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TRADUCTIONS DE FEUILLETS (24)

 

 

Du cœur on croit pour la justice, et de la bouche on en fait la déclaration pour le salut. Rom. 10. 10.

LE BONHEUR DE LA COMMUNION DANS LA FOI

C’était au rayon des livres. La dame, qui venait d’acheter le calendrier avec versets bibliques pour l’année suivante, m’était connue. Elle se procurait le calendrier chaque année.
Elle était rayonnante et désirait visiblement me raconter quelque chose. Elle lisait bien le calendrier depuis plusieurs années. Et chez elle, elle l’avait toujours caché dans le casier sous le banc de la cuisine. Il ne fallait pas que son mari sache qu’elle lisait un calendrier chrétien. Il la mettrait à la porte s’il l’apprenait – c’est ce qu’elle pensait. Et l’année passée elle avait été convertie et avait reçu Jésus Christ comme son Sauveur et Seigneur. Elle désirait bien le dire à son mari, mais elle ne savait pas comment le faire.
Quelques semaines plus tard, elle était au banc d’angle de la cuisine comme à l’ordinaire, pour chercher son calendrier et le lire. Et son mari était à l’autre bout du banc, et avait aussi un calendrier dans les mains – qu’il voulait lire, mais il n’osait pas le dire à sa femme, car elle le mettrait sûrement à la porte.
Dans son récit, on ressentait sa joie de ce que Dieu leur avait fait voir clairement, à son mari et à elle, que le jeu de cachotterie était passé – qu’ils devaient confesser leur foi l’un à l’autre.
Il en est bien ainsi : « Du cœur on croit pour la justice ». Il n’y a souvent personne présent à ce moment-là, parce que c’est une chose personnelle entre le croyant et Dieu. Par la foi en Christ et en Son œuvre expiatoire, nous sommes justifiés devant Dieu (Rom. 3. 21 à 26).
Mais « de la bouche on le déclare pour le salut ». Quand il y a une foi réelle dans le Seigneur Jésus, elle se manifestera – pour le salut et la bénédiction du croyant lui-même et de ceux qui l’entourent.

D’après Die gute Saat Novembre 2020

 

 

Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi. Ps. 119. 18.

CONSEILS POUR LIRE LA BIBLE

– Commencez par prier. Demandez à Dieu de vous faire comprendre Sa Parole.
– La Bible entière est la Parole de Dieu, mais il y a des livres qui sont plus simples, et d’autres plus compliqués. Commencez par le Nouveau Testament ; nous trouvons là les bases de la foi chrétienne. Lisez d’abord les Évangiles, puis les Actes des apôtres, les épîtres, et l’Apocalypse. Dans l’Ancien Testament, nous trouvons avant tout la manière dont Dieu a conduit le peuple d’Israël. Là aussi il y a beaucoup de choses pour exhorter et encourager les croyants aujourd’hui.
– Lisez en suivant et pas au hasard. Vous pourrez ainsi mieux comprendre les passages dans leur contexte.
– Lisez de manière régulière. La Parole de Dieu est la nourriture spirituelle qui nous est donnée chaque jour. Ne vous arrêtez pas trop longtemps sur un passage qui vous paraît difficile, mais continuez à lire. Plus vous lirez la Bible, mieux vous la comprendrez.
– Recherchez dans la Bible Jésus Christ, le Sauveur. Il nous est présenté de nombreuses manières, afin que nous Le connaissions toujours mieux et que nous puissions nous réjouir en Lui.
– Remerciez Dieu pour ce qu’Il vous a montré dans la Bible.
Pour les cœurs fermés, la Bible est un livre fermé. Mais pour celui qui cherche la vérité, il y trouvera la découverte de sa vie.

D’après Die gute Saat Novembre 2020

 

 

Il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités. És. 53. 5.

LE DROIT DE DIEU

L’homme élégant qui est assis devant le pasteur Wilhelm Busch (1897-1966), parle toujours plus fort :
– Oui, je suis chrétien. Et naturellement, on a besoin de religion, et c’est pourquoi j’ai envoyé aussi mon fils à l’enseignement pour la confirmation. Maintenant il revient à la maison et il parle de péché, de culpabilité, et de Golgotha. Est-ce que l’Église n’est pas allée assez loin, pour donner maintenant plus de conseils pratiques de vie ? Et le péché – quel vieux mot ! Quand, autrefois, à la guerre, quelqu’un faisait une bêtise, on lui passait un savon, et l’affaire était terminée. Dieu ne ferait-Il pas de même ?
Wilhelm Busch demanda aimablement : – Vous avez donc été officier pendant la guerre ? Et alors vous avez renvoyé tous les gens, quels qu’ils soient, qui avaient fait une bêtise, simplement avec une remontrance ? – Non, non, répondit l’homme, quand quelqu’un avait enfreint la loi, il était naturellement condamné. Il y a un droit, et celui qui l’enfreint est condamné.
Wilhelm Busch répondit alors avec énergie ; – Il y a un droit – c’est justement pour cela ! Aussi celui qui enfreint le droit de Dieu est condamné ! Car Dieu est juste. Cependant, à la croix du Calvaire il y en a Un qui S’est avancé pour me remplacer et qui a détourné le jugement – Jésus Christ ! Aussi, ou bien vous reconnaissez le jugement de Dieu et vous vous tournez vers Celui qui a pris votre place – ou bien vous allez au-devant du jugement de Dieu.
Aujourd’hui aussi, beaucoup d’hommes ne veulent pas passer par l’œuvre expiatoire de Jésus sur la croix, parce qu’ils ne comprennent pas que Dieu est juste – qu’ils sont coupables devant Lui – et que Jésus Christ « a été blessé pour nos transgressions » à la croix.

D’après Die gute Saat Novembre 2020

 

 

Quand un homme s’enrichit, quand la gloire de sa maison s’accroît… lorsqu’il mourra, il n’emportera rien ; sa gloire ne descendra pas après lui. Ps. 49. 16 et 17.

JE DOIS LAISSER TOUT CELA !

Jules Mazarin (1602- 1661), le cardinal et diplomate, avait été pendant longtemps le ministre qui régissait la France. Par les revenus de nombreux postes, il avait acquis une grande fortune. Il se fit construire un palais à Paris, avec une vaste bibliothèque et beaucoup de tableaux de prix.
Peu avant sa mort, le comte de Brienne fut témoin du fait que Mazarin se traîna encore une fois dans sa galerie de tableaux, et qu’il ne cessait de murmurer : – Je dois abandonner tout cela ! Il était déjà très faible et s’arrêtait après chaque pas. Et il répétait : – Et encore cela ! Quelle peine cela m’a coûté pour l’obtenir ! Comment pourrais-je les laisser sans regrets ! Là où je vais, je ne les verrai plus.
Que ce soit la richesse, ou le renom et la puissance – tout ce qui appartient à cette terre, nous aussi devrons le laisser. C’est pourquoi Jésus Christ nous avertit de manière si urgente : « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la mite et la rouille détruisent, et où les voleurs font effraction et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où ni la mite ni la rouille ne détruisent, et où les voleurs ne font pas effraction ni ne dérobent ; car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur » (Mat. 6. 19 à 21).

La question décisive, c’est : A quoi s’attache notre cœur ? Qu’avons-nous choisi comme contenu et comme but de notre vie ? Mon cœur est-il attaché à Christ, qui a donné Sa vie pour moi ? Il est alors Lui-même mon trésor, comme tout ce qui Le concerne. Ce trésor dans le ciel est assuré pour toujours

D’après Die gute Saat Novembre 2020

 

 

La foi vient de ce qu’on entend – et ce qu’on entend par la parole de Dieu. Rom. 10. 17.

LA FOI CHRÉTIENNE : NON PAS DES SENTIMENTS, MAIS DES FAITS

Beaucoup de personnes considèrent les notions telles que la culpabilité, le repentir, le pardon, et la foi, comme une question de sentiments. La culpabilité signifie pour eux : se sentir coupable. Mais en réalité la culpabilité est un fait objectif. Ce qui nous rend coupables devant Dieu, c’est le fait indiscutable que nous avons péché contre Lui et que nous avons négligé Ses commandements. Lorsque nous enfreignons les lois de notre pays, c’est exactement la même chose. C’est le fait objectif qui nous rend coupables – non pas ce que nous ressentons à son égard.
La repentance n’est pas non plus un sentiment. C’est la réponse consciente à ce que Dieu découvre dans notre vie. La repentance ne signifie pas simplement que nous voyions les conséquences de nos actions de péché et que nous les regrettions. Se repentir signifie reconnaître le mal et le juger, puis revenir véritablement à Dieu. C’est quelque chose de tout autre que d’éprouver un sentiment passager causé par une influence extérieure. L’Évangile ne s’adresse pas aux sentiments, mais à la conscience, et il nous appelle à croire à la Parole de Dieu.
De même, l’assurance du pardon n’est pas un simple sentiment. Si nous confessons nos péchés, Dieu est « fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés » (1 Jean 1. 9). Dieu l’a promis. Et celui qui reconnaît honnêtement ses péchés devant Lui, peut et doit croire que Christ est mort sur la croix aussi pour lui, et que Dieu, en conséquence, l’a pardonné.
De plus, la foi se repose sur la Parole de Dieu et non pas sur nos sentiments. Nous devons recevoir le pardon parce que Dieu nous l’a promis, non pas parce que nous le ressentons. C’est seulement ensuite que la foi vivante en Christ, en Dieu et en Sa Parole, suscite des sentiments de joie et de paix.
« Tout cela, je vous l’ai écrit afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13).

D’après Die gute Saat Novembre 2020

 

 

Levez vos yeux en haut, et voyez ! Qui a créé ces choses, faisant sortir par nombre leur armée ? Il les appelle toutes par nom. És. 40. 26.
Après avoir autrefois, à bien des reprises et de bien des manières, parlé aux pères par les prophètes, à la fin de ces jours-là, Dieu nous a parlé dans le Fils, qu’il a établi héritier de tout, par qui aussi il a fait les mondes. Héb. 1. 1 et 2.

LA SOLUTION : DIEU

Fabien regarde, sur la couverture d’un livre d’école, la photo de la statue en bronze de Rodin (1840-1917), le penseur. Un homme musclé est assis sur un bloc de pierre, la tête appuyée sur sa main et le regard dirigé vers le sol.
Je demande à Fabien : – Que penses-tu de cette sculpture ? – Très impressionnant, reconnaît-il. – On pourrait penser qu’il a du souci. – Exactement ! On aurait presque envie de l’appeler : – Redresse-toi ! Ne cherche pas la solution en toi-même ou sur la terre – Lève la tête et regarde en-haut.
Les grands penseurs, sur la base de leurs connaissances et de leurs expériences, ont mis par écrit leurs réflexions sur Dieu et sur le monde – dans lesquelles, aujourd’hui, du reste, Dieu est toujours plus exclu. Ils ont essayé d’obtenir une vue d’ensemble, mais un résultat satisfaisant et définitif n’est pas en vue.
Pourquoi cela ? – Parce que « L’Éternel est Dieu. C’est lui qui nous a faits, et ce n’est pas nous » (Ps. 100. 3). C’est pourquoi nous ne pouvons avoir une vue d’ensemble du monde et de la vie que selon la perspective de Dieu. Sans Dieu, toute question concernant l’origine de la vie n’est qu’un tâtonnement sans espoir (cf. Act. 17. 27).
Mais Dieu Lui-même est venu à nous dans la Personne de Son Fils. Jésus Christ a montré qui est Dieu et ce qu’est l’homme. Par Christ, Dieu nous offre la vie dans sa plénitude, la vie éternelle. Et c’est pourquoi Il nous appelle à regarder – à fixer les yeux sur Jésus, le Sauveur et le Seigneur (Jean 3. 16 ; Jean 10. 10 ; Héb. 12. 2).

D’après Die gute Saat Novembre 2020

 

 

De ceux que tu m’as donnés, je n’en ai perdu aucun. Jean 18. 9.

PEUT-ON PERDRE SON SALUT ?

Celui qui a cru pour lui-même, par la foi, à l’œuvre expiatoire du Seigneur Jésus, a reçu le pardon de ses péchés et ne vient pas en jugement. C’est un grand privilège ! Mais ne peut-on pas, peut-être, perdre ce salut ?
– Jésus Christ, le bon Berger a dit : « Mes brebis écoutent ma voix » (Jean 10. 27 à 29).
Qui pourrait nous arracher de la main puissante de Jésus ? Il a vaincu le diable et lui a ôté son pouvoir. Et dans la prière que Jésus a adressée à Son Père avant de souffrir sur la croix, Il a employé plusieurs fois l’expression « ceux que tu m’as donnés » (Jean 17). Pourrait-on donc retirer à Christ quelque chose que Dieu, Son Père, Lui a donné ? – Impossible !
Mais alors, quelqu’un qui a trouvé la foi en Christ pourrait-il vivre dans le péché, sous prétexte qu’il ne peut plus rien lui arriver ? – Non, absolument pas ! Dans le cas où quelqu’un parlerait ainsi, cela montrerait seulement qu’il n’appartient pas à ceux que Dieu a donnés à Son Fils. Au sujet de Ses brebis, Jésus dit qu’elles « écoutent sa voix », et aussi qu’elles « le suivent ». Il est clair alors qu’elles lui appartiennent véritablement. Et Christ les garde, de sorte que personne ne peut toucher à elles ni à leur salut éternel.

D’après Die gute Saat Décembre 2020

 

 

Voici, n’est-ce pas de par l’Éternel des armées que les peuples travaillent pour le feu, et que les peuplades se lassent pour néant ? Hab. 2. 13.

TOUT PASSE SUR LA TERRE. SEUL DIEU DEMEURE.

De 1907 à 1909, un magnifique théâtre avait été, à grands frais, construit à Kassel. Quelques années plus tard seulement, il fut la proie d’un incendie, avec toute la vieille ville. De tels faits se sont toujours passés au cours des siècles. Au 6ème siècle avant Jésus-Christ, le nouveau roi de Babylone, Nebucadnetsar, se tenait sur le toit de son palais, regardait autour de lui, et disait fièrement : – « N’est-ce pas ici Babylone la grande, que j’ai bâtie pour être la maison de mon royaume, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence ? » (Dan. 4. 27).
De son magnifique palais, il ne reste que des ruines. Au travers des guerres, des tremblements de terre et des accidents, les plus grandes et les plus belles constructions du monde disparaissent. Construites péniblement, et puis, en quelques heures, réduites en cendres – n’est-ce pas frustrant ?
Le prophète Habakuk pose la question : – Dieu n’est-Il pour rien dans de tels malheurs ? Et il répond affirmativement. A première vue, il semble qu’un malheur ou une catastrophe naturelle se produit plus ou moins par hasard et n’ait pas d’autre sens.
Mais cela plaît-il à Dieu, que nous nous donnions de la peine en vain ? Cela Lui plaît-Il que nous souffrions ? Cela Lui plaît-Il que beaucoup d’hommes meurent d’accidents ? – Non, Dieu ne veut absolument pas nous faire souffrir et nous épuiser pour rien. Il a un tout autre but en vue : « Est-ce que je prends plaisir à la mort du méchant ? dit le Seigneur, l’Éternel ; n’est-ce pas plutôt à ce qu’il se détourne de ses voies, et qu’il vive ? » (Éz. 18. 23).
Dieu désire nous réveiller. Si nous ne sommes pas encore prêts à nous tourner vers Lui et à accepter Sa grâce, Il nous met parfois dans des situations difficiles. Nous devrions reconnaître que nous ne pouvons pas rester debout sans Lui, et que nous devons nous tourner vers Lui.
« Hors moi, il n’y a pas de Dieu – de Dieu juste et Sauveur… Tournez-vous vers moi et soyez sauvés » (És. 45. 22).

D’après Die gute Saat Décembre 2020

 

 

C’est pourquoi, ainsi dit l’Éternel, le Dieu des armées, le Seigneur… Je hais, je méprise vos fêtes, et je ne flairerai pas de bonne odeur dans vos assemblées solennelles… Ôte de devant moi le bruit de tes cantiques ; et la musique de tes luths, je ne l’écouterai pas. Amos 5. 16. 21, 23.

LE VRAI CHRISTIANISME

Ce sont des paroles surprenantes et frappantes que Dieu, ici, adresse à Son peuple par le prophète Amos ! Dieu ne peut pas Se réjouir quand Son peuple festoie, extérieurement en Son honneur, mais que leur cœur est très éloigné de Lui. On voit bien des exemples actuels de ce problème.
Au cours d’une conversation avec un jeune homme, je lui demande : – Êtes-vous chrétien ? – Oui, mais pas un chrétien sous-marin. – C’est-à-dire… ? – Eh bien, un chrétien qui fait surface seulement de temps à autre, comme à Noël, à Pâques, à la Pentecôte. Je veux vivre ma foi chrétienne chaque jour.
Comme ce jeune homme a raison ! Il y a bien toute une flotte de chrétiens sous-marins. Lorsque je posai la même question à une dame, elle répondit : – Oui, mais seulement sur le papier. C’était honnête. L’attestation de baptême n’est effectivement pas un billet d’entrée pour le ciel, et ne peut empêcher personne d’aller en enfer. Seule la foi véritable, du cœur, au Seigneur Jésus, donne le salut. Celui qui sait que ses péchés sont pardonnés par Christ, qui peut Le remercier pour cela, et qui L’aime, est un chrétien véritable.
Pendant la période des fêtes de fin d’année, j’offre des traités à la gare, qui expliquent le sens véritable du message de Noël. Mais il y a peu d’intérêt. Quelqu’un qui observait cela, m’a dit : – Ils fêtent tous Sa naissance, mais personne ne veut de Lui. Comme c’est bien vrai ! Quelle absurdité, de mettre une crèche devant la fenêtre ou sous le sapin de Noël, et d’être pourtant, dans son cœur, infiniment loin de Lui ! C’est pourquoi l’appel pressant de Dieu par le prophète est valable aussi pour notre temps : « Cherchez-moi, et vous vivrez » (Amos 5. 4).

D’après Die gute Saat Décembre 2020

 

 

Éternel, sois-moi en aide. Ps. 30. 10.

RÉCIT D’UN JEUNE CHRÉTIEN

Dans une auberge de jeunesse j’ai rencontré Félix. Il avait bien envie de savoir ce que je pensais des chrétiens et du christianisme. Plus tard, quand le responsable répartit les places pour la nuit, il se trouva que nous étions dans le même coin, lui dans la couchette supérieure, moi, dans l’inférieure. Était-ce le hasard ?
Puis, quand tous dormaient, Félix a murmuré : – Tu es là ? – Oui ? – Toi, est-ce que tu crois vraiment qu’il y a un Dieu ? Crois-tu vraiment que Jésus peut aider quelqu’un ? Crois-tu vraiment qu’on ne peut pas avoir la vie sans Lui ?
– Oui, Félix, je crois cela. J’étais maintenant tout à fait réveillé. Cela me faisait penser à la nuit où Nicodème, le pharisien, était venu vers Jésus (Jean 3). Je lui racontai ce récit. – Moi, je ne le peux pas. J’ai dit à tellement de jeunes gens qu’il n’y avait pas de Dieu, et qu’un gars qui se respecte doit se débarrasser de tout cela. Non, je ne peux pas.
Je lui ai alors répété le verset de l’amour de Dieu : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16). Alors, doucement, de sa couchette il murmura : – Oui, si je pouvais. Et il m’a raconté alors l’histoire impressionnante de sa vie.
Le matin suivant, avant que nous partions, il m’a dit : – Est-ce qu’il fallait que nous nous rencontrions ? J’étais déjà ici la nuit d’avant. Mais quand je suis sorti, il pleuvait tellement que j’ai fait demi-tour. Est-ce que nous devions nous rencontrer ?
Moi aussi j’avais maugréé à cause de la pluie, parce que je ne pouvais pas atteindre mon but prévu. Maintenant je savais pourquoi cela devait se passer ainsi. – Oui, Félix, lui ai-je répondu. Nous devions nous rencontrer ! Maintenant, n’oublie pas de mettre ta vie en ordre avec le Seigneur !

D’après Die gute Saat Décembre 2020

 

 

Tournez-vous vers moi, et soyez sauvés, vous, tous les bouts de la terre ; car moi, je suis Dieu, et il n’y en a pas d’autre. És. 45. 22.
La joie de l’Éternel est votre force. Néh. 8. 10.
Tous ceux qui se confient en toi se réjouiront, ils chanteront de joie à toujours, et tu les protégeras. Ps. 5. 11.

L’ÉVANGILE DANS LA FORÊT VIERGE

Alain est professeur d’université, et Jean, missionnaire. Ils sont voisins, et habitent dans une ville de Colombie. Alain s’énerve à l’égard des missionnaires dans le pays : – Ils feraient mieux d’arrêter de vouloir changer la culture des Colombiens. Cependant il aimerait bien, une fois, accompagner Jean quand il visite des chrétiens dans la forêt vierge. Mais ce qui le motive, ce serait de découvrir la forêt vierge. Jean fait bien remarquer à son voisin que cela représente des heures de marche, et pas toujours sans danger, avant d’atteindre leur but.
– Et le soir, tu partageras une étude biblique, prévient Jean. – Pas de problème, répond Alain ironiquement. Je me fermerai les oreilles pour ne rien entendre. Jean réfléchit à cela, et prie. Puis il se décide à prendre son voisin avec lui.
Le jour du voyage, après une course épuisante, les hommes atteignent une hutte au milieu de la jungle. Alain est stupéfait : bien que les habitants soient très pauvres, ils travaillent joyeusement et sont satisfaits. Ils accueillent très cordialement Alain et Jean, et partagent avec eux leur repas très simple.
Le soir, des voisins se joignent à eux. La réunion commence par des cantiques. Ensuite on échange des pensées sur la Bible, à la lumière d’une bougie bricolée maison : une mèche trempant dans un récipient d’huile. Pour que Jean puisse lire dans la Bible, Alain doit, d’une main, tenir la bougie, de l’autre, éloigner un nuage d’insectes qui sont attirés par la lumière. Il ne peut donc absolument pas se boucher les oreilles !
Ensuite, c’est le moment, pour les visiteurs, de chercher du repos sur une couche très simple. Le lendemain matin, la marche épuisante doit continuer.
– Je ne peux pas comprendre pourquoi ces pauvres habitants de la forêt vierge sont si heureux, remarque Alain à haute voix.
Jean lui répond : – C’est parce qu’ils connaissent Jésus Christ comme leur Sauveur. Ils savent que Dieu leur a pardonné leurs péchés et leur a fait don de la vie éternelle. Il s’ensuit un long échange de pensées entre eux deux. Alain apprend, un pas après l’autre, ce qu’est le bonheur d’avoir Jésus Christ pour son Sauveur, de posséder le pardon de ses péchés, et d’avoir devant soi une joie éternelle au ciel. Un adversaire de la mission devient alors un prédicateur de l’Évangile convaincu.
Pourquoi les chrétiens ont-ils le désir de répandre le message de l’Évangile ?
– Ils désirent obéir à l’injonction de leur Seigneur, qui a dit : « Allez dans le monde entier, et prêchez l’évangile à toute la création » (Marc 16. 15).
– Ils sont persuadés qu’il n’existe pas d’autre moyen de venir à Dieu que par la foi personnelle en Jésus Christ : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a pas non plus sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés » (Actes 4. 11 et 12).
– Ils se réjouissent de ce que le Dieu vivant les aime, et ils désirent que d’autres partagent cette joie.

D’après Die gute Saat Décembre 2020

 

 

Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu… En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes… Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous. Jean 1. 1 et 2, 4, 14.

AU COMMENCEMENT

Cette affirmation est bien l’une des plus importantes et des plus profondes de sens de toute la Bible.
On comprend donc que les personnes qui réfléchissent en aient discuté. Mais en ont-ils toujours compris le sens véritable ?
– Au commencement était la pensée, c’est ce que quelqu’un lit dans une pièce de théâtre pour, ensuite, annuler cela lui-même, en déchirant le livre où il avait lu cette phrase.
L’un des grands de ce monde a écrit : Au commencement était l’action – et pourtant il se trompe, parce que Dieu était là avant la grande œuvre de la création.
L’Écriture sainte ne dit pas du tout que Dieu est « devenu » c’est-à-dire a pris vie. Il a toujours été là, aussi loin qu’on fasse remonter le commencement. Et en même temps aussi, le Verbe – la Parole – était là, c’est-à-dire Dieu le Fils.
Dieu est éternel, inexplicable, infini. On ne peut rien Lui comparer. La matière elle-même a été une fois créée par Dieu.
Mais quelque chose de très important est alors intervenu : « la Parole devint chair ». Dieu le Fils est devenu Homme tout en restant Dieu. On a pu Le voir et même Le toucher. Jésus, le Fils de Dieu, a habité au milieu des hommes. Il n’est pas venu visiter la terre seulement en passant, mais Il a vécu environ 33 ans ici-bas sur la terre.
Cela n’est que l’un des mystères de la Bible, mais aussi le plus grand. Dieu le Fils est devenu Homme et S’est soumis de plein gré aux conditions et aux restrictions de la vie humaine sur la terre. Il est devenu Homme, car c’était seulement ainsi qu’Il pouvait accomplir Son œuvre d’amour et mourir à la place de ceux qui croiraient en Lui.
« Vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus Christ : pour vous, Lui qui était riche a vécu dans la pauvreté, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis » (2 Cor. 8. 9).

D’après Die gute Saat Décembre 2020

 

 

Et le maître des rameurs s’approcha de lui, et lui dit : Que fais-tu, dormeur ? Lève-toi, crie à ton Dieu ! Peut-être Dieu pensera-t-il à nous, et nous ne périrons pas. Jonas 1. 6.

ENDORMIS OU RÉVEILLÉS

Au cours du trafic d’un soir de congé, un rapide percuta un train omnibus à l’arrêt. Personne ne fut blessé, mais la voie fut bloquée pendant plusieurs heures.
De nombreux voyageurs locaux restèrent endormis pendant l’accident. Lorsqu’un employé réveilla l’un d’eux, sa première question fut : – Qui a éteint la lumière ? Un autre ne se réveilla que lorsqu’on voulut tracter le wagon endommagé. Un journaliste écrivit à ce sujet : C’est vraiment étonnant, comme les gens peuvent rester endormis !
Oui, beaucoup de gens sont tout éveillés pour ce qui concerne leur vie, mais dans un profond sommeil au sujet de Dieu et de l’éternité. Ils n’ont aucune idée du danger dans lequel ils sont, ils ne savent pas que le péché a des conséquences – pour eux également. Dieu leur parle par tout le bien qu’Il donne jour après jour – mais ils dorment. Il leur parle peut-être aussi par un accident, par une maladie, par la perte de leur travail, mais ils dorment et passent toute leur vie à dormir. Ils rêvent du prochain voyage, de temps meilleurs, de la retraite – mais ils ne se réveillent pas !
Il y a même des gens qui parlent tout en dormant : l’un promet qu’il va commencer une nouvelle vie et s’améliorer. Un autre affirme qu’il n’a jamais rien fait de mal, et que chez lui tout est en ordre. Un troisième dit qu’il y a plusieurs chemins de salut et qu’ils conduisent tous au but, et que ce qu’on croit n’est pas important, pourvu qu’on croie à quelque chose. Ils parlent tous en dormant, si l’on peut appliquer ainsi le passage ci-dessus.
Suis-je réveillé ? – réveillé, non pas pour les obligations de ce jour, mais pour la grande question de ma vie ? Est-ce que je peux dire avec certitude : – Oui, je crois au Seigneur Jésus, je suis un enfant de Dieu. ; et quand je mourrai, je sais que je serai avec Lui.
Ou bien se pourrait-il que, moi aussi, je doive encore répondre à l’appel de Dieu à me réveiller ?
« C’est déjà l’heure de nous réveiller du sommeil… la nuit est très avancée » (Rom. 13. 11 et 12).

D’après Die gute Saat Décembre 2020