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TROP TARD

En 1902, on vécut à Saint Pierre (autrefois ville maritime populeuse de la Martinique) durant de nombreux jours, voire même des semaines, dans l’attente d’un désastre possible. On avait entendu des bruits, présages de mauvais augures, et le volcan dominant la ville, le mont Pelé, avait craché de la fumée.
Mais les habitants s’habituèrent, et prirent la chose de façon optimiste : le vieux monstre de la montagne, disaient-ils en souriant, ne savait que grogner dans son sommeil.
Le dimanche après-midi, selon leur coutume, les jeunes gens continuèrent à gravir les pentes rapides afin d’observer le cratère de près. Peu à peu les grondements devinrent des explosions, la rivière fut envahie par un brusque torrent de lave bouillante, des accidents se produisirent le long de son cours ; cependant personne encore ne croyait à un véritable danger.
Une commission de savants se réunit pour examiner les choses sur place, et leur rapport précisa qu’il n’existait aucune raison de s’alarmer.
La veille du désastre, le gouverneur quitta Fort de France, capitale de l’île, et se rendit à Saint Pierre, espérant par ce geste calmer les esprits encore inquiets et prouver son entière confiance envers les experts.
Le lendemain matin, par une journée qui s’annonçait radieuse, assis sur sa terrasse, il prenait son petit déjeuner ; tout en sirotant son café et en mangeant des petits pains, il regardait les préparatifs qui se faisaient en vue d’une fête foraine prochaine.
Soudain, peu après huit heures, deux fortes explosions retentirent derrière les collines. Les marins, restés à bord des bateaux ancrés dans la rade, virent un panache de fumée que vomissait le cratère ; en même temps un pan de la montagne sembla se désagréger, et roula jusqu’à la mer comme une avalanche de neige.
En moins d’une minute la ville la plus populeuse et la plus commerçante de la Martinique fut entièrement détruite, et ses trente mille habitants demeurèrent sous les cendres. Il ne resta qu’un seul survivant : un prisonnier enfermé dans une cellule souterraine et qu’on découvrit trois jours plus tard.
De la même manière, les jugements de Dieu fondront un jour sur ce monde. Des avertissements se font entendre. Un peu partout se perçoivent les signes des temps, signes avant-coureurs des terribles épreuves que Dieu enverra sur les hommes qui n’auront pas écouté sa voix ; la grande foule néanmoins reste indifférente, se laissant endormir par une fausse sécurité.
« Il est l’heure de nous réveiller du sommeil » ; aujourd’hui il est encore temps pour vous qui lisez ces lignes d’accepter Jésus comme votre Sauveur, et de croire en l’œuvre qu’il a accomplie pour vous sur la croix afin que vous ayez la vie éternelle.

D’après Almanach évangélique 1962