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UN SAUVETAGE AU NIAGARA

 

Il y a bien des années, la population aux abords du Niagara, fut alertée un jour par des cris : Un homme dans le Niagara ! Un homme dans le Niagara !
Chacun se mit à courir sur le pont suspendu qui traverse le fleuve un peu en amont de la chute ; certains spectateurs s’étaient même juchés sur les rochers environnants.
Tout à coup quelqu’un cria : Le voilà ! Là-bas ! Il se cramponne à un rocher !
Il montrait du doigt un écueil qui émergeait à peine des eaux, plus bas que la chute, près de la rive américaine.
Là dessus la question se posa alors : y a-t-il moyen de le sauver ? Comment arriver jusqu’à lui ?
On apporta une longue échelle de corde qu’on lança dans la direction du malheureux, mais elle resta accrochée à des broussailles qui poussaient dans une anfractuosité à mi-hauteur ; il semblait tout à fait impossible de la dégager.
Une seconde question se posa alors :
Qui aura l’audace d’aller dégager l’échelle et d’arriver jusqu’à l’homme ?
C’était une entreprise des plus téméraires ; celui qui s’y risquerait ne pouvait le faire qu’au péril de sa vie.t
Après quelques instants d’attente, un jeune homme se présenta en disant simplement : J’irai.
Il se mit à descendre avec précaution les échelons branlants et libéra l’échelle des buissons qui la retenaient, si bien qu’elle tomba près de l’homme qu’il fallait sauver.
Mais comme elle n’était fixée nulle part, le sauveteur courait le plus grand danger d’être précipité lui-même dans les eaux tourbillonnantes.
Qu’il fît un faux pas, qu’il perdît tant soit peu l’équilibre et c’en était fait de lui. Il n’en poursuivit pas moins la périlleuse descente.
Enfin il atteignit l’endroit où la malheureuse victime de l’accident se blottissait, trempé jusqu’aux os et très affaibli par cette longue attente.
Le jeune homme planta son pied solidement sur le roc, retint l’échelle de toutes ses forces, puis, de l’autre main, il soutint le pauvre blessé et l’aida à gravir l’escalier branlant.
La montée fut bien plus laborieuse que la descente, mais à force de peine, les deux hommes parvinrent en haut. Des bras vigoureux les aidèrent à faire le dernier pas et des cris de joie, d’enthousiasme, des applaudissements sans fin leur souhaitèrent la bienvenue.
Ce récit nous rappelle en très petit, l’œuvre accomplie par le Seigneur Jésus en faveur des pécheurs.
Il descendit du ciel pour nous sauver et endura la colère de Dieu à cause de nos péchés. Il descendit jusqu’à nous.
Il ne resta pas à nous regarder, comme l’avaient fait les spectateurs du drame dont il s’agit ici, qui demeuraient sur la berge et se contentaient de pousser des cris d’encouragement.
Le Seigneur quitta la gloire du ciel et vint nous chercher à l’endroit même où nous gisions loin de Lui.
Il ne se contenta pas de nous apporter l’échelle qui nous aurait donné le salut, si nous avions pu la saisir – mais nous en étions incapables par nos faibles moyens ;Il nous aida par Sa propre puissance, pour nous permettre de gravir les échelons.
« Car Christ, alors que nous étions encore sans force, au temps convenable, est mort pour des impies. » (Rom. 5. 6)
Ne résistons pas à Ses sollicitations répétées ; que nos âmes défaillantes mettent en Lui toute leur confiance.
C’est ainsi que le Seigneur Jésus est venu Lui même à nous ; il n’y a donc personne qui n’ait le moyen de trouver le salut qu’Il offre gratuitement à tous les pécheurs.
Mais que l’on vienne à Lui avant qu’il ne soit trop tard !

D’après Almanach Évangélique 1949