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TROIS PRINCIPES IMPORTANTS CONCERNANT LE RASSEMBLEMENT

 

 

Ce message a comme titre : Trois principes importants concernant le rassemblement autour du Seigneur. On aurait pu dire aussi : trois principes importants en rapport avec le « terrain » (terrain : domaine où s’exerce une activité) du rassemblement. Nous désirons considérer ce sujet maintenant.

Est-ce que la vérité de l’Église peut être pratiquée dans les conditions actuelles ?
Est-ce quelque chose encore praticable aujourd’hui, et comment faut-il agir, de quelle manière le faire dans la situation présente ?

Ce sont quelques questions, et nous désirons répondre à ces questions au cours de ces méditations. J’aimerais aussi lire une strophe d’un cantique où nous chantons :

Quand c’est ton cœur, Jésus, qui nous rassemble
Autour de toi, dans ton fidèle amour,
Oh ! quel bonheur d’adorer tous ensemble,
Et d’annoncer ta mort et ton retour !

J’aimerais faire une remarque qui me semble importante. Quand nous ouvrons maintenant la Bible et quand nous considérons ce sujet, ce n’est pas avec le but de défendre une position ecclésiastique (ecclésiastique : qui concerne l’Église). J’aimerais être bien clair là-dessus.
Nous désirons défendre et montrer ce que la Parole de Dieu nous montre, avec l’aide du Seigneur bien sûr. Si nous trouvons que notre position ecclésiastique est conforme à cela, tant mieux. Mais le désir est vraiment de considérer ce que la Parole de Dieu nous dit.

Dans le premier passage, au début de Matthieu 16, le Seigneur Jésus lui-même parle pour la première fois de l’Assemblée. Maintenant j’aimerais lire le deuxième verset où nous trouvons l’Assemblée mentionnée. C’est dans Matthieu 18. Je ne lirai pas tout le paragraphe où nous trouvons le mot Assemblée déjà au v. 17. Je lis seulement le v. 20 : « là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux ».
Quel verset précieux ! Quelle promesse que celle que le Seigneur nous a donnée ! Ce verset nous amène tout de suite vers le premier principe important en rapport avec le « terrain » du rassemblement. Le centre, c’est Christ.
Nous sommes assemblés à Son nom. C’est Lui qui nous rassemble, c’est Lui qui nous attire maintenant. Nous allons vers Lui pour être en Sa présence. C’est Sa personne, Son nom, qui nous révèlent qui est le Seigneur Jésus. C’est cela qui est le centre du rassemblement.
Ainsi nous sommes assemblés. Ce qui est dit ici, c’est passif : « sont assemblés ». Cela ne souligne pas une activité de notre part, mais vraiment que le Seigneur est Celui qui nous attire. Comme nous l’avons lu dans le cantique : « c’est ton cœur, Jésus, qui nous rassemble ». C’est le Seigneur qui nous attire et ainsi nous désirons être là où Il est.
Et Il a promis Sa présence. Il a dit : « je suis là au milieu d’eux ». C’est le centre divin du rassemblement. Ce principe est le premier que j’aimerais souligner, et encore illustrer un peu. Il est si important.
Il s’agit ici d’un rassemblement autour du Seigneur, à Son nom ou comme nous le lisons dans la 1ere épître aux Corinthiens : « quand vous vous réunissez en assemblée » (11. 18). Comme croyants, nous pouvons nous retrouver sous d’autres caractères, pour une étude biblique, pour une réunion de jeunes croyants, mais ce n’est pas une réunion qui a ce caractère : « réunis en assemblée ».

Nous voulons donc d’abord considérer deux réunions qui sont une telle rencontre avec le Seigneur Jésus. Il a promis sa présence. C’est Son nom qui nous rassemble et ainsi nous sommes là réunis autour de Lui.
Ce n’est pas un autre nom autour duquel nous nous rassemblons. Là nous voyons tout de suite un problème très répandu dans la chrétienté. On donne toutes sortes de noms à l’église, autour d’une vérité, autour d’une personne, n’est-ce pas. Mais en faisant cela, on enlève quelque chose de ce qui est si important : se réunir au seul nom du Seigneur Jésus et vraiment avec ce désir d’être là où Il est, où Il a promis Sa présence, où Il aime être au milieu de nous.
Bien sûr, quand nous sommes là, cela n’est pas seulement une profession, mais dans la pratique aussi nous donnons au Seigneur Jésus la place qui Lui revient, la place au centre. C’est vers Lui que notre attention est dirigée, Celui dont nous désirons reconnaître l’autorité. Il désire diriger toutes choses quand nous sommes réunis en assemblée, Il désire diriger toutes choses par Son Esprit. Cette place si importante à donner au Seigneur Jésus, c’est donc la place au centre.
Que le Seigneur nous aide à le faire aussi dans la pratique de la vie d’assemblée, de Lui donner cette place qui Lui revient !

J’aimerais encore mentionner quelques passages où nous voyons des croyants qui ont posé cette bonne question :
Où est le Seigneur ?
Où est vraiment Celui qui a cette place centrale ?
Tout d’abord dans l’évangile selon Jean au chapitre 1er, nous avons une de ces questions. Ce n’est pas une réunion d’assemblée qui est devant nous ici, mais nous voyons plutôt le Seigneur Jésus comme le centre d’attrait. Je pensais à ces versets en Jean 1 où deux disciples entendent Jean le baptiseur qui dit : « Voilà l’agneau de Dieu ! » (v. 36). Les versets suivants nous disent : « Et les deux disciples l’entendirent parler, et ils suivirent Jésus. Et Jésus se retournant, et voyant qu’ils le suivaient, leur dit : Que cherchez vous ? Et ils lui dirent : Rabbi (ce qui, interprété, signifie maître), où demeures-tu ? Il leur dit : Venez et voyez. Ils allèrent donc, et virent où il demeurait ; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là : c’était environ la dixième heure » (v. 37 à 40).
Quelle belle question ils posent après le témoignage de Jean le baptiseur : « où demeures-tu ? » Le Seigneur les met à l’épreuve quand Il leur dit : « Que cherchez-vous ? », quelque chose ? Mais ces deux disciples ne cherchaient pas quelque chose, mais une Personne, le Seigneur lui-même. Ils voulaient être avec Lui, dans Sa présence.
Ce devrait être aussi la question que chaque croyant sincère doit se poser : « où demeures-tu ? », où est-ce que je peux Te rencontrer parce que Ta présence se trouve là. Donc cela est bien important. Nous voyons que ces disciples ont fait quelque chose qui n’était pas mauvais, de suivre Jean le baptiseur. Mais ils ont réalisé que Jean le baptiseur était tout simplement le précurseur, qui montrait le chemin vers Jésus. Et maintenant ils ont trouvé le Messie. Ils voulaient rester avec Lui. Que cela soit tout d’abord sur nos cœurs : « où demeures-tu ? », être là où Il est.

Deuxième question un peu similaire dans le Cantique des cantiques au chapitre 1 où nous lisons : « Dis-moi, toi qu’aime mon âme, où tu pais ton troupeau, où tu le fais reposer à midi ; car pourquoi serais-je comme une femme voilée auprès des troupeaux de tes compagnons ? » (v. 7) Et la réponse : « Si tu ne le sais pas, ô la plus belle parmi les femmes ! sors sur les traces du troupeau, et pais tes chevreaux près des habitations des bergers » (v. 8).
On a donc ces questions ici :
Où pais-tu ton troupeau ?
Où le fais-tu reposer à midi ?
On voit que ce n’est pas tellement la question : où sont les meilleurs pâturages ? – réflexion légitime en soi, mais non, elle aimerait savoir où le bien-aimé paît son troupeau. De nouveau la Personne du bien-aimé est devant le cœur. Elle parle de Lui comme de Celui que son âme aime, pour nous cette affection pour le Seigneur Jésus. Et dans Sa réponse, le Bien-aimé dit que pour Le trouver, il faut sortir.
C’est intéressant. Nous allons revenir là-dessus. Et il faut suivre les traces du troupeau. Il y a des traces aussi que Dieu nous a laissées dans Sa Parole et on peut suivre ces traces que nous trouvons dans la Parole de Dieu, également pour trouver le lieu où le Seigneur désire nous rassembler autour de Lui.
Dans le prophète Jérémie, au chapitre 6 verset 16, nous lisons : « Tenez-vous sur les chemins, et regardez, et enquérez-vous touchant les sentiers anciens, quelle est la bonne voie ; et marchez-y, et vous trouverez du repos pour vos âmes ». Ces chemins anciens qui nous sont tracés dans la Parole de Dieu, nous pouvons donc les suivre pour trouver ainsi le lieu où le Seigneur assemble les Siens autour de Lui. Son chemin, c’est celui que nous trouvons dans la Parole.

Troisième verset où nous avons une telle question qui commence avec ce mot « où ».
« Et le premier jour des pains sans levain, lorsqu’on sacrifiait la pâque, ses disciples lui disent : veux-tu que nous allions préparer ce qu’il faut, afin que tu manges la pâque ? Et il envoie deux de ses disciples et leur dit : Allez à la ville ; et un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre ; suivez-le. Et où qu’il entre, dites au maître de la maison : Le maître dit : Où est mon logis où je mangerai la pâque avec mes disciples ? Et lui vous montrera une grande chambre garnie, toute prête » (Marc 14. 12 à 15).
On n’a pas le temps d’entrer dans les détails de ce passage, mais il y a de nouveau la question : « Où veux-tu que nous allions préparer ».
Nous remarquons clairement que ce qui compte, c’est la volonté du Seigneur Jésus, la volonté du Maître pour préparer ainsi ce souper que le Seigneur voulait avoir avec Ses disciples. C’est la volonté du Seigneur qui compte et Il nous montre sa volonté.
Cette expression est intéressante : l’homme qui porte une cruche d’eau, l’eau qui nous parle de la Parole de Dieu. En rapport avec cet homme, nous pouvons penser à l’Esprit Saint, qui désire nous ouvrir la Parole pour nous montrer ainsi le chemin, la volonté du Seigneur Jésus, afin que nous puissions vraiment réaliser encore aujourd’hui ce rassemblement autour de Lui, où nous pouvons goûter Sa présence. Voilà, c’est Son logis.
C’est vraiment l’endroit où le Seigneur est Celui qui décide. Il est Celui qui dirige toutes choses. Que le Seigneur nous aide aussi dans la pratique à penser à cela et à nous soumettre vraiment à Son autorité au milieu de l’assemblée, afin que nous puissions goûter Sa présence. On voit tout de suite que c’est quelque chose qui a des implications pratiques.

Donc, le premier principe – on l’a vu – Christ est le centre.

Maintenant j’aimerais regarder un deuxième point, c’est-à-dire quel est le terrain, quelle est l’étendue de ce qui caractérise le terrain du rassemblement – et l’unité des croyants ou l’unité du corps de Christ.
Tout d’abord quelques remarques générales sur l’unité des croyants. Lisons quelques versets dans l’évangile selon Jean. Jean ne nous parle pas tellement de l’assemblée, il parle plutôt de la famille de Dieu. Mais il a devant lui aussi l’ensemble des rachetés du temps de la grâce.
Tout d’abord, un verset au chapitre 10 où le Seigneur Se présente comme le bon Berger. Et Il dit au v. 16 : « j’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; il faut que je les amène, elles aussi ; et elles écouteront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger ». Cela met l’accent sur ce seul troupeau, dont le Seigneur Jésus est le seul Berger. C’est quelque chose qui touche nos cœurs.
Le Seigneur Jésus parle tout d’abord des brebis qui venaient de la bergerie d’Israël. Il les a amenées dehors et Il amène maintenant d’autres brebis qui ne viennent pas de cette bergerie d’Israël. Mais tous ces croyants ensemble forment ce seul troupeau dont le Seigneur Jésus est le Berger.
Le Seigneur Jésus ne les amène pas dans une autre bergerie, non. C’est Lui-même qui est le centre d’attrait, ce seul Berger qui garde le troupeau ensemble. C’est très beau.
Cela n’enlève rien à l’importance de la muraille. Il y a des portes dans la muraille. On peut tirer beaucoup d’applications de cela, mais ici nous voyons que le Seigneur est Celui qui est vraiment le Berger et qui rassemble Son troupeau autour de Lui-même, ce troupeau formé des croyants des Juifs et des nations. Au chapitre 11 on a ces paroles de Caïphe au v. 50 qui dit qu’il « est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation entière ne périsse pas ». Et ensuite, l’évangéliste nous dit au v. 51 qu’il a dit cela parce qu’il était souverain sacrificateur. Il a prophétisé que Jésus allait mourir pour la nation, c’est-à-dire le peuple d’Israël.
Son œuvre est à la base aussi de la restauration de ce peuple d’Israël. « Et non pas seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés ». C’est une pensée similaire. Mais nous voyons tout de suite que l’évangéliste n’a pas seulement devant lui les croyants du peuple d’Israël, mais aussi les enfants de Dieu dispersés et qui sont rassemblés en un par le Seigneur Jésus Lui-même. Et cela est basé sur la mort du Seigneur Jésus.
Il a dû tout d’abord mourir sur la croix. Il s’est livré Lui-même pour l’assemblée. Et ainsi cela a été primordial afin que l’assemblée puisse être formée. Mais la mort du Seigneur Jésus, comme nous le voyons ici, est la base pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés. La famille de Dieu existe aujourd’hui.

Un dernier verset dans l’évangile selon Jean au chapitre 17, versets 20 et 21. Le Seigneur dit dans cette prière : « je ne fais pas seulement des demandes pour ceux-ci, mais aussi pour ceux qui croient en moi par leur parole ; afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi ; afin qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que toi tu m’as envoyé ».
De nouveau le Seigneur parle ici de l’unité. Il le fait trois fois dans ce chapitre. Ici nous avons cette unité des enfants de Dieu, qui n’est rien autre que l’unité de l’Église, du point de vue des personnes qui font partie de cette unité. C’est un autre aspect, bien sûr, mais cela souligne ce que le Seigneur Jésus demandait à Son Père, afin que cela soit réalisé. L’ennemi ne peut rien changer à cela.
Cette unité existe, l’unité des enfants de Dieu, de tous ceux qui sont nés de Dieu, qui ont la vie éternelle, la famille de Dieu, qui connaissent Dieu comme leur Père et connaissent le Seigneur Jésus comme leur Sauveur.
Cette unité est caractérisée par la communion avec les Personnes divines. C’est ce que nous lisons ici : « afin qu’eux aussi soient un en nous » – comme moi avec le Père à l’égard du Fils – et avoir communion avec le Fils parce que nous nous adressons à Son Père maintenant aussi comme notre Père : Abba, Père. Quelle grâce !
Donc cette unité de la famille de Dieu existe. Mais quant à l’unité de l’Assemblée, c’est un sujet que nous trouvons beaucoup plus dans les épîtres de l’apôtre Paul.
J’aimerais lire un verset en 1 Cor. 12, bien important en rapport avec ce sujet de l’unité de l’Assemblée et de l’unité du corps de Christ. « Car de même que le corps est un et qu’il a plusieurs membres, mais que tous les membres du corps, quoiqu’ils soient plusieurs, sont un seul corps, ainsi aussi est le Christ. Car aussi nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres ; et nous avons tous été abreuvés pour l’unité d’un seul Esprit » (v. 12 et 13). On voit ici que l’apôtre Paul parle du corps humain qui a plusieurs membres et qu’il compare le corps humain avec quelque chose de tout à fait nouveau qui a trouvé son existence, qui a été créé le jour de la Pentecôte, quand le Saint Esprit est venu sur la terre et quand les croyants ont été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps.
Cet organisme existe, l’assemblée, cet organisme vivant, et nous voyons qu’il est formé de tous les croyants. La Parole nous en montre différents aspects.
Parfois nous voyons les croyants depuis le jour de la Pentecôte jusqu’à l’enlèvement de l’église, parfois nous voyons les croyants qui vivent sur la terre à un certain moment, parfois nous avons plutôt l’aspect en rapport avec le rassemblement local. Mais ce qu’il est important de réaliser, c’est que le rassemblement local n’est pas un corps qui existe indépendamment du corps de Christ, mais qu’un rassemblement local est vraiment l’expression locale du corps de Christ.
Nous trouvons cela un plus loin dans ce chapitre : « vous êtes le corps de Christ » (v. 27). Il faut enlever l’article « le » parce que nous voyons ici que le rassemblement à Corinthe n’était pas le corps de Christ dans son ensemble, mais juste une expression locale qui porte ce caractère : corps de Christ. C’est quelque chose d’important à réaliser.
Donc il n’y a pas plusieurs corps dans différentes localités, pas du tout. Il y a un seul corps. Il n’y a pas plusieurs églises. Il y a une seule église formée de tous les croyants.
Chers frères et sœurs, quand nous sommes réunis autour du Seigneur Jésus et que nous sommes là pour nous souvenir de Lui, nous pouvons donner aussi expression à cette vérité qu’il y a un seul corps, quand nous voyons ce seul pain devant nous. Ce seul pain nous parle du seul corps qui est là, formé de tous les croyants.
Dans ce pain qui est devant nous, on ne voit pas seulement les croyants avec qui nous rompons le pain. Non, on voit dans ce seul pain l’ensemble des rachetés du Seigneur qui vivent sur la terre. Nous en sommes l’expression locale et nous pouvons ainsi jouir de l’unité qui existe et la proclamer à la table du Seigneur. C’est un privilège que le Seigneur Jésus nous a encore laissé.
Je passe rapidement, je n’entre pas dans d’autres détails de ce chapitre. Mais retenons cela, que l’assemblée est un organisme comme notre corps est un organisme. Et retenons aussi cela, que c’est quelque chose de grave quand nous commençons à introduire une organisation humaine, quand nous faisons quelque chose avec des membres etc. qui introduit quelque chose à côté du corps de Christ, cet organisme vivant qui est Christ.
Parfois on nous pose la question : comment puis-je devenir membre de votre rassemblement ? J’ai parfois entendu cette question sur le champ missionnaire. C’est toujours un privilège d’expliquer au croyant : Écoute, si tu es vraiment un racheté du Seigneur Jésus, tu fais déjà partie du corps de Christ. Il n’y a rien à faire de supplémentaire. Tu es déjà membre du corps de Christ. Tu n’as pas besoin de devenir membre. C’est quelque chose qui est une réalité. Bien sûr, il y a d’autres choses importantes à considérer, comme la responsabilité collective. Mais tout d’abord réaliser cela, qu’il y a un seul corps dont chaque vrai croyant fait partie.

Encore un passage en Éph. 4 : « marcher… avec toute humilité et douceur, avec longanimité, vous supportant l’un l’autre dans l’amour ; vous appliquant à garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés pour une seule espérance de votre appel » (v. 2 à 4).
Il est parlé de nouveau ici de ce seul corps : « Il y a un seul corps » (v 4). La Parole ne nous exhorte jamais à garder l’unité du corps. Nous ne pouvons pas le faire et ce n’est pas nécessaire de le faire, parce qu’elle est inaltérable. L’unité du corps de Christ ne dépend pas de nous. Combien nous sommes reconnaissants pour cela ! Autrement, que dire avec toutes les divisions qui sont là ? Non, le seul corps existe, « il y a un seul corps ».
Ce que nous sommes exhortés à faire c’est, au v. 3 : « garder l’unité de l’Esprit ». Là non plus nous ne lisons pas qu’il soit nécessaire de la créer. Elle a été créée le jour de la Pentecôte quand l’Esprit Saint est venu sur la terre. Les croyants ont été baptisés en un corps.
Maintenant il faut la garder cette unité de l’Esprit. Elle est fragile. Pourquoi ? Parce que nous avons encore la chair. C’est aussi une vérité de la Parole. Parce que nous avons encore la chair, il peut aussi vite arriver que nous agissions d’une manière charnelle, et quand nous le faisons il y a toujours un danger. C’est pourquoi il faut s’appliquer, comme nous le lisons ici, à garder l’unité de l’Esprit. Ce qui est de la chair doit être mis de côté.
Les Corinthiens, pour donner un exemple, étaient charnels. L’apôtre va le leur dire. Qu’est-ce qu’ils faisaient ? Ils disaient : Moi  je suis de Paul, je suis d’Apollos. Ils suivaient les hommes. C’était charnel. Cela était un danger à Corinthe. Ils étaient en danger de ne pas garder l’unité de l’Esprit. L’apôtre les a corrigés afin qu’ils rejettent ces raisonnements charnels ou mondains – parce que dans le monde un tel raisonnement est tout à fait normal.
Il fallait rejeter tous ces raisonnements pour vraiment s’appliquer à garder l’unité de l’Esprit, l’unité formée par le Saint Esprit. Donc nous allons voir les intentions du Saint Esprit. Comment agit-Il ? La chair est mise de côté, le Seigneur est glorifié. Il doit vraiment avoir la place primordiale, la première place au milieu de Son Assemblée.
Il y a bien des tendances qui sont là. Il faut être vigilant.
Une tendance mentionnée à Corinthe était le sectarisme : former des sectes.
Un autre danger, c’est aussi le laxisme, c’est-à-dire qu’on tolère effectivement aussi ce qui est de la chair.
Un autre danger encore, ce sont les prétentions ecclésiastiques.
Un autre danger complémentaire, c’est l’indépendance ecclésiastique.
Tout cela n’est pas selon la Parole de Dieu, selon les pensées du Seigneur. On a des dangers des deux côtés. Il faut rester sur le bon chemin. Que le Seigneur nous aide à le faire !

Je résume brièvement ce deuxième point : c’est l’étendue du terrain du rassemblement, l’Église composée de tous les croyants. Ils forment ensemble un seul corps. C’est une vérité précieuse. Nous désirons la maintenir et refuser tout ce qui met en question cette vérité précieuse. Tout ce que l’homme a introduit est un obstacle pour garder l’unité de l’Esprit que nous avons lue dans ce verset.

Maintenant, le troisième principe important, c’est la condition nécessaire, c’est la séparation du mal. Et la Parole nous montre cela très clairement. On l’a déjà touché un peu avec le verset d’Éphésiens 4, mais il faut ajouter encore quelques pensées, parce que nous voyons que la Parole parle toujours de nouveau de l’importance de se séparer de ce qui est contraire aux pensées du Seigneur Jésus.
Pour les Juifs, il y avait ce que Dieu avait introduit dans le temps de l’Ancien Testament, ils avaient le temple à Jérusalem. Mais quand l’écrivain de l’épître aux Hébreux a écrit à ces croyants hébreux et juifs qui avaient été en Israël, en ce temps-là, quand l’Église était déjà là, on voit qu’il y avait toujours toujours cet attachement au culte juif.
L’apôtre leur montre tout d’abord la grandeur du Seigneur Jésus et de Son œuvre, pour les aider à se détacher de ce système juif, et tout à la fin, au chapitre 13. 13 il leur dit : « Ainsi donc, sortons vers lui hors du camp, portant son opprobre ».
L’écrivain doit dire que ce qui se réalisait encore à Jérusalem avait le caractère d’un camp où, ni le Seigneur, ni Dieu, n’avaient une place. Le Seigneur a souffert hors du camp. Il fallait sortir vers lui tout d’abord si on abandonnait le camp juif, il faut bien le réaliser. Nous pouvons en faire une application aussi à ce que nous voyons dans la chrétienté aujourd’hui, parce qu’elle a aussi ce caractère d’un camp où il y a toute sorte de traditions, d’organisations que l’homme a introduites, et la Parole nous dit : « sortons vers lui hors du camp ».

Deuxième passage que j’aimerais lire et ce sera le dernier que nous désirons considérer.
« Toutefois le solide fondement de Dieu demeure, ayant ce sceau : Le Seigneur connaît ceux qui sont siens, et : Qu’il se retire de l’iniquité, quiconque prononce le nom du Seigneur. Or, dans une grande maison, il n’y a pas seulement des vases d’or et d’argent, mais aussi de bois et de terre ; et les uns à honneur, les autres à déshonneur. Si donc quelqu’un se purifie de ceux-ci, il sera un vase à honneur, sanctifié, utile au maître, préparé pour toute bonne œuvre. Mais fuis les convoitises de la jeunesse, et poursuis la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur » (2 Tim. 2. 19 à 22).
C’est un passage bien important, que l’apôtre Paul a écrit à son enfant dans la foi, Timothée, dans un temps de déclin, quand tous ceux en Asie s’étaient détournés de lui. Il y a ceux qui avaient introduit déjà des fausses doctrines, comme si la résurrection avait déjà eu lieu, le v. 18 le mentionne, et deux personnes sont citées, Hyménée et Philète, qui avaient introduit de telles choses dans la chrétienté.
Donc nous lisons cette exhortation plusieurs fois dans ces versets, qu’il faut se séparer de ces personnes. Voyons les verbes qui sont employés par l’apôtre au v. 16 : « évite les discours vains et profanes », v. 19 : il faut se retirer de l’iniquité, v. 20 : se purifier de ceux-ci, des vases à déshonneur, v. 22 : fuir les convoitises de la jeunesse, v. 23 : « évite les questions folles et insensées », ch. 3. 5 : se détourner de ceux-ci. Six verbes différents sont employés pour souligner l’importance de la séparation.
Il dit tout d’abord au v. 19 : « le solide fondement de Dieu demeure » : il est immuable. Il a une base solide. Qu’ajoute-t-il ? – Ce fondement est comparé à un sceau qui a deux faces.
Le premier côté, la première face nous dit : « Le Seigneur connaît ceux qui sont siens ». C’est quelque chose de merveilleux. Nous, nous ne le savons pas toujours. Non, nous rencontrons une personne, ce peut être un croyant. « Le Seigneur connaît ceux qui sont siens ». C’est le côté de Dieu.
Ensuite, notre responsabilité, c’est la deuxième face de ce sceau : « Qu’il se retire de l’iniquité, quiconque prononce le nom du Seigneur ». Il est important de se retirer de l’iniquité, de ce qui n’est pas en accord avec les relations dans lesquelles Dieu nous a placés, ce qui n’est pas en accord avec la Parole de Dieu.
On voit qu’il faut se retirer de cela. Cela a été un verset décisif pour bien des croyants au 19e siècle, et certainement aussi déjà avant. Agir comme ce verset le dit, se retirer de l’iniquité, c’est très général. On voit qu’un cœur pieux a ce désir de plaire au Seigneur Jésus, et ainsi de mettre de côté ce qui n’est pas en accord avec la Parole de Dieu.
Ensuite nous voyons que le v. 20 fait une comparaison. Il est parlé ici d’une grande maison. Ce n’est pas que la maison de Dieu soit devenue une grande maison, ce n’est pas juste. La maison de Dieu est la maison de Dieu. Elle est toujours aussi aujourd’hui, comme nous le lisons au chapitre 3 de la 1ere épître au v. 15 « la colonne et le soutien de la vérité ». C’est la maison de Dieu, c’est le côté de Dieu.
Mais ce que nous lisons ici, c’est comment la chrétienté se présente aujourd’hui. Elle est comparée à une grande maison, une maison où il y a toutes sortes de vases et nous voyons aussi, avec les vases comme avec le sceau qui est mentionné au v. 19, que des distinctions sont faites en rapport avec la matière utilisée pour le vase. Il y a des vases d’or et d’argent d’une part, et aussi des vases de bois et de terre.
Dans une maison on trouve ces différents vases, distingués par la matière utilisée. Nous comprenons bien que l’apôtre fait allusion au fait que le Seigneur connaît ceux qui sont Siens, Il sait qui est un vase d’or, d’argent et Il sait qui est un vase de bois ou de terre, qui a seulement une profession, qui est là dans la maison, mais qui n’a pas la vie, qui n’est pas un vrai croyant.
Et ensuite, il y a une deuxième distinction en rapport avec l’utilisation du vase. Nous lisons qu’il y a donc des vases à honneur et des vases à déshonneur. Il semble que, dans le contexte, notamment les versets précédents, il y a un exemple clair des vases à déshonneur comme Hyménée et Philète qui introduisaient des fausses doctrines. Nous lisons par la suite qu’il faut se purifier, se séparer de ces vases à déshonneur.
La question n’est pas de savoir si cette personne est une croyante ou pas, non. La question est : est-ce que moi je suis prêt à me séparer des vases à déshonneur ? Ainsi je peux être un vase à honneur. C’est cela qui est important. Dans cette illustration que l’apôtre emploie dans une maison, il y a toutes sortes de vases. J’ai par exemple ici un vase de verre et je l’utilise pour boire. J’utilise bien sûr pour boire un vase qui est bien purifié. Je ne bois pas dans un vase sale. On comprend bien cela.
D’autre part, dans chaque maison, il y a des vases à déshonneur. Leur utilisation n’est pas pour l’honneur. Par exemple ici j’ai ma poubelle. C’est un vase à déshonneur dans ma maison, vous comprenez bien. Je l’utilise pour jeter des choses.
Donc la Parole nous dit qu’il y a des vases avec des utilisations différentes, et ce qui est important, c’est de se purifier des vases à déshonneur. Je ne vais pas utiliser dans un but honorable un vase qui n’est pas pur, pas purifié.
Donc c’est quelque chose de très simple mais important pour comprendre bien ce principe de la séparation qui est nécessaire, séparation ainsi des personnes, notamment de celles qui apportaient de fausses doctrines, mais plus généralement, au v. 19, se retirer de l’iniquité. Cela vraiment veut nous dire tout ce qui est contraire à la Parole de Dieu. Il y déjà de l’iniquité et il faut se retirer de cela pour être un vase à honneur, utile au maître.
Le v. 22 parle encore des convoitises de la jeunesse et de ce qu’il faut poursuivre, mais à la fin on a cette pensée qui est précieuse, qu’on n’est pas appelé à s’isoler maintenant. Cette pensée pourrait paraître bonne si on avait seulement le v. 21 : purifier, c’est s’isoler ? Non, ce n’est pas le but de Dieu. Dieu désire que nous goûtions la communion avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur, qui ont cette droiture devant le Seigneur, qui l’invoquent d’un cœur pur. Avec eux nous pouvons goûter la communion et cela encore aujourd’hui.

Pour résumer, nous avons vu ces trois principes fondamentaux en rapport avec le rassemblement autour du Seigneur, dans leur réalisation pratique aujourd’hui.
Christ est le centre. Nous nous rassemblons à Son nom autour de Lui et nous nous demandons : où est le Seigneur, où Ses droits sont-ils reconnus au milieu de Son Assemblée ?
On a vu donc l’étendue du terrain du rassemblement. Il y a un seul corps qui existe, et c’est précieux. C’est une vérité à maintenir et ceux qui la remettent en question sont à mettre de côté.
Et troisièmement, la condition nécessaire, c’est la séparation du mal. Si nous gardons cela vraiment dans nos cœurs et mettons cela en pratique, nous pouvons encore goûter aujourd’hui ce privilège du Seigneur qui est au milieu de Son Assemblée.
C’est un privilège que le Seigneur nous accorde si nous pouvons être là et goûter Sa présence jusqu’à ce qu’Il vienne. Que le Seigneur parle à nos cœurs, que le Seigneur nous aide à vraiment chercher à Lui plaire à tous égards et qu’Il nous donne des cœurs qui soient vraiment obéissants envers Lui, et à sa Parole. Je pensais à ce verset du cantique 62 où l’auteur parle tout d’abord de ce que Dieu a fait en donnant son Fils, en nous donnant la vie éternelle.

Pour un si grand amour, que te rendre, ô bon Père ?
Ah ! donne-nous des cœurs obéissants.

Que le Seigneur nous donne cela, des cœurs obéissants, qui désirent vraiment suivre la Parole de Dieu et la mettre en pratique.

D’après Message donné sur : https://edification.bible/
Juin 2020