlerin, première strophe, les expériences qu’il fait et finalement sa prière.
Regardons donc maintenant la deuxième strophe, qui commence avec le mot « bienheureux ».
La première strophe se termine avec ce mot bienheureux, la deuxième commence avec le mot bienheureux. C’est seulement dans ce psaume 84 que nous trouvons trois fois cette béatitude, le v. 12 a la troisième.
Dans chaque strophe il y a une béatitude. Cela aussi est remarquable. Il y en a 25 au total dans les Psaumes, mais trois fois dans ce psaume 84. C’est remarquable.
Tout d’abord, c’est en rapport avec la maison où le psalmiste aimerait demeurer, et ensuite : « Bienheureux l’homme dont la force est en toi ». Il trouve la force pour le chemin en son Dieu. C’est tellement remarquable, ce qui est exprimé dans ces versets.
Il y a des difficultés, mais ces difficultés n’ont pas d’effet sur le psalmiste qui s’est écarté du chemin qui est devant lui. Non. Il a demandé des forces, il veut arriver là. Il va faire l’expérience de quel est son chemin et il retrouve la force.
Un exemple dans le Nouveau Testament en rapport avec cela, c’est bien sûr l’apôtre Paul.
J’aimerais lire deux versets dans l’épître aux Philippiens qui, dans le Nouveau Testament, comme nous le disons parfois avec raison, est l’épître de l’expérience chrétienne, l’expérience qu’il fait avec Son Dieu pendant qu’il est en voyage vers la gloire. Ainsi parle l’apôtre Paul.
J’aimerais lire au chapitre 3 où l’apôtre dit :
« Frères, pour moi, je ne pense pas moi-même l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant les choses qui sont derrière et tendant avec effort vers celles qui sont devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le christ Jésus » (v. 13 et 14).
Il est le Dieu de l’apôtre Paul, le Dieu de la foi qui fixe les yeux sur le but, vers la gloire.
Au chapitre 4 il dit : « Je puis toutes choses en celui qui me fortifie » (v. 13). « Bienheureux l’homme dont la force est en toi ». On voit que c’est là, soit pour les fils de Coré, soit pour l’apôtre Paul, les forces qui les font avancer sur le chemin.
Il y a des difficultés. Et nous lisons ici quelque chose qui les caractérisait : « ceux dans le cœur desquels sont les chemins frayés ». C’est un chemin bien préparé, battu, et ainsi il avance sur un tel chemin, mais ici c’est le cœur qui est préparé.
On a souvent ces chemins frayés dans les prophètes, pour indiquer quelque chose qui concerne le cœur de la personne, par exemple dans le livre du prophète Ésaïe.
J’aimerais juste évoquer quelques versets. Le sens figuratif ressort très clairement de ce verset 3 d’Ésaïe 40 qui est cité dans le Nouveau Testament : « La voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin de l’Éternel, aplanissez dans le lieu stérile une route pour notre Dieu ». Une route est un chemin frayé. Au chapitre 11 du même prophète nous lisons au v. 16 :
« Et il y aura un chemin battu pour le résidu de son peuple, qui sera demeuré de reste, de l’Assyrie, selon ce qui est arrivé à Israël au jour qu’il est monté du pays d’Égypte ».
On voit ici que c’est vraiment le chemin du pèlerin. Une traduction anglaise de ce verset donne bien la pensée que le cœur est vraiment orienté vers le pèlerinage. Il garde bien dans le cœur le but qui est devant lui, il n’oublie pas qu’il est pèlerin ici-bas.
C’est cela qui doit nous caractériser, cet esprit de pèlerin en route vers la gloire. Le cœur est ainsi orienté et préparé. Et sur ce chemin, la force est trouvée en Dieu.
Les difficultés sont là, on passe par la vallée de Baca, vallée des pleurs, des larmes. Telles sont les circonstances que nous traversons. Dieu les utilise pour nous former. Cela pour que nous trouvions nos forces en Dieu.
De nouveau l’apôtre Paul est un exemple pour nous en rapport avec cela, c’est-à-dire que les difficultés, il les a transformées dans l’expérience avec son Dieu en une fontaine.
Je pense à ces expressions que nous trouvons dans la 2e épître aux Corinthiens au chapitre 6 : « comme attristés, mais toujours joyeux » (v. 10). Remarquable, n’est-ce pas ? Attristés, et quand même joyeux.
Et cela est possible en marchant vraiment avec notre Dieu. Il donne les forces, Il nous aide aussi, à travers des expériences difficiles, à trouver de la joie et à être encouragés sur le chemin.
J’aurais dû dire que l’exemple parfait, de nouveau, c’est le Seigneur Jésus. Il était en chemin en Jean 4, il était lassé, lisons-nous. La fontaine de Sichar était aussi un puits, mais la Parole parle d’une fontaine. Combien le cœur du Seigneur Jésus a été rafraîchi par cette rencontre avec la femme samaritaine ! Les disciples ont si peu compris l’exercice du Seigneur Jésus. Combien il a apprécié ce contact ! Il a été rafraîchi sur le chemin.
« Passant par la vallée de Baca, ils en font une fontaine ; la pluie aussi la couvre de bénédictions ». Donc on a deux sources de rafraîchissement : la fontaine, c’est-à-dire les difficultés mêmes que nous traversons en communion avec Dieu, deviennent une source de rafraîchissement.
Et d’autre part il y a la pluie du ciel, la première pluie à laquelle il est fait allusion ici. La pluie couvre de bénédictions.
Il y a d’autres versets qui parlent de la première pluie. Je mentionne simplement Joël 2. 23, mais j’aimerais lire un verset en Ézéchiel 34 :
« Je ferai tomber la pluie en son temps : ce seront des pluies de bénédiction » (v. 26).
Quel verset ! Et ainsi, n’est-ce pas, nous pouvons aussi goûter, par la puissance du Saint Esprit, les bénédictions spirituelles et célestes en traversant cette terre et aussi les difficultés. Nous pouvons, comme ici les fils de Coré, marcher de force en force pour paraître devant Dieu en Sion.
Ce n’est pas que nous appuyer donne des forces pour que nous en disposions à notre gré, comme nous voulons. Non, ce n’est pas cela. Mais comme nous marchons avec Dieu, nous trouvons la force en Dieu, la force que Dieu fournit comme le dit 1 Pier. 4. 11.
Dieu désire fournir la force pour nous, pour continuer, et ainsi ces forces que Dieu nous donne nous aident à avancer. Et on avance toujours plus avec ces forces que Dieu nous donne. C’est un privilège de connaître cela.
Le psalmiste dit au psaume 138 : « Au jour que j’ai crié, tu m’as répondu ; tu as augmenté la force de mon âme » (v. 3). Dieu désire augmenter notre force. Ainsi nous pouvons marcher de force en force. Dieu la fournit jusqu’à ce que nous arrivions dans la gloire.
Je mentionne encore ce que nous dit Ésaïe au chapitre 40 :
« ceux qui s’attendent à l’Éternel renouvelleront leur force ; ils s’élèveront avec des ailes, comme des aigles ; ils courront et ne se fatigueront pas, ils marcheront et ne se lasseront pas » (v. 31).
Quel privilège d’avancer de cette manière-là, et avec ces promesses si merveilleuses, de paraître devant Dieu en Sion ! C’est une certitude, et nous avons aussi cette certitude que chaque racheté du Seigneur Jésus va arriver vers la gloire, à la maison du Père.
Aucun racheté ne restera en arrière, aucun racheté du Seigneur Jésus – et nous espérons que chacun de ceux qui écoutent fait partie des rachetés – et si c’est le cas, on a cette certitude. Nous allons paraître devant Dieu, dans Sa maison, ici en Sion, pour nous la Jérusalem céleste. Oui, plus que cela, la maison du Père.
« Éternel, Dieu des armées ! écoute ma prière ; Dieu de Jacob ! prête l’oreille ». Donc la fin de cette strophe nous indique une autre ressource que nous avons, et c’est la prière.
Pour Dieu, trois noms sont utilisés. Tout d’abord c’est l’Éternel, le Dieu de Son peuple, qui a fait alliance avec Son peuple et qui prend soin de Son peuple.
Il est le Dieu des armées, qui est puissant, en qui nous trouvons toutes les forces nécessaires, et finalement Il est le Dieu de Jacob, le Dieu qui a formé Jacob sur le chemin et qui lui a montré Sa grâce, qui était aussi suffisante pour lui. Cela il faut l’apprendre sur le chemin, que la grâce de Dieu suffit. L’apôtre Paul a réalisé cela. Il a fait cette expérience.
Je mentionne ce verset si précieux pour nos cœurs dans la 2e épître aux Corinthiens chapitre 12 :
« Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans l’infirmité. Je me glorifierai donc très-volontiers plutôt dans mes infirmités, afin que la puissance du Christ demeure sur moi » (v. 9).
N’est-ce pas la grâce qui est là et la puissance que Dieu fournit ? C’est une ressource merveilleuse. Et par la prière nous pouvons nous adresser à Dieu comme le psalmiste le fait ici.
La prière elle-même, nous l’avons dans la troisième strophe à partir du v. 9 et c’est intéressant. La prière, la requête qu’il fait, c’est au v. 9 tout simplement : « Toi, notre bouclier ! — vois, ô Dieu ! et regarde la face de ton oint ». Quelle prière courte mais merveilleuse ! « Ô Dieu ! et regarde la face de ton oint ». Quelle expression du psalmiste !
Il réalisait que la source de toute bénédiction pour lui, pour eux, c’est l’oint de l’Éternel, c’est le Messie, le Roi, c’est le Seigneur Jésus, bien sûr. Et Lui est là, à la droite de Dieu : « Que ta main soit sur l’homme de ta droite, sur le fils de l’homme que tu as fortifié pour toi » (Ps. 80. 17).
N’est-ce pas, le Seigneur Jésus est là, dans le ciel, dans la gloire. Il est Celui sur qui sont les regards de Dieu. Dieu trouve son plaisir en Son Fils. Il l’a trouvé quand II était ici-bas et maintenant, à Sa droite, Il est Celui sur lequel les yeux du Père – si nous pouvons le dire comme cela – reposent avec satisfaction.
Et Dieu nous voit en Son Fils. Et parce que le Seigneur Jésus est déjà là, nous arrivons également dans la gloire. Les regards de Dieu sont sur Son Oint, et ici le psalmiste réalise que ce n’est plus la loi comme base de la relation avec Dieu. Non, c’est le Messie qui est vraiment la base de la relation avec Dieu. Et ce que le Seigneur a fait est merveilleux. Le résidu va réaliser cela aussi un jour et nous le réalisons également.
La suite du v.10 est un résumé de ce qui était devant nous dans les versets 1 à 4. C’est pourquoi le mot au début est « car ». « Car un jour dans tes parvis vaut mieux que mille ». J’ai déjà fait des remarques sur la suite de ce verset, résumé des versets 1 à 4.
v. 11 : « Car l’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier » reprend quelques pensées de base en rapport avec la deuxième strophe, v. 5 à 8. « L’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier ; l’Éternel donnera la grâce et la gloire ».
On a deux termes ici :
La première paire est un soleil et un bouclier, grâce et gloire. Mais ils sont croisés, donc ce que je veux dire, c’est que le soleil correspond à la gloire et le bouclier est en rapport avec la grâce que Dieu donne.
Pour le premier terme, le soleil, la gloire, cela devient très clair. J’aimerais juste lire dans le livre du prophète Ésaïe au chapitre 60 : « Lève-toi, resplendis, car ta lumière est venue, et la gloire de l’Éternel s’est levée sur toi » (v. 1).
Et le verset suivant souligne la pensée : le soleil, la lumière, lié avec la gloire. Mal. 4. 2 : « le soleil de justice » en rapport avec l’apparition du Seigneur Jésus en gloire.
L’autre paire ici, c’est la grâce et le bouclier. Oui, Dieu nous a sauvés par grâce. La grâce de Dieu est apparue et nous enseigne maintenant. Dieu donne toute la grâce nécessaire comme nous l’avons lu tout à l’heure en 2 Cor. 12, cette grâce qui suffit pour le chemin. Pour chaque pas Dieu donne la grâce. « De sa plénitude, nous tous nous avons reçu, et grâce sur grâce » (Jean 1. 16). Et ainsi le Seigneur Jésus fournit ce dont nous avons besoin tout le long du chemin.
Et Il est notre bouclier. Abraham a fait cette expérience. L’Éternel lui dit : « moi, je suis ton bouclier et ta très-grande récompense » (Gen. 15. 1). Le Seigneur Jésus prend soin de nous, Il nous protège. Quand l’ennemi est là, Il nous protège et nous amène sur ce chemin.
Nous lisons que l’Éternel donne aussi la gloire. Pour ceux du peuple de Dieu autrefois, Il donne la gloire, ils arrivent vers Sa maison et « dans son temple tout dit : Gloire ! » nous dit le psaume 29 au v. 9.
Pour Son peuple terrestre, ce sera vraiment la gloire ici-bas sur la terre.
Pour nous c’est quelque chose de plus grand. Dieu donne la gloire, et cela bien sûr nous le lisons en Jean 17 quand le Seigneur Jésus prie son Père. Il lui dit :
« Et la gloire que tu m’as donnée, moi, je la leur ai donnée, afin qu’ils soient un, comme nous, nous sommes un » (v. 22).
La gloire donnée par le Seigneur Jésus est une certitude. Elle deviendra visible, n’est-ce pas, quand nous apparaîtrons avec le Seigneur en gloire, et pourtant Lui aura toujours la première place.
Il est Celui dont nous pouvons voir « la gloire que le Père Lui a donnée », car le Père a aimé Son Fils avant la fondation du monde, comme nous le dit le verset 24.
C’est cela que la gloire signifie pour nous, une gloire partagée avec le Seigneur, une gloire reçue par Lui et aussi une gloire que nous allons voir quand nous serons dans la maison du Père.
Oui, la maison du Père est liée avec la gloire, qui est vraiment centrée sur la Personne du Seigneur Jésus. Quelle part précieuse nous attend ! Que cela nous aide à avoir nos cœurs détachés de la terre et tournés en avant vers notre demeure éternelle.
A la fin il est dit : « il ne refusera aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité » : marcher dans l’intégrité, d’une manière droite, d’une manière qui honore Dieu, d’une manière qui Lui plaise.
Dans l’épître aux Romains au chapitre 8 nous lisons :
« Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? » (v. 32).
C’est cela que Dieu désire faire. Il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité. Il nous fera don librement de toutes choses avec Lui. C’est ainsi que Dieu donne. Il nous donne ce dont nous avons besoin, pas nécessairement tout ce que nous souhaitons, mais Il sait ce dont nous avons besoin et ce qui sera pour Sa gloire.
Le psaume se termine par ces paroles : « Éternel des armées ! bienheureux l’homme qui se confie en toi ! »
Oui, se confier en Dieu Lui-même. Jérémie l’a dit dans le chapitre 17 de son livre : « Béni l’homme qui se confie en l’Éternel, et de qui l’Éternel est la confiance ! » (v. 7) Est-ce que ce sera aussi notre part, vraiment : avancer sur le chemin de la foi en mettant toute notre confiance en Dieu ?
Nous sommes des pèlerins en route vers la gloire. Elle est devant nous, elle est certaine, et pendant que nous sommes encore ici-bas, marchons avec le Seigneur, avec notre Dieu, en communion avec Lui, et jouissons déjà de la gloire promise qui est certaine : être bientôt dans la maison du Père.
Que le Seigneur bénisse Sa Parole qui est si riche ! Que ce que nous avons médité ensemble reste avec nous et nous encourage sur le chemin de la foi ! Dieu donne la grâce et Dieu donne la gloire. Nous chantons dans le cantique 15 :
Tu donnes la grâce et la gloire,
O Seigneur, notre Dieu, notre Père en Jésus !
Que ton nom soit béni parmi tous tes élus,
Dont le bonheur est de te croire.
Oui, mettre sa confiance en Dieu.
