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NOTRE TÉMOIGNAGE DEVANT LES HOMMES

 

Gen. 23.
Rom 4. 17 à 22.
Héb. 11. 8 à 19, 39, 40.
La vie de foi d’Abraham, sa relation intime avec Dieu, nous parlent encore beaucoup aujourd’hui.
Dans les chapitres 22, 23, 24 de la Genèse nous avons un aspect prophétique :
Au chapitre 22 : le sacrifice d’Isaac. Le père offre le fils, image du sacrifice du Seigneur, du Père qui offre le Fils et de la résurrection du Seigneur.
Au chapitre 23 : Sara, mère d’Isaac, est un type du peuple juif qui doit être écarté, Sara meurt.
Au chapitre 24 : Rebecca qui vient de loin, qui n’est pas du pays, est une image de l’Église qui est amenée au Fils.
Nous trouvons deux grands aspects dans la vie d’Abraham :
– C’est un homme de foi, il est le père des croyants. La Parole met en valeur sa foi qui est un exemple pour nous.
Dieu lui dit : sors de ton pays, et Abraham part ne sachant où il allait.
Alors qu’il est âgé, Dieu le fait sortir dehors et lui montre les étoiles du ciel et lui promet qu’ainsi sera sa semence. Abraham crut Dieu et cela lui fut compté à justice.
Rien n’honore plus Dieu que la foi en ce qu’Il nous dit.
De toutes ses forces, de toute son âme, Abraham a cru, sa foi a honoré Dieu.
Puis Isaac est né et un jour Dieu lui demande de le lui offrir. Abraham croit Dieu, se confie en Lui, estimant qu’Il pouvait le ressusciter d’entre les morts.
– Un autre aspect : Abraham était un étranger sur la terre car il possédait autre chose. Il a quitté Ur à 75 ans et pendant cent ans a vécu dans ses tentes, dans un pays étranger. Au milieu d’un peuple qui avait des villes, il a vécu comme un étranger.
C’est aussi le caractère du croyant sur la terre.
Dieu avait dit à Abraham qu’il donnerait ce pays à sa semence et que cette promesse ne s’accomplirait pas de son vivant, et pourtant il y a vécu comme s’il le possédait déjà.
Il avait saisi par la foi que cette terre serait à sa descendance, et il avait devant lui la cité qui a les fondements, une cité céleste. Il voyait déjà ce que nous pouvons voir : une espérance céleste.
Après une longue vie commune, la mort sépare Abraham de Sara. Abraham pleure et mène deuil. La tristesse, les pleurs devant la séparation, sont selon Dieu.
On peut remarquer que le Seigneur pleure devant le tombeau de Lazare. Il sait que la séparation est douloureuse et fait pleurer.
Au verset 3, Abraham se lève de devant son mort. Si l’affliction est normale, nous ne pleurons pas comme ceux qui n’ont pas d’espérance car nous avons l’assurance de la résurrection. 1 Thess. 4. 13.
« Ainsi aussi est la résurrection des morts : il est semé en corruption, il ressuscite en incorruptibilité » (1 Cor. 15. 42).
Au cantique 124 nous chantons : « Il vient ce jour, joie indicible ! Où ce corps se relèvera ; Maintenant semé corruptible, en gloire il ressuscitera ».
Dans le désir d’avoir un tombeau pour Sara, Abraham montre qu’il a cette espérance de la résurrection. Les Héthiens ne comprennent pas son insistance mais leur réponse nous interpelle : « Tu es un prince de Dieu ».
Cela nous parle de la façon dont Abraham s’était comporté dans ses relations sociales avec eux.
Lot s’était identifié avec les hommes de Sodome qui l’appellent « cet individu » et, quand il avertit ses gendres, ils pensent qu’il se moque. C’est la conséquence du témoignage que Lot a rendu.
A la différence de Lot, Abraham, lui, habite dans la montagne, et ne s’est pas identifié avec eux ; ils peuvent dire : tu es un prince de Dieu au milieu de nous.
Déjà au chapitre 14, Abraham avait puisé la force dans l’intimité avec Dieu dans la personne de Melchisédec et avait pu refuser les richesses du roi de Sodome (versets 18 à 22). Et au chapitre 15, Dieu lui fait une très grande promesse : « Je suis ton bouclier et ta très grande récompense », autrement dit, tu n’as rien perdu !
Les hommes qui vivent autour d’un croyant qui cherche à pratiquer la justice selon Dieu, à vivre dans la lumière, peuvent reconnaître qu’il vit honorablement.
Abraham veut faire les choses de façon claire et nette. Ne voulant rien recevoir du monde idolâtre dans lequel il vit, il entretient avec lui une relation claire et honnête.
Bien qu’étrangers nous sommes amenés à avoir des relations autour de nous, et nous avons à être droits et dans la lumière comme Abraham. Quelques versets qui illustrent cette pensée :
« Vous proposant ce qui est honnête devant tous les hommes » (Rom. 12. 17).
« Ne devez rien à personne » (Rom. 13. 8).
Cela nous invite à être soigneux dans les engagements que nous prenons afin de ne pas être dépendants des incrédules : « Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules » (2 Cor. 6. 14).
Le croyant peut être pris dans des choses qui le font souffrir et ne pas pouvoir en sortir.
« nous vous exhortons frères… à vous appliquer à vivre paisiblement, à faire vos propres affaires et à travailler de vos propres mains, ainsi que nous vous l’avons ordonné, afin que vous marchiez honorablement envers ceux de dehors et que vous n’ayez besoin de personne » (1 Thess. 4. 11 et 12).
« Car nous veillons à ce qui est honnête, non seulement devant le Seigneur, mais aussi devant les hommes » (2 Cor. 8. 21).
Nous avons des obligations dans notre travail, dans le voisinage, la copropriété, vis-à-vis des impôts… dans toutes ces choses le chrétien doit avoir ce témoignage afin que le monde n’ait rien à dire de mauvais contre lui.
Notre cité à nous se trouve dans les cieux, nous avons donc une position élevée quant à Dieu, élevée car nous sommes associés au Seigneur lui-même.
« Mais l’homme noble se propose des choses nobles, et il se maintiendra par des choses nobles » (És. 32. 8).
Le Seigneur a été cet homme noble. Il est déjà l’Homme qui « est comme une protection contre le vent et un abri contre l’orage, comme des ruisseaux d’eau dans un lieu sec, comme l’ombre d’un grand rocher dans un pays aride » (És. 32. 2). Il est cela pour nous aujourd’hui.
On retrouve l’homme noble en Luc 19 qui s’en alla dans un pays éloigné et donna des mines à ses esclaves.
Dans toute sa vie le Seigneur a été noble en toutes choses, il s’est toujours proposé des choses nobles. Il a été en perfection dans le but et dans la manière de faire. C’est un exemple pour nous.
Il y a ce que nous nous proposons dans nos cœurs, et le fait de se maintenir ou de persévérer dans ces choses nobles.
On dit : noblesse oblige, la position de noblesse de quelqu’un l’oblige à se conduire de façon cohérente avec son titre.
Nous avons la position de chrétien, mais est-ce que nous nous comportons de façon cohérente avec ce titre devant les personnes de ce monde qui nous voient vivre ?
Peuvent-ils dire : on voit qu’ils ont été avec Jésus ?
Nous sommes appelés à marcher d’une manière digne de l’appel dont nous avons été appelés. Nous avons eu un appel noble, très élevé, un appel glorieux d’enfants de Dieu ; eh bien ! marchons d’une manière digne de cela dans notre vie de tous les jours, à la maison, au travail, dans le rassemblement…
« Pour marcher d’une manière digne du Seigneur pour lui plaire à tous égards » (Col. 1. 10).
« Pour que vous marchiez d’une manière digne de Dieu qui vous appelle à son propre royaume et à sa propre gloire » (1 Thess. 2. 12).
Comment pourrions-nous marcher de façon indigne devant ce à quoi notre Dieu nous appelle ?
L’homme noble se propose des choses nobles, et il se maintiendra par des choses nobles : soyons de ceux-là !
« Seulement conduisez-vous d’une manière digne de l’évangile du Christ » (Phil. 1. 27).
Notre conduite peut être un frein si elle n’est pas droite, vraie.
Le fait de se maintenir par des choses nobles nous parle de la communion avec le Seigneur. C’est cela qui nous permettra de vivre ainsi.
Abraham a été appelé ami de Dieu, il vivait dans l’intimité avec Dieu et Dieu lui a révélé plus de choses qu’à d’autres.
Les chrétiens de Bérée étaient plus nobles que ceux de Thessalonique, nous dit Actes 17. 11 car ils regardaient dans la Parole si ce que Paul disait était vrai.
Maintenir la communion avec le Seigneur et se nourrir de la Parole de Dieu nous permettra d’être un peu plus des princes de Dieu sur la terre.

Le Seigneur était parfait dans ses relations avec les hommes.
« Alors il leur dit : Rendez donc les choses de César à César, et les choses de Dieu à Dieu » (Mat. 22. 21).
« Car la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes, nous enseignant que, reniant l’impiété et les convoitises mondaines, nous vivions dans le présent siècle sobrement, et justement, et pieusement » (Tite 2. 11 et 12).
Mat. 17. 24 à 27.
Le Seigneur était Fils de Dieu. Il n’aurait pas dû payer d’impôt mais il donne encore plus : Donne-le-leur pour moi et pour toi.
Il va plus loin et, mieux qu’Abraham, agit comme un Prince de Dieu.

D’après une méditation Septembre 2018