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PREMIÈREMENT

« Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice » (Mat. 6. 33).

 

Chaque journée apporte ses choix et nous appelle à discerner les priorités. Il est impossible de répondre à toutes les sollicitations ; les heures sont vite écoulées. Dans notre travail professionnel, peut-être n’y a-t-il pas beaucoup de choix à faire, plutôt des tâches à exécuter ; l’important est comment on les exécute sous le regard du Seigneur : « Quelque chose que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus » (Col. 3. 17).

Le discernement des priorités pendant notre « temps libre » est plus sérieux peut-être. Et là s’applique pratiquement à chacun de nous l’exhortation : « Cherchez premièrement le royaume de Dieu », Il est parfaitement normal d’avoir des moments de détente, d’exercice physique, de contacts fraternels ou familiers. A propos de chacun d’eux, on peut chercher quelle est la pensée du Seigneur. Avant tout il importe qu’en toutes choses « il tienne Lui la première place ».

Les examens approchent : Emploierai-je le jour du Seigneur pour mieux les préparer, ou aurai-je la foi qu’en Lui donnant la première place en Son jour, les épreuves imminentes n’en seront pas compromises ?

Comment vais-je employer la soirée où je pourrais être réuni avec les siens autour de Lui pour la prière ou pour étudier sa Parole ? Je suis fatigué ce matin : Vais-je dormir un peu plus, ou me lever assez tôt pour avoir ce moment matinal avec mon Seigneur afin de recueillir « la manne » de la journée ? Ou si parfois l’Esprit me pousse à consacrer un moment à la prière, ou même un ou deux jours à l’écart pour écouter la voix de Dieu, répondrai-je que d’autres choses viennent avant ?

La veuve de Sarepta n’avait plus qu’un peu de farine et d’huile dans un pot et une cruche, bien peu pour elle et son enfant. Pourtant le serviteur de Dieu lui dit clairement : « Fais-moi premièrement de cela un petit gâteau, et apporte-le-moi, et après tu en feras pour toi et pour ton fils » (1 Rois 17. 13). La veuve a agi selon la parole du prophète, et la bénédiction a reposé sur sa maison pour toute une année : « Celui qui fournit de la semence au semeur et du pain à manger, fournira et multipliera votre semence… étant de toute manière enrichi pour une entière libéralité » (2 Cor. 9. 10 et 11).

« Ôte premièrement de ton œil la poutre » (Mat. 7. 4).

Combien facilement nous discernons un « fétu » dans l’œil de notre frère : Il néglige tel devoir, il ne pense pas assez à sa famille, il ne répond pas à l’aide attendue de lui ; et nous relevons bien d’autres petits défauts… plus chez autrui que chez nous-mêmes ! Au fond de soi, on pense : Moi, je ne suis pas ainsi, et l’on se glorifie, au moins intérieurement, de bien répondre à ce qui est placé devant nous, dans le domaine matériel ou spirituel !

Pourtant chez nous d’autres défauts bien plus graves (la « poutre ») sont cachés dans le cœur, et se manifesteront un jour dans la vie. Aussi le Seigneur Jésus nous exhorte-t-il à ôter « premièrement » de notre œil « la poutre », ou à « nettoyer premièrement le dedans de la coupe et du plat, afin que le dehors soit net » (Mat. 23. 26).

« Moi premièrement » (Mat. 8. 21).

Le disciple qui demandait au Seigneur la permission de s’en aller premièrement ensevelir son père avant de Le suivre, ne réalisait pas qu’il plaçait sa propre personne avant la fidélité au Seigneur. Jésus ne l’engageait pas à négliger ses devoirs familiaux ; d’après sa réponse, ce qui préoccupait le disciple présumé, c’était … lui-même ! Un autre aussi disait : « Je te suivrai, Seigneur, mais… moi… premièrement » (Luc 9. 61). L’obstacle était là qui empêchait de suivre Jésus fidèlement.

« Va d’abord (ou premièrement), réconcilie-toi avec ton frère » (Mat. 5. 24).

On se prépare à offrir « son don à l’autel », c’est-à-dire, pour le chrétien, à apporter « le sacrifice des lèvres qui bénissent Son Nom ». Mais voilà, il y a dans le cœur et dans la vie un obstacle : On sait pertinemment qu’un frère a quelque chose contre nous ! Que dit le Seigneur ? « Va premièrement, réconcilie-toi avec ton frère ».

Se réconcilier implique une inimitié réciproque. Peut-être le frère a-t-il tort d’avoir un grief contre moi ; mais peut-être est-ce moi qui lui en ai donné l’occasion ? Alors premièrement se réconcilier.

La Parole ne dit pas : Attends qu’il vienne vers toi, mais « va premièrement ». Initiative souvent difficile à prendre, qui demande qu’on ait au préalable reconnu devant le Seigneur son propre manquement, et ait éprouvé dans sa présence le désir profond de voir se rétablir une heureuse communion avec son frère. L’ennemi fera tout pour l’empêcher ; mais souvenons-nous qu’Un plus puissant que lui l’a vaincu.

D’après Feuille aux Jeunes n°289
G.A.