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« Voici, c’est maintenant le temps agréable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2).
« Prépare-toi, …à rencontrer ton Dieu » (Amos 4. 12).
« Venez, et plaidons ensemble, dit l’Éternel : si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige » (Es. 1. 18).
« Le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7).

 

QU’EST-CE DONC QUE LE CHRISTIANISME ?

Dans nos pays meurtris par de si grands désastres, et qui cherchent des sujets d’espérer en des temps meilleurs, nombre d’esprits sincères entrevoient que seul un changement moral profond guérirait l’humanité. Aussi l’on se tourne volontiers vers les « valeurs spirituelles », comme on les appelle. Jamais peut-être on n’a tant parlé de christianisme, de vie chrétienne, de principes chrétiens, d’un idéal chrétien.
Mais qu’entend-on, en fait, par là ? Il est à craindre que la plupart n’en aient pas d’autre idée que celle d’une vague aspiration vers un idéal de bonté et de justice que l’effort humain devrait faire régner.
Est-ce vraiment là le christianisme ?
Ah ! certes, Jésus Christ a prêché ici-bas la plus haute et la plus noble des morales, celle de la paix, de l’amour et du pardon, jusqu’à prier pour nos ennemis et faire du bien à ceux qui nous maudissent. Mais comment l’appliquer avec les hommes tels qu’ils sont ? « Ne résistez pas au mal » (Mat. 5. 39) a-t-il dit : ce serait donc la destruction des faibles au profit des forts sans conscience ! Jésus Lui-même n’a-t-il pas été mis à mort, « crucifié en infirmité » ?
Le fait est que l’humanité est absolument incapable de pratiquer une telle morale. La vie et l’enseignement de Jésus ont eu ce résultat de mettre en pleine lumière, précisément, ce triste état moral de l’homme : haïssable, et haïssant son prochain, comme il hait Dieu. Le Christianisme commence par montrer à tout homme, à vous comme à moi, lecteur, qu’il est un pécheur perdu.
Et c’est à ce pécheur perdu qu’il offre alors un Sauveur : Celui dont les hommes n’ont pas voulu a, sur la croix, porté le châtiment de nos péchés. L’Évangile l’annonce. Qui le croit est sauvé, il devient un enfant de Dieu. Le Christianisme, c’est d’abord, pour chacun individuellement, une nouvelle naissance.

UN DIEU SAINT

Dieu est saint. Nous sommes pécheurs, et le péché dresse une séparation absolue entre l’homme pécheur et le Dieu saint. D’où la solennelle question : Comment ôter le péché ?
Disons-nous bien que tous nos raisonnements, nos récriminations et nos illusions ne peuvent absolument rien changer à la nature des choses. Est-ce que Dieu peut cesser d’être Dieu ? Serait-Il « saint », serait-Il « lumière », s’Il avait la moindre communion avec le mal ? Non, le vrai Dieu ne peut tolérer le mal ; il faut que tout ce qui l’entoure soit pur, saint, parfait. Me direz-vous que je fais de Dieu un être dur ?… Mais je ne fais que constater un fait : savoir la sainteté de Dieu, et notre propre souillure. Jamais Dieu et la souillure, Dieu et le mal, ne se verront ensemble. Quelle profanation de l’idée de Dieu, si nous admettions qu’il en puisse être autrement ! Est-ce que cette vérité fait de Dieu un être dur ? Au contraire, elle l’honore, car je ne puis avoir ni respect, ni crainte, ni amour pour un Dieu qui tolérerait le mal. Si votre Dieu n’a pas le péché en abomination, Il n’est pas le vrai Dieu ; c’est un Dieu imaginé par l’homme. Le vrai Dieu hait le péché, et l’horreur qu’Il a si abondamment témoignée à son égard ne fait que démontrer toujours mieux que le Dieu de l’Évangile est le vrai Dieu.
Voulez-vous savoir quand cette horreur de Dieu à l’égard du péché a eu sa plus forte expression ? C’est quand Jésus, son Fils bien-aimé, s’est chargé du péché de l’humanité coupable, sur la croix : Il a été abandonné de Dieu !
Mais n’est-ce pas là aussi que Dieu a montré à quel point Il nous a aimés, nous pécheurs ? Le Dieu saint est aussi le Dieu de grâce : voilà le Dieu de l’Évangile, le vrai Dieu.

UN DIEU QUI AIME, UN DIEU QUI DONNE

« Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).

Cette merveilleuse phrase du chapitre 3 de l’Évangile selon Jean est comme le centre vers lequel convergent toutes les Écritures et qui en résume la pensée. Nous trouvons là la révélation de l’amour de Dieu envers des coupables qui étaient destinés à périr par son juste jugement. Mais c’est un Dieu qui aime, c’est un Dieu qui donne. Cela renverse toutes les pensées des hommes qui se persuadent toujours, mais à tort hélas, qu’il faut apporter quelque chose au Dieu qu’ils ont offensé, et se flattent de pouvoir le faire. Dieu se réserve à Lui-même le bonheur de donner : il est plus heureux de donner que de recevoir, dit-Il. Nous n’avons, nous, qu’à recevoir, et cela en croyant Sa Parole. C’est par cette foi que nous entrons en possession de ce don inexprimable : le Fils unique de Dieu !
En Lui nous avons la vie éternelle.
Ce don est offert à tous, au monde entier. Il est la part de quiconque croit. Mais que dire de celui qui, invité, pressé, supplié par la grâce de Dieu, refuse de croire ? Ne méprise-t-il pas cet amour divin et ce don unique ? Peut-il y avoir une culpabilité plus grande que de refuser la grâce de Dieu ? Comment échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut ?

« …Dieu est amour » (1 Jean 4. 8).
« …Dieu constate son amour à lui envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rom. 5. 8).
« …Grâces à Dieu pour son don inexprimable » (2 Cor. 15).
« …C’est pourquoi tu es inexcusable, ô homme, qui que tu sois… Penses-tu, ô homme …que tu échapperas au jugement de Dieu ? ou méprises-tu les richesses de sa bonté et de sa patience et de sa longue attente, ne connaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ?… Dieu rendra à chacun selon ses œuvres » (Rom. 2. 1 à 6).

ESPÉRANCE

Espérance ! Mot consolant dans un monde de peines et de déceptions !
On est dans une situation difficile, sans issue visible, et voici qu’un secours vient à temps, les difficultés s’aplanissent, on repart réconforté, plein d’espoir. Mais tout ne s’arrange pas toujours aussi bien. Que d’espoirs anéantis ! Un pauvre malade espérait la santé, et on l’a porté en terre avant le printemps. Un commerçant gêné avait placé son espoir dans une affaire, mais il se voit retirer la commande attendue, et c’est la faillite. Les temps actuels semblent marqués par des déceptions de toute nature et l’on serait près de désespérer.
Qu’elles sont à plaindre, les âmes sans espérance ! Comme tout changerait pour elles, si elles se confiaient en Dieu !
Mais il faut souvent que tous les espoirs terrestres tombent en ruines pour que l’homme se décide à chercher l’espérance sûre auprès de Jésus, le Sauveur et le Rédempteur. Cette espérance ne concerne pas des biens d’ici-bas, mais elle a trait à un héritage éternel, dans les cieux. Car elle se rattache à la Vie Éternelle, qui s’acquiert par la nouvelle naissance, par ce merveilleux changement qui s’opère pour quiconque croit en Jésus-Christ. Sans cette nouvelle naissance l’homme meurt sans espoir. Il est perdu pour l’éternité.
Mais Dieu a pour nous « des pensées de paix…, pour nous donner un avenir et une espérance » (Jér. 29. 11).
Seriez-vous encore sans espérance, étant « sans Dieu dans ce monde », des athées marchant vers la nuit et la mort éternelle ?
« Qui croit au Fils de Dieu a la Vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36).

RETOURNEZ

Un voyageur qui tourne le dos à la bonne direction n’a évidemment qu’une chose à faire, c’est de retourner.
Êtes-vous sûr que vous êtes sur une route bien orientée ? Qu’apercevez-vous dans le lointain de votre existence terrestre ? Et par-delà ? Vous l’êtes-vous sérieusement demandé ?
Des milliers de gens semblent ne s’être jamais posé la question. On va d’un travail à un autre, d’un souci au souci suivant, d’un espoir à un autre espoir ; on vit au jour le jour, ou à la petite semaine. On est comme un voyageur dont la seule préoccupation serait les pierres du chemin et qui ne saurait où il va.
D’autres s’avancent au contraire en essayant en vain de faire taire l’angoisse qui les saisit toutes les fois qu’ils pensent à l’avenir. La mort ? On en frissonne. L’Au-delà ? Mystérieux gouffre. On va vers le plus redoutable des inconnus, et il faut pourtant aller…
Ne restez pas plus longtemps dans cette ignorance, cette incertitude ou ce trouble. Il y a une direction, une seule vers le bonheur éternel. C’est celle qui conduit vers Dieu, vers Celui qui nous a créés et qui seul peut assurer la vie de Sa créature. Mais pour cela il faut RETOURNER, car tout homme s’est éloigné de Dieu, le péché nous entraîne loin de Lui.
Reconnaissez votre égarement. Et vous apprendrez alors que le chemin vers Dieu passe par la Croix de Jésus-Christ. Le Sauveur a porté là nos péchés, et en a subi le châtiment. Il déclare Lui-même : « Moi je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14. 6).

D’après n° 7 et 14 des « Paroles d’Avertissement et de Salut »