L’ÉVANGILE DANS DES BOUTEILLES

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L’ÉVANGILE DANS DES BOUTEILLES

A Baltimore (Maryland, U.S.A.) on voit au bord de l’eau un restaurant d’aspect modeste et portant comme enseigne : « Chez Mike ». L’heureux propriétaire de cet établissement est un Italien au cœur enflammé du feu de l’Évangile.
Ce chrétien dévoué a trouvé un moyen unique pour faire connaître la Bonne Nouvelle à ceux qui s’en vont sur mer.
Né au-dessus d’une d’un bar que tenait son père, il ne subit que peu d’influences pieuses dans son enfance et sa première jeunesse. Élevé d’autre part dans l’idée que l’alcool est une nécessité, il but à sa guise. Il avait comme camarades les hommes qui remplissent les bars. Jusqu’à l’âge de trente ans, il ne trouva aucun motif pour changer sa manière de vivre, ni pour rompre avec son entourage. Mais il arriva qu’un jour, à l’instar de John Wesley, il eut le cœur singulièrement réchauffé et, dès lors, la vie et le devoir prirent pour lui une signification nouvelle. Il se sentait, comme l’apôtre Paul, pressé de parler, mais empêché de le faire faute de préparation et à cause de son manque d’instruction. Il se mit donc à chercher un moyen inédit pour proclamer son message autrement que du haut de la chaire ou au coin des rues.

C’est à cette époque qu’il ouvrit son restaurant dans la partie basse et la plus active de la ville. Un jour il lui vint à l’esprit qu’au moins sept mille personnes regardaient des fenêtres d’en face dans la direction de son établissement. Pourquoi ne pas placer un message de la Bible sur son toit, d’où il serait vu et lu par ces milliers d’individus, tous occupés à vaquer à leurs affaires ? Aussitôt dit, aussitôt fait. Maintenant ceux qui regardent du côté de la rue Lombard, de jour ou de nuit, ont en face d’eux ces mots, éclairés jusqu’à minuit : « De crainte que vous ne l’oubliez, Dieu vous répète : « Le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur« .

Une autre idée lui vint en trouvant chaque matin des bouteilles vides, de vin, de whisky, de liqueurs, répandues dans tout le quartier. En fait on les ramassait, si bien qu’en milieu de journée les rues étaient propres. Mais notre ami vit là une belle occasion de répandre l’Évangile. Lui et sa famille se mirent à recueillir chaque jour les bouteilles abandonnées, dont on enlevait les étiquettes ; puis on les lavait, après quoi on y déposait des portions des Évangiles ; on les bouchait soigneusement et, une fois prêtes, on les confiait à la mer.

Tout ceci n’était pas une petite affaire. Il arriva qu’on lance jusqu’à 2500 bouteilles à la fois. Un grand nombre de ces bouteilles, porteuses des Saintes Lettres, furent trouvées par des marins qui, plus tard, les rapportèrent au restaurant, et racontèrent qu’ils les avaient découvertes dans la baie ou en plein océan, puis comment, par ce moyen, ils avaient été amenés à la connaissance du Sauveur.

D’autre part, dans le restaurant, derrière le comptoir reposaient des milliers de traités et d’extraits des Saintes Écritures, prêts à être donnés à tout voyageur qui, tout en prenant son repas, manifestait aussi le besoin du pain de vie.

Le restaurant, jadis de mauvaise réputation, est devenu une source abondante de bénédictions. Qui pourra jamais dire quels miracles la grâce a déjà accomplis et qui saurait prévoir ce qui peut encore résulter de ces vases d’iniquité, maintenant purifiés et sanctifiés ?

D’après le Salut de Dieu 1985