LE RASSEMBLEMENT

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LE RASSEMBLEMENT

« Jésus vint, et se tint au milieu d’eux. Et il leur dit : Paix vous soit ! Et ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples se réjouirent donc quand ils virent le Seigneur » Jean 20. 19 et 20.

« Et je vis au milieu du trône… un agneau qui se tenait là, comme immolé… Et il vint… Et ils (les anciens) chantent un cantique nouveau… » Apoc. 5. 6 à 9.

En Jean 20, nous sommes encore sur la terre, le pays de l’opprobre (les portes étaient fermées par crainte des juifs) ; en Apocalypse 5, nous sommes dans le ciel. Mais en rapprochant ces deux portions de l’Écriture, nous sommes frappés de voir qu’il y a si peu de différence entre ces deux rassemblements.

Ils sont d’abord caractérisés par la même présence. Ce n’est pas une apparition mais bien une présence : «Jésus vint et se tint… ». « Un agneau qui se tenait là ». Il vient et se tient là. Sa joie est d’être là, au milieu des siens, aujourd’hui et demain.

Et il est le centre du rassemblement : Jean 20 nous dit: « au milieu d’eux », et dans Apocalypse 5 nous lisons : « au milieu du trône… et des anciens ». C’est vers lui que tous les regards doivent se tourner et se tourneront.

Les disciples « virent le Seigneur » et Jean dira : « et je vis… un agneau. » Le voir, Lui, le contempler, lui. Il est là, fidèle à sa promesse. « Nous voyons Jésus » (Héb. 2. 9).

Il se présente alors à nos cœurs comme il le fit autrefois : « Il leur montra ses mains et son côté », et dans le ciel, il se présentera à nous sous le caractère d’« agneau immolé ». Il parle à nos cœurs. Il nous rappelle ses souffrances et sa mort. Et maintenant il en est ainsi quand il nous invite à nous souvenir de lui en rompant le pain et en buvant à la coupe. Nous venons à l’autel où il fut immolé, nous en faisons le tour (Ps. 26. 6) pour le considérer dans toutes ses perfections, toutes ses gloires et dans les souffrances qu’il a endurées pour nous. Et cela, rassemblés autour de lui, sur la terre comme dans la gloire.

Le résultat ne peut être que la joie. Les disciples se réjouissent et les anciens chantent un cantique nouveau. Peut-il en être autrement ? Si ce résultat n’est pas atteint, si nos cœurs ne débordent pas de joie et de reconnaissance lorsqu’il nous rassemble ainsi autour de lui pour nous rappeler le sacrifice accompli, c’est à nous, et à nous seuls à courber la tête. De son côté rien ne peut manquer. Il ne faut pas nous accommoder de cet état de choses, il nous faut en chercher la cause en nous-mêmes, plutôt qu’autour de nous, comme nous serions parfois tentés de le faire.

En Jean 20 il y avait bien quelques sujets de crainte et de soucis propres à assombrir les cœurs : les Juifs qui avaient mis à mort le Maître étaient prêts à persécuter ses disciples, Pierre avait commis une grave faute, Thomas était absent et gardait dans son cœur quelque sentiment d’incrédulité, mais Jésus est là. On ne peut que se réjouir et adorer.

N’est-il pas frappant, jeunes amis, qu’il y ait si peu de différence entre le rassemblement sur la terre autour de lui, et celui qui nous verra dans la gloire autour de lui ? Dans sa grâce infinie, Dieu nous donne de goûter déjà ici-bas quelque chose des joies ineffables qui seront notre part dans l’éternité. Sans doute, comme nous le disons souvent avec raison, nous ne réalisons cela que bien faiblement, mais c’est pourtant la même Personne contemplée, les mêmes souffrances évoquées, la même mort rappelée, et ce devrait être la même joie et la même louange.

Cher ami, le rassemblement et particulièrement celui du dimanche matin, a-t-il ce prix pour toi ? Nous chantons quelquefois : « Nous entrons dans le ciel même pour t’adorer en ce jour… » Est-ce une réalité ? « Ta paix, tes biens, ton ciel, ta gloire, en Jésus sont notre trésor », et cela dès maintenant. Haussons-nous au niveau de ce que nous exprimons dans nos cantiques : c’est celui de notre position devant Dieu en Christ.

Un mot encore pour ceux qui, jeunes ou plus âgés, bien que croyants, négligent le rassemblement. De quelle joie ils privent leur Sauveur ! C’est faire bien peu de cas de Celui qui « vient » à nous et « se tient » au milieu de nous pour nous rappeler son sacrifice. C’est aussi se priver soi- même de cette joie qu’on ne peut éprouver ailleurs qu’en sa présence. A tous ceux qui abandonnent ainsi « le rassemblement de nous-mêmes » et à tous ceux qui n’y viennent que par vaine habitude, je voudrais demander : « Vous qui, sur la terre, faites si peu de cas de sa personne, de sa présence, envisagez-vous d’être pour l’éternité avec lui ? »

Chers jeunes amis, aimez le rassemblement, aimez tous les frères, et par-dessus tout aimez le Seigneur et ne manquez pas de vous trouver là où il a promis sa présence.

D’après Feuille aux jeunes n° 186
E. Argaud

Ta présence est le bien suprême ;
Ton amour ne tarit jamais ;
Ton cœur dispense à ceux qu’il aime
Repos, bonheur, parfaite paix.