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UN SAVANT CROYANT

 

Michel Faraday, un des plus grands savants de tous les temps, celui qu’on a nommé le père de l’électricité, naquit en 1791 et mourut en 1867.
D’origine très humble, fils d’un petit forgeron de Londres, il parvint à faire des études scientifiques grâce à une persévérance extraordinaire, servie par une haute intelligence.
Il se distingua surtout dans le domaine physique et ses recherches portèrent essentiellement sur l’électromagnétisme ; il ouvrait ainsi le chemin à la production du courant électrique, le nerf de notre civilisation moderne. On a dit de lui qu’il contribua grandement à changer la face du monde.
Avec cela il avait un don remarquable d’exposition ; sans être orateur, il attirait de nombreux auditeurs à cause de la clarté avec laquelle il s’exprimait et mettait les plus profanes au courant des découvertes qu’il avait faites.
Mais mieux que la célébrité, Faraday possédait une chose beaucoup plus précieuse : il connaissait le Seigneur Jésus comme son Sauveur, et il ne manquait pas une occasion pour rendre témoignage de Celui qui l’avait amené dans la merveilleuse lumière de sa présence.
Rien ne pouvait ébranler sa foi ; la Parole de Dieu faisait toutes ses délices, et les Écritures saintes demeuraient l’ancre de son salut, d’où la paix parfaite qui remplissait son cœur et faisait de lui le plus calme des hommes. Il ne manquait pas une occasion pour proclamer bien haut sa foi, et il ne cessait de répéter : « Le plan du salut de Dieu est si simple que chacun peut le comprendre. L’amour que nous avons pour le Seigneur provient de celui qu’il a montré envers nous en portant nos péchés en son corps sur le bois ».
Un de ses biographes a dit de lui : « son sens du devoir était surnaturel ; il se basait entièrement sur ce qu’il tenait pour être la révélation de la volonté de Dieu dans sa Parole écrite, et toute sa vie durant sa foi le fit agir à la lettre selon les enseignements reçus ».
A l’époque de sa renommée mondiale, ce savant célèbre ne cessa de prêcher l’évangile ; la dernière fois qu’il le fit en public ce fut en Écosse, et on a dit de lui à cette occasion que « son visage rayonnait comme celui d’un ange ».
Bien que Faraday fût d’une modestie extrême, le bruit de ses découvertes finit par se répandre, et lui-même reconnaissait que, étant donné le caractère pratique de ses études, il ne devait pas les garder pour lui.
Un jour donc, bien malgré lui, il dut présenter le résultat de ses inventions devant un auditoire qui accourut très nombreux, et parmi lequel on distinguait toute la fleur de la société anglaise.
Il commença par faire un exposé théorique des principes qu’il avait appliqués, matière ardue mais dans laquelle il se mouvait avec une parfaite aisance et qu’il développa avec une simplicité et une profondeur telles que toute l’assistance était suspendue à ses lèvres.
Après quoi, il fit avec un plein succès quelques expériences, dont la dernière, qui résumait toutes les autres, déchaîna une tempête d’applaudissements.
Le prince de Galles, le futur roi Édouard VII, se leva pour féliciter le savant et fit voter une adresse de congratulation à cet homme éminent.
Lorsque, après de longs applaudissements, le silence se fit, on attendit quelques paroles de remerciements de la part du héros, mais celui-ci avait disparu précipitamment pour se rendre à une réunion de prières.
Peu de temps avant sa mort, à quelqu’un qui lui demandait quelles nouvelles spectaculaires il envisageait quant à l’avenir de ses découvertes, il répondit :
– Des spéculations ? Je n’en ai aucune. Je me repose sur une certitude absolue : « je sais qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder ce que je lui ai confié » (2 Tim. 1. 12).
Ainsi ce grand savant, pour qui tout ce qui touche à l’électricité n’a pas de secret, s’endormit paisiblement dans le Seigneur Jésus en qui, depuis longtemps, il avait mis sa confiance.
Il ne craignit pas d’affirmer que de toutes les découvertes qu’il avait faites, il n’en était pas de plus grande, ni de plus profitable que celle-là.
L’électricité ne profite que pour cette vie, mais le salut de Dieu vaut pour toute l’éternité.

D’après Almanach Évangélique 1964