LA VIEILLE NATURE ET LA NOUVELLE NATURE

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LA VIEILLE NATURE ET LA NOUVELLE NATURE

LE CHIEN ET L’AIGLE

 

A notre naissance, nous avons tous reçu une mauvaise nature qui ne peut plaire à Dieu.
« Et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu » (Rom. 8. 8).
Elle n’est pas améliorable, elle est incurable. Le Seigneur Jésus nomme cette vieille nature : la chair.
Tout chrétien sait bien ce que sont les œuvres de la chair : fornication, vol, mensonge, ivrognerie, idolâtrie, divisions…
Mais quand un homme est né de nouveau, il reçoit de Dieu une nouvelle nature totalement différente et qui est esprit. « Jésus répondit et lui dit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu » (Jean 3. 3).
La Bible nous dit quel est le fruit de l’Esprit : l’amour, la joie, la paix, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance. (Gal. 5. 22).
Malheureusement, nous constatons parfois encore dans notre vie des œuvres de la chair. On aimerait être débarrassé une fois pour toutes de la chair. Cela est-il possible ?
Pour répondre à cette question, prenons une image.
Nous avons tous vu une source de laquelle jaillit de l’eau. La « chair » ou « le péché qui habite en nous » peuvent être comparés à la source. Les péchés peuvent être, eux comparés à l’eau qui sort de cette source ; ce sont nos mauvaises pensées, nos mauvaises paroles et nos actes mauvais.
Dieu, qui est juste et saint, ne peut pas passer avec indifférence sur nos péchés (l’eau qui sort de la source). Il a dit à Adam et Eve au jardin d’Éden : si vous êtes désobéissants, je serai obligé de vous condamner et de vous faire mourir.
Nous savons qu’Adam et Eve ont désobéi et, en conséquence, la mort est intervenue. Mais Dieu, dans Son amour, a envoyé du ciel vers nous Son Fils unique et bien-aimé, le Seigneur Jésus.
Lui, le seul homme sans péché, a subi sur la croix du calvaire la punition de mort que nous méritions.
Jésus Christ a expié devant le regard de Dieu les péchés de tous ceux qui croient en Son nom ; c’est pour cela que Dieu peut pardonner « nos péchés ».
Nous devons reconnaître ces péchés et les confesser à Dieu, avec droiture et humiliation. Il nous pardonne alors « les péchés » de notre vie entière à cause de Jésus. Nos péchés sont (alors) pour toujours effacés devant Dieu.
Maintenant, qu’en est-il « du péché » (la source), c’est-à-dire de notre chair où le péché habite ?
Dieu ne peut pas le pardonner, mais Il l’a condamné à mort :
« Car ce qui était impossible à la loi, en ce qu’elle était faible par la chair, Dieu, ayant envoyé son propre Fils en ressemblance de chair de péché, et pour [le] péché, a condamné le péché dans la chair » (Rom. 8. 3).
Cette condamnation a été exécutée en la Personne du Seigneur Jésus à la croix, où Il a été fait « péché » pour nous.
« Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous » (2 Cor. 5. 21).
Donc il nous faut considérer, comme Dieu le fait, le péché dans notre chair comme condamné à mort en Christ à la croix.
Le péché, bien que condamné par Dieu, est toujours présent dans chaque croyant. Nous étions asservis au péché, il régnait sur nous, mais maintenant, nous ne sommes plus obligés de pécher, parce que nous pouvons, par la puissance du Saint Esprit, tenir le péché dans la mort, comme il est écrit en Galates 5. 16 :« Mais je dis : Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point la convoitise de la chair ».
Maintenant, « nous ne marchons pas selon [la] chair, mais selon [l’] Esprit » (Rom. 8. 4). Nous réalisons cela pratiquement en faisant mourir, par l’Esprit, les actions de la chair,( par l’Esprit) et en vivant par l’Esprit :
« Car si vous vivez selon [la] chair, vous mourrez ; mais si par [l’] Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (Rom. 8. 13).
Lorsque nous ne tenons pas compte de cette réalité et que nous laissons agir la chair, le péché qui habite en nous produit les péchés.
Ce qu’il nous faut jusqu’à la venue du Seigneur, c’est que nous soyons conscients, chaque jour à nouveau, que le péché, cette source polluée, a été condamné à mort et n’a plus le droit d’agir.
Nous concluons en faisant la constatation suivante :
Nous, croyants, nous avons reçu une nature nouvelle mais « le péché dans la chair », condamné en Christ à la croix, cherche toujours à reprendre la direction de notre vie.
Nous avons cependant la possibilité de vivre une vie de victoire journalière.
L’exemple suivant nous enseigne comment réaliser cette vie de victoire.
Comparons la nouvelle nature à un aigle, et la vieille nature à un chien.
Les deux bêtes sont attachées l’une à l’autre par une corde.
L’aigle (la nouvelle nature) aimerait voler vers le ciel. Le chien (la vieille nature), par contre, préfère se tenir sur la terre pour y chercher sa nourriture.
Les aspirations des deux bêtes sont totalement différentes. Il en est ainsi des deux natures qui habitent en nous.
Leurs sentiments, leurs désirs, ainsi que leurs activités, sont très différents et entièrement opposés.
Or nous savons que les animaux doivent être nourris pour vivre. Faute de nourriture, la vie dépérit.
Si donc nous nourrissons avec soin l’aigle et que nous ne donnons rien à manger au chien, l’aigle deviendra fort et pourra s’envoler où il veut.
Si par contre, nous nourrissons le chien et que nous laissons l’aigle avoir faim, ce sera le contraire, le chien sera le plus fort et l’aigle devra le suivre.
Si nous appliquons cet exemple aux deux natures habitant en nous, nous trouvons la réponse à la question : Comment pouvons-nous empêcher notre mauvaise ou vieille nature d’être encore active et de produire les œuvres de la chair ? C’est en nourrissant seulement la nouvelle nature !
Voici quelques exemples : la lecture de mauvais livres ou romans, la reprise des relations avec les forces des ténèbres, la fréquentation des mauvaises compagnies etc. nourrissent la vieille nature et fournissent « au péché dans la chair » l’occasion de reprendre toute son activité.
Mais si nous nous occupons de la Parole de Dieu, si nous recherchons la compagnie des enfants de Dieu, si nous prions, si nous louons Dieu, nous connaîtrons de plus en plus le Seigneur Jésus, et nous pourrons vivre de plus en plus libres de l’influence de la vieille nature, qui désire toujours reprendre de l’activité.
Il n’est pas possible de nourrir en même temps le chien et l’aigle, la chair et la nouvelle nature. Est-il possible par exemple de méditer sur la Parole de Dieu, lorsque nous nous trouvons dans une mauvaise compagnie ? – Impossible !
Ou nous nourrissons la vieille nature, ou nous nourrissons la nouvelle nature.
Quelle nature nourrissez-vous ?
Pour terminer, citons deux passages de la Parole de Dieu qui nous enseignent sur ce sujet :

« Ne prenez pas soin de la chair pour [satisfaire à ses] convoitises » (Rom. 13. 14). C’est tenir le péché dans la chair pour condamné à mort.

« Bienheureux l’homme… qui a son plaisir en la loi de l’Éternel (la Parole de Dieu), et médite dans sa loi jour et nuit ! » (Ps. 1. 1 et 2). C’est nourrir la nouvelle nature.

La Parole de Dieu est la meilleure nourriture pour votre âme. Lisez-la avec prière.
Vos propres efforts et vos bonnes intentions ne vous donnent pas de forces. C’est par le Saint Esprit qui habite en nous, que vous trouverez la force pour une marche qui plaise à Dieu.

« Mais le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, la paix, la longanimité, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance : contre de telles choses, il n’y a pas de loi » (Gal. 5. 22 et 23).

D’après S. Nick
Nko’émvon – Cameroun