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PATMOS

Patmos surnommée « l’île sacrée » est aujourd’hui une belle île, calme et pittoresque, avec un climat doux et sain, et le voyageur qui débarque est frappé par le rayonnement particulier de la lumière.
Située dans la zone sud-est de la mer Égée, elle fait partie des douze îles du Dodécanèse. A proximité immédiate de la Turquie (quelques kilomètres), elle s’allonge sur 15 kilomètres, toute en colline avec une côte découpée en golfes spacieux. Le tourisme avec ses règles apporte un flot ininterrompu de visiteurs de toutes les nations qui tout naturellement se dirigent vers « la Grotte Sacrée de l’Apocalypse » qui surplombe l’île, et qui est aujourd’hui encadrée par un ensemble de bâtiments impressionnants par leur blancheur éblouissante. En descendant quelques marches taillées dans le rocher, on aboutit dans la partie la plus basse du bâtiment à une grotte de 4 mètres de profondeur. Juste à l’entrée, un feuillet de deux pages écrit dans plusieurs langues est mis à la disposition des visiteurs, en voici les termes :
« Cher visiteur,… cette grotte que tu visites a abrité pendant environ deux ans Jean l’Évangéliste, le discipline bien-aimé de Jésus Christ, exilé à Patmos par l’empereur romain Domitien en 95 après J.C. « Moi, Jean, qui suis votre frère et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la patience en Jésus, j’étais dans l’île appelée Patmos, pour la parole de Dieu et pour le témoignage de Jésus Christ » (Apoc. 1. 9). Dieu est apparu dans toute sa gloire et toute sa splendeur pour révéler à Jean et à travers lui à toute l’humanité « les choses que tu as vues, et les choses qui sont, et les choses qui doivent arriver après celles-ci » (Apoc. 1. 19).
Cher visiteur, ta venue dans ce lieu n’est pas un fait au hasard de ta vie. Dieu qui « veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Tim. 2. 4) et qui dirige les événements au profit spirituel de l’homme t’a conduit ici pour écouter secrètement l’écho de ses paroles à Jean et aux sept églises de l’Asie mineure dont la lumière, hélas s’est éteinte, car leur foi en Dieu s’est refroidie, et pour devenir, comme Jean, spectateur des visions célestes inexprimables.
En notre époque où la foi s’est affaiblie et où les valeurs éternelles sont renversées, après deux guerres mondiales, dont le prolongement arrive jusqu’à nos jours dans les conflits sanglants, avec toute leur misère et toute leur horreur, qui sont la conséquence de la désorientation de l’humanité et de son orientation vers l’antichrist et ses serviteurs. Dans cette grotte, dans laquelle les vérités ci-dessus ont été révélées de la manière la plus spectaculaire, tu as l’occasion de te concentrer, de méditer et de décider si tu t’incorporeras dans l’ordre du Christ ou de l’antichrist. De toute façon le Christ se tient devant la porte de ton âme et frappe :
« VOICI JE ME TIENS A LA PORTE ET JE FRAPPE : SI QUELQU’UN ENTEND MA VOIX ET QU’IL OUVRE LA PORTE, J’ENTRERAI CHEZ LUI ET JE SOUPERAI AVEC LUI, ET LUI AVEC MOI » (Apoc. 3. 20).
Que tu sois grec ou étranger, chrétien orthodoxe ou d’autre dogme, croyant ou incroyant, n’oublie pas l’appel pressant du Christ… Que feras-tu mon frère ? Lui ouvriras-tu ton âme ou la garderas-tu fermée, la condamnant à l’isolement mortel ?

Le Supérieur de la grotte de l’Apocalypse »

On ne peut que se réjouir à la lecture de ce message. Car la volonté de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés est clairement affirmée. Dieu en Christ (Christ est le titre par excellence de Jésus, Celui sur qui reposait l’onction du Saint Esprit), s’est approché de ses créatures comme un homme marchant au milieu des hommes et a donné sa vie pour le salut du monde. « Le nom de Jésus Christ le Nazaréen … et il n’y a de salut en aucun autre ; car aussi il n’y a point d’autre nom sous le ciel, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faille être sauvés » (Act. 4. 10, 12).
La foi au Fils de Dieu nous donne la certitude de posséder la vie éternelle (c’est-à-dire une vie qui est maintenant de nature spirituelle, qui bientôt, lors de la première résurrection sera effective, parce que pleinement révélée à travers un corps nouveau de chair. « Voyez mes mains et mes pieds ; – que c’est moi-même : touchez-moi, et voyez ; car un esprit n’a pas de la chair et des os, comme vous voyez que j’ai. Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds » (Luc 24. 39 et 40).

Le livre de l’Apocalypse est un livre qui inquiète, car il parle de grands jugements, et le mot « apocalyptique » est passé dans le langage courant pour qualifier quelque chose qui remplit d’épouvante. Il y a en effet dans ce livre de quoi effrayer l’homme sans Dieu et sans Christ, mais il réjouit le cœur de tout vrai enfant de Dieu, parce que c’est la pleine révélation, la manifestation de la gloire, de la puissance et de la souveraineté de Jésus Christ.
Ce livre confirme la terrible réalité d’un personnage mystérieux : l’antichrist. Antichrist signifie « contre » ou « à la place » de Christ. Terme uniquement employé dans la 1ère et la 2ème épître de Jean.
« Et comme vous avez entendu que l’antichrist vient, maintenant aussi il y a plusieurs antichrists » (1 Jean 2. 18).
« L’antichrist, qui nie le Père et le Fils » (1 Jean 2. 22).
« Tout esprit qui ne confesse pas Jésus Christ venu en chair n’est pas de Dieu ; et ceci est l'[esprit] de l’antichrist, duquel vous avez entendu dire qu’il vient, et déjà maintenant il est dans le monde » (1 Jean 4. 3).
« Car plusieurs séducteurs sont sortis dans le monde, ceux qui ne confessent pas Jésus Christ venant en chair : celui-là est le séducteur et l’antichrist » (2 Jean 7).
« Que personne ne vous séduise en aucune manière, car [ce jour-là ne viendra pas] que l’apostasie ne soit arrivée auparavant et que l’homme de péché n’ait été révélé, le fils de perdition, qui s’oppose et s’élève contre tout ce qui est appelé Dieu ou qui est un objet de vénération, en sorte que lui-même s’assiéra au temple de Dieu, se présentant lui-même comme étant Dieu. Et alors sera révélé l’inique, que le Seigneur Jésus consumera par le souffle de sa bouche et qu’il anéantira par l’apparition de sa venue » (2 Thess. 2. 3, 4 et 8).
Jean décrivait cet homme comme niant le Père et le Fils (c’est l’apostasie chrétienne) et ceux qui en portaient déjà les caractères du temps de l’apôtre comme rejetant la réalité du « mystère de la piété » : Dieu manifesté en chair, Jésus Christ vrai homme et vrai Dieu.
Tous ceux qui aujourd’hui s’opposent à Christ, de fait, se sont déjà rangés sous la bannière de l’antichrist. Jean dans son épître mentionne ses précurseurs car il couronnera une longue série de faux christs et adversaires de Dieu. Nous savons qu’un jour très proche vient, où le monde sera livré à une dictature universelle, et tout ce qui porte le nom de Dieu sera banni.
Les hommes seront livrés à ce qu’ils ont choisi : dans l’église professante (Après l’enlèvement de l’église composée des vrais croyants, il subsistera sur la terre une église professante sans vie) à « un autre Jésus », « un autre esprit », « un autre évangile » (2 Cor. 11. 4) et dans le monde, à celui qui incarnera à la fois Judas et Barabbas, cet inique, cet homme de péché que le Seigneur consumera par le souffle de sa bouche.
La carrière de l’antichrist sera stupéfiante. Suscité par Satan et revêtu de sa puissance miraculeuse, il séduira tous les hommes qui n’auront pas accepté le véritable Christ. Il exercera une dictature politique, économique et religieuse, se faisant passer comme étant Dieu, il s’offrira effrontément à l’adoration des foules. « Et tous ceux qui habitent sur la terre, dont le nom n’a pas été écrit, dès la fondation du monde, dans le livre de vie de l’Agneau immolé, lui rendront hommage » (Apoc. 13. 8).
Arrivé au faîte de la puissance et au comble de l’orgueil, il sera écrasé par l’apparition glorieuse et victorieuse du Seigneur Jésus, et jeté vivant dans l’étang de feu pour être tourmenté, jour et nuit, à jamais (Apoc. 19. 11 à 21).
Cela n’invite-il pas chacun, à veiller pour ne pas être séduit par l’esprit de l’antichrist. «Tout esprit qui ne confesse pas Jésus Christ venu en chair » (1 Jean 4. 3).
Ne sont-ils pas nombreux ceux qui vont de porte en porte, par un beau langage, essayant de séduire le cœur des simples, annonçant des doctrines de perdition, niant positivement la DIVINITÉ DE JÉSUS CHRIST. Car elle demeure là, la pierre de touche de tout dogme, de tout credo – il faut toujours aller directement à la question essentielle – JÉSUS CHRIST VRAI HOMME ET VRAI DIEU, mort pour mes péchés, ressuscité pour ma justification.
N’est-il pas souvent très attristant, et un signe des temps, de voir dans nos pays christianisés, ces sectes étendent leurs tentacules, et semer ce venin des fausses doctrines ?
Que la vision céleste, glorieuse, souveraine, qui a été celle de Jean à Patmos, et qui a fait qu’il est tombé comme mort, soit devant les yeux de chacun de vous qui lisez : Je vis … [quelqu’un de] semblable au Fils de l’homme, vêtu d’une robe qui allait jusqu’aux pieds, et ceint, à la poitrine, d’une ceinture d’or. Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige ; et ses yeux, comme une flamme de feu ; et ses pieds, semblables à de l’airain brillant, comme embrasés dans une fournaise ; et sa voix, comme une voix de grandes eaux ; – et il avait dans sa main droite sept étoiles ; et de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants ; – et son visage, comme le soleil [quand il] luit dans sa force. Et, lorsque je le vis, je tombai à ses pieds comme mort ; et il mit sa droite sur moi, disant : Ne crains point ; moi, je suis le premier et le dernier, et le vivant ; et j’ai été mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles ; et je tiens les clefs de la mort et du hadès. » (Apoc.1. 12 à 18).

Aujourd’hui nous plaçons cette Parole devant vos yeux pour qu’elle pénètre dans votre cœur, répétant encore avec l’Écriture : « La parole de la foi, laquelle nous prêchons, [savoir] que, si tu confesses de ta bouche Jésus comme Seigneur et que tu croies dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé » (Rom. 10. 8 et 9).
« SON FILS JÉSUS CHRIST : LUI EST LE DIEU VÉRITABLE ET LA VIE ÉTERNELLE » (1 Jean 5. 20).

Quelle vision l’apôtre Jean a eu à Patmos !
L’histoire rapporte que Jean aurait séjourné environ dix-huit mois dans l’île, au cours desquels il eut cette extraordinaire révélation. En septembre de l’an 96, Domitien est assassiné et le sénat romain annule tous ses décrets. Le nouvel empereur Cocceius Nerva ordonne le retour de tous les déportés. On pense que c’est seulement en février 97 que l’Apôtre retourne à Éphèse. La tradition rapporte que Jean aurait terminé ses jours à un âge très avancé, plus de 110 ans, à Éphèse et qu’il ne pouvait se rendre aux réunions que porté par les frères. Les dernières paroles qu’il pouvait prononcer étaient « Aimez-vous les uns les autres ».

D’après O.G.C.
Le Salut de Dieu 1984