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UNE PAROLE À PROPOS

 

Une personne encore jeune, qui était l’institutrice privée d’une famille nombreuse de Londres, avait été invitée à passer ses vacances en Irlande, chez des cousines qu’elle estimait un peu trop religieuses, mais où elle avait beaucoup de plaisir à peindre les paysages pittoresques de la région.
Un jour qu’elle était ainsi occupée près de la maison, elle entendit soudain une voix derrière elle :
– Vous semblez prendre grand plaisir à votre peinture, Mademoiselle.
Elle se retourna et vit derrière elle un monsieur âgé à l’air vénérable.
– C’est en effet un grand plaisir pour moi, dit-elle.
– Cela ne m’étonne pas, reprit le vieillard. Peindre aussi joliment doit être un plaisir. Mais, continua-t-il, vous occupez-vous du Seigneur Jésus autant que de votre peinture ?
Pour toute réponse, la jeune fille ramassa rapidement papiers, crayons et pinceaux, et s’éloigna à grands pas.
– Je suis bien fâché pour vous, dit l’étranger, qui l’avait suivie.
– Pourquoi seriez-vous fâché pour moi ? dit-elle sèchement. Vous ne savez rien de moi.
– Je suis fâché pour vous parce que ne croyez pas au Seigneur Jésus, et que je sais que vous ne pourrez jamais être heureuse jusqu’à ce que vous ayez cru en Lui.
– Vous n’avez aucun droit à me dire que je ne crois pas en Christ, et d’ailleurs cela ne vous regarde absolument pas.
– Cela me regarde, reprit le vieillard, car je suis un serviteur de Christ, envoyé pour porter son message. Je suis fâché pour vous, et je prierai pour vous.
– Je n’ai pas besoin de vos prières.
En retournant à la maison, elle se disait : – J’aurai bien soin que mes cousines ne sachent rien de cela. Elles triompheraient.
Mais dans la nuit suivante, elle se sentit tout à coup si mal qu’au matin, il fallut appeler le médecin, qui donna un sombre diagnostic, en ajoutant : – Il faut vous attendre à ce qu’elle délire.
La malade souffrait beaucoup, mais répétait continuellement, avec angoisse :
– Je vais mourir et je ne suis pas une croyante ; le vieux monsieur l’a dit, et c’est vrai. Faites-le venir, je vous en prie.
Comprenant alors que ce n’était pas de la fiction, les cousines allèrent demander à la cure s’il n’y avait pas là un vieux monsieur à cheveux blancs.
– Oui, répondit le pasteur, c’est le Docteur Malan, de Genève.
Le vieillard se rendit immédiatement à la maison où était la jeune malade, qui le reconnut tout de suite, mais s’écria :
– Vous m’avez dit la vérité. Je ne crois pas au Seigneur Jésus, et je suis perdue. Et maintenant je vais mourir, et c’est trop tard.
– Non, ce n’est pas trop tard, affirma le Dr Malan. Dieu m’a envoyé vers vous hier, et Il m’envoie de nouveau vers vous pour vous dire que vous pouvez jouir d’un pardon éternel si vous voulez croire que Son Fils Jésus Christ a porté en Son corps, sur la croix, tout le châtiment dû à nos péchés. Et il lui lut de nombreux passages de la Bible confirmant ses paroles et annonçant la miséricorde de Dieu pour tout croyant. Puis il pria avec elle, et elle, vaincue enfin, accepta le message du salut en Jésus Christ.
Avec la paix de la conscience, et le bonheur de se savoir une enfant de Dieu, elle reprit des forces et, après quelques semaines, ayant retrouvé la santé, elle put retourner à son poste de gouvernante dans la famille nombreuse de gens aisés à Londres, où ses élèves l’attendaient avec impatience.
Et dès son arrivée, elle prit l’habitude de lire à ses élèves, chaque jour, une portion de la vieille Bible de la famille, et de leur parler de l’amour du Seigneur Jésus. Et ainsi, toutes ces jeunes filles, et plusieurs autres membres de leur famille, furent amenés à recevoir le salut que Dieu, dans Sa miséricorde, offre à quiconque croit, par la foi, en Son Fils Jésus Christ.

 

D’après La Bonne Nouvelle 1994