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QUAND UNE ARAIGNÉE SE MET AU TRAVAIL

 

Il est dans le comté d’Essex, en Angleterre, un petit village nommé Stambourne. Là, vous pouvez admirer au bord d’un ruisseau le gracieux presbytère qui s’élève au milieu des haies de chèvrefeuille et de roses.
En 1662, c’était un pieux pasteur, Henri Havers qui l’habitait.
Comme beaucoup de ses confrères, il fut contraint d’abandonner son home. Pourtant il n’en continuait pas moins à prêcher l’Évangile de Jésus Christ, en temps et hors de temps.
Cette vie errante l’exposait à de graves dangers, mais le Maître qu’il servait lui fit voir maintes fois de merveilleuses délivrances.
Un matin, ses voisins vinrent l’avertir qu’un groupe de dragons était à sa recherche. Il n’avait plus le temps de seller son cheval et de fuir. Le seul endroit qui pût lui servir de refuge était une vieille dépendance de la ferme ; il s’y blottit dans le four vide.
A peine s’y trouvait-il qu’une grosse araignée monta après lui jusqu’à l’ouverture béante et y tissa sa toile gracieuse. Il ne put s’empêcher de l’admirer ; bientôt elle obstrua complètement l’ouverture avec les fils serrés de sa toile.
Havers entendit alors des voix qui se rapprochaient ; les soldats arrivaient. Ils cherchèrent de tous côtés, en passant devant le four l’un d’eux s’écria : « En tous cas, nous n’avons pas besoin de chercher ici ! Le coquin n’aurait pas pu y entrer sans briser cette toile d’araignée ».
Et ils partirent ne se doutant pas de l’extraordinaire protection que Dieu avait accordée à son serviteur.
« L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et les délivre » (Ps. 34. 7).

 

D’après Almanach Évangélique 1979