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RÉSUMÉ D’ÉTUDE SUR LA SANCTIFICATION

 

La sanctification est une action exclusivement divine dans le croyant, c’est un privilège, une grâce.
Dès qu’une personne naît de nouveau (Jean 3. 3) c’est-à-dire naît spirituellement : « né de Dieu » (1 Jean 3. 9), elle possède la même nature que celui par qui elle est née ou engendrée (Jac. 1. 18). C’est à ce moment-là que Dieu, dans son amour et sa sainteté, fait de cette personne un justifié, un saint, c’est-à-dire une personne sans péché. Il la met à part pour lui, Il la consacre pour que : « …vous participiez de la nature divine, ayant échappé à la corruption qui est dans le monde par la convoitise… » (2 Pier. 1. 4).

L’apôtre Paul écrit : « … selon qu’il (le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ) nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous fussions saints… » (Éph. 1. 4).
Nous lisons en Hébreux 10. 10 : « C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes ».
En Col. 1. 22, il est écrit : « Il vous a toutefois maintenant réconciliés dans le corps de sa chair, par la mort, pour vous présenter saints… devant lui ».
Paul écrit en 1 Cor. 6. 11 : « … Vous avez été lavés, … vous avez été sanctifiés, … vous avez été justifiés au nom du seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu ».
Par ces citations, Dieu montre son amour envers Ses enfants, Il se plaît à les placer dans la position de sainteté par l’œuvre de Christ ; de plus Dieu nous dit comment Il le réalise. Ces passages montrent que c’est par l’activité commune des trois Personnes de la Déité, Père, Fils et Saint Esprit, que le croyant est fait un saint ou un sanctifié.
La sanctification fait partie de l’œuvre de Dieu en nous. Par ces versets et d’autres encore, nous connaissons ce travail de Dieu en nous.

Quelques passages de la Parole :

« Or vous êtes de lui (de Dieu) dans le christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption… » (1 Cor. 1. 30).
« Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10. 14).
« Car, et celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous d’un » (Héb. 2. 11).
Act. 26. 18 : «…pour qu’ils reçoivent une part avec ceux qui sont sanctifiés, par la foi en moi ».

Les apôtres en particulier s’adressent aux croyants par ces expressions : saints ou sanctifiés.
« C’est pourquoi, frères saints, participants à l’appel céleste, considérez… Jésus » (Héb. 3. 1).
1 Cor. 1. 2 : « aux sanctifiés dans le christ Jésus » (forme passive).
1 Cor 1. 30 « le Christ Jésus…nous a été fait sagesse de la part de Dieu, justice, sainteté et rédemption ».
1 Cor. 6. 11 « vous avez été sanctifiés … au nom du Seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu.
Héb. 10. 10 : « c’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ.

Trois versets ont encore été rappelés :

Héb. 13. 12 : « Jésus, afin qu’il sanctifiât le peuple par son propre sang, a souffert… ».
Jean 13. 10 : « Jésus dit : Celui qui a tout le corps lavé n’a besoin que de se laver les pieds ; mais il est tout net ».
1 Jean 5. 20 : « Nous sommes dans le Véritable, savoir dans son Fils Jésus Christ : lui est le Dieu véritable et la vie éternelle ».

Application pratique de la sanctification dans la vie du croyant et ses résultats.

Héb. 12. 14 : « Poursuivez… la sainteté, sans laquelle nul ne verra le Seigneur », non pour acquérir la sainteté, mais pour rester saint : dans notre marche, notre vie.
Jean 17. 17 : « Sanctifie-les par la vérité ; ta parole est la vérité », sanctifiés par la Parole, puissance sanctifiante de la vérité.
1 Pier. 1. 2 : « élus… en sainteté de l’Esprit », sanctifiés par l’Esprit Saint, comme aussi :
2 Thess. 2. 13 : « Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, dans la sainteté de l’Esprit et la foi de la vérité ».
1 Thess. 5. 23 : « Or le Dieu de paix lui-même vous sanctifie entièrement… », nous avons là le côté d’une sanctification progressive.
2 Tim. 2. 21 : « Si donc quelqu’un se purifie de ceux-ci, il sera un vase à honneur, sanctifié, utile au maître, préparé pour toute bonne œuvre » : sanctification liée à une responsabilité.

Nous avons donc :

La puissance sanctifiante de la vérité (Jean 17. 17).
La puissance sanctifiante de la foi (Act. 26. 18).
La puissance sanctifiante du Saint Esprit (1 Pier. 1. 2).
La grâce sanctifiante du Père Jude 1.
La sainteté dans la vie journalière du croyant s’applique à :
Notre cœur, nos pensées, voir : Ps. 51. 6 – Prov. 4. 23 – 2 Cor. 7. 1.
Notre corps, voir : 1 Cor. 6. 13 à 19 – 1 Thess. 4. 4 et 7 – Rom. 6. 12 ; 12. 1.
Nos paroles, voir : 1 Pier. 2. 1 – Éph. 4. 29 – Col. 3. 9.
Notre marche, voir : 1 Jean 2. 6 – Éph. 5. 8 à 10.
Premièrement, veillons sur la source des pensées de notre cœur, parce que c’est là que tout commence, soit le bien, soit le mal – en particulier la souillure.
Pourquoi devons-nous veiller sur la source de nos pensées ? Parce que le croyant a deux natures. Il faut donc qu’il reconnaisse si ses pensées proviennent de sa nature mauvaise, d’Adam, ou bien de la nature divine. Au début de notre conversion surtout, il peut y avoir de l’hésitation, puis par le fait de l’habitude, avec l’Esprit et la lecture de la Parole, cela deviendra plus facile.
« Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, qui, par le fait de l’habitude, ont les sens exercés à discerner le bien et le mal » (Héb. 5. 14). Cela premièrement en soi-même et ensuite dans son environnement.

Qu’est-ce que la souillure ?

Un exemple : Le cochon laisse des traces partout où il passe, non seulement l’empreinte de ses ongles mais aussi ses excréments. Je vois ces choses et si je ne fais pas attention, je salis mes pieds et je prends le risque d’avoir les « tshics », des larves qui pénètrent sous la peau et provoquent des infections. Je dois donc éviter ou ôter cette saleté, cette souillure, si je désire rester propre.
De la même façon le mal laisse des traces dans mon esprit ou dans mon cœur. Quand, dans mon esprit, j’ai des mauvaises pensées, elles laissent des traces ou des empreintes. Ces traces, ces empreintes s’appellent de la souillure, « qui amène la ruine : la ruine est terrible ! » (Michée 2. 10). Elle nous prive d’une pleine communion avec le Seigneur.
D’où provient cette souillure ?
– Soit de l’intérieur, de moi-même, de la nature pécheresse qui est en moi, le vieil homme (nature d’Adam pécheur). La Parole dit que « notre vieil homme a été crucifié avec Christ, afin que le corps du péché soit annulé, pour que nous ne servions plus le péché » (Rom. 6. 6).
Un exemple : J’ai eu une bonne éducation, je pense être très intelligent et même instruit, je suis très fort dans mon travail, très respectable et par cela je crois être au-dessus des autres ; si je ne juge pas ces pensées qui ne sont pas selon Dieu, et ne les abandonne pas, elles alimenteront mon orgueil, puis me feront pécher.
Conduit par le Saint Esprit, l’apôtre Paul écrit : « Je dis à chacun de ceux qui sont parmi vous de ne pas avoir une haute pensée de lui-même, au-dessus de celle qu’il convient d’avoir, mais de penser de manière à avoir de saines pensées » (Rom. 12. 3).
– Soit de l’extérieur, du monde qui m’environne et qui est dirigé par Satan. Je vois, j’entends des choses malsaines, ou bien ce peut être un croyant qui annonce de faux enseignements et je l’écoute. Nous devons fuir ces choses comme Paul le dit à Timothée, sinon nous serons souillés. Si nous ne fuyons pas, alors nous devrons nous purifier de cette souillure contractée, en nous jugeant nous-mêmes par la confession à Dieu et par l’abandon. Il nous faudra tout le secours du Saint Esprit et beaucoup d’énergie morale pour abandonner cette souillure, car les souillures non jugées engendrent la convoitise, puis un acte qui est un péché.
« La convoitise, ayant conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort » (Jac. 1. 15).
La souillure, comme le péché, sont appelés quelquefois dans la Parole, « le levain ». Le levain a la particularité de se répandre, de contaminer, de faire fermenter et de mener le tout à la corruption. Ôter le levain est une chose selon Dieu. « Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever la pâte tout entière ? », dit l’apôtre. Et il ajoute : « Ôtez le vieux levain, afin que vous soyez une nouvelle pâte, comme vous êtes sans levain (1 Cor 5. 7). Il est très important d’ôter le levain de mon cœur, sinon je porterais le caractère d’un méchant. C’est la suite de l’enseignement de Paul en 1 Cor. 5. 13.

Une souillure non jugée devient aussi un péché :
« Si mon pas s’est détourné du chemin, et si mon cœur a suivi mes yeux, et si quelque souillure s’est attachée à ma main…, c’est là une infamie » (Job 31. 7, 11).

« Si, après avoir échappé aux souillures du monde par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, étant de nouveau enlacés, ils sont vaincus par elles, leur dernière condition est pire que la première » (2 Pier. 2. 20).

« Ayant donc ces promesses, bien-aimés, purifions-nous nous-mêmes de toute souillure de chair et d’esprit, achevant (ou réalisant jusqu’au bout) la sainteté dans la crainte de Dieu » (2 Cor. 7. 1).

Les Psaumes 51 et 73 montrent la différence entre la souillure et l’action de pécher.
Le but de la sanctification pratique, c’est que le croyant ressemble toujours plus à Christ et qu’il jouisse davantage de ce que Dieu est dans tous Ses caractères.
Pour vivre cette position de mise à part pour Dieu, le croyant s’empare par la foi de trois faits :
1- Il est mort – au péché (Rom 6. 11) Il est mort – avec Christ (Col. 2. 20), il est mort – au monde (Gal. 6. 14),
2- Il est ressuscité en Christ, avec lui (Col 2. 12 ; 3. 1),
3- Il est assis dans les lieux célestes dans le Christ Jésus (Éph. 2. 6).
De plus, lisons et croyons 1 Jean 4. 17 : « Comme il est, lui, nous sommes, nous aussi dans ce monde ».
Le croyant est uni à Christ sur la croix, dans le tombeau, en résurrection et dans les lieux célestes. Il marche par l’Esprit qui agit en lui directement (Rom. 8. 16) et par la Parole de Dieu.
« Sanctifie-les par la vérité : ta parole est la vérité », demande le Seigneur à son Père en pensant aux Siens (Jean 17. 17).
« Poursuivez la paix avec tous, et la sainteté, sans laquelle nul ne verra le Seigneur » (Héb. 12. 14). Poursuivre la sainteté, c’est poursuivre sa vie nouvelle en Christ, c’est vivre en nouveauté de vie à chaque instant de sa vie. C’est par l’Esprit Saint que le croyant fait mourir les actions de la chair et c’est l’Esprit qui combat contre elle.

Les ressources divines sont à notre disposition :

Notre Père, le Seigneur, l’Esprit Saint, la Parole, la prière.
Le désir de la sanctification pratique prend une réelle place en moi et dans ma vie dans la mesure où je jouis de l’amour que Dieu, notre Père, et le Seigneur Jésus ont pour moi et pour l’assemblée. Apprenons à connaître toujours plus cet amour divin en lisant et en méditant les Écritures. La jouissance de la communion avec Dieu notre Père et avec son Fils notre Seigneur est la ressource la plus sûre pour nous aider à réaliser la sanctification dans notre vie chrétienne. La sanctification pratique fait partie de l’obéissance par amour.
La communion fortifie la foi. La communion avec Dieu notre Père est la part de tout croyant, mais elle se réalise dans la prière, la lecture de la Parole, la méditation ou la réflexion sur ce qu’on a lu, et dans la sanctification pratique.
D’autre part, l’Esprit Saint qui est en nous, Esprit de puissance, d’amour et de conseil, nous aide à tenir la volonté de la chair inactive ; se tenir pour mort au péché n’est pas possible par nos efforts mais par la foi en l’action du Saint Esprit et de la Parole.
La communion avec le Père, avec son Fils et les uns avec les autres (1 Jean 1. 1 à 5), n’est possible que si nous nous purifions de tout ce qui, dans notre vie, est contraire à la Parole de Dieu. Pour cela, il est important que nous lisions et connaissions la Parole.
Encore une remarque fondamentale.
La sanctification et la communion avec Dieu sont seulement pour ceux qui sont « nés de nouveau » (Jean 3. 5) mais pas pour ceux qui sont encore incrédules. Pour eux, c’est une impossibilité totale.

Qu’est-ce que « naître de nouveau » ?

Tu es né une première fois de par tes parents, cette fois il faut naître à nouveau, mais d’une manière spirituelle, pour être « enfant de Dieu ». C’est tout l’enseignement du Seigneur Jésus à Nicodème en Jean 3.
Naître « d’eau ». L’eau est l’image de la Parole. Elle dit que tout homme est pécheur, qu’il est coupable devant Dieu et mérite le jugement éternel. Est-ce que tu crois que c’est ton cas ? Si oui, confesse avec tristesse à Dieu tes péchés et accepte le Seigneur Jésus comme ton Sauveur.
La Parole dit aussi : « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16). Est-ce que tu crois cela ? Oui, Dieu a donné son Fils Jésus Christ, et Lui-même a pris tes péchés et a été puni à ta place sur la croix par Dieu. C’est la preuve que Dieu t’aime beaucoup. Celui qui croit cela a la vie éternelle, dès qu’il croit.
Alors si tu crois cela, l’Esprit te vivifie (Jean 6. 63), le Père et le Fils te vivifient (Jean 5. 21) ; c’est ainsi que celui qui croit a en lui-même la vie nouvelle, divine, éternelle. Quand tu as reçu la vie divine, l’Esprit vient habiter en toi ; le Seigneur Jésus a dit, en parlant du Consolateur, de l’Esprit : « Il sera en vous » (Jean 14. 17). Il en est ainsi depuis le jour de la Pentecôte, quand Dieu a effectivement envoyé le Saint Esprit sur la terre (Actes 2).
Un dernier conseil pour la joie de ton cœur :
Lis attentivement les chapitres 14, 15, 16 de l’évangile de Jean, puis Romains 8. 12 à 17.