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PROUVEZ QUE LE DIABLE EXISTE

 

Dernièrement, ayant à faire un court voyage, j’étais monté dans un wagon de seconde classe. Nous étions six dans le compartiment. Je cherchai dans ma poche quelques traités, mais je n’en trouvai que quatre. Je les distribuai à mes compagnons de route, et je me mis à lire un petit livre.

La personne qui était assise à l’extrémité de la banquette que j’occupais et qui semblait un homme de bonne société, reçut un des traités. Prenant son porte-crayon d’or, il lut quelques lignes, et arrivant au mot  » Satan « , il le souligna, écrivit dans la marge :  » Je ne crois pas au diable « , et me rendit le traité. Je ne dis rien, mais avec un morceau de gomme, j’effaçai ce qu’il avait écrit, et remis le traité dans ma poche ; puis je continuai ma lecture.

C’en était trop pour mon compagnon de route. Il se leva vivement et s’écria :
– Je ne crois pas qu’il y ait un diable. Puis il déversa un torrent d’injures contre ceux qui croyaient à un mauvais esprit.
– Monsieur, me cria-t-il, je vous défie devant ces personnes (qui le regardaient avec étonnement), je vous défie de prouver qu’il y a un diable ! Par où commencerez-vous ?
– Rien de plus facile, monsieur, lui dis-je, en levant les yeux de dessus mon livre. Rien de plus facile. Je commencerai avec vous : votre langage passionné, votre conduite qui ne saurait être celle d’un chrétien, prouvent suffisamment que vous êtes en ce moment même sous l’action du diable.
– Bien, bien, j’étais un peu excité, répondit-il en s’asseyant, mais tout en continuant à se moquer de l’idée d’un mauvais esprit.
– Si le diable n’existe pas, qu’est-ce qui vous a donc conduit à vous mettre si fort en colère ?
– C’est le mauvais principe qui est en moi. Vous ne pouvez pas prouver qu’il y ait un autre diable.
Tirant ma Bible de ma poche, je lui dis :
– Maintenant, monsieur, prenez, je vous prie ce livre dans vos mains.
Il fut obligé involontairement de le prendre.
Je continuai :
– Avec cette Bible dans vos mains, je vous demande : croyez-vous que Jésus-Christ est le Fils de Dieu ?
– Oui, certainement, je le crois.
– Croyez-vous que Jésus-Christ est le Fils éternel du Dieu éternel ?
– Non, cela je ne le crois pas, répliqua-t-il avec violence. Montrez-moi où cela est dit.

Une dame assise à côté de moi dit : Il y a plusieurs passages qui le prouvent, en termes presque identiques.
Je citai alors plusieurs passages de la Parole de Dieu :  » Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu… Toutes choses furent faites par elle et sans elle pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait… Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous  » (Jean 1. 1, 3, 14).
 » Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : avant qu’Abraham fût, je suis  » (Jean 8. 58).  » Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire ; et maintenant glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi-même, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût  » (Jean 17. 4 et 5). Après sa résurrection, Jésus dit à Thomas :  » Avance ton doigt ici, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais croyant. Thomas répondit et lui dit : Mon Seigneur et mon Dieu !… Ces choses sont écrites, afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie par son nom  » (Jean 20. 27, 28, 31).  » Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même  » (2 Cor. 5. 19).  » Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand : Dieu a été manifesté en chair, a été justifié en Esprit, a été vu des anges, a été prêché parmi les nations, a été cru au monde, a été élevé dans la gloire  » (1 Tim. 3. 16).  » Or nous savons que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné une intelligence afin que nous connaissions le Véritable, et nous sommes dans le Véritable, savoir dans son Fils Jésus-Christ : lui est le Dieu véritable, et la vie éternelle  » (1 Jean 5. 20). Puis j’ajoutai :
– Vous vous privez vous-même de la seule espérance d’être sauvé, savoir de Jésus et de son sang. Dites-moi quelle sorte de personne est Jésus pour vous ?
– Le meilleur des hommes, répliqua-t-il.
– Non, monsieur ; selon votre croyance, il est ou un pécheur ou un trompeur ; le Jésus auquel je crois est le Fils éternel du Dieu éternel.
Ouvrant alors la Bible au chapitre 4 de l’Évangile de Matthieu, je lus :  » Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable « . Était-ce un mauvais principe en lui, ou bien le Méchant en personne ?

Pour un moment, la bouche de mon contradicteur fut fermée. Je continuai :  » Vous n’avez pas de sang dans votre religion : vous haïssez le sang, monsieur ; vous haïssez le sang expiatoire « .
– Je rends grâce à Dieu de ce que je n’ai pas une goutte de sang dans ma religion ; je le hais, répondit-il.
– Oui, je sais que vous niez et la Personne et l’œuvre du Fils de Dieu. Mais avant que nous nous séparions, il faut que vous entendiez ce que Dieu dit touchant le sang. –  » Le sang vous sera pour signe… et je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous  » (Ex. 12. 13).  » Dieu a présenté Christ pour propitiatoire, par la foi en son sang  » (Rom. 3. 25).  » Le sang de Jésus-Christ son fils nous purifie de tout péché  » (1 Jean 1. 7). –  » Si quelqu’un a méprisé la loi de Moïse, il meurt sans miséricorde sur la déposition de deux ou de trois témoins ; d’une punition combien plus sévère pensez-vous que sera jugé digne celui qui a foulé aux pieds le Fils de Dieu, et qui a estimé profane le sang de l’alliance par lequel il avait été sanctifié, et qui a outragé l’Esprit de grâce ?  » (Héb. 10. 28, 29).

Le train s’arrêta et nous nous séparâmes pour ne plus nous rencontrer, selon toute probabilité, jusqu’à ce que nous nous trouvions dans la sainte présence de Celui dont la Personne et l’œuvre ont seules de la valeur pour l’éternel salut de tout pauvre pécheur.

Lecteur, le diable existe et veut vous perdre ; Jésus est le Fils éternel du Dieu éternel, venu pour vous sauver ; seul son sang purifie de tout péché celui qui croit en Lui.

D’après le Salut de Dieu 1900