DSC02597X

 

VOILÀ CE QU’IL ME FAUT

 

Un pauvre Hindou, tourmenté dans sa conscience, désirait savoir comment ses péchés pourraient être effacés. Il alla voir l’un des prêtres de sa religion, qui, ne connaissant pas lui-même Dieu, ni la voie de la paix et de la miséricorde, dit au pécheur que ses souffrances seules pouvaient effacer ses péchés ; et voici le cruel supplice qu’il lui indiqua comme devant apaiser sa conscience troublée :
– Ôtez vos sandales, lui dit-il, plantez-y des pointes de fer, puis en marchant avec ces sandales, vous ferez deux cents kilomètres, et vos péchés seront effacés.
Que le cœur de l’homme est cruel, n’est-ce-pas ? Et quelle est sa folie de croire que le cœur de Dieu est semblable au sien ! Il n’en est pas ainsi, béni soit-Il ! Dieu eut compassion du pauvre Hindou et lui fit connaître Sa miséricorde. Il ne faisait que commencer son terrible voyage, quand la douleur et la fatigue l’obligèrent à s’arrêter sous un arbre. Dieu avait vu les pieds saignants du pauvre Hindou, et son cœur accablé sous le poids de ses péchés, et Il lui envoya un messager de sa grâce.
Un missionnaire chrétien vint sous le même arbre, et se mit à annoncer l’évangile à ceux qui étaient autour de lui, après avoir lu ce verset : « Le sang de Jésus Christ, Son Fils, nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7).
Le pauvre Hindou écouta, et Dieu lui ouvrit le cœur et l’intelligence, si bien que, avant que le missionnaire ait fini de parler, il se leva en s’écriant : – Voilà ce qu’il me faut ! C’est de cela que j’avais besoin. Et, ôtant ses sandales, il les jeta au loin.

 

D’après La Bonne Nouvelle 1884