LA MEILLEURE PRÉDICATION

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LA MEILLEURE PRÉDICATION

 

La meilleure prédication qui puisse être prêchée est celle qui est remplie de Christ.
Un jeune prédicateur venait de parler devant un très vieux prédicateur et, désireux d’obtenir son approbation, lui demanda :
– Que pensez-vous de ma prédication, Monsieur ?
– C’était, à mon avis, une bien pauvre prédication.
– Que dites-vous là ? C’est un sujet sur lequel j’ai beaucoup réfléchi.
– Je n’ai pas le moindre doute à cet égard.
– Pourquoi donc dites-vous que c’était une pauvre prédication ? L’explication que j’ai donnée de mon texte n’était-elle pas exacte ?
– Elle l’était tout à fait.
– Mais alors, encore une fois, pourquoi traitez-vous ma prédication de cette façon ? Les métaphores n’étaient-elles pas appropriées ? Et ma conclusion ne répondait-elle pas à mes développements ?
– Il n’y a rien à dire à cela. Mais je maintiens que c’était une pauvre prédication.
– Dites-moi donc sur quoi se base votre appréciation.
– Sur le fait que Christ ne figurait pas dans tout ce que vous avez dit.
– Rien d’étonnant à cela, puisque le nom de Christ ne figure pas dans le texte que j’ai choisi. Nous n’avons pas à parler toujours du Seigneur, mais bien de ce qu’il y a dans notre texte.
– Jeune homme, répondit le vieillard d’un ton sérieux, vous savez que, de toute l’Angleterre, de chaque ville, de chaque village, depuis le plus petit hameau, il y a une route qui conduit à Londres. N’est-ce pas vrai ?
– Assurément.
– Eh bien ! De chaque passage de la Bible part un chemin qui conduit à Celui qui se trouve au centre des Écritures, à Jésus Christ. Lorsque vous avez choisi un texte, la première pensée qui doit vous venir à l’esprit est celle-ci : « Où est le chemin qui conduit à Christ ? » et vous devez le suivre. Je ne connais pas un seul passage de la Parole de Dieu qui ne conduise pas directement vers le Seigneur Jésus. Si par aventure j’en rencontrais un qui ne contînt pas ce chemin, je construirais moi-même la route à travers tous les obstacles, afin d’arriver aux pieds de mon Sauveur. Une prédication qui n’exhale pas le parfum de Christ, qui ne parle pas de Lui du commencement à la fin, cette prédication-là n’a pas la moindre valeur et mérite d’être jetée au panier.

D’après Almanach Évangélique 1944