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QU’AVEZ-VOUS UNE RELIGION OU UN SAUVEUR ?

Dans une villa luxueuse, entourée d’un parc splendide, vivait une jeune fille charmante, enfant unique de ses parents. Rien ne lui manquait, tout dans la vie lui souriait, elle était à la veille de se marier, et les siens se seraient même dépouillés pour ajouter à son bonheur.

Cependant, malgré tout ce que la tendresse humaine pouvait donner, tout ce que les soins les plus assidus pouvaient faire, un visiteur fâcheux pénétra dans la somptueuse demeure. Les belles joues d’Alice prirent une teinte rouge, et une toux continuelle ne tarda pas à annoncer le développement d’une affection pulmonaire grave. Les parents observaient ces signes avec inquiétude. On envoya chercher le médecin. Celui-ci vint, et après un examen sérieux, déclara aux parents désolés que la mort était inévitable. Pour une personne placée en des circonstances aussi exceptionnellement favorables, il était dur de mourir.

Alice s’affaiblit graduellement. Un jour, tandis qu’elle contemplait le beau spectacle de la nature qui l’entourait, elle pensait à tout ce qu’il faudrait quitter, à la demeure élégante, à la tendresse de ses parents, à l’affection de son fiancé. C’était bien triste d’avoir à se séparer, de tout cela, et pour aller… Où ? Elle ne pouvait le dire. Elle envoya chercher le prêtre. Toute la famille entourait le lit de la malade. Le prêtre ouvrit son missel, s’agenouilla et récita les prières des malades. Ensuite la jeune fille se confessa, reçut l’absolution et communia. Le prêtre, alors, posant ses mains sur celles de la malade, la bénit en lui donnant la qualité d’enfant obéissante de l’Église. Là-dessus, il s’éloigna, non sans lui donner encore l’assurance que pour elle tout irait bien puisqu’elle était dans d’aussi bonnes dispositions et que lui, de son côté, pouvait garantir l’efficacité des sacrements de l’Église.

Alice était-elle rassurée ? Non. Elle s’était bien soumise à tout, elle avait bien fait les réponses voulues ; mais elle n’en éprouvait pas moins un vide intérieur. C’est qu’en effet, se sachant pécheresse perdue, elle avait le sentiment qu’aucun rite, aucune cérémonie ne pouvait sauver son âme. Elle avait besoin de paix et de repos.

Ses parents et son fiancé étaient encore autour de son lit. Elle les considéra tous trois d’un regard inquiet et dit : « Père, je suis près de la mort, et où vais-je ? » Pas de réponse. – « Mère chérie, peux-tu me dire ce qu’il faut que je fasse pour aller au ciel ? » La mère répondit par des torrents de larmes. – « Guillaume, vous qui deviez être mon guide dans la vie, pouvez-vous me dire ce qui m’attend dans l’éternité ? » Point de réponse. – « Je suis perdue ! perdue ! » s’écria-t-elle. « N’est-ce pas, mon père, que je suis perdue ? Qui donc pourrait me dire ce qu’il faut que je fasse pour être sauvée ? » Ah, quelle angoisse, et que c’est terrible de se trouver au bord de la tombe, sans la paix, sans le Sauveur, et sans son pardon ! Cher lecteur, pensez-y !
Le père parla enfin : « Tu as toujours été bonne, mon enfant, tu as toujours fréquenté l’église, pris part aux offices ; et de plus, le prêtre a accompli les rites commandés, et il se déclare satisfait quant à ton état d’âme ». – « Père, je sens trop que cela ne suffit pas. Mon âme n’en a retiré aucun repos. Tout cela est creux, sans réalité. Je suis sur le point de mourir, et je ne sais pas où je vais. Oh ! Les épaisses ténèbres ! Qui donc pourra m’enseigner ce qu’il faut que je fasse pour être sauvée ? » Le désespoir se peignait sur tous les visages. Le spectacle était navrant. La mort était là, l’éternité tout près. Il n’était au pouvoir de personne de calmer cette âme angoissée, d’alléger le fardeau que le péché faisait peser sur sa conscience.

Il y avait, dans la maison, une petite bonne qui servait Alice. Cette petite bonne avait l’habitude de fréquenter une réunion qui se tenait dans une grange au village. Elle dit enfin à sa jeune maîtresse : « Il y a, dans le village, un évangéliste qui annonce le salut par la foi au Seigneur Jésus-Christ ». – « Oh ! si seulement je pouvais le voir ! » s’écria Alice. L’évangéliste fut appelé. Il entra dans la chambre de la mourante, où la famille était réunie. Alice se leva sur son séant et s’adressa ainsi à l’homme de Dieu : « Pouvez-vous me dire ce qu’il faut que je fasse pour obtenir le repos de mon âme et pour mourir en paix avec Dieu ? » – « Je crains de ne le pouvoir ». Alice retomba sur son lit. – « Hélas, dit-elle, il n’y a donc pas d’espoir pour moi ? » – « Attendez, reprit le serviteur de Dieu ; quoiqu’il ne me soit pas possible de vous dire ce que pourriez faire pour être sauvée, je puis cependant vous déclarer ce qui a été fait pour vous ». Là-dessus, il lui présenta l’Évangile, lui fit voir comment, dans son amour infini, Christ était mort pour qu’elle eût la vie ; comment Jésus avait porté ses péchés en son corps sur le bois de la croix, et comment Il était ressuscité d’entre les morts pour lui apporter un message de paix ; enfin comment elle pouvait être sauvée, à ce moment-là même, par le moyen de la foi en Christ ressuscité. « N’ai-je donc rien à faire ? » – « Rien, croyez seulement que Jésus est mort pour vous, et comme le dit l’Écriture Sainte, le sang de Jésus-Christ, son Fils, nous purifie de tout péché. Ni vos œuvres, ni vos prières, ni les abstinences ne peuvent soulager votre conscience oppressée sous le poids de vos péchés, ni donner le repos à votre cœur troublé. Ce qui peut le faire, ce n’est pas une œuvre accomplie par vous, mais une œuvre accomplie pour vous, par Jésus, en mourant sur la croix. Car Il a dit : C’est accompli ! Par la foi en Lui, vous serez pardonnée. Vous ne pouvez rien faire vous-mêmes pour vous sauver ». – « Je crois que Jésus est mort sur la croix pour les pécheurs, mais comment puis-je savoir que Dieu m’a reçue ? » – « Écoutez, Mademoiselle, Celui qui croit au Fils a la vie éternelle, et Jésus, l’Homme-Dieu est monté au ciel. Il a présenté son sang devant Dieu et a été accepté pour nous, de sorte que si vous croyez, vous serez acceptée en Lui ».

Alice écouta ces glorieuses vérités et les reçut dans son cœur. Son visage s’illumina de joie. Élevant les yeux en haut, elle s’écria : « Oh ! Quel amour ! Quelle grâce ! » Quelques jours plus tard, elle délogeait pour être avec Christ.

Cher lecteur, votre avenir est-il assuré, et pouvez-vous passer sans crainte dans l’éternité ? Si vous avez seulement une religion, vous être perdu et perdu pour toujours ! Ce qu’il vous faut c’est un Sauveur, Jésus le Sauveur parfait, car son œuvre accomplie à la croix est parfaite, il n’y a rien à ajouter, ni rien à retrancher. Heureux et bienheureux, celui qui a reçu Jésus comme son cher Sauveur !

D’après le Salut de Dieu 1929