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SITES BIBLIQUES

 » Si ceux-ci se taisent, les pierres crieront. » Luc 19. 40

POUZZOLES

Le livre des Actes des Apôtres nous apprend (Chapitre 28 verset 13) qu’après son départ de Syracuse, l’apôtre Paul fit étape à Pouzzoles, où il trouva des frères en Christ qui le retinrent chez eux pendant une semaine, après quoi il poursuivit son voyage jusqu’à Rome.
La petite ville de Pouzzoles se trouve au fond d’une baie, à l’ouest de Naples, qui s’ouvre sur le vaste golfe de ce nom. Elle est séparée de cette ville par le célèbre promontoire du Pausilippe. Toute la contrée est très volcanique. Dans le voisinage de la ville on visite le fameux solfatare, cratère d’un ancien volcan, aujourd’hui partiellement éteint. Dans le sol s’ouvrent de nombreuses fissures qui exhalent des vapeurs sulfureuses ; ailleurs on voit jaillir une eau chaude et boueuse ; ailleurs encore s’élève dans l’air des fumerolles, petits nuages de vapeurs. Dans le voisinage on massacra les premiers chrétiens, après les avoir exposés aux bêtes féroces qui, selon la tradition, auraient refusé de les dévorer.

THIRTSA

Thirtsa, mot qui signifie agréable, est le nom d’une ville souvent mentionnée dans l’Ancien Testament. Résidence royale cananéenne, prise par Josué (Josué 12. 24), elle est célèbre par sa beauté : « Tu es belle, mon amie, comme Thirtsa » (Cant. 6. 4). Plus tard elle devint la capitale du royaume de Samarie depuis Jéroboam qui y résida (1 Rois 14. 17). Nadab, Baësha, Éla s’y succédèrent. « Zimri, chef de la moitié des chars d’Éla, conspira contre celui-ci. Et il était à Thirtsa, buvant et s’enivrant dans la maison d’Artsa, qui était préposé sur la maison royale ». Zimri ne régna que sept jours ; Omri le remplaça et habita Thirtsa pendant six ans. Tous ces rois se placent entre les années 975 et 918. En 772, le nom de Thirtsa reparaît, c’est de là que partit Menahem pour détrôner Shallum (2 Rois 15. 14, 22).
Dès lors le nom de Thirtsa s’efface et même son emplacement, théâtre de tant de crimes contre Dieu et contre les hommes, demeura complètement ignoré. De nos jours il a pu être déterminé avec certitude à 16 kilomètres au nord-est de Naplouse, l’ancienne Sichem. On y a retrouvé divers ustensiles, deux cents pièces de porcelaine, les restes de vingt maisons de briques, des tombeaux contenant des squelettes, une bague portant le dessin d’un scarabée, ainsi que des sculptures représentant la déesse de l’abondance, bref, suffisamment de vestiges pour témoigner de la splendeur de la cité d’autrefois.
Si ces vestiges ne nous disent rien de la gloire passée de Thirtsa, il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui comme autrefois, cette contrée, comme celle de tout le territoire de la tribu d’Éphraïm, est une des régions les plus fertiles et les plus riantes de la Palestine, grâce à l’abondance d’eau : treilles opulentes, bocages de figuiers, jardins plantés d’oliviers, il n’en faut pas davantage pour faire comprendre le charme que rappelait le nom même de l’antique capitale du royaume.

JÉRICHO

L’archéologie apporte son témoignage à l’exactitude du récit biblique, concernant la chute de Jéricho devant l’armée conduite par Josué. La critique historique a jeté le ridicule sur le texte de l’Écriture Sainte, disant qu’il était absurde de prétendre qu’une muraille puisse s’effondrer toute seule. Mais les ruines parlent avec éloquence et confirment en tout point le texte de la Bible.
Les fouilles entreprises par diverses missions archéologiques, allemande, américaine, et anglaise, ont permis de déterminer qu’à l’époque de la fin de l’âge du bronze (entre 1600 et 1200 avant l’ère chrétienne), la ville était défendue par une double enceinte, le mur extérieur ayant une largeur de 2 mètres environ, et le mur intérieur large de 4 mètres. Du côté occidental surtout on relève des traces indiscutables de destruction et de conflagration ; ici c’est le mur extérieur qui a le plus souffert : il domine une forte pente sur laquelle il s’est effondré. Quand au mur intérieur, il ne subsiste que très partiellement aux abords de la citadelle, où il devait atteindre près de 6 mètres d’élévation. Partout ailleurs, sur tout son parcours, on voit qu’il s’est abattu, comme d’une seule pièce, entraînant dans sa chute les maisons qui s’y adossaient; l’espace entre les deux enceintes est rempli de débris informes. On y discerne les traces d’un formidable incendie, décelé par des masses d’argile rouge durcie, des pierres fendues, des restes de poutres charbonnées, des amoncellements de cendres, tout cela provenant des édifices abattus. L’examen attentif de la nécropole de la ville démontre que toute vie y fut interrompue à l’époque du Pharaon Amenhetep III, qui se place dans la seconde moitié du 15ème siècle avant notre ère.

De plus en plus on prétend créer une opposition entre les choses de Dieu et celles qui se rapportent à la science. Mais celles-ci ne cessent de rendre témoignage à la loi divine, dans le domaine de l’archéologie entre autres. Le Seigneur disait aux pharisiens que, même si ses disciples se taisent, les pierres crieront. C’est ce qu’elles font tous les jours, maintenant surtout ; conduites avec une méthode rigoureusement scientifique, les découvertes faites dans le sol ne cessent de confirmer les assertions de l’Écriture Sainte, jusque dans leurs moindres détails. Le contester, c’est nier l’évidence même et faire preuve d’esprit de parti pris.

D’après le Salut de Dieu 1966