LE FEREZ-VOUS ?

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LE FEREZ-VOUS ?

…l’Évangile nous fut confié
(1 Thess. 2. 4).

Quel dépôt ! Quelle responsabilité ! Quel privilège ! (1 Cor. 9. 16 et 17 ; Éz. 33. 8 et 9). Puissent les questions suivantes nous sonder comme si elles étaient sorties de la bouche même du Seigneur. Quand avez-vous conduit une âme à Christ ? Quand, pour la dernière fois, avez-vous parlé à un pécheur de votre Sauveur ? Quand, pour la dernière fois, avez-vous donné un traité qui pourrait avoir ouvert les yeux d’un aveugle et sauver une âme de l’enfer ? Il est plus tard que vous ne le pensez. Lorsque Christ viendra, notre temps de témoignage sera passé pour toujours. Alors nos langues chanteront les louanges du Seigneur ; mais ceux qui ne seront pas sauvés ; ceux, avec qui nous marchions, avec qui nous parlions lorsque nous étions encore sur la terre, nous ne pourrons plus jamais les avertir du jugement qui vient, ni faire entendre à des oreilles mortelles, la douce histoire de l’amour immortel de Christ. Resterons-nous, oh, pouvons-nous rester silencieux quand Il donne encore la vie et le souffle ?

L’affaire du roi est pressante… (1 Sam. 21. 8).

Oui, l’affaire du roi est pressante… et cela d’autant plus que vous voyez le jour approcher… Voici, je viens bientôt (soudainement). Lecteur, êtes-vous, le suis-je, moi-même, prêt pour ce jour ? Paul pouvait dire: « …je suis maintenant prêt (version anglaise)… j’ai achevé la course ». Notre vie est un don du Seigneur, un talent qu’il nous a confié. L’employons-nous pour Sa gloire ?

Si vous ne pouvez prêcher, procurez-vous quelques traités évangéliques et scripturaires, et, avec un esprit de prières, distribuez-les. Ou bien relevez des noms sur l’annuaire téléphonique et postez vos traités. Jugez un peu ! Une prédication complète, accompagnée par le Saint Esprit, pour la valeur d’un timbre-poste. Quel placement pour l’éternité ! Emportez des traités partout où vous allez. Laissez-en sur les voitures, dans les rues, sur les comptoirs, dans les magasins. Quelques-uns seront perdus. Oui, mais quelques-uns porteront du fruit : « Ma parole ne reviendra pas à moi sans effet ». Ces traités portent la « puissance de Dieu en salut ». « Jette ton pain sur la face des eaux : car tu le trouveras après bien des jours » (Eccl. 11. 1).

Récemment, j’ai reçu une lettre d’une dame me parlant d’un traité que je lui avais donné vingt ans auparavant. Elle fut sauvée, et ensuite le donna à un jeune homme qui, lui aussi, fut sauvé en le lisant. Elle le fit réimprimer et, jusqu’à présent, elle est en train de semer la bonne semence. J’avais tout oublié au sujet de cette dame et de ce traité. Ne vous laissez pas décourager, jeunes gens, continuez de semer. Le temps de la moisson est proche et votre récompense est certaine.

Priez sans cesse.

Si nous voulons travailler pour le Seigneur, il est essentiel que nous priions beaucoup. Notre Seigneur priait toute une nuit sur le flanc obscur de la montagne. Sa sueur coulait en gouttes de sang dans le jardin de Gethsémané, pour vous et pour moi. Comme nous savons peu de chose de la prière victorieuse ! « Seigneur, enseigne-nous à prier ». Ne restez pas dans les généralités lorsque vous parlez avec Dieu. Ni David, ni Daniel, ni Paul ne firent ainsi. Priez avant de sortir avec des traités, priez pendant que vous allez de maison en maison ; demandez que le Saint Esprit veuille convaincre de péché et apporter la vie à celui qui est mort. Un instant de sa puissance a plus de prix que des heures d’argumentation. Oh, puissions-nous avoir l’ardente ferveur de Paul qui disait : « Sachant combien le Seigneur doit être craint nous persuadons les hommes… » (2 Cor. 5. 11). Quand avons-nous pour la dernière fois « persuadé » une âme d’accepter le Sauveur ? Oserons-nous alléguer que nous n’avons pas de temps pour cette œuvre ? N’oublions jamais que le Seigneur a pris le temps de mourir pour nous. En outre notre temps, c’est le Sien.

Jeunes amis, encore une fois: « Il est plus tard que vous ne le pensez ». Nos bonnes occasions passeront bientôt pour toujours. Le message de Jonas, qui n’avait que huit mots, a sauvé Ninive d’une destruction. Que vous donniez seulement quinze traités par jour et vous atteindrez, dans l’année, cinq mille âmes dans le besoin, par un silencieux mais puissant appel. Le ferez-vous, pour Sa gloire ?

Gr. et Tr.
D’après Feuille aux jeunes n° 174