LA PUISSANCE DE DIEU FACE À NOTRE IMPUISSANCE

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LA PUISSANCE DE DIEU FACE À NOTRE IMPUISSANCE

 

La Parole de Dieu nous dit : Pour Dieu, rien n’est impossible. Quelle consolation pour nous !

Nous vivons dans un temps difficile. Les circonstances que nous traversons nous montrent bien notre impuissance. Quand nous considérons la situation, nous prenons conscience combien vite les choses peuvent changer. Mais nous avons affaire à un Dieu qui est puissant, un Dieu qui ne change pas. J’avais pensé à ce que nous chantons bien des fois et j’aimerais lire dans le cantique 196 du recueil Hymnes et Cantiques :

On voit les monts altiers trembler et s’écrouler,
Le flot impétueux, qui mugit et qui gronde,
Briser son frein puissant – rien ne peut ébranler
Le cœur humble et soumis qui sur toi seul se fonde.

N’as-tu pas dit, Seigneur, que tu ne changes pas ?
Ta Parole certaine, éternelle, immuable,
Soutien de notre vie et lampe de nos pas,
Quand tout croule ici-bas, demeure inébranlable.

Oui, quelle chose précieuse de connaître la Parole de Dieu, de posséder la Parole de Dieu, et aussi d’ouvrir la Parole maintenant.
Quand nous parlons de l’impuissance de l’homme, effectivement nous sommes confrontés à une situation bien difficile. Mais nous pouvons remettre toutes choses entre les mains de ce Dieu puissant et c’est une consolation pour nous.
Nous pouvons traverser ces circonstances avec notre Dieu. C’est quelque chose que l’incrédule ne connaît pas, parce qu’il met Dieu de côté. Mais pour le croyant, Dieu est son ancre dans sa vie et donc il remet toutes choses entre les mains de Dieu et il traverse aussi l’épreuve avec son Dieu et au-delà.
Le croyant sait bien que la mort n’est pas la fin. Non, après la mort, il y a la résurrection et c’est une grande consolation pour nous. Effectivement là, la puissance de Dieu s’est tout particulièrement manifestée en rapport avec la résurrection.

J’ai pensé à ce verset dans l’épître aux Éphésiens que j’aimerais lire, au chapitre 1er, où l’apôtre parle de la puissance de la force de Dieu qu’Il a opérée dans le Christ en Le ressuscitant d’entre les morts. Dieu a montré là Sa puissance.
C’est quelque chose qui est vraiment merveilleux, de savoir que, comme la puissance de Dieu a opéré en Christ, cette même puissance va bientôt opérer de nouveau. Et tous ceux qui se sont endormis en Christ vont ressusciter. Il est précieux de tourner nos regards vers ce Dieu puissant.

J’ai à cœur de lire tout particulièrement trois passages dans la Parole de Dieu, qui sont des doxologies.
Le premier passage que j’aimerais lire et regarder un peu en détail, nous le trouvons dans l’épître aux Romains, au chapitre 16, tout à la fin de cette épître.
Ce passage que nous allons lire maintenant est une des nombreuses doxologies que nous trouvons dans la Parole.
Il y a plus de vingt doxologies. Il y en a trois, parmi elles, qui commencent d’une manière un peu similaire. J’aimerais lire tout d’abord celle de Romains 16 :
« Or, à celui qui est puissant pour vous affermir selon mon évangile et la prédication de Jésus Christ, selon la révélation du mystère à l’égard duquel le silence a été gardé dès les temps éternels, mais qui a été manifesté maintenant, et qui, par des écrits prophétiques, a été donné à connaître à toutes les nations, selon le commandement du Dieu éternel, pour l’obéissance de la foi,… au Dieu qui seul est sage, par Jésus Christ, — auquel soit la gloire éternellement ! Amen » (v. 25 à 27).
L’épître aux Romains se termine par ces paroles. On a vraiment ce sommet tout à la fin : « Or, à celui qui est puissant ».
C’est très frappant, parce que plusieurs fois déjà à la fin de cette épître, on a l’impression que l’apôtre Paul est arrivé à la fin de ce qu’il voulait communiquer aux croyants de Rome. Déjà à la fin du chapitre 15 ce verset 33 : « Or, que le Dieu de paix soit avec vous tous ! Amen ». On pourrait dire c’est la fin, mais non. Il y a encore ce chapitre 16 où il parle des croyants à Rome, et on voit quel intérêt l’apôtre avait pour ces croyants dans cette ville qu’il n’a jamais visitée.
A la fin du v. 20 nous lisons : « Que la grâce de notre seigneur Jésus Christ soit avec vous ! » On dirait : voilà, c’est la fin maintenant. Mais non, il continue, il a encore quelques mots à dire. Il parle encore aussi de ceux qui sont avec lui, là où il est à Corinthe d’où il a écrit cette épître. « Que la grâce de notre seigneur Jésus Christ soit avec vous tous ! Amen », et ce n’est pas encore la fin.
On voit que tout à la fin il s’adresse donc à ce Dieu puissant, Celui qui est puissant, et que dit-il ? Il « est puissant pour vous affermir ».

On a besoin d’être bien affermi dans la foi, cela aussi dans une situation où, comme le cantique le dit, tout s’écroule, où on voit l’impuissance de l’homme.
Dans une telle situation, nous avons besoin d’être affermis. Si nous regardons le verset 25, nous lisons deux fois comment le croyant peut être affermi.
Tout d’abord « selon mon évangile », et après encore « selon la révélation du mystère ». On a deux fois le mot « selon » ici. On a comparé cela avec deux piliers, deux jambes.
N’est-ce pas, les enfants aussi le savent, qu’on ne peut pas bien tenir ferme et stable si on est sur une seule jambe. On a besoin de deux jambes pour être bien affermi.
Donc on a ces deux côtés que l’apôtre place devant nous. Tout d’abord, son évangile. Bien sûr, nous comprenons bien que l’évangile que l’apôtre Paul prêchait n’était pas un autre évangile que celui que l’apôtre Pierre par exemple a prêché. Non, c’était le même message.
Pourquoi l’appelle-t-il son évangile ? C’est pour mettre vraiment l’accent sur le fait que c’est lié avec Christ dans la gloire. C’est là où l’apôtre Paul a vu le Seigneur Jésus à la droite de Dieu. Il lui est apparu sur le chemin de Damas. Il a vu là la gloire du Seigneur Jésus.
Dans la 2e épître aux Corinthiens, au chapitre 4, il parle, au v. 4, de « l’évangile de la gloire du Christ ». C’est donc Christ à la droite de Dieu qui est vraiment le centre de son évangile.
L’homme naturel est mis de côté et cela sur la croix. Là, le Seigneur a souffert, là, Il a achevé l’œuvre que le Père lui avait donnée à faire.
Le Seigneur Jésus n’est pas seulement ressuscité, Il est à la droite de Dieu. Donc l’accent est mis là-dessus.
L’évangile ne nous montre pas seulement ce que l’homme est, mais il nous montre aussi ce que le Seigneur Jésus a fait pour la gloire de Dieu, et que Dieu a haut élevé son Fils à Sa droite. Le Seigneur Jésus est là maintenant.
Et nous savons que l’œuvre du Seigneur Jésus a été parfaitement agréée par Dieu. Dieu a accepté l’œuvre de Son Fils. Il Lui a donné la place d’honneur. C’est pourquoi nous pouvons jouir de la paix avec Dieu, parce que Dieu est satisfait. C’est pourquoi le croyant n’a plus peur de la mort et du jugement. Il est à l’abri.
Donc, si le monde a peur, ce n’est pas le cas pour le croyant, parce qu’il sait que son Sauveur est vivant, Il est à la droite de Dieu, Il est à la place d’honneur.

Dans cette épître aux Romains, notamment dans les huit premiers chapitres, l’apôtre nous montre en détail ce qu’est son évangile.
Il nous montre la justification. Il nous montre aussi que, de l’œuvre du Seigneur Jésus, de Sa mort, de Sa résurrection, découle la victoire que le croyant peut connaître maintenant en rapport avec le pouvoir du péché.
C’est quelque chose de merveilleux, d’être ainsi affranchi et de jouir vraiment des résultats bénis de l’œuvre que le Seigneur a accomplie. C’est pourquoi, dans ce verset 25 il ajoute tout de suite : « mon évangile et la prédication de Jésus Christ » parce que c’est Lui qui est vraiment le centre du message que vous pouvez encore donner aujourd’hui. C’est le premier pilier.

Le deuxième pilier, c’est le « mystère à l’égard duquel le silence a été gardé dès les temps éternels ».
On voit qu’il touche quelque chose ici à quoi il a fait seulement allusion dans cette épître : le mystère qui est tellement lié avec la vérité de l’assemblée, ce corps de Christ formé des croyants, des Juifs et des nations, cette nouvelle unité qui existe maintenant.
Et voilà, ce n’était pas le sujet de cette épître, mais c’est beau que tout à la fin l’apôtre évoque quand même ce sujet. Il parle du fait qu’il est important que les croyants soient bien affermis en rapport avec ce mystère qui est maintenant révélé.
En effet, comme nous le lisons par la suite en rapport avec ce mystère, le silence a été gardé dès les temps éternels, mais il a été manifesté maintenant et par des écrits prophétiques il a été donné à connaître à toutes les nations.
Si nous lisons ici dans ce verset 26 « des écrits prophétiques », il faut faire attention, parce qu’on peut vite arriver à une fausse conclusion. Il faut bien distinguer les écrits prophétiques dont il parle des écrits des prophètes de l’Ancien Testament parce que, comme le verset 25 le montre déjà, le silence a été gardé en rapport avec ce mystère. Donc on ne peut pas le trouver dans l’Ancien Testament.
La vérité de l’assemblée a été seulement révélée dans le temps du Nouveau Testament, une fois que Christ a été glorifié à la droite de Dieu, pas avant. Et le Saint Esprit est venu sur la terre pour former l’assemblée le jour de la Pentecôte.
Maintenant, notamment par le ministère de l’apôtre Paul, la vérité de l’assemblée est révélée.
Faisons attention, les « écrits prophétiques » sont des écrits inspirés du Nouveau Testament et notamment les épîtres de l’apôtre Paul, celles aux Éphésiens et aux Colossiens, où il entre beaucoup plus dans le sujet précieux de l’Assemblée.
Alors nous retenons qu’il faut être bien affermis, affermis dans l’évangile, et d’autre part être aussi affermis en rapport avec la vérité de l’assemblée.
Il montre ces deux choses, et il souhaite que ces croyants à Rome soient bien affermis.
Si Dieu nous révèle la vérité, ce n’est pas seulement afin que nous comprenions la vérité, mais c’est « pour l’obéissance de la foi », une expression que nous retrouvons aussi dans le 1er chapitre déjà au verset 5. On voit que ce que Dieu nous a révélé, ce n’est pas seulement pour notre connaissance, mais aussi pour notre obéissance. Il désire que nous marchions vraiment dans la vérité, que nous obéissions à ce qu’Il nous a révélé. Il place cela devant nous dans ces versets qui concluent cette épître, qui est vraiment fondamentale.
C’est notre souhait aussi que chacun de ceux qui écoutent, soit bien affermi. Les jeunes croyants ont besoin d’être affermis avant tout dans ce que l’apôtre place devant nous dans l’épître aux Romains. C’est la base. Ensuite aussi, grandir pour vraiment jouir de toute la vérité que Dieu nous a révélée.

J’ai déjà dit tout à l’heure que la vérité de l’assemblée et ce qu’elle est, cette nouvelle unité, le corps de Christ, nous est présentée notamment dans l’épître aux Éphésiens.
Et c’est là que nous trouvons le deuxième passage que j’aimerais lire maintenant :
« Or, à celui qui peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons, selon la puissance qui opère en nous, à lui gloire dans l’assemblée dans le christ Jésus, pour toutes les générations du siècle des siècles ! Amen » (3. 20 et 21).
Ces deux versets concluent la prière de l’apôtre Paul que nous trouvons dans ce chapitre 3 qui commence déjà au verset 14 où nous lisons : « C’est pour cela que je fléchis mes genoux devant le Père de notre seigneur Jésus Christ ».
L’apôtre prie. Il prie pour les Éphésiens. C’est quelque chose qui est bien touchant. On a plusieurs prières dans l’épître aux Éphésiens.
On a aussi une prière de l’apôtre au chapitre 1er à partir du v. 15 et même au début du chapitre 1er où nous avons ces paroles : « Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ » (v. 3).
Nous voyons que c’est aussi une sorte de doxologie. Il élève sa voix à Dieu et il bénit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, et en Le bénissant il déploie devant nous ces bénédictions spirituelles qui sont notre part, des bénédictions, avant tout personnelles dans le chapitre 1er au début et à la fin du chapitre, et au chapitre 2 nous voyons les bénédictions collectives dont les croyants peuvent jouir.
Au chapitre 3, qui est une parenthèse dans cette épître, il entre davantage dans ce mystère qui a été caché. Il parle de ce que Dieu fait aujourd’hui.
Il mentionne au v. 6 « que les nations seraient cohéritières et d’un même corps et coparticipantes de sa promesse dans le christ Jésus, par l’évangile ». Il montre ce que nous sommes aussi collectivement.
Et ensuite nous voyons qu’il prie. On voit qu’il ne place pas seulement ces vérités devant les croyants, ces bénédictions si précieuses, mais qu’il réalise qu’une œuvre de Dieu est nécessaire dans les cœurs. Il s’adresse à Dieu et il parle de « la puissance qui opère en nous ».
Déjà au chapitre 1er nous avons lu un verset tout à l’heure : « sa puissance envers nous » (v. 19), la puissance de Dieu qui nous donne une position si élevée, si bénie.
Oui, dans le Christ Jésus, comme nous lisons au chapitre 2 : il « nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes » (v. 6). C’est notre position maintenant. La puissance de Dieu nous donne cette position bénie.
C’est « la puissance qui opère en nous » (ch. 3. 20), une œuvre de Dieu en nous, afin que nous nous intéressions vraiment à ces bénédictions, pour les connaître mieux, et aussi pour jouir davantage de ces bénédictions que Dieu nous a données.
Les intérêts du croyant ont changé. Il n’est plus intéressé par les choses de ce monde. Il doit en être ainsi. Il doit s’intéresser à ces bénédictions spirituelles, et Dieu doit faire Son œuvre en nous.

Alors, à ce Dieu puissant l’apôtre s’adresse. Et il le fait de manière tout à fait remarquable. Si nous regardons le début de ce v. 20 où il est dit : « Or, à celui qui peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons », c’est très riche. Il faut regarder un peu les détails.
On peut distinguer peut-être six étapes en rapport avec ce qu’il dit.
Tout d’abord Dieu peut faire quelque chose. C’est clair. Cela ne nous étonne pas, bien sûr – mais l’homme aussi peut faire quelque chose. Mais ici il est parlé de ce que Dieu peut faire.
Deuxièmement, Dieu peut faire ce que nous demandons. Nous nous adressons à Dieu par la prière. Nous lui faisons des demandes, et Dieu peut répondre à nos requêtes. C’est précieux. Il y a peut-être aussi des choses que nous ne sommes pas capables de formuler dans nos requêtes à Dieu.
Alors l’apôtre évoque aussi ce que nous « pensons ». Nous ne sommes pas encore capables de le formuler vraiment et de le mettre en paroles. Mais Dieu – je le répète – peut faire ce que nous demandons, mais aussi ce que nous pensons.
Et que dit-il ensuite ? Il peut tout faire, pas seulement quelque chose, mais tout.
Et il ne s’arrête pas là. Cela devient difficile à exprimer parce que si nous lisons qu’Il peut tout faire, cela embrasse tout. Mais il ajoute « plus que tout ». Et ce n’est pas encore tout. Le français ajoute encore ici le mot « infiniment plus ». Et là aussi, pour le traducteur, il manquait le mot. Il n’a pas pu exprimer plus que cela. Mais le texte original a encore un autre mot ici. Il dit : au-delà infiniment plus que tout.
Dans le texte original, on a deux fois un mot que nous connaissons également en français, le mot hyper – le mot hyper pour indiquer quelque chose d’extraordinaire, au-delà. Et on a deux fois ici le mot hyper.
L’apôtre exprime que Dieu peut en effet faire infiniment plus, on peut dire aussi au-delà de toute mesure. On ne peut pas mesurer cela.
On a l’impression, en lisant les épîtres de Paul, que ce sont des expressions qu’il aime employer, ces superlatifs.
On a le même mot deux fois dans la 1e épître aux Thessaloniciens. C’est traduit différemment mais au chapitre 3, verset 10 où nous lisons qu’il a prié « nuit et jour très-instamment ». L’apôtre a prié littéralement au-delà de toute mesure.
Et de nouveau au chapitre 5, au v. 13 : il faut estimer très haut en amour ceux qui travaillent parmi nous. Nous avons ce même mot ici : au-delà de toute mesure.
Dieu est capable d’opérer en nous. C’est quelque chose qui est tellement beau d’avoir à faire à un tel Dieu si puissant.
A ce Dieu, l’apôtre Paul continue : « A lui gloire dans l’assemblée dans le christ Jésus » (Éph. 3. 21). Tout vient de Dieu et toute gloire Lui revient donc. « Gloire dans l’assemblée » : c’est quelque chose qui touche nos cœurs.

Il y a le déclin, nous le constatons, nous nous en humilions. Mais, chers frères et sœurs, nous regardons vers ce temps merveilleux qui est devant nous, où la gloire de Dieu sera manifestée aussi dans l’assemblée.
L’Apocalypse au chapitre 21 parle de cela. La sainte cité y est vue, et elle a la gloire de Dieu, elle est porteur de la gloire de Dieu et tout est toujours lié avec le Christ Jésus.
C’est le déclin aujourd’hui, mais le Dieu Tout-puissant a des conseils et Il les accomplira. Nous avons cette certitude. La foi se réjouit de cela. Et ainsi nous désirons que Dieu puisse faire Son œuvre déjà aujourd’hui aussi en nous, afin que quelque chose de Sa gloire, de Sa puissance, se manifeste aussi dans l’infirmité qui nous caractérise aujourd’hui.
Il peut ainsi agir et nous pouvons vraiment nous unir aussi avec l’apôtre, qui nous inclut puisqu’il emploie le pluriel. Il parle de nous, et il suppose que nous nous identifions aussi avec sa prière pour les croyants.

Brièvement, le troisième passage est dans l’épître de Jude. Nous lisons quelques versets à la fin de cette courte épître.
Pour le contexte, j’aimerais commencer au v. 20.
« Mais vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très-sainte foi, priant par le Saint Esprit, conservez-vous dans l’amour de Dieu, attendant la miséricorde de notre seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle… Or, à celui qui a le pouvoir de vous garder sans que vous bronchiez et de vous placer irréprochables devant sa gloire avec abondance de joie, — au seul Dieu, notre Sauveur, par notre seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tout siècle, et maintenant, et pour tous les siècles ! Amen » (v. 20 et 21, 24 et 25).
Quelle fin majestueuse de cette épître de Jude où est décrit un état d’apostasie ! On voit le déclin qui est très manifeste. Jude doit parler de personnes qui marchent et conduisent les autres dans le mal. Il parle d’eux au v. 10 : « Mais ceux-ci, ils injurient tout ce qu’ils ne connaissent pas, et se corrompent dans tout ce qu’ils comprennent naturellement comme des bêtes sans raison etc. ». Verset 12 : « ceux-ci », v. 16 de nouveau « ceux-ci ». Il parle de ces personnes afin que les croyants soient bien avertis.
Mais après, il s’adresse aux croyants avec ces paroles : « Mais vous, bien-aimés ». C’est quelque chose que nous trouvons plusieurs fois, déjà au v. 1, au v. 3 et de nouveau ici au v. 17 et v. 20. Il s’adresse aux croyants comme à des bien-aimés, bien-aimés de Dieu.
Au v. 20 nous avons lu ce qui peut nous garder dans ces temps difficiles. Il évoque les ressources que le croyant a à sa disposition.
Ces ressources, chers amis, nous les avons aussi. Nous avons tout d’abord cette très sainte foi, et nous pouvons nous édifier nous-mêmes sur notre très sainte foi.
C’est très personnel. Il a évoqué au début qu’il faut combattre pour la foi qui a été une fois enseignée aux saints (v. 3). Nous combattons pour la foi et nous nous édifions nous-mêmes sur notre très sainte foi. C’est vraiment la Parole de Dieu, c’est ce que nous avons dans nos mains.
Les Saintes Écritures sont là pour nous montrer l’édification, quelque chose de tout à fait précieux.
Ensuite nous prions par le Saint Esprit (v. 20). C’est Lui qui nous conduit, c’est Lui qui intercède aussi pour nous avec des paroles inexprimables comme nous le lisons dans l’épître aux Romains (8. 26).
Par le Saint Esprit nous sommes conduits. Ici nous prions par le Saint Esprit. Ainsi nous plaçons nos requêtes devant Dieu.
Ensuite, troisièmement « conservez-vous dans l’amour de Dieu » (v. 21). C’est quelque chose de si important de jouir vraiment de l’amour de Dieu. « Demeurez dans mon amour » a dit le Seigneur à Ses disciples en Jean 15. 9.
Jouir de l’amour du Seigneur, jouir de l’amour du Père. Rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu, même pas ces circonstances que nous traversons. Rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu. C’est une réalité, et le croyant peut jouir de cet amour. Il ne change pas.
Que le Seigneur nous aide ainsi à nous conserver dans l’amour de Dieu !

Nous attendons, bien sûr, le retour du Seigneur Jésus, nous attendons, comme nous le lisons ici, la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle. Dans cette épître comme dans d’autres passages, la vie éternelle est placée devant nous comme le but à la fin du chemin. Bientôt nous allons entrer là où la vie éternelle est, dans la maison, la maison du Père. Et là, nous pourrons pleinement jouir de cette vie éternelle.
Nous attendons le Seigneur Jésus, Sa venue, un acte de miséricorde. Il va nous introduire là. Quelle espérance ! Que cette attente soit vraiment dans nos cœurs et aussi à travers les circonstances que nous traversons ! Que nous regardions vraiment vers le retour du Seigneur Jésus ! Il peut venir aujourd’hui. Ce sera la fin de toutes les difficultés. Quelle joie quand nous verrons le Seigneur Jésus !

Voilà, l’apôtre s’adresse à Dieu lui-même à la fin : « A celui qui a le pouvoir de vous garder ». Nous avons vu les ressources que nous avons comme rachetés du Seigneur Jésus, mais Dieu seul a vraiment le pouvoir de nous garder.
C’est là le lieu de repos pour le croyant. Dieu a le pouvoir de nous garder sans que nous bronchions et de nous placer irréprochables devant sa gloire avec abondance de joie.
Quelle joie pour Dieu lui-même quand nous serons là dans Sa maison, quand nous pourrons vraiment jouir de la présence du Seigneur, pleinement. Aucun obstacle ne sera là. Dieu a la puissance de le faire.
Vers ce Dieu nous désirons diriger nos regards avec cette prière. Il peut nous garder sans que nous bronchions. Que sa puissance occupe davantage nos pensées ! Quand nous lisons les journaux, beaucoup nous parlent de l’impuissance de l’homme, de nos incapacités et de toutes les mesures que l’homme prend pour lutter contre ces difficultés. Au-delà de tout ce que l’homme fait, nous avons Celui qui est puissant, qui peut nous garder. Il est là aussi dans les circonstances difficiles.

Beaucoup de gens posent la question : Où est Dieu  ? Oui, nous savons qu’Il est là. Il nous soutient, Il nous garde et Il opère encore, parce que beaucoup réalisent quand même leurs limites et beaucoup se tournent vers Dieu par la prière.
C’est notre désir aussi que beaucoup encore trouvent ce Dieu comme leur Dieu Sauveur et que nous, les rachetés du Seigneur, nous soyons bien gardés, et que nous regardions ainsi en haut vers notre Dieu qui nous a tant aimés.

D’après Message donné sur : https://edification.bible/
Mai 2020