ON NE FAIT PAS DE MAL

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ON NE FAIT PAS DE MAL !

 

Pour arriver chez moi, il faut suivre un sentier séparé de la prairie par un mur assez bas. Bien en vue, un poteau planté dans le pré porte un écriteau :

« Défense de pénétrer dans ce champ. Amende : 6 francs »

Un jour, je vis deux enfants accroupis dans l’herbe, presque au pied du poteau, occupés sans doute à récolter de la dent de lion.
En passant à côté d’eux, je leur dis :
– Est-ce que vous ne savez pas lire ? C’est défendu d’entrer dans ce pré.
L’un d’eux leva la tête pour me répondre :
– On ne fait pas de mal !
Cette réponse m’a donné à réfléchir. Évidemment, ils ne faisaient de mal à personne – quoiqu’après tout, ils prenaient ce qui n’était pas à eux. Mais il y a autre chose : ils désobéissaient à un ordre formel.

Enfants, réfléchissez-y. Ne vous arrive-t-il pas de désobéir sans y attacher d’importance, parce que vous estimez ne pas faire de mal ? Par exemple, ce jour-là, maman a dit : « Rentre directement de l’école ; ne t’arrête pas en chemin ». Mais voilà une grue dans ce chantier ; c’est si amusant de la regarder travailler. Ou il y a cette devanture de jouets devant laquelle c’est si intéressant de s’arrêter. Et que sais-je encore ? Tout cela ne fait de mal à personne, et cette pensée suffit à tranquilliser votre conscience, MAIS maman a défendu de s’arrêter, donc c’est une désobéissance.

Cette petite histoire nous enseigne une grande leçon. Le mal ne consiste pas seulement à faire du tort à quelqu’un. Il est déjà dans la simple désobéissance. Nous ne sommes pas toujours capables de comprendre les raisons pour lesquelles quelque chose nous est permis ou défendu. Si nous n’acceptions de faire que ce qu’on nous a d’abord expliqué, où serait l’autorité ? On voit tout de suite à quelles contestations et à quel désordre cela conduirait. A plus forte raison quand il s’agit d’obéir à Dieu.

Dans l’armée, on apprend aux soldats à ne jamais discuter un ordre, à obéir sans comprendre, et cela seul peut être appelé la vraie obéissance.

D’Abraham, il nous est dit qu’étant appelé par Dieu, il obéit, et il partit ne sachant où il allait.

Un enfant de parents chrétiens, qui se lie d’amitié intime avec des camarades mondains et partage leurs amusements, n’a peut-être pas l’impression de mal faire. Et pourtant, il fait mal aux yeux de Dieu qui déclare dans sa Parole : « Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules… ; les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs » (2 Cor. 6. 14 ; 1 Cor. 15. 33). Une jeune fille qui décide de se couper les cheveux ne fait de mal à personne. En réalité, elle montre une insoumission à un enseignement précis de l’Écriture. Elle ne comprend peut-être pas pourquoi Dieu lui demande de ne pas le faire, mais que ce commandement soit dans la Parole devrait lui suffire. En passant outre, elle fait mal. En s’y soumettant, elle sera approuvée du Seigneur et bénie. Rappelons-nous que c’est par amour pour le Seigneur qu’on Lui obéit ! « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime » (Jean 14. 21).

Est-ce cela que nous désirons tous ?

D’après la Bonne Nouvelle 1972