À PROPOS DE LA BIBLE
1) Les différentes traductions de la Bible.
On demande souvent en combien de langues et de dialectes la Bible a été traduite. En général on estime qu’elle existe dans environ 400 langues, mais ce n’est que très approximatif. Il en existe, en effet, environ 400 transcriptions, si l’on additionne tous les fragments qui en ont été traduits, mais dont quelques-uns sont très courts. Quant aux traductions de la Bible entière, il y en aurait eu 108 en 1905 – et parmi elles, 40 dans des langues européennes, 41 dans des langues asiatiques, 14 dans des langues africaines, 10 dans des langues australiennes et polynésiennes, 3 dans des langues américaines. On n’a compté que pour une seule traduction, dans chaque langue, celles faites par différents traducteurs, ou publiées dans différents systèmes d’écriture.
Le grand nombre de traductions en langues asiatiques, accomplies presque toutes au 19ème siècle, prouve bien le travail des missionnaires dans ces pays. Il y en a plus dans ce continent qu’en Europe (mais l’Asie est immense !).
(Il faudrait se renseigner auprès de l’association Wicliffe pour connaître les chiffres actuels, certainement beaucoup plus élevés)
2) Le prix d’une Bible.
Il y a 600 ans, avant la découverte de l’imprimerie, on payait, en Angleterre, environ 1000 francs-or (environ 600 000 euros !) pour un exemplaire de la Bible. En 1486, peu après l’invention de l’imprimerie par Gutenberg, l’archevêque de Mayence donna, pour une Bible imprimée, la somme colossale de 400 ducats d’or, soit 3500 francs-or (2 millions d’euros).
Il y a deux cents ans, en Angleterre, une Bible se payait plus de 900 euros, et même à ce prix-là, on n’en trouvait pas à acheter, ou bien il ne s’en trouvait qu’une dans une localité et on faisait des kilomètres de marche pour venir la consulter.
Maintenant, on peut se procurer une Bible ou un Nouveau Testament pour moins de 2 euros – et cela dans de nombreux pays du monde entier.
3. Le fil rouge.
A Venise, nul étranger ne saurait s’égarer malgré l’étroitesse des rues et l’enchevêtrement des canaux. En effet, tout le long des murs des maisons, au bord des canaux et dans le pavé des rues, on voit une petite ligne rouge, formée par des briques, et qui conduit le visiteur vers l’église Saint-Marc.
De même, dans toute la Bible, dans les livres historiques et dans les livres prophétiques, comme dans la loi, on trouve également un fil conducteur qui conduit au Seigneur Jésus, à Ses souffrances et à Sa gloire. C’est le centre divin vers lequel convergent tous les rayons de la pensée de l’Esprit Saint. Jésus Christ est la source de la vie et de la lumière éternelles.
4. Lecteurs assidus de la Bible.
En 1661 mourait à Dresde, un licencié en droit du nom de Philippe Kaufmannn qui, jusqu’à sa mort, à cinquante-huit ans, avait lu la Bible en entier 18 fois.
Le Prince-Électeur, Jean-Georges II, qui régna de 1650 à 1680, lut la Bible 26 fois, et cela avec une exactitude telle qu’il signala, par des notes, les variantes entre les diverses éditions.
Mais le lecteur le plus assidu de la Bible fut assurément le notaire Jean-Christian Moser, mort le 14 juillet 1728. Il avait lu les Saintes Lettres 29 fois de la première à la dernière page et, presque à chaque page, avait écrit des notes en marge.
Remarquons à ce propos qu’on peut parcourir complètement la Bible en une année, à condition d’en lire chaque jour deux chapitres, et le dimanche, trois.
Un vrai chrétien, c’est-à-dire celui qui est né de nouveau, aimera la Parole de Dieu et la lira assidûment. Mais ce n’est pas suffisant, car il est écrit : « Bienheureux sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ».
5. Une trouvaille dans une Bible.
Il y avait, à Hambourg, un négociant qui avait une nombreuse famille, mais qui était peu riche. Par suite d’une longue maladie de sa femme, ses affaires allèrent de mal en pis, en sorte qu’il eut grand-peine à payer ses dettes. Plusieurs fois le médecin envoya sa note, mais jamais il n’était payé. Alors il menaça son débiteur de le mettre en faillite. Pour éviter un pareil malheur, le négociant résolut de vendre une très vieille Bible, patrimoine de la famille, qu’il avait héritée de son père. Avant de la porter chez le marchand, il se mit à la feuilleter, et trouva, entre les pages, une lettre cachetée, adressée ainsi : A celui qui me découvrira. La lettre, écrite et signée par le père du négociant, était ainsi conçue :
« Comme je sais fort bien que ce n’est que dans les cas d’extrême nécessité que l’homme recourt à la Bible et se met à la lire, j’ai déposé deux billets de banque, de mille marks chacun, entre les pages 141 et 142. Hambourg, ce 17 juin 1879. »
Le négociant trouva la somme indiquée, qui lui permit de sortir d’embarras. Espérons surtout qu’il fit un retour sur lui-même, et se mit, non seulement à lire la Parole de Dieu, mais à s’approprier son contenu, qu’il apprit à se voir devant Dieu comme un pécheur perdu et que, par le moyen de ce précieux Livre, il trouva le seul moyen qui ait été donné aux hommes par lequel ils puissent être sauvés, c’est-à-dire le sang de Jésus.
6. Mensonge puni.
Lorsque le roi de Prusse Frédéric Guillaume IV fit son premier voyage à travers les provinces orientales de ses états, il s’arrêta à un relais de poste et, tout en déjeunant pendant qu’on changeait les chevaux de sa voiture, il se mit à causer avec le maître de poste. Remarquant sur le comptoir de l’établissement un nouveau Testament, il demanda à son hôte s’il avait l’habitude de la lire.
– Oui, Sire, répondit l’homme, chaque jour.
– Très bien ! répondit le roi. Et où en êtes-vous maintenant ?
– A l’évangile selon Matthieu.
– Bien. Continuez à lire sans vous presser, mais faites-le soigneusement tous les jours. A celui qui cherche le salut de son âme, le Seigneur ne manque pas de répondre. Il peut aussi, s’il le juge à propos, lui octroyer des bénédictions terrestres.
Là-dessus, le maître de poste ayant quitté la salle un instant, le roi déposa, sans être vu, plusieurs billets de banque, d’une valeur considérable, entre les pages de la fin de l’évangile de Matthieu.
A son retour, Frédéric-Guillaume s’arrêta de nouveau au même relais de poste, et demanda au maître de poste où il en était de sa lecture.
– A l’évangile selon Luc, Sire, répondit l’homme.
– Eh bien, nous allons voir ce qu’il en est. Donnez-moi votre Nouveau Testament.
Les billets de banque se trouvaient encore à la place où le roi les avait déposés.
– Le mensonge, mon cher ami, dit le monarque au bonhomme qui rougissait de honte, le mensonge est l’un des péchés les plus graves. Vous n’avez pas recherché le royaume de Dieu ; vous serez aussi privé des avantages matériels que vous auriez pu recevoir. Que ceci vous serve de leçon!
Le roi reprit les billets de banque et les fit distribuer aux pauvres du village.
Hélas ! Celui qui méprise et néglige la Parole de Dieu perd bien plus que tout l’or et l’argent que ce pauvre monde peut lui offrir : il perd le moyen de recevoir le salut et la vie éternelle.
7. Une copie de la Bible.
Un riche marchand de Londres vieillissait, et sa vue baissait au point qu’il ne pouvait plus lire. Il acheta des Bibles imprimées en caractères toujours plus grands, mais un jour vint où il n’en trouvait plus de lisibles. Bien des personnes n’auraient pas considéré cela comme un grand malheur, et se seraient fait lire la Bible par quelqu’un d’autre. Mais notre marchand voulait lire lui-même, afin de pouvoir méditer dans le silence et le recueillement, sur chacun des mots qui le frappaient. Il résolut donc de se faire faire une copie du Nouveau Testament, dont les lettres seraient constituées de bandes de papier blanc collées sur du papier noir. Chaque lettre devait avoir près de 3 centimètres de haut – et alors, au moins, il pourrait le déchiffrer. Il fit copier le Nouveau Testament tout entier, sauf l’Apocalypse, qu’il remplaça par les Psaumes.
Cette copie du Nouveau Testament, exécutée en 1795, remplit quinze volumes in-folio : elle existe aujourd’hui encore dans une bibliothèque de Londres, où on la conserve soigneusement.
D’après La Bonne Nouvelle 1910
