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UNE TEMPÊTE DE NEIGE

 

Il y a quelques années, cinq jeunes gens employés dans différentes maisons de commerce avaient décidé entre eux de passer le dimanche dans une ville voisine et de dîner là ensemble dans un hôtel renommé de l’endroit.
Le dimanche arriva. Ils décidèrent d’aller à pied. En chemin, l’un d’eux se rappela qu’il avait un message à porter dans une maison située en dehors de la route ; il pria donc ses amis de poursuivre sans lui, leur disant de l’attendre à un certain bar où il les rejoindrait.
Il se hâta vers la maison, où il laissa son message, ce qui ne lui prît que quelques minutes, puis il se mit en route pour retrouver ses compagnons. Mais le temps avait changé : il commençait à neiger, et bientôt le jeune homme eut à poursuivre son chemin en luttant péniblement contre un vent d’orage et la neige qui l’aveuglait, de sorte qu’il se vit obligé de s’abriter sous le porche d’une chapelle, près de laquelle il passait.
Il se trouva qu’un service de prédication de l’Évangile avait lieu cet après-midi-là dans la chapelle. Le portier ayant entendu quelqu’un au-dehors, ouvrit la porte, et engagea vivement le jeune homme à entrer. Il refusa d’abord, mais pressé par le portier de se mettre au moins à l’abri de la neige, il s’assit tout près de la porte. Au moment où il s’asseyait, le prédicateur d’une voix claire et sonore lut son texte : « Venez, et plaidons ensemble, dit l’Éternel : Si vos péchés sont comme le cramoisi (le rouge sombre), ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme l’écarlate, ils seront comme la laine » (És. 1. 18).
Sur-le-champ, il fut profondément convaincu de son état de péché. « Blancs comme la neige » et « péchés comme le cramoisi », ces paroles résonnaient sans cesse à ses oreilles, et pendant quelque temps, il n’entendit rien de plus de ce que le prédicateur disait. Il tremblait devant le Dieu juste et saint, contre lequel il avait jusqu’alors péché avec insouciance durant toute sa vie, et dans l’angoisse de son âme, il poussait ce soupir :
« O Dieu, aie pitié de moi ! »
A ce moment la voix du prédicateur frappa de nouveau son oreille.
« Mes auditeurs, disait-il, me demanderont : De quelle manière des « péchés comme le cramoisi » peuvent-ils devenir « blancs comme la neige » ? A cette question il n’y a qu’une réponse : c’est par le sang de l’Agneau. Ainsi dans l’Apocalypse, il est parlé de ceux qui « ont lavé leurs robes, et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau ». Rien absolument d’autre que le sang de l’Agneau ne peut ôter les péchés de devant les yeux de Dieu ».
Le prédicateur termina son discours par un fervent appel à tous ceux qui l’écoutaient et qui étaient encore dans leurs péchés, les suppliant de se rendre immédiatement à l’invitation miséricordieuse de Dieu : « Venez, et plaidons ensemble, dit l’Éternel : Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ».
La réunion terminée, le jeune homme craignant que quelqu’un ne vienne lui parler, quitta en hâte la chapelle, mais non pour rejoindre ses compagnons à l’hôtel. La neige tombait toujours tandis qu’il reprenait le chemin de la maison, comme un pécheur convaincu et repentant, se redisant à lui-même : « Péchés comme le cramoisi », « Blancs comme la neige…Le sang de l’Agneau ».
Après quelques jours de profonde détresse d’âme, il trouva la paix avec Dieu, une paix parfaite en croyant en Jésus, Celui qui, pour tous ceux qui croient en Lui, « a fait la paix par le sang de sa croix ». Col. 1. 20. Il apprit qu’il était un enfant de Dieu simplement « par la foi dans le Christ Jésus » et il put dire avec une entière assurance : « Le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché » 1 Jean 1. 7.
Entièrement changé, devenu un homme nouveau, il confessa Christ immédiatement et avec hardiesse parmi ses compagnons, tourna le dos au monde, et devint un prédicateur de l’Évangile bien connu et abondamment béni.
Je me rappelle très bien la dernière fois que je l’ai entendu prêcher, peu de temps avant que le Seigneur ne le prenne à Lui. Dans une salle comble, il raconta, comme il le faisait souvent, l’histoire de la tempête de neige et sa propre conversion, avec des détails saisissants. Plusieurs âmes furent bénies ce soir-là.
Et vous, cher lecteur, cette tempête vous sera-t-elle profitable pour chercher dans l’Agneau de Dieu, le sang qui purifie de tout péché ?

D’après le Salut de Dieu 1970