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TOUTES SORTES DE PRIÈRES

 

Ô toi qui écoutes la prière ! tout homme viendra à toi. Ps. 65. 2.
Tout homme pieux te priera au temps où l’on te trouve. Ps. 32. 6.
Éternel ! le matin tu entendras ma voix … ; je disposerai ma prière devant toi et j’attendrai. Ps. 5. 3.
Par la prière, le croyant s’adresse à Dieu, un Dieu qui écoute la prière, qui est Tout-puissant, et qui aime ceux qui se confient en Lui. La prière a donc toujours constitué une grande ressource pour les croyants de tous les temps.
La Bible invite le croyant à prier :
En toutes choses (Phil. 4. 6). Rien n’est trop petit ou insignifiant pour Dieu, tous les détails de la vie quotidienne sont, pour nous, une occasion de prier.
En tout lieu (1 Tim. 2. 8). Dieu est partout, Il nous voit et nous entend. Nous pouvons donc Lui parler, où que nous soyons.
A toute heure (Ps. 5. 3. ; 141. 2). Le matin ou le soir, de nuit comme de jour. Dieu ne dort jamais (Ps. 121. 3). Il est toujours attentif, nous pouvons nous adresser à Lui à n’importe quelle heure.
En tout temps (Ps. 62. 8. ; Éph. 6. 18). De l’enfance à la vieillesse, les temps de la vie se succèdent : périodes heureuses ou difficiles, joies et épreuves, vie de famille ou solitude. Mais Dieu reste toujours le Même, et la prière est une ressource permanente.
Par toutes sortes de prières (Éph. 6. 18). La prière peut prendre des formes très variées : simple demande, supplication instante, appel au secours, épanchement du cœur, cri de détresse, questionnements, remerciements et actions de grâce, louange et adoration …
Dans la Bible, on trouve de nombreux croyants en prière. Nous allons considérer quelques-unes de ces prières, qui illustrent la grande variété de cette ressource que Dieu met à notre disposition.

Éternel ! … Toi tu regardes la peine et le chagrin … ; le malheureux s’abandonne à toi. Ps. 10. 12 et 14.
L’Éternel … aura égard à la prière du désolé, et il ne méprisera pas leur prière. Ps. 102. 16 et 17.
Mes amis se moquent de moi …. vers Dieu pleurent mes yeux. Job 16. 20.

Anne, Ézéchias : prières et larmes.

– Anne est la femme d’Elkana, serviteur de l’Éternel (1 Sam. 1. 1 à 18). Elle n’a pas d’enfant, ce qui lui cause un immense chagrin. Dans son entourage, elle entend des remarques désagréables. Et son mari, bien que plein d’affection, ne se rend pas compte à quel point elle souffre. Incomprise, Anne pleure souvent. Un jour où elle accompagne son mari au temple, Anne est tellement triste qu’elle ne mange pas. Son mari s’en étonne, et tente de la consoler. Anne a le cœur plus lourd que jamais. Alors elle entre dans le temple et se met à prier. Elle exprime tout son chagrin à Dieu, et pleure abondamment. Lorsqu’elle sort du temple, l’expression de son visage a changé. Elle sait qu’elle a été entendue, comprise, et exaucée. Quelques mois plus tard, elle donne naissance à Samuel.

– Le roi Ézéchias est malade, et un prophète vient de lui annoncer qu’il va mourir (2 Rois 20. 1 à 7). Alors il se tourne vers le mur et, comme Anne, il prie et verse beaucoup de larmes. La réponse ne se fait pas attendre. Dieu lui dit : « J’ai entendu ta prière, j’ai vu tes larmes ; … je te guérirai » (2 Rois 20. 5).
– Nombreux sont les croyants qui ont fait la même expérience qu’Anne ou Ézéchias : des prières ; des larmes, et un Dieu qui console et répond.
Ami croyant, Dieu n’est pas indifférent à vos larmes, à votre chagrin. Quand vous avez le cœur lourd, ou que personne ne vous comprend, ne craignez pas de pleurer devant Dieu, « le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation » (2 Cor. 1. 3 et 4).

Daniel … entra dans sa maison ; et, ses fenêtres étant ouvertes dans sa chambre haute, du côté de Jérusalem, il s’agenouillait trois fois le jour, et priait, et rendait grâce devant son Dieu, comme il avait fait auparavant. Dan. 6. 10.

Daniel : la prière, une habitude quotidienne.

Déporté avec ses compagnons juifs à la cour du roi de Babylone, Daniel est resté fidèle à Dieu dans toute sa conduite, à l’écart des réjouissances de la cour. Avec ses amis, il persévère dans la prière. Dieu permettra que le roi Darius le remarque et lui confie de hautes responsabilités à la cour. Ses collègues, jaloux, cherchent alors à mettre Daniel en difficulté. Connaissant ses habitudes, ils persuadent Darius d’interdire dans son royaume, pendant un mois, toute prière à quiconque d’autre qu’au roi, sous peine d’être jeté en pâture aux lions.
Que va faire Daniel ? Chercher une échappatoire ? Non, le verset ci-dessus le montre tranquille, confiant en Dieu. Pour lui, la prière n’est pas un devoir religieux, une récitation machinale … Non, c’est sa vie, la source de sa force. Sans elle, il ne peut pas assumer ses responsabilités.
Daniel prie donc comme à son habitude, et sans se cacher. Car il connaît le Dieu qu’il prie chaque jour, et s’en remet à Lui. Ses ennemis le surprennent, et on le jette aux fauves. Mais son Dieu veille, et les lions ne lui font aucun mal. Alors, le roi le fait sortir de la fosse : il reconnaît la grandeur du Dieu de Daniel, et ses ennemis sont confondus. Par sa fidélité, Daniel a glorifié son Dieu.
Chrétiens, la prière fait-elle partie de notre vie habituelle, quotidienne, et de nos priorités ? Nous est-elle indispensable ? Satan cherche par divers moyens à nous priver de ces précieux moments. Comme Daniel, prions coûte que coûte, nous ne serons pas perdants.

(Jésus dit à Ses disciples) : Quand ils vous livreront, ne vous inquiétez pas de savoir comment parler ou que dire, car ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Mat. 10. 19.
Moi je vous donnerai des paroles et une sagesse auxquelles tous vos adversaires ne pourront pas répondre ni résister. Luc 21. 15.

Néhémie : une prière éclair.

Néhémie fait partie des Juifs exilés à Babylone ; il est échanson à la cour du roi Artaxerxès (Néh. 2. 1 à 8). Il vient de recevoir de mauvaises nouvelles de ses compatriotes rentrés au pays. Très inquiet, il supplie Dieu, avec larmes et humiliation (Néh. 1. 4 à 11), afin d’obtenir du roi la permission d’aller dans son pays, pour se rendre compte de la situation.
Alors que Néhémie se trouve à son poste, servant le vin au roi, celui-ci lui demande tout à coup pourquoi il a l’air si préoccupé. Avant de répondre au monarque, il prie : « Je priai le Dieu des cieux ; et je dis au roi … » Il ne lui est pas possible de prier longuement dans sa chambre. Le roi est devant lui et attend sa réponse. L’enjeu est immense. Alors il adresse à Dieu une prière éclair. Il prie quelques secondes, puis il répond au roi. Dieu lui donne les mots à exprimer, et fait en sorte que le roi lui accorde la permission désirée.
Chrétiens, la prière éclair est à notre portée tous les jours. Recevons-nous un appel téléphonique inattendu ? Quelqu’un nous pose-t-il une question qui nous embarrasse ? Devons-nous donner rapidement un avis, ou prendre une décision importante, lourde de conséquences pour nous ou d’autres ? Nous trouvons-nous dans une situation grave, où il faut réagir vite ? Notre Dieu est là, Il n’attend pas de longs discours. Faisons appel à Lui, quelques fractions de seconde suffisent. Puis allons simplement de l’avant, en comptant sur Lui pour être guidés, dans nos paroles et dans nos actes.

Jonas pria l’Éternel, son Dieu, des entrailles du poisson, et il dit : J’ai crié à l’Éternel du fond de ma détresse, et il m’a répondu … Et moi je disais : Je suis rejeté de devant tes yeux : toutefois, je regarderai encore vers le temple de ta sainteté. Jon. 2. 2 à 5.

Jonas : un cri de détresse.

Dieu a confié au prophète Jonas la mission de porter un message aux habitants de Ninive. Cela lui déplaît, car ce qu’il doit leur dire n’est pas agréable à transmettre. Pensant échapper à Dieu et à Sa mission, il décide de fuir, et s’embarque pour cela sur un navire. Mais Dieu, qui s’occupe de Jonas, envoie une violente tempête. Jonas dort ! Le navire est près de se briser, et les marins affolés le réveillent. Il leur avoue que, par sa désobéissance, il est la cause de cette tempête. Il les invite à le jeter à la mer, afin que la tempête s’apaise pour eux. Les marins s’y résignent finalement, non sans avoir d’abord tout tenté pour éviter d’en arriver là.
Voilà donc Jonas à la mer. Pour les marins, il est perdu. Mais Dieu va-t-Il laisser Son prophète se noyer ? Non ! Il prépare un grand poisson qui avale Jonas. Préservé miraculeusement, Jonas passe trois jours et trois nuits à l’intérieur du poisson, loin de tout secours humain. Alors, du fond de sa détresse, il crie à « son Dieu ». Ce Dieu qu’il fuyait va-t-Il l’entendre, dans ce lieu insolite ou personne ne peut le voir ? Nous lisons : « J’ai crié à l’Éternel du fond de ma détresse, et il m’a répondu ». Alors qu’il est encore au fond de sa prison, Jonas sait qu’il a été entendu. Et Dieu commande au poisson de vomir Jonas sur la terre ferme. Jonas accomplira alors sa mission.
Chrétiens, notre désobéissance à Dieu nous amène parfois dans une situation désespérée. Soyons certains que, là encore, nous pouvons appeler Dieu au secours, et être entendus !

Isaac pria instamment l’Éternel au sujet de sa femme, car elle était stérile ; et l’Éternel se rendit à ses prières, et Rebecca sa femme conçut. Gen. 25. 21.
Si nous demandons quelque chose selon sa volonté, Il nous écoute. 1 Jean 5. 14.

Isaac : une prière instante.

Isaac est le fils d’Abraham et de Sara. Bien avant la naissance de ce fils, Dieu avait promis à Abraham qu’il aurait une descendance nombreuse qui serait issue d’Isaac (Gen. 15. 5, 6 et 17; 15, 16). Celui-ci, devenu adulte, épouse Rebecca. Mais un grave problème se pose pour le couple : Rebecca est stérile, elle n’a pas d’enfant. Que vont devenir les promesses de Dieu ? Isaac va-t-il se résigner ? Non !
Car c’est aussi un homme de foi, qui a appris à connaître pour lui-même le Dieu de son père. Et il se tourne vers Lui. Il prie, il prie même instamment. Sa prière ne s’appuie-t-elle pas sur une promesse formelle de Dieu à Abraham ? N’est-elle pas selon Sa volonté ? Isaac prie instamment, et Dieu écoute ses prières ; après 20 ans de mariage, il reçoit la réponse de Dieu : la naissance de deux fils, Jacob et Ésaü. Et c’est de Jacob que naîtra le peuple d’Israël, et plus tard, Jésus, le Messie promis.
Ce récit nous apprend qu’il y a des cas où Dieu attend de nous de l’insistance dans la prière. Nous savons que notre prière est selon Sa volonté. Mais Dieu met à l’épreuve notre foi dans Ses promesses, ainsi que notre patience. Il veut nous amener à Lui montrer que Ses promesses ont du prix pour nous, et que nous comptons sur elles.
N’hésitons pas à prier, même si les circonstances de notre vie paraissent s’opposer à l’accomplissement de ce que Dieu nous a promis. Et s’Il ne répond pas tout de suite, persévérons. Il a Ses raisons pour nous faire patienter. Mais Dieu tient toujours fidèlement Ses promesses !

Jahbets invoqua le Dieu d’Israël, disant : Si tu me bénissais abondamment … et si tu me mettais à l’abri du mal, en sorte que je sois sans douleur ! Et Dieu fit arriver ce qu’il avait demandé. 1 Chron. 4. 9 et 10.

Jahbets : un appel à la grâce.

Le prénom de Jahbets signifie « douleur », car sa mère a beaucoup souffert en le mettant au monde. Son prénom va donc lui rappeler toute sa vie que la douleur est présente dans le monde, comme suite du péché (voir Gen. 3. 16). Avec un tel prénom, va-t-il passer sa vie à gémir ? Bien au contraire ! Le sentiment d’être marqué par les conséquences du péché le conduit à invoquer le Dieu d’Israël, dans une prière admirable. Il demande à Dieu de le bénir abondamment, bien qu’il n’ait aucun mérite à faire valoir pour justifier cette bénédiction.
Jacob, autrefois, avait aussi fait un vœu, mais dans un état d’esprit bien différent. Il voulait faire sa part, conclure un contrat avec Dieu, marchander sa bénédiction (Gen. 28. 20 à 22). Jahbets, lui, est conscient qu’il n’a rien à offrir à Dieu, il n’a pas de prétentions. Il invoque uniquement Sa grâce. Il sait qu’il a affaire à un Dieu riche, toujours disposé à donner, et il n’est pas déçu : « Dieu fit arriver ce qu’il avait demandé » … Dieu se plaît à répondre à l’humble prière de cet homme de foi, sans rien demander en retour. En effet, on ne fait jamais appel en vain à la grâce de Dieu. Il trouve Son plaisir chez ceux « qui s’attendent à sa bonté » (Ps. 147. 11).
Chrétiens, nous sommes tous, par notre naissance, marqués par le péché, comme Jahbets, et rien ne nous est dû de la part de Dieu. Mais Il aime bénir, librement, abondamment. Faisons donc appel à Lui avec hardiesse, sans oublier que c’est toujours sur la base de Sa grâce qu’Il nous bénit.

Je sais, Éternel, que la voie de l’homme n’est pas à lui, qu’il n’est pas au pouvoir de l’homme qui marche de diriger ses pas. Jér. 10. 23.

David : Que dois-je faire ?

David est roi sur le peuple d’Israël, il succède à Saül. David est un croyant, il connaît Dieu et a confiance en Lui. Il a fait l’expérience de Ses soins et de Sa protection, au cours des années où Saül, jaloux, le persécutait. Et maintenant qu’il est roi, David continue à mettre sa confiance en son Dieu.
Le voilà confronté à une attaque des Philistins, ennemis d’Israël (1 Chron. 14. 8 à 16). David, aussitôt, prie Dieu pour Lui demander ce qu’il doit faire. Dieu lui dit alors de livrer bataille à ses ennemis, et lui donne la victoire.
Peu après, les Philistins sont de nouveau là, il faut agir. La situation semble très comparable. Est-ce bien utile de prier Dieu une nouvelle fois ? Ne peut-on pas agir de la même manière ? Non, David interroge à nouveau son Dieu. Et la réponse qu’il reçoit est l’opposée de la précédente ! Mais David s’y conforme simplement, sans discuter, et remporte de nouveau la victoire.
Cette attitude est instructive pour tout chrétien. Dans nos difficultés ou nos choix, demandons à Dieu de nous guider. Et si certaines situations se reproduisent, ne nous croyons pas assez sages pour y faire face par notre propre sagesse. Consultons Dieu à chaque occasion. Des situations qui se ressemblent peuvent être, en fait, très différentes. Dieu seul en possède tous les éléments, et Il est en mesure de nous conseiller avec sagesse. Comme David, demandons-Lui par la prière ce que nous devons faire, lisons Sa Parole avec soin, et conformons-nous humblement à Ses directions ; nous nous en trouverons bien.

(Dieu dit à Job:) Connais-tu les lois des cieux ? … Peux-tu élever ta voix vers les nuages, en sorte que des torrents d’eau te couvrent ? Job 38. 33 et 34.
Élie pria … et le ciel donna de la pluie. Jac. 5. 18.

Élie : la fervente supplication du juste (1 Rois 17 et 18).
Le prophète Élie vivait au temps d’Achab, un roi d’Israël qui ne se souciait pas de Dieu. Élie, lui, vivait en relation étroite avec Dieu, et la conduite impie du roi l’attristait. Son ardent désir était d’amener Achab, et le peuple de Dieu avec lui, à se repentir et à revenir à l’Éternel. Dans ce but, il pria instamment qu’il ne pleuve pas pendant un certain temps. Et, à sa prière, Dieu a retenu la pluie pendant trois ans et demi. La sécheresse a été terrible, mais l’épreuve a produit un résultat, et ce peuple a reconnu que l’Éternel est Dieu (1 Rois 18. 39). Alors, toujours à la prière d’Élie, Dieu a envoyé une pluie abondante. A cause de la prière d’un homme de foi, le Créateur a donc commandé aux éléments de la nature, en vue du bien de tout un peuple.
Cette prière est mentionnée dans le Nouveau Testament par l’apôtre Jacques, comme une prière particulièrement remarquable. Mais il précise : « Élie était un homme ayant les mêmes penchants que nous » (Jac. 5. 17). Pourquoi cela ? Parce que nous pourrions, les uns et les autres, dire : – Moi, je ne suis pas Élie, ma prière ne vaut pas la sienne … Mais Dieu veut encourager la foi du plus faible d’entre nous. Un chrétien a dit : Ce n’est pas Élie qui est un homme merveilleux, c’est le Dieu en qui il se confiait. Et voilà l’essentiel.
Oui, le Dieu qui commande à la pluie de tomber sur la terre est le Maître de l’univers, et tout Lui obéit. Mais Il écoute la prière des Siens, et peut faire de grandes choses en réponse à la foi.

J’ai supplié trois fois le Seigneur … et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc très volontiers plutôt dans mes faiblesses … Lorsque je suis faible, alors je suis fort. 2 Cor.12. 8 à 10.

Paul : quand Dieu dit : Non.

L’apôtre raconte aux croyants de Corinthe une expérience unique (2 Cor. 12. 1 à 10) : il a été enlevé transitoirement au paradis, et a entendu des paroles merveilleuses, inexprimables dans le langage humain. Mais ensuite, il est « revenu sur terre » pour accomplir la mission que Dieu lui confiait. Or Dieu savait que Paul était exposé à tirer orgueil de ces révélations extraordinaires. Pour le maintenir dans l’humilité, Il a permis que Son serviteur soit affecté par un handicap physique qui le faisait beaucoup souffrir. L’apôtre supplia trois fois le Seigneur de l’en délivrer, mais la réponse a été négative. En lui laissant ce handicap, son Seigneur lui apprenait à s’appuyer sur Lui. Et cela démontrait que la puissance de sa prédication venait de Dieu, et non pas de lui-même.
Loin de se révolter, Paul s’est soumis paisiblement. A cause de ce handicap, il a appris et transmis d’importantes leçons. Et le Seigneur s’en est servi pour encourager et consoler des générations de croyants, souffrant de diverses façons, sans que Dieu juge bon de retirer l’épreuve. Si son handicap lui avait été enlevé, ce résultat n’aurait pas été obtenu. Quelle perte pour nous tous !
Dieu répond toujours à Ses enfants : Il les aime. Il leur répond parfois « oui », quelquefois « non », ou bien « attends un peu ». Il n’est pas indifférent à nos peines, mais Il veut s’en servir pour notre bien et pour le bien de ceux qui nous entourent. Si, dans Sa sagesse, Il ne nous délivre pas, soumettons-nous paisiblement et, comme Paul, apprenons ce que signifie : « Ma grâce te suffit ».

Épaphras, … esclave du Christ Jésus … combat toujours pour vous par des prières, afin que vous demeuriez parfaits et bien assurés dans toute la volonté de Dieu ; … il est dans un grand travail de cœur pour vous. Col. 4. 12 et 13.

Épaphras : combattre par la prière.

Épaphras est appelé « esclave du Christ Jésus ». Il servait donc son Seigneur avec un entier dévouement. Et son service fidèle portait le caractère d’un combat, mais d’un combat bien particulier, qui se livrait à genoux. Ce croyant combattait par la prière, pour le bien et la santé spirituelle des croyants.
Contre quels adversaires combattait ce « soldat de Jésus Christ » (2 Tim. 2. 3) ? Ce n’était pas une lutte physique, mais spirituelle « contre les dominateurs de ces ténèbres, contre les puissances spirituelles de méchanceté qui sont dans les lieux célestes » (Éph. 6. 12). Satan et ses anges sont désignés comme étant les adversaires invisibles qui cherchent à nuire aux croyants. C’est donc contre eux qu’Épaphras menait une véritable lutte. Il priait pour ceux que Satan attaquait par des doutes et par toutes sortes de tentations. Il était très engagé dans ces prières, c’était pour lui un grand travail de cœur.
Il ne priait pas seulement pour son entourage immédiat, mais pour des croyants de divers lieux.
Ce combat est à la portée de chaque chrétien, jeune ou âgé, en bonne santé ou malade, libre ou prisonnier … Épaphras lui-même a beaucoup prié, du fond d’une prison (Philémon 23)
La prière est souvent le moyen le plus efficace, et parfois le seul, pour venir en aide à nos frères et sœurs dans la foi, elle est aussi essentielle pour le bien de nos familles et de nos foyers (Néh. 4. 14).

J’ai porté envie aux arrogants … Ils prospèrent dans le monde, ils augmentent leurs richesses.
Certainement c’est en vain que j’ai purifié mon cœur … J’ai médité … jusqu’à ce que je sois entré dans les sanctuaires de Dieu … j’ai compris leur fin. (Ps. 73. 3 à 17).

Asaph : prières, questions, perplexité (Ps. 73).

Asaph est l’auteur de nombreux psaumes. Dans celui-ci, il exprime sa perplexité devant ce qu’il voit autour de lui.
C’est un croyant, mais il en vient à envier ceux qui vivent sans Dieu et pourtant prospèrent dans le monde. Tout semble réussir à ces hommes méchants et incroyants. Ils parlent et agissent en affirmant que Dieu ne les voit pas. Asaph, lui, rencontre beaucoup de difficultés, alors qu’il cherche à plaire à Dieu dans sa vie. Il se dit : – A quoi bon respecter Dieu ?
Ce croyant est donc plongé dans la perplexité, et ses tristes réflexions le rendent malheureux. Mais soudain, son discours change du tout au tout (v. 17). Pourquoi ? Parce qu’il se tourne vers Dieu avec ses questions et qu’il entre dans Sa présence. Et là, les choses lui apparaissent sous un jour bien différent ! Il prend conscience que ces hommes qu’il enviait vont au-devant du jugement, alors que lui-même a une place auprès de Dieu pour l’éternité (v. 24). Il comprend aussi que Dieu ne l’a jamais abandonné au travers de toutes ses difficultés. Alors, ses questions, sa perplexité, et même son amertume font place à la joie, à la confiance et à l’espérance.
Chrétiens, beaucoup de choses peuvent nous paraître injustes ou incompréhensibles dans ce monde. Mais, comme Asaph, approchons-nous de Dieu avec nos questions. Tout nous apparaîtra alors sous un éclairage différent, sous la lumière d’en-Haut, et nous serons apaisés – mieux encore, confiants en Sa bonté.

A toi, Éternel, est la grandeur, et la force, et la gloire, et la splendeur, et la majesté … nous louons ton nom glorieux.
Et qui suis-je, et qui est mon peuple, que nous ayons le pouvoir d’offrir ainsi volontairement ? Car tout vient de toi ; et ce qui vient de ta main, nous te le donnons. 1 Chron. 29. 10 à 14.

David : prière de louange et d’adoration.

Le roi David est âgé, et il s’apprête à laisser le trône à son fils Salomon. C’est à celui-ci que reviendra le privilège de bâtir le temple de Dieu. David a tout préparé pour cela, tellement cette maison lui tient à cœur. Il réunit tout le peuple, leur parle du futur temple, et fait appel aux dons volontaires. Le peuple, d’un seul cœur, offre des matériaux en abondance pour la maison de Dieu. Alors David, heureux et reconnaissant, adresse à Dieu cette prière de louange et d’adoration. Il célèbre Sa grandeur, et s’émerveille d’avoir le privilège d’offrir quelque chose à un tel Dieu. Il rappelle toute Sa bonté envers Son peuple, et termine en invitant tous ceux qui sont présents à se prosterner devant l’Éternel. Cette louange jaillit spontanément du cœur du roi David. La grandeur, la puissance et la bonté de Dieu éveillent chez lui le sentiment profond de sa petitesse et une adoration fervente.
Chrétiens, la bonté de Dieu s’est montrée de façon encore plus merveilleuse par le don de Son Fils unique et bien-aimé, pour des hommes pécheurs et ennemis. Comme David, nous nous sentons bien petits devant une telle bonté. Avec l’apôtre Paul, nous nous écrions : « Grâces à Dieu pour son don inexprimable ! » (2 Cor. 9. 15). Et notre cœur déborde de reconnaissance envers l’auteur de notre salut, notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ : « A celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang, … à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! » (Apoc. 1. 5-6)

L’Esprit nous est en aide dans notre faiblesse ; car nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient ; mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables. Rom. 8. 26.
Christ … aussi intercède pour nous. Rom. 8. 34.

Nous avons ainsi considéré plusieurs exemples de croyants en prière, et chacun nous enseigne d’une manière ou d’une autre:
Avons-nous un chagrin personnel, et nous sentons-nous incompris ? Éprouvons-nous le besoin vital d’un contact quotidien avec notre Dieu, le besoin de Sa sagesse pour faire face à nos responsabilités professionnelles ? Sommes-nous confrontés à des circonstances imprévues dans lesquelles il faut réagir rapidement ? Nous trouvons-nous dans une situation désespérée par notre propre faute ? Rencontrons-nous des difficultés dans notre vie de couple ou de famille ? La bénédiction de Dieu a-t-elle pour nous de la valeur ?
Avons-nous besoin de conseils pour une décision à prendre ? Désirons-nous ramener à Dieu des croyants en mauvaise santé spirituelle ? Souffrons-nous d’un handicap personnel ? Sommes-nous au courant des difficultés de nos amis croyants ? Nous sentons-nous perplexes ou tourmentés par des questions insolubles ? Sommes-nous dans l’admiration devant la grandeur de Dieu, devant Son intérêt et Sa bonté envers nous ?
Alors, comme Anne, Ézéchias, Néhémie, Jonas, Isaac, Jahbets, David, Élie, Épaphras, Asaph et Paul, prions, pleurons, supplions, insistons, crions, demandons, combattons, espérons ! Et ensuite, soumettons-nous en paix et adorons …
Et si nous n’avons même plus la force de prier avec des mots, faisons monter vers Dieu nos soupirs. L’Esprit Saint les présentera à Dieu sous la forme d’une prière intelligente.

D’après la Bonne Semence 2017