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UN DIEU SAINT

Dieu est saint. Nous sommes des pécheurs, et le péché dresse une séparation absolue entre l’homme pécheur et le Dieu saint. D’où la solennelle question : Comment ôter le péché ?
Disons-nous bien que tous nos raisonnements, nos récriminations et nos illusions ne peuvent absolument rien changer à la nature des choses. Est-ce que Dieu peut cesser d’être Dieu ? Serait-Il « saint », serait-Il « lumière », s’Il avait la moindre communion avec le mal ? Non, le vrai Dieu ne peut tolérer le mal ; il faut que tout ce qui L’entoure soit pur, saint, parfait. Me direz-vous que je fais de Dieu un être dur ?
Mais je ne fais que constater un fait : savoir, la sainteté de Dieu, et notre propre souillure. Jamais Dieu et la souillure, Dieu et le mal, seront vus ensemble. Quelle profanation de l’idée de Dieu, si nous admettions qu’il puisse en être autrement ! Est-ce que cette vérité fait de Dieu un être dur ? Au contraire, elle l’honore, car je ne puis avoir ni respect, ni crainte, ni amour pour un Dieu qui tolèrerait le mal. Si votre Dieu n’a pas le péché en horreur, Il n’est pas le vrai Dieu ; c’est un Dieu imaginé par l’homme. Le vrai Dieu hait le péché, et l’horreur qu’Il a si abondamment témoignée à son égard ne fait que démontrer toujours mieux que le Dieu de l’évangile est le vrai Dieu.
Voulez-vous savoir quand cette horreur de Dieu à l’égard du péché a eu sa plus forte expression ? C’est quand Jésus, son Fils bien-aimé, s’est chargé du péché de l’humanité coupable, sur la croix : Il a été abandonné de Dieu !
Mais n’est-ce pas là aussi que Dieu a montré à quel point Il nous a aimés, nous pécheurs ? Le Dieu saint est aussi le Dieu de grâce : voilà le Dieu de l’évangile, le vrai Dieu.

D’après Paroles d’avertissement et de salut