À PROPOS DE LA REINE VICTORIA

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À PROPOS DE LA REINE VICTORIA

 

Nous tenons à préciser que le récit qui suit est rigoureusement authentique.
Comme on le sait, la famille royale d’Angleterre possède, près de Cowes dans l’île de Wight, un grand domaine autour du château d’Osborne.
C’était une des résidences préférées de la reine Victoria. Elle aimait à y vivre très simplement, loin de l’étiquette de la cour, et se faisait un plaisir de rendre visite à de vieux serviteurs dont un certain nombre habitaient de petites maisons que la reine leur avait mises à disposition dans le vaste parc.
Un après midi, elle était venue chez une très vieille dame, autrefois attachée à sa personne, et pour laquelle elle éprouvait une sympathie particulière. Elles avaient passé plusieurs heures ensemble, tout en conversant et tricotant, quand elles virent arriver une nièce de l’hôtesse, qui profitait de quelques heures de congé pour venir voir sa tante.
La reine sut mettre la jeune fille à l’aise en lui parlant le plus simplement du monde : puis, l’heure étant venue pour elle de se retirer, elle dit :
– J’aimerais, avant de partir, que nous lisions ensemble quelques versets du chapitre 14 de l’Évangile selon Jean.
Elle en fit la lecture elle-même, puis, regardant la jeune fille bien en face, elle lui dit d’une voix très douce :
– Mon enfant, je me demande si vous êtes une chrétienne.
– Très certainement, Majesté, fut la réponse.
– Comment le savez-vous ?
– Mais… j’ai été baptisée, puis confirmée.
– Et bien !, dit la reine, sans répondre directement à ce qui avait été dit, je désire que nous priions ensemble.
Elle prit de nouveau la parole elle-même et, après avoir adressé au Seigneur une fervente requête pour la vieille dame qu’elle chérissait, elle ajouta :
– Seigneur, daigne ouvrir les yeux de cette jeune fille et lui apprendre qu’elle ne saurait être une enfant de Dieu que si tu changes toi-même son cœur. Montre-lui qu’elle doit reconnaître son état de péché à tes yeux et dirige ses regards vers la croix de Christ, afin qu’elle croie en Celui qui S’est livré Lui-même pour elle. Apprends-lui aussi qu’aucune pratique extérieure ne saurait lui donner le salut de son âme.
Lorsque la jeune fille, devenue une femme d’âge mûr, racontait ce qui précède, elle ne manquait pas d’ajouter :
– Bien souvent j’ai chanté : God save the queen (Que Dieu sauve la reine) Mais je n’aurais jamais cru que la reine demanderait à Dieu de me sauver.
La prière de la souveraine fut exaucée. La jeune fille se convertit peu après cet après-midi mémorable, et la grande joie de sa vie fut de faire connaitre aux autres le grand salut qu’elle connaissait elle-même.
Elle est depuis longtemps auprès du Seigneur.

« Et quoi que vous demandiez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai » (Jean 14. 13 et 14).

« Le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7).

« Il nous sauva, non sur le principe d’œuvres [accomplies] en justice, que nous, nous eussions faites, mais selon sa propre miséricorde » (Tite 3. 5).

D’après Almanach Évangélique 1939