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PÂQUES TRAGIQUES

 

La Martinique est une île du groupe des Petites-Antilles, et forme un département français d’outre-mer. Une magnifique baie naturelle sert de port ; un climat exceptionnel et une végétation tropicale en font un lieu de séjour apprécié des touristes.
En 1902, pendant les vacances de Pâques, douze grands navires venant d’Europe étaient ancrés dans la baie, tandis que les passagers festoyaient et s’amusaient à terre.
Là-dessus, un autre vaisseau arriva du Canada. Deux passagers s’apprêtaient à débarquer, lorsque le préposé à l’immigration s’informa du but de leur voyage. « Annoncer la Parole de Dieu », répondirent-ils.
– En ce cas, leur déclara l’officier, vous n’êtes pas autorisés à descendre à terre, car je ne veux pas que vous perturbiez les fêtes. Vous demeurerez donc à bord jusqu’à ce que le bateau lève l’ancre.
A terre, les gens dansaient et buvaient ; on alla même jusqu’à crucifier un porc pour tourner en dérision la crucifixion de Christ. Peu après cette horrible scène, Dieu adressa un avertissement aux coupables : la montagne qui domine l’île se mit à fumer, comme si un volcan allait faire éruption. On s’effraya quelque peu, mais des hommes de science déclarèrent, après avoir examiné les lieux, qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter.
La musique et les beuveries reprirent de plus belle.
Trois jours passèrent ; le navire canadien repartit avec, à son bord, les deux évangélistes. Il venait d’atteindre la limite des eaux territoriales, lorsque Dieu exécuta son jugement sur l’île insouciante : subitement le volcan vomit des flammes, et en quelques instants la ville fut recouverte de lave et de cendres. Personne n’échappa à la catastrophe, sauf un autre évangéliste qui avait été enfermé dans un cachot souterrain de la prison. Lorsqu’on put se frayer un chemin jusqu’à la ville et à la prison, on le retrouva vivant, sain et sauf.
Par ces faits tragiques, Dieu adresse à chacun de nous un avertissement solennel.
« On ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera » (Gal. 6. 7).
« Les gages du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23).

 

D’après Almanach Évangélique 1977